12 décembre 2017

Estelle Nollet, On ne boit pas les rats-kangourous

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Quatrième de couverture:

"Un hameau perdu en plein désert, deux boutiques, l'épicerie de Monsieur Den et le café de Dan où tous les soirs les paumés qui y végètent se retrouvent et éclusent au comptoir. De ce pays, personne ne peut sortir. Willie, qui y est né et ne connaît rien d'autre, le sait mieux que personne. Mais vient le jour où le garçon de 25 ans se pose la question, et rien ne sera plus comme avant.Ce premier roman au climat étrange, proche de l'imaginaire du Caldwell de la Grande Dépression, ou du Mc Carthy de la Route frappe l'imagination par son évocation de personnages déchus, au bout du rouleau, ou d'innocents magnifiques dans un nulle part aride, implacable et ordinaire."

Avec un titre pareil on peut s'attendre à lire une histoire un peu OVNI, et c'est le cas en quelque sorte. Si je suis honnête, je reconnais avoir pris ce livre à la bibliothèque uniquement par ce qu'il me fallait un titre avec un animal pour le challenge petit bac de Enna, sinon je ne me serait certainement pas attardée sur ce titre et ce n'est pas la quatrième de couverture qui m'aurait donné envie de le lire, sauf peut-être la référence à La route de McCarthy qui pour moi est une petite pépite de la littérature américaine, bien que je n'aime pas tellement ce genre de récit de fin du monde. Donc les rats-kangourous ce n'est pas une invention de l'auteur, c'est un animal qui existe, un rongeur pour être plus précise! Par contre je n'ai toujours pas compris le titre, certes les rats-kangourous sont évoqués, mais sur le fait de les boire j'avoue que je suis encore perplexe!

Je n'ai pas lu ce livre avec déplaisir, j'ai même tourné les pages assez rapidement pour en connaître le dénouement. Estelle Nollet sait créer une atmosphère, les personnages bien qu'un peu caricaturaux ne laissent pas de marbre, soit on les aime, à l'instar de Willie et Dan, soit on les déteste. Difficile de savoir où ils se trouvent exactement, le titre laisserait à penser que c'est en Australie, mais en fait ça peut être n'importe quel endroit un peu isolé au climat chaud et aride, où les gens vivent en vase clos et n'ont que pour objectif de se pochtronner dès le soir venu (ou à tout moment de la journée ça passe aussi!) Ils sont coincés dans cet endroit. Un camion vient de temps en temps approvisionner Den l'épicier, ou se débarrasser d'objets à la décharche. Dans le passé certains des personnes ont également été "déposés" dans cet endroit. En tout cas aujourd'hui tout ce petit monde est coincé dans cet espace sans époir de pouvoir l'en quitter, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. La frontière de l'endroit ramène inlassablement ceux qui s'y essaient à l'autre bout du village.

ATTENTION RISQUE DE SPOILERS!!

Sauf que... on ne sait pas vraiment ce qu'ils font là, pourquoi? Comment c'est possible que certains puissent juste passer, et que les personnages eux ne peuvent sortir? Comment ils sont arrivés là (à part pour les quelques uns qui ont été déposés), de quoi ils vivent, etc etc. Cette elcture m'a pas certains aspects beaucoup fait penser au dernier livre de Laura Kasischke que j'ai lu et la frustration qui va avec. La fin n'apporte pas non plus de réponse et épaissit peut-être encore un peu plus le mystère.

challenge petit bac

(ANIMAUX: RATS-KANGOUROUS)


12 novembre 2017

Suivi Challenge Petit Bac 2017

J'essaierai de mettre ma grille à jour au fur et à mesure, et surtout je me fais une grille "Cinéma" pour un challenge perso! Vous pouvez bien sûr retrouver toutes les infos sur le challenge sur le blog d'Enna!

 

PRÉNOM : 1. Jo Witek, MENTINE...Privée de réseau!

