14 février 2014

Eva Rice, Londres par hasard

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Quatrième de couverture:

"Tara, adolescente un peu fantasque dont l’enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et sœurs dans un presbytère de Cornouailles. Quand, lors d’un mariage, elle est remarquée par un producteur de disques pour sa belle voix, sa vie tranquille de jeune provinciale va basculer. Bientôt, accompagnée de sa sœur Lucy – ravissante jeune femme qui brise tous les cœurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres –, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque, connaîtra le succès artistique en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode. Les deux filles seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des « Swinging sixties ». Lucy va même se rapprocher d’un certain chanteur et joueur d’harmonica qui deviendra par la suite l’une des plus grandes icônes de l’histoire du Rock.

Dans ce roman « vintage », où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s’entremêlent, l’auteur dresse un tableau saisissant et nostalgique de cette époque, nous immergeant dans l’ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode. Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de sa sœur, et les intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Tara va triompher de bien de mésaventures dans ce roman initiatique plein d’espièglerie et d’humour, teintée de cette petite musique très personnelle qui donne tout son charme aux romans – so British – d’Eva Rice."

 

C'est un très bon roman que signe Eva Rice. Je crois que je l'ai même préféré à L'amour comme par hasard. J'ai beaucoup apprécier retrouver les personnages de ce dernier, Charlotte, mais surtout Inigo qui m'avait déjà beaucoupl plu à l'époque. Comment rester indifférente à ce beau brun taciturne? Fils de bonne famille et musicien! L'histoire de Tara Jupp est rondement menée. Une belle histoire familiale d'abord, puis une histoire d'amitié teintée de romance. Pour autant je ne qualifierai pas ce roman de chick-litt. Le background culturel est riche et l'époque dans laquelle est ancré le récit ne le permet pas. Après les années cinquante, Eva Rice s'est attaquée aux sixties avec en fil rouge deux thèmes présents également dans L'amour comme par hasard: la musique et les maisons victoriennes.

En ce qui concerne la musique, l'auteur nous montre l'envers du décor des faiseurs de disques à succès, des chaneurs d'un soir à l'poque où le Palladium faisait salle combre tous les soirs. Les sixties britanniques ont été riches musicalement même si la jeunesse semble moins débridée qu'outre-Atlantique. Néanmoins les mentalités changent, les filles Jupp, bien que filles de pasteur, sont plutôt jeunes et Tara va à Londres alors qu'elle n'est pas encore majeure. Elles craignent leur père mais sont à peu près livres de leurs mouvements.

Pour contraster les changements de l'époque, les grandes demeures victoriennes sont majestueuses et veulent être sauvées. Seules témoins d'une époque révolue, leur prestance et toute la magie qui s'en dégage reste immuable.

Dans ce roman les Rolling Stones côtoient ces maisons d'exception, le grand Capability Brown fait écho à Jane Austen et Dickens alors que les jeunes vibrent au son d'Elvis. Tout ce que j'aime! 

1 % 2013 

(5/6 )

challenge petit bac

(LIEU: LONDRES)

objectif pal

(10/78)

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08 octobre 2013

Sorj Chalandon, Le quatrième mur (rentrée littéraire 2013)

sorj_chalandon_le_quatrieme_murQuatrième de couverture: « L'idée de Samuel était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détraite et jardin saccagé.

Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui, Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne...»


Sorj Chalandon confirme son talent de conteur des situations extrêmes. J'ai commencé la rentrée littéraire en mettant la barre très haut. Tellement qu'ayant lu ce livre fin août j'ai tenté à maintes reprises d'écrire mon billet sans jamais y parvenir, ne réussissant pas à trouver les mots pour vous en parler. Simplement parce que ce roman de Sorj Chalandon est plus qu'un coup de coeur, j'ai été touchée mais c'est peu dire, plusieurs semaines après ma lecture je suis encore toute émue du souvenir de certains passages, peut-être plus encore que pour Mon traître et Retour à Killybegs qui eux aussi m'avait laissée sans voix ... Je sais que je ne serai pas satisfaire de ce billet mais il faut bien se lancer...

Chalandon nous parle d'Antigone d'Anouilh mais aussi et surtout du Liban et de sa guerre, des communautés et des religions, des conflits mais toujours dans une lnague très poétique. Les phrases sont courtes mais belles, directes et touchantes. Il n'a pas besoin d'en faire des tonnes, l'intrigue et les personnages suffisent et pourtant le phrasé est soigné, chaque phrase mériterait d'être citée. Le quatrième mur n'est pas un livre sur la guerre ou la paix mais sur l'engagement des hommes et leur appartenance, à la terre, et à un peuple.

Georges fait une promesse à son ami Samuel, celle de terminer son projet: jouer Antigone à Beyrouth avec des acteurs apparetenants aux différentes communautés en conflit. Les acteurs n'ont pas été choisis par hasard, ils incarnent le personnage qu'ils vont jouer sur scène que ce soit Antigone la Palestinne, Hémon le Druze ou Créon le Chrétien, tout cela est d'ailleurs très symbolique... Ces recnontres boulversent la vie de George, tout comme le fera la guerre.

Je ne connais pas bien ce qu'ont pu être les enjeux de cette guerre, il ne me reste plus qu'à faire quelques recherches. Quant aux Antigone, celle de Sophocle et celle d'Anouilh, il ne me reste plus qu'à les relire. J'ai toujours préféré celle de Sophocle mais je vais les relire avec un oeil neuf, et en pensant aux personnages de ce livre...

Quelques extraits:

" L'antinationalisme c'est le luxe de l'homme qui a une nation."

"Il disait que notre colère était un slogan, notre blessure un hématome et notre sang versé tenait dans un mouchoir de poche. Il redoutait les certitudes, pas les convictions"

"Le chien reste un chien Georges. Même élevé par les moutons. Tes acteurs ne sont pas des acteurs, ce sont des soldats. Toi tu ne le sais pas, mais la guerre s'en souvient."

 

1___2013

(1/6)

J'ai hésité à m'inscrire cette année, et puis j'ai repéré plusieurs titres donc peut-être qu'avec un livre en moins j'arriverai à compléter le challenge de Hérisson cette année!

 

Edit du 04.11: J'édite mon billet parce que Galéa propose un challenge avec les pépites de cette rentrée 2013, et bien ma pépite je l'ai, peut-être en aurais-je d'autres, ou peut-être pas, mais Sorj Chalandon a été ma pépite de l'année 2013. Je vais sûrement employer des termes élogieux un peu cucul la praline mais c'est un livre plein d'émotions, qui parle à la lectrice que je suis, qui parle directement à l'âme de la lectrice que je suis, j'ai mis plus d'un mois à écrire mon billet, qui je trouve ne rend pas vraiment justice à l'auteur, aux personnages et au ressenti. Depuis j'ai offert ce livre à deux personnes pour leur anniversaire, Valérie, et un collègue, prof de lettres. Et comme je l'avais mentioné au début de mon billet, j'ai acheté ce livre en librairie à Thonon quand j'étais en vacances cet été. 

Et hop le petit logo:

challenge-nos pépites de l'année

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25 juillet 2013

Lecture commune: Audur Ava Olafsdottir, L'embellie

embellieRésumé :

"C'est la belle histoire d'une femme libre et d'un enfant prêté, le temps d'une équipée hivernale autour de l'Islande.
En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes.
Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d’exultation complice qui ne nous quitte plus."
 
