19 juin 2015

Lecture thématique: romancière du XXé siècle: Daphné du Maurier, La maison sur le rivage

la maison sur le rivage

Quatrième de couverture: "En Cornouailles, dans une très ancienne demeure, un homme cède à la tentation de vérifier les effets d'une nouvelle drogue mise au point par un savant réputé. C'est le début d'un long voyage, au cours duquel il va se retrouver plongé dans un passé vieux de plus de six siècles. Mais les troublantes scènes dont il va être le témoin invisible sont-elles pure illusion ? Les personnages qu'il croise ne sont-ils que des fantômes nés de son imagination ? Maniant avec une habileté diabolique la tension psychologique et le suspense, Daphné Du Maurier trame une incroyable histoire hantée où hallucination et réalité, passé et présent finissent par se recouper étrangement. Dans ce roman, un des classiques de Daphné Du Maurier, le lecteur retrouvera avec bonheur le mystère de Rebecca, le climat angoissant de Ma cousine Rachel, l'aventure de L' Auberge de la Jamaïque..."

 Je n'avais pas lu de roman de Daphné du Maurier depuis l'an dernier au moins, et c'est toujours avec plaisir que j'ouvre un de ses romans. Certains des ingrédients habituels sont présents: la Cornouailles, la mer, la lande, une admosphère un peu brumeuse, mais changement non négligeable, l'action se situe au XXé siècle, sans doute dans la seconde moitié, et le personnage principal est régulièrement plongé au Moyen-Age.

J'ai bien sûr lu avec délectation et savouré la plume de Du Maurier, ses personnages sont toujours intéressants et bien développés, la description des paysages est soignée, les dialogues eux aussi, par contre, l'intrigue m'a un peu moins convaincue, et cela uniquement à cause de mon côté terre à terre. Oui parce que bon excusez-moi mais une drogue qui nous plonge au Moyen-Age, ça ne tient déjà pas très bien la route, mais quand en plus, des perosnnes différentes se retrouvent à la même époque, entourés des mêmes personnages, c'est un peu trop surréaliste pour moi, et j'ai peine à croire que Daphné du Maurier se soit lancé dans la dyspotie ou que sais-je encore (je suis une quiche en la matière). L'histoire actuelle n'est qu'un prétexte à l'histoire du Moyen-Age, mais celle-ci reste assez descriptive, on aimerait en savoir plus sur les personnages, sur ce qu'ils deviennent une fois l'effet de la drogue dissipée, sur le pourquoi du comment Magnus arrive au beau milieu de cette époque et de ces personnages, voire même sur le pourquoi du comment de Daphné du Maurier dans ce roman!!

Donc même si j'ai apprécié l'atmosphère, les personnages, l'écriture, cela n'a pas suffit à me faire adhérer totalement à l'histoire.

 

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin)

mois anglais

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 


09 avril 2015

Emile Zola, Pot-Bouille

pot-bouille-48105

Quatrième de couverture:

"Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère, comme le plaisir, saute aux yeux. Chez les seconds, tout est caché. Ils clament : « Nous sommes l’honneur, la morale, la famille. » Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant « Au Bonheur des Dames », arrive de province, et loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Beau et enjoué, il séduit une femme par étage, découvrant ainsi les secrets de chaque famille. Ce dixième volume desRougon-Macquart, qui évoque la vie sous le Second Empire, montre ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies."

