18 novembre 2013

Andrew Taylor, Le Diable danse à Bleeding Heart Square

le diable

Quatrième de couverture:

"1934. Londres. Lydia Langstone fuit la haute société aristocratique anglaise et un mari violent pour trouver refuge dans une petite pension de famille sise Bleeding Heart Square. Privée des privilèges que lui conférait son statut social, elle tente de renouer avec une vie plus modeste, plus indépendante aussi. Mais très vite dans cet univers nouveau pour elle, Lydia se trouve confrontée à d'étranges évènements. Qu'est devenue Miss Penhow, l'ancienne propriétaire de la pension de famille, mystérieusement disparue quatre ans plus tôt ? Pourquoi un journaliste de retour des Indes, veut-il à tout prix la retrouver ? Qui est cet homme qui semble surveiller nuit et jour les allées et venues dans la maison ? Enfin qui envoie des morceaux de cœur en décomposition à Joseph Serridge, l'un des occupants de la pension de famille, le dernier à avoir vu Miss Penhow vivante ? Selon la légende londonienne, Le Diable danse à Bleeding heart square, cette fois il serait plutôt tapi dans l'ombre, en silence, attendant son heure."

Quand j'ai commencé la lecture j'ai eu un peu peur, c'était un peu confus, je n'arrivais pas trop à suivre qui était qui et pourquoi ils étaient tous amenés à vivre au même endroit! Puis au fil des pages les pièces du puzzle se sont assemblées et se sont imbriquées les unes dans les autres. L'histoire se passe dans les années 30 à Londres mais l'on retrouve ici la constructions des intrigues policières du 19e siècle. Ce sont les personnages, qui ne sont pas dans la police, qui mènent l'enquête, à partir des informations qu'ils arrivent à recouper.

L'auteur nous rappelle également la position des femmes dans la société qui bien que déjà au 20e siècle, leur place était toujours considérée comme étant "auprès de leur mari". De même, il évoque la montée du fascisme en Europe où la Grande-Bretagne n'a pas non plus été épargnée par les idéologies anti-sémites. C'est donc sur un fond d'idéologie politique que notre narrateur tisse son enquête. Les histoires des uns et des autres se recoupent pour ne donner son dénouement qu'à la fin du roman. Chaque fil d'intrigue est détissé petit à petit jusqu'au retournement de situation final!!

Les personnages de Lydia et Rory sont attachants. La volonté et l'obstination de Lydia en font une femme forte, qui n'a pas peur du qu'en dira-t-on. 

J'ai beaucoup aimé l'écriture d'Andrew Taylor, très 19e, de même que la sociét qu'il dépeint, celle où finalement deux mondes sont amenés à se côtoyer: la noblesse et la classe populaire, assez intéressant donc dans une société où les convenances veulent que chacun reste à sa place. En bref donc j'ai passé un très bon moment en compagnie de Lydia et Rory.

objectif pal

(31/97)

lire sous la contrainte

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