Ce roman ne me tentait pas plus que ça et comme souvent c'est la perspective d'une lecture commune qui me l'a fait sortir de ma PAL, et comme assez souvent aussi ce fût une belle surprise... J'ai beaucoup aimé cette lecture et ce pour plusieurs raisons. 
D'abord parce que c'est un roman à la première personne et que bien souvent ça m'embarque plus facilement, je suis plus touchée et je m'identifie plus facilement au narrateur, ce qui m'amène à la deuxième raison pour laquelle j'ai beaucoup apprécié ce roman: la narratrice. Elle m'a parfois agacée, mais globalement elle m'a touchée, son franc-parler, sa volonté de ne pas être une femme traditionnelle qui ne sont finalement que des façades, elle revendique ne pas vouloir d'enfants, en est fière, mais se laisse finalement prendre au jeu des responsabilités qui incombent à une mère quand son amie lui confie son fils. La relation qui s'installe entre la narratrice et ce petit garçon a fait vibré ma corde sensible. J'aime beaucoup les romans où il est question d'enfants qui évoluent, les fameux Bbildungsroman, mais ici la narratrice évolue autant que l'enfant à son contact et c'est ce que j'ai trouvé beau dans cette histoire.
Enfin, ce que j'ai aussi beaucoup apprécié c'est l'Islande, personnage à part entière du récit. J'aimerais beaucoup visiter ce pays, parce qu'il entretient son mystère en étant très peu présent dans les médias et que les paysages y sont à couper le souffle je pense. Audur Ava Olfasdottir entretient ce mystère, elle fait de son pays un paysage un peu désolé où il y pleut beaucoup, mais paradoxalement, elle le rend en même temps  accueillant et chaleureux. 
J'ai apprécié les recette en fin de livre, il est souvent question de nourriture au fil des pages, donc c'est une bonne idée mais j'aurais préféré que le livre ne se termine pas de cette manière, j'aurais voulu une suite à cette histoire qui n'aura duré que le temps d'un été ...
 
J'ai fait cette lecture avec Valérie et Aifelle donc allons voir ce qu'elles en ont pensé. C'est aussi avec cette lecture que je clos mon challenge du 1% de la rentrée littéraire 2012 en ne l'ayant pas terminé avec seulement 5 livres lus. Je ne sais pas encore si je participerai au challenge pour la rentrée 2013, mon objectif étant toujours de baisser ma PAL existante et je ne me suis pas encore penchée sur les livres qui pourraient m'intéresser, à voir donc ...
 
1___2012
(5/7)
 
challenge_des_livres_et_des__les
(1/1)
 
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(2)
 
objectif_pal
(21/97)

23 juillet 2013

Le mois américain

Noctenbule propose de passer le mois d'octobre en compagnie d'auteurs américains, je me joindrai donc à elle ainsi que d'autres blogueurs pour vous faire découvrir tout au long du mois d'octobre des auteurs américains, mais pas que, on pourra également parler de séries, de recettes, de voyages etc... La seule obligation étant que ce soit estampillé US :) 

Plusieurs lectures communes sont prévues, vous les trouverez sur la page consacrée au challenge ici ou sur la page facebook.

 

challengemoisamericain

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16 mars 2013

Lecture commune: Jean-Michel Guenassia, La vie rêvée d'Ernesto G

la_vie_r_v_e_d_Ernesto_GQuatrième de couverture:

"De 1910 à 2010 et de Prague à Alger en passant par Paris. La traversée du siècle de Joseph Kaplan, médecin juif pragois. De la Bohème et ses guinguettes où l'on croisait des filles qui dansaient divinement le tango en fumant des Bastos, à l'exil dans le djebel, de la peste d'Alger aux désillusions du communisme, voici la vie d'un héros malgré lui, pris dans les tourmentes de l'Histoire. Une vie d'amours et de grandes amitiés, une vie d'espoirs et de rencontres, jusqu'à celle, un jour de 1966, d'un certain Ernesto G., guerrier magnifique et terrassé, échoué au fin fond de la campagne tchèque après sa déroute africaine.

On retrouve ici toute la puissance romanesque de Jean-Michel Guenassia qui, après Le Club des incorrigibles optimistes, nous entraine dans la délicate nostalgie des hommes ballottés par l'Histoire, les hommes qui tombent et qui font de cette chute même et de leur désenchantement une oeuvre d'art."

 

Début du XXe siècle, Joseph, fils de médecin vit à Prague avec son père. Il fait des études de médecine et se spécialise dans la recherche en biologie à Paris. Université le jour, meeting politiques et danse la nuit, les années éstudiantines de Joseph seront marquées par la montée du franquisme puis du nazisme.

A l'orée de la seconde guerre mondiale, Joseph part pour Alger et intègre le prestigieux institut Pasteur où il travaillera quelques années, Guenassia nous fait le doux récit d'une Algérie française où il fait bon vivre. Les amitiés sont solides, la jeunesse se retrouve dans les petites gargottes et l'odeur des merguez grillées n'est pas bien loin. Seule la guerre met un terme à cette vie d'insouscience et oblige notre Joseph, juif de par son père, à  fuir Alger et se cacher tout en continuant ses recherches. Cette période est marquée par la solitude et la promiscuité qui changeront notre protagoniste. Trois ans de cette vie de misère et Joseph revient à Alger puis en France à la fin de la guerre pour retrouver ensuite son pays, ses amis, ses racines. Vivre son amour, occuper des responsabilités dans la vie politique, nous faire réfléchir sur le communisme, rencontrer Ernesto G pas de la manière qu'on croit ... Je n'en dis pas plus quant aux évènements pour vous laisser le plaisir de la découverte intact.

Il est des livres comme ça, qu'on sait qu'on portera toujours au fond de nous, le club des incorrigibles optimistes en était, La vie rêvée d'Ernesto G en sera aussi. Jean-Michel Guenassia m'a une nouvelle fois emmenée avec lui et ses personnages. De Prague à Paris en passant par Alger ce sont une histoire et une Histoire chargées en émotions et en souvenirs qui nous sont contées avec brio.

J'ai autant aimé la première partie centrée sur Joseph Kaplan que la seconde centrée sur Héléna, sa fille et Ernesto Guevara. Quelle en est la part de réalité et la part fictive? On se prend vite à rêver des rues de Prague, de la douceur de la Bohême, du froid qui vous mord les joues et des cafés pittoresques et chaleureux.

Ce roman c'est aussi l'histoire d'une nation qui a porté le communisme à bouts de bras comme l'illusion d'un monde meilleur et plus humain c'est donc aussi forcément la desillusion d'un peuple brimé qui ne peut s'exprimer librement et qui vit dans l'angoisse des arrestations arbitraires.

Il y aurait tellement de choses à dire: l'amour parental, la raison et la passion, la trahison, la manipulation, l'enfance, l'appartenance à un peuple, à une terre, à des idéaux, l'enfance, l'abandon, la foi... Le mieux étant encore de le découvrir soi-même... Et par la même occasion de (re)voir Carnets de voyages avec Gabriel Garcia Bernal.

 

Quelques extraits qui m'ont particulièrement émue:

"Un soir, elle lui avait recommandé de se méfier comme de la peste des lieutenants de vaisseau, tout ce qu'ils juraient ou écrivaient c'était des bobards, rien d'autre."

"Ils se retrouvaient en tête à tête, dans cette maison au silence de cathédrale, ressemblant à ces enfants perdus dans la palpitation d'une nuit de noces d'un mariage arrangé par les familles et même si c'était eux qui l'avait organisé, ils se sentaient aussi gauches et empruntés, ils savaient l'un et l'autre que ce n'était plus une belle idée mais un corps inconnu avec qui ils étaient censés passer le reste de leur vie et se découvrir, se donner, faire le grand saut dans le vide, devenir intimes, dévoiler leurs secrets, en finir avec cette amitié batarde, plus prochesdésormais que de n'importe qui, avec la même appréhension, la même crainte, va-t-on s'entendre? Va-t-on se trouver? Avons-nous suffisamment envie l'un de l'autre pas seulement pour cette nuit mais pour les milliers d'autres nuits et d'autres jours? Peut-on se remettre d'avoir fait les choses à l'envers, dans un sens différent de l'ordre universel, où on s'aime d'abord, où on s'aime tellement qu'on décide de rester ensemble pour la vie."

"Nos vies ne nous appartiennent pas: d'autres les écrivent pour nous. Je dois partir ailleurs. Nous ne nous reverrons pas. Je vais tenir un rôle que je n'avais pas envie de jouer, dans un mauvais film, avec une fin stupide, mais ce film aura certainement beaucoup de succès. Et il paraît que ce sera une grande victoire pour notre cause. Sauf pour moi."