2. Lily Brett, LOLA Bensky


LIEU : 1. Jenny Colgan, La petite BOULANGERIE du bout du monde

2. James Ellroy, L.A Confidential 


ANIMAL :


OBJET : Emile Zola, L'OEUVRE

Molly Prentiss, New York, ESQUISSES nocturnes


COULEUR : Audur Ava Olafsdottir, Le ROUGE VIF de la rhubarbe

Joanne Harris, Les cinq quartiers de l'ORANGE


SPORT/LOISIR : Christophe Ono-Dit-BIOT, PLONGER


PERSONNE CÉLÈBRE  :  1. Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du ROI SOLEIL- Le rêve d'Isabeau (tome 5)

2. Joydeep Roy-Bhattacharya Une ANTIGONE à Kandahar


ALIMENT / BOISSON : 1. Joanne Harris, Des PECHES pour Monsieur le curé

2.Kerry Hudson, Tony Hogan m'a payé un ICE-CREAM SODA avant de me piquer maman


SPHÈRE FAMILIALE: 1. Isabel Alba, BABY Spot

2. John Tiffany & Jack Thorne, Harry Potter and the cursed CHILD

 

 


MORT : 1. Robert Hicks, La VEUVE du Sud

2. Antoine Dole, Je reviens de MOURIR

 


GROS MOT (bonus facultatif) : 1. Margaux Motin rencontre la femme parfaite est une CONNASSE

2. Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, Famille presque zéro DECHET ze guide

challenge petit bac

 

Ma grille cinéma

 

PRÉNOM : MARY de Marc Webb


LIEU : Traque à BOSTON


ANIMAL : Nocturnal ANIMALS de Tom Ford


OBJET : 


COULEUR :  Les figures de l'OMBRE


SPORT/LOISIR : 


PERSONNE CÉLÈBRE  : BARRY SEAL


ALIMENT / BOISSON :


SPHÈRE FAMILIALE: Seven SISTERS


MORT : 


GROS MOT (bonus facultatif) :

 

 

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10 novembre 2017

Antoine Dole, Je reviens de mourir

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Quatrième de couverture: "Marion aime Nicolas à ce point : jusqu'aux coups, jusqu'aux " clients " qu'il la force à voir. Elle s'emploie à le contenter, il s'emploie à l'anéantir.Autre histoire, autre " conte défait ", Ève dévore les hommes, usant du sexe pour tuer l'amour dans l'œuf... jusqu'au jour où David tente de gagner sa confiance. Du destin de l'une dépendra la survie de l'autre."

Antoine Dole écrit de façon percutante mais cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable. Certes le thème de ce livre est important puisqu'il y raconte le calvaire d'une jeune femme battue par son compagnon qui est également son mac, puisque rapidement il va profiter du fait qu'elle est jolie, qu'il travaille dans une boîte de nuit pour lui présenter des clients. Marion se prostitue par amour, de la même façon qu'elle supporte les coups. Eve quant à elle enchaîne les coups d'un soir, jusqu'à ce qu'elle rencontre peut-être celui qui la fera changer.

L'écriture est crue et sans concession, comme son sujet. Les points de vue sont alternés, et permettent une lecture très rapide mais finalement le dénouement est sans grande surprise. Cette elcture m'a laissé un goût d'inachevé, je me suis dit à la fin "et après?"

challenge petit bac

(Mort: MOURIR)

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04 octobre 2017

Christophe Ono-Dit-Biot

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Quatrième de couverture:

"«Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.» 
Un homme enquête sur la femme qu'il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. 
Elle était artiste, elle s'appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. 
Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l'ascension de Paz dans le monde de l'art, la naissance de l'enfant – et essaie d'élucider les raisons qui ont précipité sa fin. 
Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du Nouveau Monde, du marbre des musées au sable des rivages où l'on se lave de tout, Plonger est l'histoire d'un couple de notre temps. En proie à tous les vertiges d'une époque où il devient de plus en plus difficile d'aimer."