Avec cette lecture j'entame la pente descendante des Rougon-Macquart puisque je suis maintenant à mi-parcours, dix volumes et la plume de l'auteur ne faiblit pas, surtout pas d'ailleurs avec ce roman qui n'pargne rien à ses personnages. J'ai eu un peu de mal à m'y retrouver avec tous ces personnages mais le tableau que nous fait Zola de ces habitants de la rue de Choiseul est assez effarant. Pot-Bouille c'est Octave Mouret, ce jeune homme arrivé du sud et recueilli par des amis de la famille dans cet immeuble bourgeois au rez-de-chaussée duquel se trouvent deux magasins de tissus. Octave travaillera pour l'un (Le Bonheur des Dames", puis pour l'autre avant de revenir au Bonheur des Dames, (celui qui sera dans le tome suivant l'un des plus en vue du tout Paris). L'immeuble appartient au vieux Vabre qui loue des appartements à ses enfants, Auguste, Théophile et Clotile (épouse Duveyrier) ainsi qu'à d'autres familles, les Juzurs, les Josserand, une famille dont on ne connaît pas le nom, les Campardon, les Pichon, et Octave bien sûr. L'immeuble abrite aussi tous les domestiques de ces différentes familles. Autant de personnages c'est déjà compliqué, mais ça l'est encore plus quand on sait que dans toutes les familles ou presque, l'un trompe avec l'autre si ce n'est les deux, et nous voilà embarqués dans un fouilli absolu de relations adultères! Parce que Pot-Bouille c'est ça, les histoires adultères des uns et des autres, à demi-mots et plein de sous entendus pour certains, cachées mais découvertes pour d'autres, et au su et au vue de tout le monde pour la plupart!!

Elle est belle la petite bourgeoisie française, et les domestiques s'en donnent à coeur joie, bien qu'ils ne soient pas mal non plus... et tout ce linge sale se lave au seins même de l'immeuble, parfois à même les pavés de la petite cours sordide. L'histoire se déoule presque en huis-clos dans l'immeuble, Très peu de sorties dans Paris sont évoquées et cela donne une impression d'asphyxie à cet environnement confiné. Tout est sombre et un peu sale.Il ets difficile de trouver une touche d'optimisme dans ce roman. On est presque soulagé de le refermer! 

Zola met l'accent sur les apparences trompeuses, un immeuble bourgeois, des familles relativement aisées, certains qui préfèrent recevoir du monde, améliorer ses toilettes plutôt que de manger à leur faim. J'ai l'impression que plus on avance, plus c'est sombre, le prochain volume viendra un peu casser cette dynamique.

Challenge-classique-3

 

(classique d'avril: 10e volume des Rougon-Macquart)

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15 mars 2015

Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo (tomes 1 et 2)

comte de monte cristo tome 1

Quatrième de couverture (tome 1):

"1815. Louis XVIII rétabli sur le trône se heurte à une opposition dont l'Empereur, relégué à l'île d'Elbe, songe déjà à profiter. Dans Marseille livrée à la discorde civile, le moment est propice aux règlements de comptes politiques ou privés. C'est ainsi que le marin Edmond Dantès, à la veille de son mariage, se retrouve, sans savoir pourquoi, arrêté et conduit au château d'If... "

 A chaque fois je me dis qu'il faut que je prenne des notes sur mes lectures, et à chaque fois je ne m'y tiens pas, et mes billets sont un gros bordel à peine organisé!! J'ai vécu la seconde moité de février au rythme d'Alexandre Dumas et de son Comte de Monte Cristo, et je ne regrette pas l'avoir enfin déterré de ma PAL! J'ai passé deux belles semaines en compagnie d'Edmond Dantes, l'histoire je ne la raconte pas, je crois qu'elle est connue de tous, une histoire de jalousie, d'emprisonnement, et de vengeance! 