"Au moment de m'en aller, je voulais que tu saches à quel point j'ai pu t'aimer, tu as été une lumière merveilleuse, tu m'accompagneras toujours où que j'aille et je souhaite à chaque homme sur cette terre de connaître une femme comme toi." (lettre d'Ernesto)

"Je ne vais pas me mettre à énumérer la liste infinie des évènements du siècle. Et de tous, si je ne devais en retenir qu'un seul, ce serait la chute du Mur. Parce que ce fût ce jour-là l'écroulement de la pire dictature de tous les temps, du plus grand mensonge de l'histoire de l'humanité. La vie aujourd'hui est dure mais au moins c'est une vie d'hommes et de femmes libres."

 

 

C'était une lecture commune avec Valérie et Sylire

 

1___2012

(3/7)

 

objectif_pal

(5/97)

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13 décembre 2012

Lecture commune: J K Rowling, Une place à prendre

une_place___prendreQuatrième de couverture:

"Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige."

 J'édite le billet que j'avais fait en cours de lecture il y a dix jours puisque mon avis n'est pas si différent, je vais juste rajouter certaines choses notamment en ce qui concerne la fin. J'ai donc lu ce livre dans le cadre du match de la rentrée littéraire de PriceMinister. Vous trouverez la fiche du livre sur PriceMinister et nous faisons une lecture commune avec Valérie et Liliba :)

A la mort du conseiller paroissial  Barry Fairbrother c'est toute la communauté de la petite ville de Pagford qui se met en branle. Les uns souhaitant une cooptation pour le remplacer, les autres une élection. Les candidats se bousculent et mettent à jour les travers (pas très positifs comme vous pouvez l'imaginer). La vie de Pagford ne semble plus tourner qu'autour de cette place à prendre. Les personnes y sont presque tous dépeints sous un mauvais jours et sont donc pour la plupart antipathiques.
La narration se déroule à plusieurs niveaux, celui des parents, et celui des enfants. Les histoires des adolescents sont de loin celles que je préfère. Ils ne sont néamoins pas plus sympathiques que leurs parents!!

J K Rowling aborde un thème que l'on trouve latent dans les Harry Potter (bien que ce soit totalement différent), la relation à l'aldulte et l'autorité abusive de certains parents sur leurs enfants. La frustration que cela fait naître chez les personnages adolescents se répercute sur d'autres adolescents, ainsi Fats, inconsidéré par son père (qu'il déteste profondément) reverse sa colère sur Sukhvinder, qui elle même se scarifie... Tout ça bien sur à l'insu de tous les parents... Comme dans la vie en somme. J K Rowling sait attirer l'attention de son lecteur mais parfois certaines images sont à mon sens trop lourdes pour être agréables à lire.

En bref si je dois résumer je dirais que les histoires individuelles des personnages m'intéressent mais que la longueur quant à l'attribution de la place au conseil paroissial commence à être un peu trop longuette. Quoi qu'il en soi, si J K Rowling avait pour but de montrer la perfidie des uns et des autres à la mort de quelqu'un, comme des vautours autour de la dépouille, c'est réussi! J'attribuerai donc pour le moment la note de 12/20 à ce roman.

 

Bon et bien maintenant que je connais les dénouement, je reste sur cette note, non pas que la fin ne m'ait pas plus mais parce que je me suis dis "tout ça pour ça" en ce qui concerne la place de conseiller... les uns "démissionnent" ou se font évincer à leur insu, et les sièges reviennent à ceux à qui on s'attend donc de ce côté là, qui est quand même le sujet principal du livre, il n'y a pas vraiment de surprise.  Là où l'effet de surprise opère c'est plus en ce qui concerne les parents, c'est donc ces personnages-là que j'ai continué à préférer. J'ai souvent eu l'impression qu'ils étaient moins bêtes et bornés que leurs parents!

J'ai apprécié le procédé employé par JK Rowling pour amener la fin, tel un scénario de film castastrophe, où les péripéties s'enchaînent et où tout converge jusqu'à l'explosion... Parfois un peu too much mais très intense, on ne peut aps s'arrêter au milieu des 50 dernières pages, il faut aller jusqu'au bout tant la pression est forte!

 

Pour conclure donc je dirai que c'est un premier roman pour les adultes qui tient en haleine grâce à certains personnages, mais dont le sujet principal est quand même bien long voire ennuyeux à certains moment. Quelque chose de plus court pour le coup aurait je crois eu un peu plus d'impact!

Qu'en ont pensé Valérie et Liliba?

 

1___2012

(2/7)

27 juin 2012

Emma Donoghue, Room

roomQuatrième de couverture:

"Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. 
Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance.
 Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. 
Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ?"


Que dire sur ce livre sans trop en dévoiler?L'histoire est très poignante et ne peut laisser indifférent tant par le thème abordé que par la narration ou les questions qu'elle soulève.
Emma Donoghue a choisi pour narrateur le petit Jack, 5ans, né du viol de sa mère retenue en captivité depuis l'âge de 19ans par un vieil homme célibataire et associal.

Le choix du narrateur fait toute l'originalité de ce roman ficitif. Fictif oui mais inspiré de faits réels. C'en est d'autant plus horrible, car oui il existe en effet dans ce monde des hommes qui "volent" des femmes pour abuser d'elles et les retenir ainsi prisonnière. Je ne vous l'apprends pas bien sûr et je n'ai pas eu besoin de ce livre pour savoir que ça existait, mais c'est le genre de choses je crois auxquelles on ne préfère pas penser???

La mère (on ne connaît pas son nom de tout le roman) rapelle d'ailleurs qu'il existe aussi beaucoup d'autres choses horribles que l'on fait subir aux femmes et aux enfants à travers le monde.

Avant de lire le billet de Valérie, je n'avais pas vu le thème récurrent de l'allaitement comme l'attachement et le symbole du lien qui unit Jack à sa mère. Je ne comprenais pas et touvais même assez dérangeant que cela perdure à un âge si avancé de l'enfant mais au final ils vivent en vase clos et sont tout l'un pour l'autre dans cette minuscule pièce qu'est leur monde...

Souvent je me suis interrogée sur le regard qu'aurait pu porter cette jeune femme sur son enfant, fruit d'un viol qui pour moi rappellerait sans cesse le violeur. Cette pensée est formulée par le père de la jeune femme et les médias et en un sens je me suis trouvée horrible de penser comme eux!

Jack est je crois ce qui lui a permis de survivre. Il a été son espoir et c'est par lui qu'elle tentera de s'enfuir.

Ne pas lire la suite du billet si vous n'avez pas lu le roman!!!

Quand ils seront enfin sortis de la cabane, la mère devra réapprendre à vivre pour Jack qui lui va devoir appréhender un moinde totalement inconnu dans lequel il n'a absolument aucun repère. Le fait que la narration soit faite de son point de vue nous montre toute la difficulté de la chose. Ce monde est pour lui absolument irréel puisque jusqu'alors il n'existait que dans la télévision. Toutes ses questions montrent à quel point tout est effrayant pour qui sort d'un espace confiné.

 

Fin des spoilers


Un livre de la rentrée littéraire 2011 qu'il faut je crois lire absolument, je ne peux pas paerler de coup de coeur étant donné le thème du livre mais j'ai été énormément touchée par cette histoire et par ses personnages. Même si à moi aussi un certain apssage m'a semblé absolument irréaliste il était pourtant nécessaire au déroulement de l'histoire. Bravo à Emma Donoghue!

J'achève avec cette lecture mon challenge du 1% littéraire avec 7 lectures!

1__litt_raire(7/7)

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26 mai 2012

Sorj Chalandon, Retour à Killybegs

retour___killybegsQuatrième de couverture: « Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence. »

Killybegs, le 24 décembre 2006 Tyrone Meehan

 

Tyrone Meehan, seul dans la maison où il a grandi revient sur son enfance. Son père alccolique et violent meurt quand il est encore enfant. Sa mère les emmène, lui et ses huit frères et soeurs, vivre chez leur oncle à Belfast. Ils sont chassés du quartier par les protestants et se réfugient dans un ghetto catholique, c'est pour Tyrone le début de son engagement et de son dévouement envers l'IRA. Il a 16 ans.

Mon coup de coeur pour Sorj Chalandon et ses histoires irlandaises se confirme. J'ai encore été beaucoup émue, plus encore que pour Mon traître. J'ai envie de dire que Retour à Killybegs ne se lit pas, il se ressent. C'est pouruqoi j'éprouve pas mal de difficultés à vous en parler ... Et je vais plutôt vous taper les passages qui m'ont particulièrement touchée.

Tyrone Meehan a trahi, on le sait et pourtant à aucun moment je n'ai réussi à le voir comme un traitre? Il est un homme, avec ses forces et ses faiblesses, qui, par conviction, oeuvre pour son pays, pour sa famille, pour la paix.

Certains passages, notamment ceux sur les grèves de la faim et de l'hygiène sont très durs. Je n'avais pas conscince au final de la dureté de cette guerre et pourtant c'était il y a à peine trente ans! Une guerre psychologique. Je n'excuse en rien les agissements de l'un ou l'autre camp, mais ces mots, les mots de Tyrone Meehan nous font comprendre l'IRA et son combat...

Un livre très fort donc. Il ne faut pas, je crois, passer à côté de ce titre de la rentrée littéraire 2011!

Les extraits:

"Ces félons étaient armés par les Anglais, habillés par les Anglais, ils ouvraient le feu sur leurs camarades. Ils n’avaient d’irlandais que notre sang sur les mains."

"A cet instant, j'ai compris que ma vie suffoquerait entre ces murs captifs et ma rue barbelée. J'entrerais, je sortirais jusqu'à mon dernier souffle. Mais libres, entravées, libérées de nouveau pour porter un fusil en attendant les chaînes. Sans savoir si la mort m'attendrait dehors ou dedans."

"Le trahi et le traitre son pareillement douloureux, Tyrone. On peut aimer l'Irlande à en mourir, ou l'aimer à en trahir."

"Il était pour moi à la fois l'étranger et mon peuple. Celui qui m'avait vu et celui qui ne me verrait plus jamais. Il était le petit Français et toute cette Irlande qu'il suivait pas à pas. Il était un peu de Belfast, un peu de Killybegs, un peu de nos vieux prisonniers, de nos marches, de nos colères. Il était le regard de Mickey, le sourire de Jim. Il était de nos victoires et de nos défaites. Il avait tant et tant aimé cette terre qu'il en était.'

"J'ai de la fièvre. Le jour tarde. J'attends toujours ce lambeau de clarté. J'ai froid de mon pays, mal de ma terre. Je ne respire plus, Je bois. La bière coule en pleurs sur ma poitrine. Je sais qu'ils attendent. Ils vont venir. Ils sont là. Je ne bougerai pas. Je suis dans la maison de mon père? Je les regarderai en face, leurs yeux dans les miens, le pardon du fusillé offert à ses bourreaux."

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(6/7)

 

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29 février 2012

Hélène Gestern, Eux sur la photo

eux sur la photoQuatrième de couverture:

"Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms, et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.

Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu’ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.

Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d’éléments inconnus, la résolution d’énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c’est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu’ils modifient, ou pas, ce que nous sommes."

 

La citation qui résume bien ce roman épistolaire serait celle-ci: " De quels secrets a-t-on voulu nous protéger et au prix de quels mensonges?" En effet toute "l'intrigue" (si on peut parler d'intrigue) est basé sur le passé qui a été cachée à une enfant aujourd'hui devenue adulte. Quoi de plus normal et naturel au final de vouloir faire le jour sur ce passé... L'histoire est touchante et bien écrite. L'échange de lettres permet de donner un rythme aux différents souvenirs et à l'enquête menée par les personnages. On ne s'embourbe donc pas dans la pensée d'un personnage, bien au contraire, les échanges sont vifs et plein d'esprit. Les deux protagonistes sont qui plus est attachants dans leur quête de vérité, leur besoin de savoir pour en quelques sortes se construire.

Les analysés de photographies sont intéressantes, un vocabulaire assez pointu est utilisé mais ces passages sont brefs donc ne perdent pas le lecteur. Je crois que quelques illustrations de photographies décrites auraient été bienvenues, ça aurait ajouté une touche supplémentaire au roman.

A l'origine de tous ces secrets une histire d'amour contrarié, d'une époque révolue mais toujours conservatrice malgré la "révolution" apportée par Mai 1968. Et puis la correspondance entre les deux enfants devenus adultes montre le poids du passé laissé par un parent disparu ou absent.

Hélène Gestern soulève ainsi la question de l'identité, se construit-on son identité d'adulte au travers de ses parents et de l'éducation que l'on a reçu, au travers de ses souvenirs, quel impact ont les liens du sang et les souvenirs enfouis de la petite enfance sur notre moi adulte.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a fait voyagé plus dans le temps que dans l'espace. J'ai aimé ce côté un peu désuet de l'échange épistolaire. Je crois que c'est un genre qui me plaît particulièrement!

Merci à Jeneen qui a accepté de mettre sur le chemin de son livre voyageur , ce fût une belle découverte pour elle aussi.

 

1__litt_raire(5/7)

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18 janvier 2012

Jean-philippe Blondel, Et rester vivant

et_rester_vivantQuatrième de couverture:

"Depuis, quand on me croise, on compatit. On me touche le coude, on m'effleure le bras, on refoule des larmes, on me dit que c'est bien, que je suis courageux, que ça va aller, hein ? Je ne réponds pas. Je laisse glisser. Je continue d'enchaïner les longueurs dans ma piscine intérieure et je fais attention à ce que le chlore ne rougisse pas mes yeux."

Avoir vingt - deux ans et plus aucune attache. Rouler sur les routes californiennes. Vivre des rêves éveillés et des cauchemars diurnes. Comprendre que l'important, désormais, c'est de continuer coûte que coûte. Et de rester vivant."


Deux semaines. C'est le temps qu'il m'aura fallut pour "digérer" ma lecture et écrire un billet médiocre. Je ne suis pas fière de moi! J'ai pourtant beaucoup, beaucoup aimé ce livre mais je ne trouve pas les mots pour le raconter ou parler de ce que j'en ai pensé. Et pourtant j'ai bien envie de vous en parler, donc j'en dirai simplement quelques lignes et vous noterez quelques extraits que j'ai retenu.

Jean-Philippe Blondel a je crois ce pouvoir de toucher avec les mots, des mots qui pour autant ne tombent pas dans la sensiblerie ou la pleurnicherie, pourtant le sujet n'était pas facile à trairer, d'autant plus qui lui est très personnel. Il a, en tentant de se rendre à Morro Bay accompli le voyage initiatique que chacun rencontre d'une manière ou d'une autre dans sa vie, peu importe la forme qu'il prend.

Certes ce livre parle du deuil, de la douleur de perdre ses proches mais il met surtout en avant l'amitié, et la vie qui continue. On aurait pu s'attendre à quelque chose d'assez sombre et pourtant l'un des adjectifs qui me vient à l'esprit et lumineux!

Voilà, je n'en dis pas plus, il faut le lire en fait ...

 

" J'ai fermé les yeux et, pendant quelques secondes j'ai eu vingt-deux ans, des cheveux dans le coup, deux dizaines de kilos en moins, une boucle d'oreille dans le lobe gauche. J'étais assis au bord de la route qui surplombe Morro Bay, Californie. L'avenir était une notion floue. Ce qui comptait c'était l'ici et le maintenant. L'été. L'été 1986 " (l'été 86 pour moi était le tout premier de ma vie...)

" Je ne suis pas soumis aux regards de ceux qui m'ont vu grandir. Je peux devenir ce que je veux. Je peux aussi mourir demain. Je tamise entre mes doigts le sable très fin de Cabo San Lucas. Il est d'une extrême fluidité. Impossible même en creusant, de trouver du sable mouiller pour le transformer en château. Or moi j'ai besoin de construire."

"J'aimerais avoir vingt ans de plus. Jaimerais que tout ça soit derrière moi. J'aimerais avoir trouvé ma voie, avoir atteint une sorte de sérénité illusoire- que ma vie soit à peine troublé par l'impact des rames de la barque que je conduis. Etre débordé quand je me réveille - avoir tellemet d'obligations et de contraintes que je n'ai le temps de penser à rien, que je n'ai pas le loisir de me voir vieillir."

 

Encore merci à toi Saraswati pour ce cadeau!            

1__litt_raire (4/7)

 

Posté par Cinnamonchocolat à 18:35 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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