24 juillet 2009

JFK, Jim Garrison

JFK 4ème de couverture : " Dallas, 22 novembre 1963. On a tiré sur John Kennedy. Le Président est mort! L'Amérique est en état de choc.

On connaît la suite, l'arrestation de Lee Harvey Oswald, le rapport de la Commission Warren...

En dix mois, l'affaire est officiellement close: Oswald est le seul assassin. Enquête trop rapide pour être honnête?

A l'époque, beaucoup de bruits ont couru. Y avait-il d'autres tireurs? Comment expliquer la mort peu naturelle de témoins essentiels? Quel était le rôle de la mafia?

Un homme connaît les réponses: Jim Garrison, chargé de l'affaire depuis le premier jour. Puis dessaisi. Parce qu'il était trop curieux-trop consciencieux-, on a voulu le faire taire, on l'a poursuivi en justice.

Aujourd'hui il parle. Dans un récit sans concessions, il assemble les pièces du puzzle et révèle enfin la vérité. Preuves à l'appui."

Ce que j'en ai retenu : Mes impressions sont assez confuses, je ne sais pas trop quoi en penser, il faudrait pour me forger un opinion lire plusieurs versions, plusieurs enquêtes, me replonger dans le contexte mais une chose est sûre c'est que cette contre-enquête de Garrison a soulevé certaines interrogations.

L'auteur le signale lui même, il ne prétend pas détenir la vérité. Il soulève des questions et met le doigt sur des aberrations de l'enquête officielle et insiste sur le fait qu'une "enquête fédérale aboutie et honnête" serait nécessaire pour découvrir ce qui s'est réellement passé ce jour là. Son enquête à lui concerne principalement ce qui s'est passé après l'assassinat : la thèse suivie par le gouvernement et les médias. Il tente des démonter les conclusions de la Commission Warren en mettant à jour des preuves restées dans l'ombre, voire disparues du dossier JFK.

De cette manière, Garrison privilégie la thèse du complot afin d'empêcher Kennedy d'amorcer une phase de détente dans la guerre froide.

J'ai également trouvé la postface de Carl Oglesby très intéressante. Oglesby est le fondateur et directeur du Assassination Information Bureau, à l'origine de l'ouverture d'une enquête parlementaire sur le meurte de JFK dans les années 70. Il est également l'auteur du livre The Yankee and Cowboy war dans lequel il tente d'expliquer le contexte politique à la conspiration contre JFK et au renversement de Nixon lors de l'affaire du Watergate. Il essaie de démontrer que la nouvelle hypothèse encadrée et adoptée en 1979 par la commission sépciale sur les attentats selon laquelle Oswald a tué JFK, qu'un complice inconnu d'Oswald a également tiré mais a raté son coup, qu'Oswald a agi comme l'instrument d'une plus vaste conspiration et que la conspiration était ancrée dans le crime organisé et provoquée par le programme anticrime de JFK est toujours aussi flou dans la mesure ou certaines questions sont encores laissées sans réponses ou évitées et certaines hypothèses totalement ignorées.

Posté par Cinnamonchocolat à 10:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


20 juillet 2009

Junky , William S. Burroughs

Junky4è de couverture : " On devient drogué parce qu'on n'a pas de fortes motivations dans une autre direction. La came l'emporte par défaut. j'ai essayé par curiosité. Je me piquais comme ça, quand je touchais. Je me suis retrouvé accroché. La plupart des drogués à qui j'ai parlé m'ont fait part d'une expérience semblable. Ils ne s'étaient pas mis à employer des drogues pour une raison dont ils pussent se souvenir. Ils se piquaient comme ça, jusqu'à ce qu'ils accrochent. On ne décide pas d'être drogué. Un matin, on se réveille malade et on est drogué. "

"Premier ouvrage de Burroughs, Junky décrit la réalité crue d'un héroïnomane en errance, doué du regard terriblement lucide de l'écrivain. De New York à Mexico, William Lee, double romanesque de l'auteur, fait l'expérience de la came, de la privation, de la prison et de la fuite : il apprend " l'équation de la came ", qui n'est ni une jouissance ni un plaisir, mais un mode de vie. Un livre qui fit scandale lors de sa première publication, et qui laisse présager l'œuvre à venir."