J'ai mis du temps à l'écrire ce billet, plus d'un mois, et je sais que je n'en serai pas satisfaite... Mais bon, il faut bien se jeter à l'eau ... Haha ... Honnêtement je sais d'avance que je ne vous en parlerai pas aussi bien que Galéa ou d'autres blogueuses avant moi mais sachez qu'avant je n'étais pas convaincue et je n'avais pas spécialement envie de lire cet auteur aussi beau soit-il, et puis un billet de Valérie d'abord, et récemment une vidéo de Galéa m'ont fait changer d'avis. Et j'ai eu raison.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. Dès les premières pages j'ai su que j'allais l'adorer ce livre. C'est tellement bien écrit, beau, et sincère que je ne pouvais plus le lâcher. Je crois que Christophe Ono-Dit-Biot a tout de suite su me parler... J'ai été très intriguée par la rencontre du narrateur avec Paz, celle qui deviendra sa femme. Pourtant le personnage de Paz est, selon moi, assez antipathique. Je l'ai trouvé très égoïste, et son côté artiste très plaisant dans son originalité, n'excuse en rien certains de ses comportements. Mais Paz, je l'ai vu à travers les yeux du narrateur et j'ai compris pourquoi il l'aimait. Et c'est ça qui m'a accrochée, c'est l'amour que cet homme porte à Paz, pourtant lui aussi a été blessé, mais une chose est immuable dans ce récit c'est qu'il l'aime malgré tout.

Les passages sur l'art sont particulièrement intéressant, surtout à Venise et je suis un peu frustrée de n'avoir pas vu ce "Boy with a frog" lors de mon séjour l'automne dernier mais la sculpture n'y était déjà plu... un passage m'a replongé dans ma période universitaire lorsqu'il évoque La Carte du Tendre de Madeleine de Scudéry. Son regard sur le Moyen Orient est intéressant même si très acerbe. 

J'ai été touchée par la peur du narrateur à voyager hors des frontières de l'Europe, et finalement ce sentiment d'insécurité ne m'est pas si étranger. Ce qui se passe dans le monde actuel est effrayant si l'on y pense bien. 

J'ai cependant une petite déception en ce qui concerne la fin du roman, je lui aurais préféré une autre fin à Paz, celle-ci est un peu trop éloignée de mon imaginaire, ou de ma sensibilité animale peut-être? Je ne sais pas, mais ça ne m'a pas tellement convaincue. Je pense que c'est mon côté très terre à terre, la fin ne me paraît pas vraisemblable, alors que j'aurais tellement aimé me dire "c'est une histoire vraie"... ça pourrait peut-être l'être me direz-vous, mais je reste sceptique.

Je vous copie trois extraits que j'ai notés dans mon carnet:

"Je te rappelle seulement que dans le domaine de l'art, on aime toujours pour des motivations privées. Parce que les oeuvres, qu'elles soient filmiques ou graphiques, remuent des choses en vous."

"Ils étaient mes amis, ils avaient l'allure et le parfum des belles choses mortes. Celles qu'on regrette à vie. Celles qui ne réapparaisent jamais."

"Plutôt crever que de retourner là-bas. Terminé l'exotisme, cette drogue pour enfants gâtés d'Europe qui ne mesurent pas ce qu'ils ont entre les mains."

challenge petit bac

(Sport/loisir: PLONGER)

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23 juillet 2017

Audur Ava Olafsdottir, Le rouge vif de la rhubarbe

le rouge vif

Présentation: 

"Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C’est là, dit-on, qu’elle fut conçue, avant d’être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices.

Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…"

 C'est toujours un risque pour moi quand je sors des sentiers battus avec les traditionnelles lectures d'auteurs français, américains ou britanniques, mais cette petite évasion est nécessaire de temps en temps! Ce n'étais pas une totale découverte puisque j'ai lu et apprécié d'autres titres d'Audur Ava Olafsdottir. L'Islande est un pays qui m'attire et me fait un peu rêver. Contrairement à L'embellie où les paysages de cette île mystérieuse sont très présents, c'est beaucoup moins le cas dans Le rouge vif de la rhubarbe. L'auteur nous présente ici Agustina, jeune adolescente handicapée, qui rêve de gravir la "montagne" qu'elle observe depuis son jardin. Cette jeune fille vit chez Nina, on ne sait pas vraiment quels sont leur lien de parenté, sa mère est en Afrique, elle nous est présentée comme une exploratrice, elle communique par lettres avec sa fille, mais c'est assez flou. Sont-ce vraiment de vraies lettres envoyées de sa mère, honnêtement je n'en suis pas tout à fait sûre. Ce livre n'a pas vraiment de début ou de fin. J'ai plus eu l'impression de lire une tranche de la vie d'Agustina, comme si j'avais lu un morceau au hasard de son journal intime. Les personnages rencontrés dans le roman sont attachants. On sent bien que la culture des islandais est quand même différente de la notre mais pour autant ce n'est pas complètement dépaysant. C'est une lecture plaisante mais elles soulèvent beaucoup de questions pour lesquelles on n'obtient pas vraiment de réponses. J'ai donc passé un moment agréable, mais ce roman m'a laissé une impression d'inachevé, de non abouti. Et vous, qu'en avez-vous pensé?

challenge petit bac

(COULEUR: ROUGE)


09 mai 2017

Kerry Hudson, Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman

 

tony hogan

Quatrième de couverture:

"Accueillie dans ce monde par une flopée d'injures, la petite Janie Ryan est vite projetée au milieu de cris, de fumées de cigarettes, de vapeurs d'alcool, mais aussi de beaucoup d'amour.

Dans une langue saisissante et originale, elle remonte à ses premiers jours pour nous raconter sa jeunesse écossaise, de centres d"accueil en HLM minables et autres bed and breakfasts douteux… Alcool, drogue, fins de mois difficiles et beaux-pères de passage : rien ne lui est épargné. Mais, toujours prête à en découdre, Janie se débat, portée par un humour féroce et la rage de se construire une vie correspondant à ses attentes.

Kerry Hudson réussit ici l’exploit d’être à la fois drôle et triste, tendre mais jamais larmoyante. 

Un premier roman ébouriffant, comme son héroïne."

 

Lecture assez mitigée, j'avais repéré ce roman sur les blogs au moment de sa sortie et je l'avais noté d'abord pour son titre, puis sa couverture, et enfin parce que de souvenir les avis étaient plutôt positif. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans d'abord à cause de la narration faite par Janie alors même qu'elle est encore bébé, c'est un peu étrange. Ensuite parce que d'emblée la mère m'a énervée et que j'ai eu envie de la secouer. Je crois que je supporte de moins en moins ces histoires de femmes qui ne font que reproduire un schéma qui les enferme dans un cercle vicieux, je nuancerai mon propros à la fin mais ... La mère de Janie vient d'un milieu très défavorisé, mère alcoolique, père qui s'est barré, frère dealer. Clairement elle ne part pas avec toutes les chances dans la vie, mais elle-même boit, se maque avec une petite frappe du quartier et ne s'occupe pas correctement de sa gosse...elle en perd la garde un temps, vire son mec, se retrouve un peu de stabilité, et rebelotte, et c'est quasiment comme ça tout au long du roman. Je nuance parce qu'elle semble refaire surface, avoir appris de ses erreurs, mais finalement c'est Janie qui prend le relais. Rien donc de bien enthousiasmant ... la vie me direz-vous... 

 

challenge petit bac

(Aliment / Boisson: ICE-CREAM SODA)

28 avril 2017

Lily Brett, Lola Bensky

lola bensky

Quatrième de couverture: "Londres, 1967. Lola, 19 ans, pige pour le magazine Rock-Out. Sans diplôme, trop ronde, trop sage, celle dont le seul bagage est d'être l'enfant de survivants de la Shoah plonge au coeur de la scène rock, causant bigoudis, sexe ou régime avec Hendrix, Mick Jagger, Janis Joplin. Des portraits inattendus qui révèlent son inconsciente quête identitaire... Entre guitares électriques et survie, avec humour et tendresse : un roman survolté, poignant autoportrait et savoureux hommage aux génies du rock des années 60-70. Une pépite."

J'étais vraiment très emballée par ce roman, à priori autobiographique, de Lily Brett, la quatrième de couverture est très prometteuse et me parle de sujets que j'apprie dans la littérature et en général, une quête identitaire, du rock des années 60-70 et leurs noms évocateurs, Janis, les Rolling Stones, Londres, New-York, Monterey, l'Australie, un cocktaïl explosif quoi, et puis qualifié de pépite!! Euh mais pourquoi j'ai attendu aussi longtemps pour le lire d'ailleurs?

Et bien quelle déception!!! A tel point que j'ai failli abandonner à plusieurs reprises. Ce qui aurait pu être un genre de communion littéraire avec le rock m'est apparu comme un genre de closer en pire. J'ai trouvé les quelques interviews à peine intéressantes, à part quelques discussions autour des fringues et des régimes, parce que l'auteur, visiblement en surpoids, testent les régimes à la mode de l'époque, genre manger un melon, deux bananes, une pomme, à chaque repas, il n'y a pas grand chose de substanciel. Le seul point quelque peu intéressant tourne autour des origines juives de Lola Bensky, née dans un camp de déportés, dont la famille a en partie était tuée à Auschwitz. Le roman ne suit pas de trame chronologique précises, journaliste pour un magazine de rock Australien, puis, écrivain aux Etats-Unis, Lola Bensky/ Lily Brett fait des aller-retours entre les époques et les pays, au fil de ses pensées, avec pour fil rouge, son poids, et ses orgines. La mise en abîme avec le roman que Lola Bensky est en train d'écrire m'a un peu ennuyée également, est-ce vraiment l'histoire d'un de ses autres romans?

Les trentes dernières pages sont peut-être les seules qui aient vraiment retenues mon attention, Lily Brett évoque la ségrégation avec les musiciens d'Otis Redding et où elle fait également une analyse sur la culpabilité des enfants de victimes de l'holocauste et de leurs bourreaux. 

C'est dommage parce que le thème me plaisiat bien, et celui de ses autres romans aussi, surtout parce qu'ils se passent à New York, dans le Lower East Side, mais je ne suis pas sûre de retenter l'expérience!

challenge petit bac

 

(PRENOM: LOLA)

objectif pal

 

(10/25 dans ma PAL depuis Janvier 2016

Objectif Pal d'Avril chez Antigone -1-)

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13 mars 2017

James Ellroy, L.A. Confidential

LA Confidential

Quatrième de couverture:

"Trois flics dans le Los Angeles des années cinquante... Ed Exley veut la gloire. Hanté par la réussite de son "incorruptible" de père, il est prêt à payer n'importe quel prix pour parvenir à l'éclipser. Bud White a vu son père tuer sa mère. Aujourd'hui, il est devenu un bloc de fureur, une bombe à retardement portant un insigne. "Poubelle" Jack Vincennes terrorise les stars de cinéma pour le compte d'un magazine à scandales. Un secret enfoui dans sa mémoire le ronge. Il fera tout pour ne pas le laisser remonter à la surface. Trois flics pris dans un tourbillon, un cauchemar qui teste leur loyauté et leur courage, un cauchemar d'où toute pitié est exclue et qui ne permet à personne de survivre.  L.A. Confidential  est un roman noir épique."

J'avais pris ce pavé dans la perspective des sept heures de train qui me méneraient en Haute-Savoie aux dernières vacances... mais quelle erreur! Que ce soit dit clairement, je n'ai pas du tout apprécié cette lecture. Pourquoi je l'ai lu alors? Bin parce que je n'avais que ça et sept heures à tuer... donc après 300 pages je me devais de le terminer, ça a donc été mon boulet pendant cette semaine de vacances! L'intrigue en soi est plutôt intéressante, mais c'est tellement confus, ou abrupt, ou nébuleux, je ne sais pas trop mais je n'ai pas du tout accroché au style. Je me suis fait la réflexion à plusieurs reprises que c'était un très bon scénario et qu'à défaut du livre, le film,lui, m'aurait bien plu. Avec Kevin Spacey en plus! Et bien figurez-vous que le hasard du calendrier a fait qu'hier L.A. Confidential était diffusé sur Arte, je ne pouvais donc pas louper ça! Et bien ... J'ai tenu une demie-heure, cette histoire n'était vraiment pas pour moi!

 

challenge petit bac

 

(LIEU: L.A)

objectif pal

 

(8/25 dans ma PAL depuis 2012 je pense

Objectif Pal de Mars chez Antigone -1-)

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05 mars 2017

Joydeep Roy-Bhattacharya, Une Antigone à Kandahar

une antigone à Kandahar

Quatrième de couverture:

"Une base américaine de la province de Kandahar en Afghanistan. Au loin, on distingue la silhouette d’une femme enveloppée dans sa burqa. Elle est descendue de la montagne en fauteuil roulant, puisque ses jambes ont été arrachées. Elle vient réclamer le corps de son frère, un chef tribal pachtoun abattu lors d’une offensive lancée contre les Américains. 
L'état-major reste méfiant : s'agit-il d'une sœur endeuillée, d'une kamikaze, d'une envoyée des talibans, d'un terroriste travesti en femme ou d'une tentative de diversion? 
Sans jamais prendre parti, l'auteur donne la parole aux différents protagonistes – la jeune femme, l'interprète, le médecin, et plusieurs officiers ou soldats. Il nous permet ainsi de faire l’expérience d’un conflit cruel et absurde, en en révélant toute la complexité. Chaque personnage, quel que soit son camp, est non seulement doté d’une voix, mais également d’un visage, d’une personnalité qui lui est propre.
Une Antigone à Kandahar revisite certains grands thèmes de la tragédie grecque tout en s’interrogeant sur les dommages collatéraux de la guerre, l'idéalisme, les valeurs occidentales. Magnifique et magistral."

