01 novembre 2017

Joanne Harris, Les cinq quartiers de l'orange

Les-cinq-quartiers-de-l-orange

Quatrième de couverture:

"Lorsque Framboise Simon revient dans le village de son enfance sur les rives de la Loire, personne ne reconnaît la fille de la scandaleuse Mirabelle Dartigen, tenue pour responsable de l'exécution de onze villageois pendant l'occupation allemande, cinquante ans auparavant. Framboise ouvre une auberge qui, grâce aux délicieuses recettes de sa mère, retient l'attention des critiques, mais suscite les jalousies de sa famille. Le carnet de recettes de Mirabelle recèle des secrets qui donneront à Framboise la clé de ces années sombres. Peu à peu, elle découvrira la véritable personnalité de sa mère, parfois si tendre, maternelle et sensuelle, subitement cruelle et tourmentée. En temps de guerre, les jeux d'enfants et les histoires d'amour ne sont pas toujours innocents. Leurs conséquences peuvent même être tragiques."

 Ce fût un véritable plaisir de me plonger dans ce roman de Joanne Harris. Bien sûr j'avais à l'esprit Chocolat et le Rocher de Montmartre, l'auteur a une écriture très gourmande, associé au charme de villages d'antan c'est un vrai plaisir, un peu comme un plaid tout chaud un matin d'automne! Quand en plus le récit s'ancre dans un contexte historique bien marqué, ici l'occupation allemand pendant le seconde guerre mondiale, et que les secrets de famille sont au coeur de l'histoire, je ne boude pas mon plaisir! 

La narratrice est Framboise Simon, elle fait des allers-retours dans le passé pour mieux comprendre son présent, un classique mais bien écrit et qui tient en haleine. Framboise a été élevée par une mère veuve et un peu revêche. Elle a manqué de l'affection de sa mère dans son enfance et s'est réfugié dans ses longues promenades à travers la campagne, ses parties de pêche avec son frère et sa soeur. Les trois enfants se lieront d'amitié avec un officier allemand. Une amitié bien peu commune en cette période qui entraînera des rebondissements inattendus.

A présent grand-mère et veuve, Framboise est revenue dans la maison de son enfance, a ouvert un petit restaurant et mène une vie paisible. Les habitants de ce village de la Loire ne savent pas qu'enfant, elle vivait déjà là et qu'elle est la fille de Mirabelle Dartigen. La menace de révéler sa véritable identité l'amènera à découvrir les secrets de sa mère. 

J'ai bien sûr préféré la narration du passé, cette enfance un peu à part de la jeune fille. La mère m'a beaucoup fait penser à une autre mère acariâtre, Folcoche. L'amitié entre Framboise et Paul est particulièrement touchante. Framboise l'intrépide, un brin garçon-manqué et ce jeune issu d'une famille modeste, très timide. La mère est antipathique à souhait, les allemands également, sauf Tomas Leibniz, le fameux... Et bien sûr, Joanne Harris fait la part-belle à la nourriture, comme d'habitude elle sait mettre 'leau à la bouche. J'ai donc beaucoup apprécié cette lecture, au charme désuet d'une époque révolue.

lire sous la contrainte

(Challenge lire sous la contrainte chez Phildes: apostrophe - 2)

objectif pal

(18/25 dans ma PAL depuis septembre 2016

Objectif Pal de novembre chez Antigone -1-)

challenge petit bac

(Couleur:ORANGE)


18 janvier 2017

Joanne Harris, Des pêches pour Monsieur le curé

des pêches

Quatrième de couverture:

 "Il est assez rare de recevoir une lettre des morts…
Lorsque Vianne Rocher reçoit une lettre d’outre-tombe, elle n’a d’autre choix que de suivre le vent qui la ramène à Lansquenet, petit village du sud-ouest de la France où elle avait ouvert une chocolaterie, huit ans plus tôt.
Vianne n’est pourtant pas préparée à ce qu’elle va découvrir :
des femmes voilées de noir, le parfum des épices et du thé à la menthe… De nouveaux arrivants ont apporté leur part de changement dans la communauté où les traditions ont toujours occupé une place importante.
Quant au père Reynaud, l’ancien adversaire de Vianne, il est aujourd’hui en disgrâce et même menacé. Se pourrait-il que Vianne soit la seule à pouvoir l’aider ? "

Quand je pense aux pêches, je ne peux m'empêcher de penser à cette fameuse scène du film Last Days of Summer dans laquelle Kate Winslet et Josh Brolin préparent une tarte aux pêchesn scène inoubliable de sensualité. Dans le roman de Joanne Harris, les pêches sont pour Monsieur le curé, alors pour ce qui est de la sensualité on repassera, surtout que ce curé là n'est pas des plus rigolos puisque Vianne a déjà eu affaire à lui dans Chocolat, et qu'il lui était des plus hostiles dans ce village paisible de Lansquenet! Pour autant, dans les romans de Joanne Harris on retrouve un peu de cette sensualité, dans la chaleur et la cuisine un peu magique de la narratrice... Narration qu'elle partage avec le curé, qui dans ce troisième volet, alors que 8 ans se sont écoulés, lui est plus favorable. Comme le laisse à penser la quatrième de couverture, il est encore question d'étrangers qui s'installent dans le petit village et chamboulent la vie de tout le monde. Cette-fois els étrangers ne sont plus Vianne et sa fille, ni les "gens de la rivière" mais une communauté de maghrébins musulmans. Et là... franchement l'écriture de Joanne Harris est plaisante à lire mais c'est pétri de stéréotypes et d'incohérences. J'ai trouvé que c'était parfois stigmatisant, pour l'une ou l'autre communauté, et j'ai vraiment eu du mal au début, jusqu'à ce que l'intrigue se mette véritablement en place. Après cela, on veut connaître le dénouement, donc les pages s'avalent à la vitesse d'un morceau de tarte aux pêches! Ce roman a quand même beaucoup de points positifs, ses personnages, les relations qu'ils ont tissées, la quiétude du petit village et la bonté. Quoi qu'il advienne, Vianne ne quitte pas son positivisme et sa foi en son prochain, en cela on prend une bonne dose de sentiments et de verre à moitié plein, de quoi se réchauffer pour ces longues soirées d'hiver!!

 

challenge feel good

(chez Soukee)

challenge petit bac

(Aliment: PECHES)

objectif pal

  

(1/ 25, je ne comptabilise pas ce titre pour l'objectif PAL de janvier chez Antigone parce qu'il n'est pas entré dans ma PAL depuis plus de six mois)

08 novembre 2011

Lecture commune: Joanne Harris, Le rocher de Montmartre

le_rocher_de_MontmartreQuatrième de couverture:


"D'un simple claquement de doigts, Zozie de l'Alba sait exactement qui ment, qui a peur, qui trompe sa femme et qui a des soucis d'argent. A peine entrée au Rocher de Montmartre, cette chocolaterie étrangement fascinante malgré son aspect fané, elle flaire le mensonge. Annie, la fille de la propriétaire, ne laisse-t-elle pas derrière elle une vague traînée bleutée, comme des ailes de papillons ?"

 

C'est avec grand plaisir que je me suis replongé dans les aventures de Viane Rocher et sa fille Anouk. D'autant plus que, si ma lecture de Chocolat commence à dater, j'ai revu le film il y a quelques semaines.

Viane et Anouk ont quitté le petit village de Lansquenet pour s'installer à Paris, en passant par d'autres petits villages. Elles sont maintenant accompagnées de Rosette, âgée de quatre ans et différente des autres enfants de son âge. Nous lecteurs comprenons bien assez vite l'identité de l'enfant ... La narration est alternée entre la mère et la fille, qui ont changé de noms, Viane se fait maintenant appelé Yanne et Anouk est devenue Annie. Une troisième personne s'ajoute entre les chapitres mères/filles, il s'agit de Zozie de l'Alba, voleuse d'identité professionnel si on peut dire ça comme ça. Elle va se faire apprécier d'Anouk, puis de Viane qui l'accueillera à bras ouverts dans sa chocolaterie. Une mère et une fille dont la magie fait partie intégrante de leur vie, même si pour l'instant elle la cache au plus profond d'elles, c'est une aubaine pour Zozie. Malgré tout, tout au long de l'histoire on n'a du mal à croire que Zozie est une personne méchante. On la voit un peu avec la naïveté d'Anouk, et pourtant...

Comme pour Chocolat, j'ai beaucoup apprécié la plume de Joanne Harris, à la manière un peu d'un conte, encore une fois l'auteur a réussi à me faire saliver d'envie avec la description de ses friandises. Les personnages sont tout aussi touchants, Anouk et sa mère bien sûr, mais ausis les clients de la chocolaterie. J'ai longtemps attendu le retour de Roux également, qui fidèle à lui-même débarque sans prévenir.

Ce trio dans la narration est vraiment un plus dans l'histoire. J'ai toruvé intéressant d'avoir parfois sur un évènement les points de vue des trois personnes, et j'étais contente de la place dévolue à Anouk. Oui Anouk c'est un peu la jeune fille que j'aurais aimé être, celle que j'aimerais avoir dans mes classes. Différente, intéressante, et ouverte.

La question de la différence est récurrente dans le récit, notamment avec le retard que semble présenter Rosette, mais aussi par rapport aux collégiens, à l'acceptation des autres. Doit-on s'uniformiser pour se faire des amis ou au contraire garder sa propre personnalité. L'histoire bien sûr nous donne réponse à cette question.

J'avoue par contre avoir été un peu déçue par Viane, que j'ai trouvé un peu trop éteinte, résignée, si différente de la Viane de Chocolat. Ce n'est pas bien grave, cette suite remporte tout de même mon adhésion totale :)

C'était une lecture commune avec L'or des chambres, Soukee , Fransoaz, Mango, je vous invite donc à aller lire leurs avis

Posté par Cinnamonchocolat à 20:17 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , ,