24 janvier 2016

Edward Kelsey Moore, Les Suprêmes

Les Suprêmes

Quatrième de couverture:

" Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées : tout le monde les appelle «les Suprêmes», en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. L'intrépide Odette converse avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l'existence n'a cessé de meurtrir. Complices dans le bonheur comme dans l'adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines se retrouvent tous les dimanches dans l'un des restaurants de leur petite ville de l'Indiana : entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de poulet frit en élaborant leurs stratégies de survie. Invitation à une lecture aussi décalée que féconde de la problématique raciale aux Etats-Unis, ce formidable roman de l'amitié et de la résilience s'affirme comme une exemplaire défense et illustration de l'humanisme conçu comme la plus réjouissante des insurrections."

J'ai passé un très bon moment de lecture malgré une toute petite déception. Je ne sais pas pourquoi mais je m'imaginais que c'était un roman sur les années soixante, or si les Suprêmes ont bel et bien grandi dans les sixties ça ne parle pas directement de cette période, ce n'est pas le sujet du récit. Le coeur du récit c'est l'amitié indéfectible de ces trois jeunes femmes qui n'étaient pas forcément destinées à s'entendre adolescentes. Il y a Clarice, la plus snob des trois, qui juge assez facilement et a été un peu abîmée par une éducation très réligieuse mais qui malgré tout est très généreuse. Il y a Barbara-Jean dont l'enfance a été compliquée, qui paraît fragile et dont la force réside dans la loyauté (et les tenues flashy). Et il y a Odette, la grande gueule, celle qui n'a peur de rien. C'est de son point de vue qu'une partie de la narration est faite, et elle a une fâcheuse tendance, celle de discuter avec les morts, sa défunte mère principalement et l'ancienne première dame Eleanor Roosevelt. Ce qui aurait pu facilement me rebuter donne une dimension assez drôle au récit. Récit rythmé par les changements de narrations, quand ce n'est pas Odette qui nous raconte l'histoire des Suprêmes, c'est un narrateur omniscient qui prend le relais, avec des flashbacks dans la vie des trois femmes, qui montrent comment leur amitié a resisté à travers le temps, qui évoquent leur famille, leur enfance, les épreuves et les bonheurs traversés par chacune. De telles amitiés sont d'autant plus précieuses qu'elles sont, à mon avis, très rares. Si Clarice m'a parfois été pénible dans ses réflexions, c'est également celle qui évolue le plus. J'ai été touchée par la vie de ces trois femmes, par leur caractère, par leur capacité à rebondir, par cette époque révolue et par les liens qu'elles ont tissés au fil des ans. Si vous aimez les histoires un peu nostalgiques de belles amitiés ce livre est fait pour vous!

challenge petit bac

 

Je termine mon challenge petit bac 2015 avec un titre lié à la MUSIQUE: Les SUPREMES

2 lignes donc pour 2015, j'espère faire aussi bien en 2016

objectif pal

 

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26 octobre 2015

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

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Octobre me gâte niveau remplissage de PAL puisqu'en plus de mon craquage vide grenier j'ai participé aux matchs de la rentrée littéraire chezPriceminister. Plus besoin d'en préciser le fonctionnement puisque c'est la 4e voire même 5e année je ne sais plus que j'yparticipe ... Sauf qu'à priori c'est un peu différent cette année, c'est PM qui choisi le support sur lequel on publie mais euh je crois que j'ai loupé cette information aheum ... Bref j'ai reçu La terre qui penche de Carole Martinez, plusieurs titres me faisait envie d'ailleurs, Petit Piment, les Echoués, Amélia et le dernier Morrison, mais puisqu'il faut choisir j'ai tablé sur une auteur que j'apprécié particulièrement, j'ai été enchantée par Le coeur cousu, émue par Du Domaine des murmures, et je ne doute pas que La terre qui penche me plaira aussi...

la terre qui penche

"Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent. 
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend. 
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais? 
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman."

 

 

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Le second titre je l'ai reçu via ce nouveau concept de box: LaKube. Qu'est ce que c'est? Et bien sur le principe des box, vous payez 15euros, remplissez un questionnaire sur vos envies lectures et un libraire indépendant partenaire choisit un livre pour vous, vous le recevez quelques semaines plus tard accompagné d'une petite surprise. J'ai trouvé le choix du livre très judicieux: Les Suprêmes d'Edward Kelsey Moore, j'aime beaucoup cette période de l'histoire américaine et c'est un titre que j'avais repéré sur plusieurs blogs, celui de Sandrine notamment, pari réussi, le risque étant de recevoir un livre qu'on possède déjà! Pour éviter cela, le site propose de chager votre bibliothèque personnelle mais j'avais un peu la flemme de le faire, donc je suis contente d'avoir reçu ce titre. Là où je suis un peu moins satisfaite c'est que la surprise est en fait un carnet de notes commercial puique offert par une maison d'édition avec la promotion pour un livre à l'intérieur, et un marque page à l'éffigie de La Kube. C'est sympa un carnet et un marque-page mais ça ne justifie finalement pas le prix de 15euros. Je sais que c'est un tout, qu'il y a à la fois le coût du livre (9.70e, c'est un poche), les frais de port et puis le service, la box en elle-même et le choix du libraire, mais ça reste un peu cher à mon goût du coup.

Les Suprêmes

Trêve de blabla, voici le résumé du livre: " Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées : tout le monde les appelle «les Suprêmes», en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. L'intrépide Odette converse avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l'existence n'a cessé de meurtrir. Complices dans le bonheur comme dans l'adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines se retrouvent tous les dimanches dans l'un des restaurants de leur petite ville de l'Indiana : entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de poulet frit en élaborant leurs stratégies de survie. Invitation à une lecture aussi décalée que féconde de la problématique raciale aux Etats-Unis, ce formidable roman de l'amitié et de la résilience s'affirme comme une exemplaire défense et illustration de l'humanisme conçu comme la plus réjouissante des insurrections."