Ce titre m'a interpellée à la bibliothèque. Antigone est un personne fort de la littérature, qu'elle soit l'Antigone de Sophocle ou celle d'Anouilh, elle évoque la force de caractère, la droiture et la détermination d'une jeune fille fragile mais prête à mourir pour tenir ses promesses, on a tous en mémoire le "Je suis de ceux qui aiment et non de ceux qui haïssent" balancé à son oncle Créon pour récupérer le corps de son frère, et bien l'Antigone de Kandahar est de la même trempe, elle vient réclamer le corps de son frère tombé sous les balles américaines. Chacun pensant être dans son droit, elle celui de donner une scépulture à son frère, rebelle, qui voulait se venger des Américains ayant tué par une attaque de drône les membres de sa famille assistant à un mariage, et l'armée américaine voulant conserver le corps du jeune homme pour identifier ce qu'ils pensent être un taliban. En est-il un, n'en est-il pas? Là n'est pas véritablement la question. Ce sont deux camps, qui s'affrontent, silencieusement, et à force de patience. Chaque chapitre alterne les points de vue des différents acteurs de l'évènement. Celui de la jeune fille, celui du capitaine de la base, du médecin, de l'interprète est des différents soldats présents. Chacun laisse entrevoir ce que peut être la vie dans une base américiane perdue en plein désert Afghan en situation de crise. La narration permet de s'identifier à chacun des personnages et de mieux comprendre leur raisonnement. C'est une lecture assez forte même si elle a parfois manqué de rhtyme, sachant que c'est plus ou moins la même histoire vu sous différents angles. Intéressant à lire et plutôt émouvant.

lire sous la contrainte

 

(article indéfini: une)

challenge petit bac

(personnage célèbre: ANTIGONE)

 

 

27 février 2017

John Tiffany & Jack Thorne, Harry Potter and the cursed child

harry potter

Présentation de l'éditeur:

"It was always difficult being Harry Potter and it isn’t much easier now that he is an overworked employee of the Ministry of Magic, a husband and father of three school-age children.

While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places."

J'attendais le bon moment pour me replonger dans l'univers Harry Potter, c'était donc avec un mélange d'enthousiasme et d'appréhension que j'ai ouvert ce dernier opus de la série. J'ai au début été un peu gênée par la forme, je n'ai pas lu de théâtre depuis bien longtemps et en anglais encore plus! Mais j'ai vite renoué avec l'univers et les personnages!

J'ai un avis très partagé, d'un côté j'ai vraiment aimé retrouver Harry Potter, ses amis, Hogwarts et tout l'univers de la magie. D'un autre côté même si c'est bien écrit et assez rythmé de par la forme, c'est aussi un peu frustrant que ce soit si court, qu'on ne retrouve pas toute la mise en place habituelle de l'univers de J.K Rowling. Il est bien présent, l'intrigue, les situations, les personnages, tout est là, mais c'est tellement rapide à cause de la forme. Il manque toutes les descriptions, tout l'imaginaire, et ça c'est uniquement lié à la forme. 

J'ai un second bémol, c'est Ron, parce que clairement je n'aime pas le Ron adulte, c'était mon personnage préféré et je n'aime pas ce qu'ils en ont fait!!

J'ai malgré tout passé un très bon moment, ça vaut la peine d'être lu, mais bien évidemment ça ne vaut pas les "vrais" Harry Potter. J'aimerais néanmoins beaucoup voir la pièce, je suis curieuse de voir comment ils ont pu reconstituer tous ces décors sur une scène de théâtre! Et puis j'ai profité des vacances pour regarder le premier film avec mes nièces, ça m'a donné envie de revoir les autres.

 

challenge petit bac

(Sphère familiale:CHILD)