03 mai 2016

City trip to Stockholm #1

Je vais essayer de faire un petit recap pas trop barbant sur notre séjour en Suède.

Pour les infos pratiques, nous sommes partis de l'aéroport du Luxembourg, avec LuxAir (un microavion avec hélices!!!) et sommes arrivés à Stockholm à l'aéroport d'Arlanda. Il y a une navette en bus (Flygbussarna) toutes les 20 minutes pour rejoindre le centre ville en une quarantaine de minute pour environ 120 sek. Nous sommes restés 9 jours, 4 à Stockholm, 4 à Malmö qui nous ont également permis une virée d'une journée à Copenhague au Danemark en traversant (en train) le pont de l'Oresund.

Stockholm est une ville assez vaste, répartie sur plusieurs îles, nous avions trouvé un appart AirBnB sur une petite île à l'ouest de la ville Lilla Essingen, s'il était difficilement faisable de rallier le centre historique à pied, sachez que le réseau de transports est très bien développé, nous avions un bus dans la rue d'à côté et nous n'avons jamais attendu plus de cinq minutes aucun des transports que nous avons pris: bus, métro, tramway et ferry, le tout avec un pass trois jours, l'achat du pass 3 jours + la cate nous a coûté 250 sek je crois.

Le premier soir nous sommes partis explorer l'île d'à côté, Kungholmen jusqu'à la mairie Stadshuset.

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Après 1h30 de marche nous nous sommes posés dans un resto, Salt pour manger un burger d'elan sauce aux airelles accompagné de ses chips (en anglais sur la carte, qui se sont avérés être des chips en français aussi, dommage). Le burger était très bon, je vous donnerai donc quelques noms de resto ou cafés mais pas tant que ça, on prenait plutôt un goûter dans l'aprem et nous mangions à l'appart le soir. Les rayons de supermarché c'est toute une aventure dans les pays étrangers, encore plus quand sur les paquets vous ne trouvez que du suédois, du danois, du norvégien ou du finnois! Eh oui, si les suédois parlent un anglais impeccable, en dehors de quelques menus de restaurants, rien n'est traduit!

 

Restaurant Salt: http://saltbarmatsal.se/

HANTVERKARGATAN 34 Kungsholment

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02 mai 2016

Emile Zola, La joie de vivre

la joie de vivre

Quatrième de couverture:

"Près d'Arromanches, dans la maison du bord de mer où ils se sont retirés après avoir cédé leur commerce de bois, les Chanteau ont recueilli Pauline, leur petite cousine de dix ans qui vient de perdre son père. Sa présence est d'abord un surcroît de bonheur dans le foyer puis, autour de l'enfant qui grandit, les crises de goutte paralysent peu à peu l'oncle Chanteau, la santé mentale de son fils Lazare se dégrade, l'héritage de Pauline fond dans les mains de ses tuteurs, et le village lui-même est rongé par la mer.

En 1884, lorsqu'il fait paraître ce roman largement autobiographique, le douzième des Rougon-Macquart, c'est pour une part ironiquement que Zola l'intitule La Joie de vivre. Car en dépit de la bonté rayonnante de Pauline qui incarne cette joie, c'est l'émiettement des êtres et des choses que le livre raconte. Après Au Bonheur des Dames, grande fresque du commerce moderne, c'est un roman psychologique que l'écrivain propose à ses lecteurs, un roman de la douleur où les êtres sont taraudés par la peur de la mort face à une mer destructrice."

Comme je l'ai lu sur les blogs qui parlaient de La Joie de Vivre, dans ce douzième volume des Rougon-Macquart il n'y a de joie de vivre que dans le titre. En effet l'histoire de Pauline est assez sombre, et peu d'espoir de s'en sortir lui ai laissé, même si je dois avouer que sa bonté, son dévouement et sa naïveté m'ont parfois agacée, comme si elle tendait son propre bâton pour se faire battre! L'enfance de Pauline avec son cousin semble douce, joyeuse et est pleine de grand air, mais à partir du moment où la famille commence à manger son héritage c'est une lente descente dans la maladie, la décrépitude et la culpabilité. Pourtant on n'arrive pas vraiment à la plaindre Pauline. 