Bien qu'ayant apprécié le roman dans son intégralité (deux tomes de presque 800 pages) ma préférence va à la période Château d'If, quand Monte Cristo n'est encore qu'Edmond Dantès. Et pourtant il ne s'y passe pas grand chose dans cette cellule, mais c'est là que le personnage d'Edmond m'a le plus plu. Qaund il devient le Comte, il n'a plus qu'une idée se venger, et cela peut se comprendre mais le personnage est trop glacial pour qu'on s'y attache. La bonté d'Edmond est toujours sous-jacente, on la sent à travers la famille Morrel, et plus particulièrement par l'affection que le Comte porte à Maximilien. Mais la froideur, la détermination et la précision avec laquelle il exécute ses plans n'en font plus vraiment un homme. Pour autant, plus on avance dans le récit, plus le filet se ressèrent autour des trois personnes qui ont causé la perte de Dantès. Le lecteur se demande jusqu'aux derniers chapitres jusqu'où cela ira, de quelle manière les histoires sont reliées et comment la vengeance frappera, et honnêtement nous ne sommes pas déçus! Les personnages foisonnent mais n'interviennent jamais par hasard, chacun étant le rouage du destin que Monte Cristo met en place pour ses trois ennemis.

Ce n'est pas le plus beau côté de la société du 19e siècle que nous montre Dumas, la vanité,

comte de monte cristo tome 2

l'argent, et le pouvoir sont poussés à leurs extrémités et incarnés par les persoinnages de De Villefort, Morcerf et Danglard qui sont tous trois des parvenus, prêts à tout pour conserver leur fortune et leur renommée, par forcément légitimement gagnée d'ailleurs. La déchéance sociale plus que la perte de la forturne les poussera à des extrêmités. La société du 19e siècle étant basé sur le qu'en dira-t-on et ça Monte Cristo l'a bien compris et en abusera. 

Si je dois apporter un bémol, ce serait peut-être d'avoir parfois passé trop de temps sur des personnages secondaire, je pense notamment à Luigi Vampa, les récits qui se déroulent en Italie m'ont globalement moins tenue en haleine que le reste. Ca n'en reste pas moins un chef d'oeuvre de la littérature française, et maintenant je comprends pourquoi. Il ne me reste plus qu'à voir le film avec Depardieu, je n'arrive pas du tout à me le figurer en Comte de Monte Cristo!!

 

 

challenge petit bac

 

(LIEU: MONTE-CRISTO, grille n°2)

Challenge-classique-3

 

(classique de Mars)

objectif pal

(7/32)

 

 

20 décembre 2014

Charles Dickens, Contes de Noël

contes de noel

Quatrième de couverture:

"Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l’injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C’est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l’exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique. Comme l’écrit Dominique Barbéris, «ces contes nous rendent un peu d’enfance à l’état pur, dans la vigueur native des sentiments : l’indignation et la pitié, le rire, la peur. Ils nous redonnent le bonheur oublié de nos premières lectures, ces lectures d’adhésion sans distance critique, sans réserve, non pas sceptiques et endurcies, mais merveilleusement sensibles et “crédules”»."

Contrairement à ce que j'ai pensé, ce n'était peut-être pas le bon moment pour lire ce recueil. Fin novembre est une période chargée et la fatigue se fait sentir, du coup le soir quand je lisais je ne comprenais pas forcément tout, ou je me rendais compte après avoir lu trois pages qu'en fait je ne lisais pas vraiment ... Du coup je suis un peu passée à côté de certains passages, je n'ai pas apprécié l'écriture de Dickens à sa juste valeur et pour ne rien vous cacher je n'ai pas compris la nouvelle Le Carillon

Pour Un chant de Noël, je m'attendais un peu à autre chose, disons que j'ai eu un peu de mal à entrer dedans. Je crois avoir été influencée par l'adaptation que je n'ai pourtant pas vu, mais j'imaginais vraiment une histoire de Noël pour les enfants. J'ai par contre beaucoup apprécié les scènes de Noël chez le neveu de Scrooge et dans la famille Cratchit. La famille est réunie autour d'un repas simple mais exceptionnel, chacun a sa place, son rôle à jouer et beaucoup de chaleur humaine se dégage de ces pages.

J'ai apprécié Le Grillon du foyer même si je n'ai pas vraiment compris la présence du grillon. Le personnage de la jeune épouse est attachant. Le lecteur n'est pas tenu en confidence par le narrateur, il détient les mêmes informations que les personnages et est donc lui aussi trompé par les apparences. Le narrateur se joue donc de son lecteur et c'est ce qui fait, selon loi, l'originalité de cette nouvelle.

Ma préférence va à la nouvelle suivante, La bataille de la vie. Il me semble avoir déjà lu une histoire similaire. L'écriture et l'intrigue sont typiquement victoriennes. J'ai deviné assez rapidement le noeud de l'intrigue mais cela ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture. J'ai apprécié la simplicité des personnages. Clémence est drôle et attachante. L'amour fraternel est au coeur du récit. Parfait pour la période.

Je termine sur une note négative avec L'Homme hanté et le marché du fantôme qui m'a profondément ennuyée, ce conte était pour moi trop fantastico-spirituel.

Outre le fait que ce soit des contes de Noël, parce qu'ils se déroulent à cette période, ces histoires ont pour point commun la famille, et l'importance des liens qui unissent les membres d'une famille, mais aussi c'est un rappel de générosité et de charité chrétienne, ce n'est finalement pas un luxe en cette période de fin d'année. 

Challenge-classique-3

 

(Classique de DECEMBRE)

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(Chez MyaRosa)

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Ce mois-ci, Sophie des Bavardages de Sophie nous donne rendez-vous pour une lecture de Noël

objectif pal

 

(35/78)

16 octobre 2014

Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse

le capitaine fracasse

Quatrième de couverture:

"Le jeune baron de Sigognac, dernier descendant de sa famille, vivait dans un château en ruines, avec un vieux valet, un vieux chat et un vieux cheval, jusqu'à ce qu'une troupe de comédiens vienne une nuit frapper à sa porte pour lui demander asile. Comme le jeune homme n'est ni sourd aux appels du destin ni aveugle à la beauté des comédiennes, et qu'il devine que ce n'est pas en restant entre quatre murs lézardés qu'il améliorera son sort, il accepte la proposition que lui fait la troupe de se joindre à elle. Sage décision que celle de l'aventure. Il ne reste plus à Sigognac, pour avoir l'amour et la fortune, qu'à monter sur les planches, séduire la délicate Isabelle, la voir enlevée par une crapule, assiéger un château pour la sauver, se battre en duel et trouver le trésor. Ce garçon maigre, timide et triste sera-t-il à la hauteur?"

Après un mois de littérature américaine, cela m'a fait du bien de me plonger dans un classique français, un peu comme un retour aux sources. J'ai lu une version abrégée, l'éditeur précise que cette collection se propose de rendre accessibles aux jeunes de grandes oeuvres littéraires, que bien que le texte soit abrégé, celui-ci laisse le fil du récit et le rythme de 'lauteur intacts.Mon opinion personnelle étant que bien qu'abrégé ce roman, son niveau de langue, me semble ardu pour la jeunesse!

Quoiqu'il en soit j'ai passé un très bon moment avec le baron de Sigognac que j'avais plaisir à retrouver chaque soir. L'intrigue amoureuse est assez classique mais elle amène quelques rebondissements originaux et inattendus. Les personnages sont sans grande surprise non plus mais répondent parfaitement au genre: le baron fidèle et valeureux, la jeune Isabelle amoureuse et digne, le duc fougueux et impulsif ... Ce qui fait le charme du récit c'est l'écriture un peu désuète aujourd'hui mais tellement belle et poétique. C'est tout à fait ce dont j'avais besoin!

 

 

 

objectif pal

 

(33/78)

 

Challenge-classique-3

 

(classique d'octobre)

 


28 août 2014

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose (Le spleen de Paris)

baudelaire

Quatrième de couverture: (citation de Baudelaire)

" En somme c'est encore "les Fleurs du mal", mais avec beaucoup plus de liberté, et de détail, et de raillerie."

