03 juillet 2017

Nick Hornby, Juliet, Naked

juliet naked

Quatrième de couverture:

"A Gooleness, petite station balnéaire surannée du nord de l'Angleterre, Annie, la quarantaine sonnante, se demande ce qu'elle a fait des quinze dernières années de sa vie… En couple avec Duncan, dont la passion obsessionnelle pour Tucker Crowe, un ex-chanteur des eighties, commence sérieusement à l'agacer, elle s'apprête à faire sa révolution. Un pèlerinage de trop sur les traces de l'idole et surtout la sortie inattendue d'un nouvel album, Juliet, Naked, mettent le feu aux poudres. Mais se réveiller en colère après quinze ans de somnambulisme n'est pas de tout repos ! Annie est loin de se douter que sa vie, plus que jamais, est liée à celle de Crowe qui, de sa retraite américaine, regarde sa vie partir à vau-l'eau… Reste plus qu'à gérer la crise avec humour et plus si affinités…"

J'ai été très agréablement surprise par cette lecture. Malgré un démarrage un peu lent on se laisse facilement prendre dans l'histoire. Démarrage lent parce qu'on a un peu envie de secouer Annie, le personnage principale. En effet elle est quelque peu embourbée dans une relation qu'elle semble subir, un conjoint ennuyeux comme la pluie, avec pour obsession un vieux chanteur has been. Difficile de prendre une décision quand la relation dure depuis plusieurs années, qu'on vit dans une petite ville perdue du nord de l'angleterre et que son travail semble prendre la poussière lui aussi. Ironiquement c'est la sortie d'un nouvel album du chanteur qui va enclancher des changements irréversibles dans la vie du couple.

Le personnage de Duncan est assez antipathique, même si à la fin il éveille un peu de compassion. C'est le personnage d'Annie qui est centrale dans le roman, elle est pétrie de doutes et d'insatisfactions mais c'est elle qui évoluera le plus au court du roman, et c'est justement ce côté roman d'apprentissage à l'âge adulte qui m'a le plus plu dans ce livre de Nick Hornby. D'ailleurs je suis toujours étonnée de voir avec quelle justesse il arrive à tirer le portrait des femmes et de tout ce qui peut bien leur passer par la tête.

Le personnage de Tucker Crowe est également intéressant, tellement aux antipodes de ce à quoi on s'attendrait, il a un côté attachant, même si, dans sa relation aux femmes, et principalement à ses ex-femmes il a un côté lâche assez déplaisant.

Le cadre de l'histoire, cette ville vieillissante de bord de mer, qui a connu un certain faste dans les années soixante et semblable à beaucoup d'autres villes moyennes et en perte de vitesse, et pourrait être transposé n'importe où ailleurs en province, ça facilite l'identification.

En bref; une lecture agréable, si on enlève le côté vieil star américaine, les questions soulevées par Annie sont facilement transposables et il est très facile de s'identifier à la situation ou de la comprendre.

C'est ma dernière lecture pour le mois anglais, je n'ai pas été très efficace cette année encore mais j'ai apprécié mes lectures, sauf le faux départ avec Stella Gibbons!

mois anglais 2

 

(chez Lou et Cryssilda)

objectif pal

 

(14/25 dans ma PAL depuis l'été 2016

Objectif Pal de Juillet chez Antigone -1-)

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22 septembre 2011

Nick Hornby, Haute Fidélité

haute_fideliteQuatrième de couverture:

"Il y a de quoi faire dans cette histoire destinée aux individus coincés et mal coincés entre la trentaine et tout ce qui suit. Rob, bientôt 36 ans, est mal en point : "Qu'ai-je fait de ma vie ?" se demande ce sempiternel adolescent qui craint de vieillir (même bien), au lendemain d'une rupture, en contemplant les bacs de son magasin de disques pop paumé dans une ruelle de Londres. [...] Pour notre plus grand plaisir, Rob, qui se demande in fine s'il ne serait pas un nul, décide d'entamer la falaise. Il récapitule ses amours, depuis le premier, à douze ans, qui dura trois fois deux heures jusqu'au dernier, une nuit correcte avec une chanteuse américaine, et dresse un inventaire hilarant de ses états d'âme. [...] Tous ceux qui considèrent comme vertige nécessaire le fait de savoir à un moment donné faire durer une relation monogame, se délecteront à la lecture de ce roman post-mélancolique qui célèbre les vertus du rire.»"

Rob nous fait le récit intérieur de ses amours passés. Après sa rupture avec Laura, il nous raconte les cinq ruptures qui l'ont le plus marqué dans sa vie et qui d'après lui font que ses relations amoureuse à l'âge adulte ne marchent pas.

Viens ensuite le récit de sa rupture avec Laura (qu'il ne classe pas dans son top 5)...

Rob tiens un magasin de disque donc forcément les références à la musique y sont très nombreuses, connues voire totalement inconnue (enfin en ce qui me concerne). C'est un passionné de vieux vinyles, ça donne parfois envie d'aller se plonger dans les bacs d'un disquaire d'occasion, comme on en trouve partout à Londres.

A travers ses différents récits, le narrateur s'interroge et nous interroge sur la question de l'engagement, sur ce qui fait qu'un couple tient ou non, sur la personnalité des gens. Doit-on se définir à travers l'autre ou continuer en parallèle de sa vie de couple, sa propre vie. Les deux points de vue de Rob et de Laura sont foncièrement différents, en ce sens au final est-ce que leur couple peut tenir?

Je 'nia aps retrouvé le même engouement que pour Slam mais j'ai quand même apprécié cette lecture, pas tant par l'histoire qui est somme toute assez banale, mais parce que j'aime beaucoup l'humour de Nick Hornby. Il arrive à la fois à se moquer de ses personnages et à les prendre au sérieux.

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28 juin 2011

Nick Hornby, Slam

 

slamQuatrième de couverture :

« Vous savez ce que c'est, un slam ? En langage de skateboarder ça veut dire qu'on se casse la gueule. Et moi, le skate et les filles, c'est tout ce qui m'intéresse.

Je m'appelle Sam, j'ai 15 ans, je vis avec ma mère qui en a 31. Vous avez pigé : elle m'a eu quand elle avait 16 ans, du coup elle me dit toujours de faire attention avec ma copine. Parce que c'est comme avec le skate : un accident est vite arrivé... »

 

C’est donc avec Slam que je découvre la plume de Nick Hornby qui m’était totalement inconnu avant de découvrir la blogosphère.

Au début je me suis dis au secours il va me saouler cet ado avec ses histoires de skate ! Mais finalement après quelques pages le skate  prend une place moins importante dans la vie du narrateur et donc dans la narration. Certes il parle toujours avec le poster de son idole du skate Toni Hawk quand il a besoin de conseils  mais c’est très drôle, un peu bizarre quand il en rêve et fait des incursions dans son futur mais drôle quand même.

D’ailleurs c’est l’adjectif que je retiendrai pour qualifier ce livre, c’est drôle du début à la fin, j’ai beaucoup ri ! Pour autant il ne traite pas le sujet principal avec légèreté, et n’emploie pas non plus un ton moralisateur qui n’aurait pas été agréable à lire de toute façon je pense.

 

Les personnages sont touchants, comme Will, j’ai beaucoup apprécié la relation entre Sam et sa mère, mais j’ai aussi aimé els personnages secondaires Rubbish et Rabbit. A l’inverse, la famille Burns m’a profondément horripilée. J’ai trouvé ces trois personnages très antipathiques. Ils sont bourrés de suffisance et de préjugés. Ca m’a d’autant plus agacée que j’ai moi-même des parents très jeunes, pour autant je ne suis pas devenue une mère adolescente tout comme eux. De plus, il semblerait qu’eux aussi se trainent de lourdes casseroles et feraient donc mieux de balayer devant leur porte. Je n’aime pas du tout ces gens qui, parce qu’ils ont un niveau de vie supérieur au votre se permettent de vous juger. De plus, Alicia est une ado superficielle, centrée sur elle-même et pas très réfléchie contrairement à Sam qui est drôle, intéressant et cultivé.

 

Hornby nous fait part de l’angoisse de devenir parent jeune. Comme je l’ai dis j’ai apprécié la relation entre Sam et sa mère mais un aspect m’a fait un peu tiquée : le reproche de la mère à son fils, ou à elle-même de lui avoir gâché la vie qu’elle aurait pu avoir si elle ne l’avait pas eu si tôt. Je trouve ça aberrent qu’on puisse reprocher sa naissance à un enfant, c’est pas comme ci la contraception ou l’avortement n’existaient pas, si on l’envisage de cette manière alors vaut-il peut-être mieux envisager la seconde solution ou l’adoption !

 

J’ai beaucoup apprécié le style et le ton employé par l’auteur, c’est frais, ça se lit facilement, ce n’est pas non plus du un style télégraphié comme pourrait l’être celui d’un adolescent. Il a su trouver els mots justes pour aborder un sujet plutôt délicat. Bravo !

abc_challenge

(16/26)

objectif_pal(18/56)

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