J'ai globalement apprécié cette lecture, même si l'auteur a choisi de quitter Paris pour le bord de mer en Normandie, même si finalement je n'ai apprécié aucun des personnages. Chacun à sa façon est antipathique, en tête bien sûr Lazare, et sa mère Madame Chanteau, c'est d'ailleurs ces deux-là qui feront la ruine de Pauline, et de la famille. Chanteau (père) on le plaint, il passe tout le récit assis dans son fauteil, les membres déformés par la goutte, la bonne aussi est à plaindre et que dire des habitants de la bourgade? Tous ont l'air alcoolisés et miséreux. Pauline, quand elle ne donne pas sa chemise pour son cousin, c'est pour ceux-là qu'elle se ruine... Et que dire de la scène d'accouchement que j'ai lu trois soirs de suite, tant elle était longue!! Encore plus efficace qu'un contraceptif!

Bon on ne dirait pas comme ça mais j'ai aimé quand même, ce n'est plus à prouver, Zola est un maître dans la manière de décrire la pauvreté, le temps qui stagne, la culpabilité, la méchanceté et cette complaisance dans la misère... Je vais laisser un peu de temps avant d'entamer Germinal, doux souvenir de l'adolescence, pour mieux le savourer cet été sans doute...

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27 avril 2016

Tahar Ben Jelloun, Partir

partir

Quatrième de couverture:

"La petite Malika, ouvrière dans une usine du port de Tanger, demanda à son voisin Azel, sans travail, de lui montrer ses diplômes.

- Et toi, lui dit-il, que veux-tu faire plus tard ?

- Partir. Partir... ce n'est pas un métier !

- Une fois partie, j'aurai un métier.

- Partir où ?

- Partir n'importe où, là-bas par exemple.

- L'Espagne ?

- Oui, l'Espagne, França, j'y habite déjà en rêve.

- Et tu t'y sens bien ?

- Cela dépend des nuits."

Je pensais ce roman idéal pour m'accompagner en voyage, tout comme les personnages de ce livre j'avais besoin de voir ailleurs, de faire une coupure, mais j'ai un peu peiné. Je savais le sujet difficile, et aussi finalement très lié à l'actualité. Même si les migrants ne sont pas marocains comme dans l'histoire de Tahar Ben Jelloun, ils quittent aussi leur pays par désespoir, par besoin, par rêve d'une vie meilleure, et c'est le point commun entre chacun de ces personnages. Et de manière prévisible, cela ne se passe évidemment pas comme ils l'avaient rêvé, leur condition ne s'amélioré pas une fois la mer et les kilomètres franchies, au contraire, ici les espagnols sont durs avec les émigrés marocains ou africains. Ils ne trouvent pas de travail, dorment dans des taudis et survivents de petits boulots en petits trafics, certains d'ailleurs n'arriveront même jamais de l'autre côté... Mais pour Azel c'est différent, il rencontre Miguel, et Miguel va changer sa vie. Pourtant là encore cela ne se passera pas non plus tout à fait comme il se l'imaginait. Qu'on se le dise... ce roman est tout sauf positif, une seule immigration sera réussie finalement... C'est un roman sur l'exil mais surtout une ôde au Maroc, à la fois négative et positive. Le Maroc qu'on déteste mais qu'on ne peut oublier, auquel on se raccroche. Le contexte est différent du Maroc actuel, le roi Hassan II est toujours au pouvoir dans ce récit, et je pense que les choses ont évolué avec l'arrivée de Mohammed VI au pouvoir. Mais j'imagine que certains jeunes rêvent toujours à l'Espagne ou à la France.

Une lecture peu aisée donc, mon avis est assez mitigé, voire plutôt négatif, enfin surtout à cause de la fin qui m'a laissée un peu perplexe. Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette lecture en fait... Et vous, qu'en avez-vous pensé si vous l'avez lu?

challenge petit bac

 

(Voyage: PARTIR)

objectif pal

 

(11/31)

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24 avril 2016

Ava Dellaira, Love letters to the dead

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Quatrième de couverture:

"Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée."

Déjà une semaine que ous sommes rentrés de Suède et le blog est toujours en friche!! Je me suis noyée sous les copies de bac blanc toute la semaine et après avoir fêter les 50 ans de ma mère, ce sont aux 60 de ma belle-mère que nous avons trinqué ce weekend ... Tout ça pour dire que 1) je néglige mon blog, 2) je néglige vos blogs, 3) ça fait un mois que j'ai lu ce roman et que je n'en ai toujours rien dit!! Pourtant je l'ai aimé! Même beaucoup! Je l'avais repéré dès sa sortir, une élève de 5e le lisait à l'époque j'avais même envie de lui piquer!! Mais j'ai patienté ... Un journal intime à la manière d'un roman épistolaire, le tout saupourdé de Kurt Cobain, Jim Morrison et Janis Joplin, associé à une très belle couverture, voilà les quatre arguments qui m'ont fait flancher.

Laurel est une adolescente de 15 ans, mal dans sa peau, qui a récemment perdu sa soeur, débarque dans un lycée où elle ne connaît personne, les thèmes ne sont pas nouveaux, comment se faire des amis quand on ne connaît personne et qu'on n'est pas forcément du genre populaire, comment surmonter un deuil, comment vivent ceux qui restent, le regard des autres, les amours adolescentes, les fêtes et l'alcool, le rapport aux adultes. Le traitement de toutes ces questions par Ava Dellaira est plutôt intéressant et n'est pas trop redondant de ce que j'ai déjà lu sur le sujet. Le fait que Laurel s'adresse à des adultes, bien qu'ils soient décédés lui donne une certaine maturité dans l'analyse de ses sentiments, tout en gardant sa part d'adolescence. On la sent perdue et démunie mais forte et déterminée. Elle possède une personnalité assez intéressante, à l'image de ses nouveaux amis. 

Je dirai que ce roman est un roman sur l'accepation, de soi d'abord mais aussi des autres. C'est une belle leçon de tolérance, portée par des adolescents qui tombent peu à peu dans le monde des adultes. Amettre entre les mains de tous les lycéens je pense, par contre je trouve que pour des collégiens c'est peut-être un peu trop tôt.

challenge petit bac

(OBJET: LETTERS)

 

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04 avril 2016

Vacances!

Je laisse le blog en friche pendant ces deux semaines de vacances, nous nous envolons aujourd'hui pour la Suède. Dépaysement garanti pour couper avec ce rythme de folie. J'aurai la tablette avec moi donc je viendrai peut-être un peu traîner sur vos blogs... A très vite ;)

 

 

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03 avril 2016

Stéphanie Barron, Jane Austen et le révérend

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Quatrième de couverture:

"En décembre 1802, Jane Austen provoque l'émoi et la réprobation de sa famille en refusant la demande en mariage d'Horris Bigg-Wither. Aussi l'invitation de son amie Isabel Poyne arrive-t-elle comme une vraie délivrance, et Jane s'empresse de la rejoindre dans le Dorset. Mais les routes ne sont pas sûres en ce début de XIXe siècle et les compagnons de voyage pas toujours recommandables. C'est un clergyman non dépourvu de charme qui retiendra l'attention de Jane dans la malle-poste qui traverse la verdoyante campagne anglaise. Arrivée à bon port, il faut vite se rendre à l'évidence, l'homme a disparu. Et son absence va être la source de bien curieux incidents. Auteur reconnue et appréciée pour avoir su dépeindre avec habileté et talent les mœurs de son temps, Jane Austen n'a pas eu la vie terne et rangée que lui prêtent souvent les biographes officiels. Stephanie Barron, qui en a fait son héroïne, le prouve une nouvelle fois ici."

Je me suis tatée à abandonner ma lecture en cours de route, mais je n'aime pas ça alors j'ai tenu bon, et j'ai bien fait! Passé le cap des cent premières pages je me suis laissée happer par l'histoire, cent pages quand on est fatigué c'est beaucoup mais finalement ça vaut le coup. On retrouve la touche Austenienne avec un côté Daphné du Maurier. L'écriture de Stéphanie Barron est peut-être un peu moins fluide, mais l'intrigue à tout d'une Auberge de la Jamaïque, des contrebandiers, des morts, et surtout des faux semblants, des préjugés, et de l'orgueil. Les paysages ne sont aps en reste, de la lande balayée par le vent à la côte bercée par les flots... Les personnages sont truculents, à commencer par Mrs et Mr Austen qui n'ont rien à envier à Mrs et Mr Bennet " J'espère que vous n'avez pas l'intention de répéter chacune de mes paroles, Jane. J'ai beau avoir atteint un âge vénérable, ma mémoire me permet encore de suivre une conversaion. J'aimerais pouvoir en dire autant de votre mère." La mère semble aussi superficielle et babillante, le père aussi sarcastique, et Jane elle ressemble comme deux gouttes d'eau à Elizabeth...den même que Sidmouth ferait un très bon Darcy. On retrouve aussi des personnages empreintés aux autres romans de Jane Austen, et je ne saurai dire où s'arrête la réalité et où commence la fiction mais j'ai vraiment apprécié ce récit.

Evidemment Stéphanie Barron n'a rien inventé de nouveau, l'intrigue repose sur les faux-semblants, les personnages ne sont pas ceux qu'ils paraissent être et certains cachent de lourds secrets ... Mais on peut compter sur Jane pour nous les révéler...

lire sous la contrainte

 

(personnage célèbre: Jane Austen)

objectif pal

                                                                          (10/31)

 

 

28 mars 2016

Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du Roi Soleil, Le secret de Louise (Tome 2)

colombes ru roi soleil t2

Quatrième de couverture:

"Grâce à ses talents de chanteuse, Louise est remarquée par la Reine d'Angleterre, qui lui demande de devenir sa demoiselle d'honneur. Elle quitte à regret Saint-Cyr et ses amies, lis, très vite, elle fait des rencontres passionnantes et des découvertes qui vont l'aider à lever le voile sur le mystère qui entoure sa naissance..."

J'apprécie vraiment cette série, ce n'est que le second tome mais je trouve les histoires assez frâiches sans être niaises avec la particularité d'être anccrées dans un contexte historique reculé. Le dépaysement est donc assuré et c'est également un bon moyen de s'intéresser à l'histoire de France. J'imagine que c'est très romancé, mais on va dire que ça met le pied à l'étrier mour en découvrir un peu plus.

Dans ce tome on apprend qui est Louise, qui sont son père et sa mère, il ne me reste plus qu'à farfouiller l'histoire pour savoir si c'est de la pure fiction inventée par l'auteur ou si c'est effectivement un fait avéré de l'histoire. Quoi qu'il en soit ça m'a donné envie de me documenter sur la Montespan par exemple qui jusqu'à présent n'était qu'un vague nom de courtisane ou le titre d'un roman de Jean Teulé, peut-être me faudra-t-il commencer par là si je veux en savoir plus. J'ai déjà hâte de me plonger dans le suivant.

challenge petit bac

 

(Animal)

lire sous la contrainte

 

(personne célèbre)

objectif pal

 

(9/31)

23 mars 2016

Anna Jansson, Le Pacte Boréal

le pacte boréal

Quatrième de couverture:

"Alors que le froid et la neige de décembre submergent la côte, la petite ville suédoise de Kronköping est soudain plongée dans la terreur. Des inconnus sont pendus ou mutilés selon des méthodes qui rappellent les pires châtiments de la mythologie scandinave. Est-ce l'œuvre d’une secte ? Et pourquoi avoir choisi ces hommes et ces femmes sans histoires ? Ou bien s'agirait-il d'un tueur solitaire adepte des traditions nordiques les plus sanglantes ? La belle Maria Wern fait partie de l'équipe de policiers chargée de mener l'enquête. Sacrifiant ses vacances de Noël, elle doit au plus vite déchiffer les signes étranges que les tueurs laissent sur les scènes de crime …"

Histoire de me mettre dans l'ambiance suédoise j'ai enfin déterré ce polar de ma PAL, les polars je les aime mais avec parcimonie et je reconnais que le genre nordique est plutôt cool! Je suis assez mitigée sur celui-ci, je l'ai trouvé à la fois intéressant et en même temps certains aspects ne m'ont pas convaincue, et parfois pour des détails à la noix...

Je vais commencer par le positif, je trouve toujours intéressant de se plonger dans les mythes et les légendes, et honnêtement les légendes scandinaves je n'en connais absolument aucune. J'ai donc appris beaucoup de choses, même si c'était parfois assez confus ou flou. Je me dis souvent que c'est un coup de génie d'utiliser la mythologie pour créer des crimes à souhait dans les romans policiers, mais c'est aussi tout aussi flippant de se dire qu'il y a vraiment des fanatiques dans la vraie vie qui usurpent toute ces légendes pour tuer. Bon en même temps si c'est très intéressant ce n'est jamais très novateur. J'ai apprécié le personnage de l'inspectrice Maria Wern, sa psychologie, sa manière de réfléchir. J'ai trouvé l'enquête rondement menée, d'abord des fausses pistes, puis des découvertes significatives qui misens bout à bout révèlent l'identité du coupable in extremis.

Mais ... mais j'ai eu un peu de mal au début, c'est assez plat et confus alors qu'on aurait pu démarrer sur les chapeaux de roue. Je n'ai globalement pas aimé les personnages masculins que ce soit les enquêteurs, je ne suis pas sûre d'avoir saisi qui était qui ... et le maria de Maria qui est absolument insupportable, mais qu'est ce qu'elle fout avec lui sérieusement? Il y a des détails un peu saugrenus qui m'on agacée, l'oiseau empaillé contre une bagnole, non mais what the fuck? et puis vous y croyez vous un policier de terrain qui porte des chaussures trop petites? Et puis comment un couple qui semble assez instable financièrement peut envisager d'acheter une maison en bord de mer?

Le pacte Boréal c'est comme les bulletins de mes élèves de 2nde, un bilan très contrasté!!

Dix jours sans billet pour écrire ça, je ne me félicite pas!

Ha et je dois vous avouer que le soir je posais un truc sur le livre parce que ça me perturbait de savoir l'image de première de couverture à côté de moi la nuit ... Pas très net tout ça...

objectif pal

(8/31)

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13 mars 2016

Léonor de Récondo, Amours

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Quatrième de couverture:

"Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré.
Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches.
Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles…
Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout."

Voilà un roman que j'avais envie de découvrir depuis sa sortie... Et honnêtement au début de ma lecture j'ai eu un peu peur d'être déçue. Je trouve que la quatrième de couverture en dit trop et j'en avais aussi peut-être lu trop sur les blogs du coup j'ai eu un petit moment de "ah c'est ça en fait" sans accrocher à l'écriture non plus. Et puis finalement je me suis laissée portée par les mots, par l'époque surtout, le début du XXè siècle c'est quand même une époque très inétéressante, j'avais dans la tête les soeurs Crawley. Celle qui m'a bien sûre touchée c'est Céleste, gentille et aimante, simple, pleine d'abnégation. Victoire n'est pas très symapthique, sa pseudo-maternité ne la rend pas plus sympathique, au contraire, son mari, assez absent finalement est quant à lui très antipathique. Néanmoins, ce couple est assez représentatif de l'amour bourgeois de l'époque. Ou en tout cas l'amour au sein d'un mariage de convenance dans une famille très pieuse. En cela Victoire éveille quand même un peu de pitié, sa mère est détestable et ne s'en tient qu'aux convenances, au qu'en dira-t-on... La religion tient une place assez importante dans le roman, et la manière dont la confession est traitée est assez intéressante. Le couple formé par Huguette, la cuisinière/bonne/femme de chambre, et le jardinier m'a émue. Ce livre, aussi court soit-il, est très riche, les relations des domestiques avec leurs employés, les relations entre domestisques, le mariage, chez les domestiques, chez les bourgeois, la transgression, le pêché, les apparences, Léonor de Recondo ne semble rien laisser au hasard, finalement je n'ai regretté qu'une chose, c'est que le roman ne soit pas plus long! Du coup je te remercie Valérie pour ce beau cadeau...

objectif pal

(7/31)

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06 mars 2016

Rosamunde Pilcher, Retour en Cornouailles

retour-en-cornouaillesQuatrième de couverture:

 "1935. A quatorze ans, Judith Dunbar est seule. Ses parents sont à l'autre bout du monde, entre Colombo et Singapour. En Angleterre, son horizon se limite à son austère tante Louise chez qui elle passe ses vacances entre les longs mois de Pensionnat. Heureusement, elle se lie d'amitié avec Loveday Carey-Lewis, une petite fille fantasque qui l'entraîne à Nancherrow, le beau domaine que possède sa famille en Cornouailles. Adoptée par les Carey- Lewis, Judith connaîtra là les plus belles heures de son adolescence..."

Par où commencer? J'ai adoré ce roman, je n'utilise que rarement l'expression, mais on peut dire que c'est mon premier coup de coeur 2016. Retour en Cornouailles réunit une grande partie des ingrédients qui me tiennent en haleine: des personnages variés, qu'on suit sur plusieurs années, voire décénies, des amitiés solides, des paysages à couper le souffle, quelques intrigues familiales, un ancrage historique et une bonne dose de Britisherie! Alors que mon rythme de lecture est fortement ralenti depuis quelques mois, j'ai avalé les 950 pages en une semaine de vacances, certes les 7 heures de train n'y sont pas pour rien, mais je ne pouvais plus lâcher Judith. Judith c'est le point d'ancrage de ce roman, c'est elle qu'on va suivre, qu'on verra grandir et traverser les épreuves et époques avec détermination et discernement. Parce que comme l'indique la quatrième de couverture c'est à l'adolescence qu'on fait sa connaissance, mais nous ne la quitterons qu'après la guerre, alors qu'elle est devenue une jeune femme responsable. Vivre seule et devoir se prendre en charge à 14 ans donnent au personnage une très grande maturité et force de caractère, pour autant Judith n'en reste pas moins une adolescente avec ses insouciantes et ses rêves. Elle s'attache à la famille Carey-Lewis qui s'entiche aussi d'elle. Une famille pour le moins excentrique et détonnante dans la campagne Cornouaillaise! Pour autant elle n'oublie pas ses anciennes amies à Penzance, ni sa tante à qui elle est très attachée.

Ce que l'auteur met en avant c'est avant tout son attachement à la terre, au pays mais surtout à la Cornouailles! Les paysages sont des personnages à part entière qui s'invitent de temps à autre dans le fil du récit, et comme ça fait rêver!! Les personnages masculins font aussi un peu rêver, ils ont quelque chose d'un peu Austenien, droits dans leurs bottes, protecteurs et séducteurs malgré eux. Bien sûr je n'ai pu m'empêcher de penser à Daphné du Maurier, à laquelle Rosamunde Pilcher fait référence à plusieurs reprises, il y a du Rebecca et de l'Auberge de la Jamaïque quelque part dans le récit, ou dans l'un ou l'autre personnage.

Le traitement de la seconde guerre mondiale est intéressant, si on en a un aperçu en Grande-Bretagne c'est surtout de l'autre côté du globe que l'auteur a choisi de s'attarder et c'est assez réussi, je ne m'étais jamais demandé comment cela avait été vécu dans les anciennes colonies, ni même n'avais jamais pensé qu'ils étaient directement impliqués, voire en première ligne. Ce traitement de la seconde guerre mondiale est assez nouveau pour moi et n'en a donc été que plus intéressant.

Je suis toujours un peu maladroite pour parler des romans qui m'ont beaucoup plus... Je crois que c'est Fondant qui m'avait donné envie de lire ce livre, voici son billet.

 

challenge petit bac

 

(Voyage: RETOUR)

objectif pal

 

(6/31)