 

Ce livre traîne dans ma bibliothèque depuis toujours, je crois qu'il appartenait à ma soeur. Je n'avais aps encore lu mon classique d'Août donc je voulais quelque chose de relativement court qui se lise assez aisément, ce recueil s'y prêtait donc bien. Il faut tout de même savoir que je suis assez hermétique en matière de poésie, et peu de poèmes ont grâce à mes yeux. C'est un genre qui ne me parle tout simplement pas ... Mes quelques poèmes préférés étant ceux de Baudelaire, La chevelure, L'invitation au Voyage et Une Charogne ... C'est donc avec une certaine appréhension que je me suis mise à lire ce spleen de Paris ...Appréhension qui s'est avérée justifiée, je n'ai pas compris le quart des poèmes, les ai lus de manière assez automatique, sans pouvoir en saisir le sens premier, le sens caché ni même la forme ... Quelle dommage!!! C'est assez frustrant de se dire que l'on passe à côté d'une si belle écriture. Peut-être que si je les avais lus et travaillés j'aurais mieux apprécié cette lecture (dans les deux sens du mot apprécié!)

J'ai tout de même bien aimé quatre d'entre eux: Le chien et le Flacon, Un hémisphère dans une chevelure, L'invitation au voyage, et La corde. Quelle ne fût donc aps ma surprise à la fin du livre de découvrir que parmis ces quatre poèmes, deux (que vous aurez reconnus) avaient été inspirés par les poèmes que j'aimais déjà ...

En bref, je l'ai lu, il ne traîne plus dans ma PAL, mais malheureusement ça ne m'aura pas touchée, à mon grand regret!

 

 

 

 

Challenge-classique-3

(classique d'Août)

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(6/10)

objectif pal

(28/78)

 

challenge petit bac

( LIEU: PARIS)

 

26 juin 2014

Vita Sackville West, Le diable à Westease

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Quatrième de couverture:

« Pourquoi avoir choisi Mr Gatacre comme victime ? Je suppose que vous n’avez rien à lui reprocher ?– En partie parce qu’il était petit, frêle, facile à endormir… Et je ne tenais pas à ce qu’il souffre. »Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d’une guerre encore toute fraîche, est bien tranquille… trop, peut-être ?Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s’y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s’y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents… Liddiard brûle de résoudre l’énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée"

Comme souvent j'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit au début, je trouvais l'écriture un peu trop factuelle. Puis finalement je me suis laissée prendre au jeu quand le pasteur a été tué. Si la lecture fût bien agréable, l'intrigue est restée sans suprise et j'ai découvert le meurtrier et le retournement de situation bien avant que les personnages ne le soupçonne... 

Le post-scriptum amène un regard nouveau sur l'histoire avec une belle mise en abyme. Mais si ce n'est pas un livre désagréable à lire, ce n'est pas non plus très novateur. Je n'ai rien lu d'autre de l'auteur donc je ne peux juger du reste mais ce roman n'apporte rien au genre, il semblerait que ce soit un essai pour l'auteur de se lancer sur les traces du policier donc peut-être que je préfèrerais ses autres romans.

Le diable à Westease a été écrit en 1947 et n'a seulement été traduit en français que récemment.

 

C'était une lecture commune de l'auteur dans le cadre du mois anglais, Titine a lu Infidélités, Manu a lu Toute passion abolie, Anne a également lu Infidélités, Lou et Micmelo ont également lu Le diable à Westease

 

mois anglais

 

(Mois anglais)

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin 2/2 )

 

 

31 mai 2014

Emile Zola, L'assommoir

l'assommoir

Quatrième de couverture:

"Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie " simple et tranquille " de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire ? L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête.
Et tant pis si, la fatalité aidant, divers " assommoirs " - un accident de travail, l'alcool, les " autres ", la faim - ont finalement raison d'elle et des siens.
Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même.
Relisons L'Assommoir, cette " passion de Gervaise ", cet étonnant chef-d'œuvre, avec des yeux neufs."

Cela faisait déjà quelques temps que je ne m'étais pas plongée dans un Rougon-Macquart, c'est donc avec le plaisir des retrouvailles que j'ai entamé le septième volume de cette grande saga familiale. L'assommoir est centré sur le personnage de Gervaise. Nous l'avions quittée à Plassans, la voici à Paris avec Etienne Lantier où elle souhaite s'établir comme blanchisseuse. Permettez-moi d'user d'un cliché facile, si nombreux sont les lycéens à avoir lu ce roman et à avoir pensé que le titre était bien choisi, ce ne fût pas mon cas ... Bon ok je ne suis plus lycéenne depuis un peu plus d'une décennie, ça joue peut-être. J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture. Bien sûr l'écriture minutieuse de Zola y est toujours pour quelque chose, ses romans se lisent et se peignet au fur et à mesure de la lecture. On s'imagine bien les scènes, les personnages, les lieux, le Paris de l'époque. Tout est fait pour que le lecteur, plus d'un siècle plus tard soit happé par ce tableau vivant. 

Le destin de Gervaise est bien triste, oui les romans de Zola ne sont pas très joyeux, même si j'ai à plusieurs reprises ris de certaines situation. Il y a toujours un moment, où par orgueil, par gourmandise, par oisiveté, voire les trois réunis ici le personnage arrivé à sa gloire, au sommet de ses espérances, chute ... Lentement mais sûrement, et nous lecteurs en sommes les témoins avertis dès le départ. 

Le personnage de Gervaise est d'abord attachant, mais plus le récit avance, moins je l'ai apprécié de ne pas la voir réagir à sa déchéance, d'avoir eu la bêtise de se laisser avoir, de mal élever sa fille, de ne pas tenir tête à son époux! Et quel époux ... Nombreux sont les fainéants alcooliques dans ce roman, d'où le titre, l'assommoir étant le lieu où les poltrons viennent s'enfiler à longueur de journée, des verres de gnôles mal distillés. Non pas joyeux du tout tout ça ... et pourtant ça se lit facilement, avec beaucoup de curiosité et de dépit, mais surtout beaucoup d'intérêt pour l'époque, pour le milieu ouvrier, pour le Paris d'avant la percée des grands boulevards, ou est-ce après? 

En bref, L'assommoir n'est pas le livre assommant que l'on vous force à lire au lycée, s'il y a bien quelques Rougon Macquart à lire absolument (bien que tous le soit sans doute) celui-ci en fait partie!

Challenge-classique-3

(classique de Mai)

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31 mars 2014

Goethe, Les souffrances du jeune Werther

les souffrances du jeune werther

Quatrième de couverture:

"«Werther. Je me souviens de l’avoir lu et relu dans ma première jeunesse pendant l’hiver, dans les âpres montagnes de mon pays, et les impressions que ces lectures ont faites sur moi ne se sont jamais ni effacées ni refroidies. La mélancolie des grandes passions s’est inoculée en moi par ce livre. J’ai touché avec lui au fond de l’abîme humain… Il faut avoir dix âmes pour s’emparer ainsi de celle de tout un siècle.» À ces lignes de Lamartine pourraient s’ajouter d’autres témoignages : très tôt, le livre entre dans la légende, jusqu’au suicide, dit-on, de certains de ses lecteurs.
Si à sa parution, en 1774, il établit d’un coup la réputation du jeune Goethe encore presque inconnu, s’il est rapidement traduit en français, c’est sans doute parce que, dans ce roman par lettres dont la forme est depuis longtemps familière au lecteur, la voix même du personnage fait retentir l’intransigeance de la passion, mais c’est surtout que Werther, le premier héros romantique, exprime de manière éclatante la sensibilité aussi bien que le malaise de son temps où l’individu se heurte à la société."

Que dire si ce n'est que ce fût vraiment une souffrance de lire ce livre? J'imagine que je ne suis pas la première a usé de ce jeu de mot. J'imagine que je n'ai pas choisi le moment opportun pour ouvrir ce grand classique de la littérature allemande, mais tant pis! Je n'ai ni accroché aux personnages, ni à l'histoire et encore moins au style. Autant je m'étais régalée avec la Princesse de Clèves le mois dernier, autant j'ai peiné avec Werther. Le style des lettres m'a paru très lourd et alambiqué, Werther est un homme de lettres, sans doute trop pour moi! La fin s'améliore parce que le rythme s'accélère un peu et un narrateur autre que Werther, son ami me semble-t-il prend le récit en main. Je crois que ce qui m'a le plus gênée finalement c'est de n'avoir pas de réponses aux lettres de Werther. J'aurais préféré un échange avec son destinataire, ou bien peut-être aurait-il été plus accrocheur d'avoir également le point de vue de la belle Charlotte. Je suis triste quand même parce que je me faisais une joie de découvrir ce roman qui dormait dans ma PAL depuis trop longtemps!

Challenge-classique-3

 

(classique de Mars)

objectif pal

 

(15/78)

27 février 2014

Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves

la princesse de clèves

Quatrième de couverture:

"La Princesse de Clèves montre l'effet ravageur de la passion dans une âme qui se veut maîtresse d'elle-même. De la première rencontre avec le duc de Nemours jusqu'à la fuite finale dans le «repos», en passant par un aveu qui cause la mort de son mari, Mme de Clèves assiste lucidement à une déroute contre laquelle ses raisonnements restent impuissants. Mme de Lafayette combat ainsi une grande partie de la littérature amoureuse avec cette arme qui s'appelle l'«analyse». Mme de Lafayette ne l'a pas inventée. Mais jusque-là, elle ne servait qu'à expliquer le comportement des personnages. Ici, pour la première fois, l'analyse devient un moyen de progression et la substance même du récit. Cette audace explique la fortune exceptionnelle du roman, et sa nombreuse postérité."

Je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de lire ce grand classique de la littérature, sans doute un peu à cause de sa renommée justement! J'ai toujours un peu d'appréhension avant de me lancer dans les grands noms de la littérature, surtout s'ils datent d'avant le XIXe siècle! Jj'ai peur de ne pas comprendre l'engouement suscité par le livre, ou carrément de ne pas comprendre l'histoire, le style, l'époque etc. Et c'est bien souvent à tort... La Princesse de Clèves est un petit bijou. Bon j'avoue très franchement que j'ai d'abord été confrontée à ma méconnaissance des rois de France et des histoires de cour, mais grâce à la préface et aux quelques digressions de l'auteur sur certains personnages on comprend aisément qui est qui.

Ce que j'ai apprécié dans ce roman historique mais tout de même fictif c'est qu'on sait d'entrée de jeu quels sont les personnages fictifs. J'ai savouré cette plongée dans la cour du roi Henri II, les personnages, les conversations de salon, l'intrigue amoureuse mais surtout l'écriture de Madame de Lafayette. L'intrigue amoureuse est en phase avec son époque, le personnage principal fait preuve d'une volonté sans faille et est admirable pour cela même si secrètement j'aurais quand même aimé la voir succomber. Les quelques digressions tombent toujours à propos et permettent de mieux comprendre les intrigues secondaires. Le livre se lit avec beaucoup de facilité et de plaisir. La langue, soutenue, n'est pas un obstacle à la compréhension ou à l'avancée du récit, bien au contraire et pour une fois la lecture de la préface ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture. En bref, j'ai passé un très bon moment de lecture, et je conseille ce livre à tous ceux qui veulent lire des classiques sans jamais trop oser de peur de ne pas accrocher.

Je ne peux d'ailleurs que vous conseiller d'aller lire le billet de George qui parle très bien du roman. 

Challenge-classique-3

 

(classique de Février)

lire sous la contrainte

 

(GN + GN: 3)

objectif pal

 

(12/78)