Mes impressions: On m'a souvent vanté les mérites de William S. Burroughs, et étant contemporain de Jack Kerouac et de la Beat generation j'en attendais donc beaucoup! Mais quelle déception! Je n'ai peut-être pas commencé par le bon roman mais puisque Junky est son premier...
J'ai trouvé Junky complètement dénué d'intérêt. Les cent premières pages m'ont parues intéressantes, le style est fluide, et retranscrit le flot de paroles que pourrait avoir quelqu'un sous l'emprise de la drogue mais 270 pages sur ce fameux Bill qui se drogue je n'ai pas trouvé ça super passionnant! avec un titre pareil à quoi je m'attendais dira-t-on, si ce n'est l'histoire d'un type qui se drogue?
La 4e de couverture m'avait paru plus accrocheuse, je m'attendais peut-être à ce que la psychologie des personnages soit plus creusée ou qu'il y'ai une espèce de réflexion sur la drogue, un certain recul. Mais non Burroughs ne fait que raconter les faits tels qu'ils sont, Bill n'est d'abord pas dépendant, il le devient, se drogue, décroche, se redrogue, est arrêté, forcé de décrocher, replonge et ainsi de suite...La triste histoire des mecs dépendants à l'époque (sûrement aujourd'hui aussi) mais ça ne m'a pas plu. Je n'ai éprouvé aucune sympathie pour les personnages qui m'ont gonflée plus qu'autre chose. J'ai pourtant déjà lu plusieurs livres de ce genre mais c'était différent, ou peut-être était-ce mon état d'esprit?
Bon une touche positive quand même, j'ai aimé le style d'écriture fluide et sans fioritures mais l'écriture ne fait pas tout pour moi.
Est ce que ce roman est représentatif de l'oeuvre de Burroughs? en tout cas il s'écoulera quelque temps avant que je ne lise autre chose de cet auteur.


Posté par Cinnamonchocolat à 11:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 juillet 2009

Léon Tolstoï, Anna Karenine

anna_karenineRésumé d'Amazon : "La quête d'absolu s'accorde mal aux convenances hypocrites en vigueur dans la haute société pétersbourgeoise de cette fin du XIXe siècle. Anna Karénine en fera la douloureuse expérience. Elle qui ne sait ni mentir ni tricher - l'antithèse d'une Bovary - ne peut ressentir qu'un profond mépris pour ceux qui condamnent au nom de la morale sa passion adultère. Et en premier lieu son mari, l'incarnation parfaite du monde auquel il appartient, lui plus soucieux des apparences que véritablement peiné par la trahison d'Anna. Le drame de cette femme intelligente, sensible et séduisante n'est pas d'avoir succombé à la passion dévorante que lui inspire le comte Vronski, mais de lui avoir tout sacrifié, elle, sa vie de femme, sa vie de mère. Vronski, finalement lassé, retrouvera les plaisirs de la vie mondaine. Dans son insondable solitude, Anna, qui ne peut paraître à ses côtés, aura pour seule arme l'humiliante jalousie pour faire vivre les derniers souffles d'un amour en perdition. Mais sa quête est vaine, c'est une "femme perdue". --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot"


Mes impressions: J'ai apprécié le tableau que nous peint Tolstoï sur l'aristocratie russe du XIXème siècle et sur les différents thèmes qu'il aborde au cours de l'histoire : la place des femmes dans la société russe, la passion, l'adultère, mais aussi l'agriculture, un peu d'économie (on sent parfois les prémices du collectivisme), l'éducation des enfants, le dévouement, la religion et plus globalement le sens de la vie.

J'ai trouvé que l'histoire d'Anna s'efface au fil des pages pour laisser place à celle de Levine, et donc que malgré le fait qu'elle soit personnage éponyme son personnage n'est pas creusé comme j'aurai voulu qu'il le soit. A ce titre j'ai été un peu déçue par la fin qui au final aurait gagné à se faire à la fin de la septième partie. A mon sens la 8ème partie était inutile, ou bien je l'aurais préférée plus tôt. Peut-être Tolstoï a-t-il préféré terminé son histoire sur une note plus positive..

Ce livre s'inscrit tout de même parmi mes préférés parce qu'il reprend des thèmes qui me sont chers: les actions guidées par la passion, les femmes "perdues", les rapports de classes, et parce qu'il s'inscrit dans une période que j'apprécie particulièrement.

Posté par Cinnamonchocolat à 19:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Mes 25 livres préférés

« Je me lance dans ma liste des 25 livres que j'ai préférés qui fluctuera sans doute au fil de mes lectures ou de mes souvenirs. Je ne classe pas les auteurs ou les titres, je les écrirais comme ils me viendront à l’esprit.

 

1. Le Petit Prince, Antoine de Saint Exupéry : ça n’est pas un livre qui a bercé ma petite enfance, j’ai découvert cette histoire assez tard mais elle m’a enchantée, et j’y trouve à chaque lecture quelque chose à mettre en parallèle avec ma vie.
2. Les Chroniques de San Francisco, Armistead Maupin : tous les volumes sauf peut-être le dernier, parce qu’ils sont déjantés, parce qu’ils peignent un San Francisco que j’ai envie de découvrir s’il existe toujours, J’ai adoré tous les personnages qui sont passés à Babary Lane
3. Les Hauts de Hurlevent, une des sœurs Brontë, je ne me rappelle jamais laquelle !! parce que j’aime la littérature britannique (d’ailleurs je vais en citer plusieurs), j’ai aimé les personnages et leur histoire assez sombre.
4. Le Puits de solitude, Radclyff Hall : ce livre m’a beaucoup émue parce que je l’ai lu justement dans un grand moment de solitude, certes différent de celui que vit l’auteur mais je me suis reconnue dans certaines choses.
5. The Grapes of Wrath, John Steinbeck : littérature américaine, un roman empreint de l’American Dream si cher outre atlantique … L’American dream ici qui se révèle n’être qu’une utopie aux yeux de ces Okies malmenés dans l’ouest américain. Certains passages m’ont énormément touchés, j’ai envie de donner des exemples mais ça pourrait gacher la lecture de certaines. J’aime beaucoup aussi toutes les références bibliques.
6. Pride and Prejudice
7. Northanger Abbey, ces deux derniers de Jane Austen : société britannique fin 18e/19e , j’aime beaucoup cette période, les rapports entre hommes et femmes, entre les différentes classes. Le « wit »
8. Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir, ça m’a simplement donné envie d’avoir vécu à la même époque et de m’être battue pour  la parité.
9. Les faux monnayeurs, André Gide : l’écriture et les questions sur le paraître et le mensonge
10. Don Quichotte, Cervantes : très drôle et personnages touchants
11. Balzac et la petite tailleuse chinoise, Dai Sijie : pour l’amour de la littérature
12. La joueuse de go, Shan Sa : pour la narration qui jongle entre les deux points de vue des héros, le contexte historique
13. L’alchimiste, Paolo Coelho : pseudo philosophie qui m’a beaucoup touchée à une époque parce que j’y trouvais un écho, une petite flamme dans une période un peu noire
14. Walden, Thoreau : à la première lecture j’avais trouvé ce livre chiant à mourir mais avec les cours que j’ai eu dessus j’ai appris à aimer, et je l’ai même apprécier en le relisant, c’est un peu toute la « philosophie » américaine en condensé, partir de zéro et recommencer ailleurs, ça m’a touché récemment de voir qu’il était question de ce bouquin dans Into the wild !
15. Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo, rien que pour la citation «  mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée ».
16. Germinal, Emile Zola : les descriptions des mineurs, de leur travail etc.
17. Le monde selon Garp, John Irving : roman d’apprentissage, la marginalisation du héro
18. Dans les replis du temps, Kate Atkinson : j’ai voyagé avec ce livre et j’ai aimé l’univers merveilleux qui en découlait
19. Les trois mousquetaires, Alexandre Dumas : parce que j’ai été surprise, je ne pensais pas que ça m’aurait plu !
20. L’ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon : l’amour des livres, le contexte historique, le côté un peu mystérieux/noir
21. Le rouge et le noir, Stendhal : je suis tombée amoureuse de Julien Sorel quand j’avais 13/14ans ^^
22. Anna Karénine, Léon Tolstoï : j’entame seulement le second tome mais j’ai déjà beaucoup aimé le premier, la société russe, les relations hommes/femmes, les descriptions
23. Jane Eyre, Charlotte Brontë
24. Rebecca, Daphné du Maurier : pour ces deux romans cf ce que j’ai dis sur Jane Austen, même si l’écriture est un peu différente, les périodes également, toujours les mœurs de la société britannique
25. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee : littérature du sud des Etats-Unis, les rapports Noirs/blancs.

Posté par Cinnamonchocolat à 19:27 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :