15 février 2016

Relecture: Le journal d'Anne Frank

le journal d'anne frank

Quatrième de couverture:

"Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigréaux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans «l’Annexe» de l’immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi. Cette édition comporte des pages inédites."

Je vais passer pour l'insensible de service, mais cette relecture n'a pas été à la hauteur de mes souvenirs. J'ai découvert Anne Frank quand j'étais adolescente, dans une vieille édition à la tranche orange, et j'en gardais un souvenir très ému... Bien sûr je ne remets pas en cause le destin tragique de cette famille, la difficulté et la peur à vivre confiné et caché, et le sort qui les attendait alors même que la guerre était sur le point de se terminer. Je ne remets pas en cause l'aspect témoignage de cette vie, ni même la volonté du père à publier le journal de sa fille. Non ce qui m'a gêné dans cette lecture c'est que j'ai trouvé Anne Frank très antipathique, une ado de 14 ans? peut-être mais je la trouve vraiment très dûre avec sa mère. Je peux aisément comprendre les difficultés à s'entendre, notamment avec les autres pensionnaires, parce que vivre deux ans, 24h/24h et 7jours sur 7 sans possibilité de sortie ou de s'isoler doit en effet rendre agressif, irritable etc.? mais dès le départ je la trouve très froide et assez injuste envers sa mère, et ça m'a bloquée tout au long de ma lecture ... Je ne vous copierai qu'un passage, mais ils en a foison " Si j'aime quelqu'un, il me faut en premier lieu avoir pour lui de l'admiration et du respect et ces deux conditions sont totalement absentes cgez Maman!"  Je sais que c'est un peu idiot de s'arrêter à ça, mais honnêtement 'jaurai préféré en garder le souvenir que j'en avais et je regrette un peu de l'avoir relu ... Je vais peut-être délenché quelques foudres mais l'impression qu'il m'en reste c'est celle d'une jeune fille un peu égoîste et ego-centrée, je n'ai pas réussi à voir l'Anne Frank sensible de la seconde partie du journal ... J'ai hésité à rédiger mon billet, mais après-tout c'est aussi pour ça les blog...

objectif pal

 

(4/31)

challenge petit bac

 

(OBJET: JOURNAL)

Posté par Cinnamonchocolat à 07:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,


11 février 2016

Lecture commune: Giulia Enders, Le charme discret de l'intestin

le charme discret de l'intestin

Quatrième de couverture:

"Surpoids, dépression, diabète, maladies de peau… et si tout se jouait dans l’intestin ?

 Au fil des pages de son brillant ouvrage, Giulia Enders, jeune doctorante en médecine, plaide avec humour pour cet organe qu’on a tendance à négliger, voire à maltraiter. Après une visite guidée au sein de notre système digestif, elle présente, toujours de façon claire et captivante, les résultats des toutes dernières recherches sur le rôle du “deuxième cerveau’’ pour notre bien-être. C’est avec des arguments scientifiques qu’elle nous invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments ainsi qu’à appliquer quelques règles très concrètes en faveur d’une digestion réussie.
 Irrésistiblement illustré par Jill Enders, la soeur de l’auteur, voici un livre qui nous réconcilie avec notre ventre.
 Succès surprise, Le Charme discret de l’intestin s’est vendu à plus de un million d’exemplaires en Allemagne et sera publié dans une trentaine de pays"
 
J'avais vu ce titre chez A girl from earth en septembre et malgré son billet enthousiaste je m'étais dis, un bouquin sur l'intestin, non merci! Et puis en octobre j'ai assisté à un petit club de lecture où une des participantes a présenté ce bouquin, tout en lisant certains extraits, et allez savoir pourquoi ça m'a donné envie, dans la foulée un ami me l'a prêté... Mais ce n'est que ce weekend alors que je combattais les affres d'un état grippal que je m'y suis mise, et grand bien m'en a pris ... au moins la pseudo grippe est passée plus facilement!
Ce livre est non seulement intéressant, mais aussi plutôt drôle! Certes l'auteur aborde des thèmes scientifico-médicaux, mais elle les rends abordable à tout un chacun en y ajoutant une dose d'humour pour que ce soit suffisamment accrocheur pour quiconque n'y connait rien ou fait un blocage sur la sicence. Le livre est divisé en trois parties, une première sur le fonctionnement de l'intestin, une seconde sur le côté cérébral de notre intestin (qui l'eût cru!) et la dernière sur les différents microbes et bactéries qui peuplent notre système digestif! J'avoue, la seconde partie m'a un peu ennuyée mais j'ai trouvé les deux autres très intéressantes et j'ai appris pas mal de choses, sur le pourquoi du comment il faut manger des fibres par exemple, sur les aliments prébiotiques, sur la consistance des selles (oui oui) et même sur la meilleure position pour faire caca (et j'ose vous dire testée et approuvée aheum ... Non je ne suis pas allée m'accroupir dans un bois ... j'ai adopté la technique du petit banc! Ouais ba faudra lire si vous voulez en savoir plus, bref je m'égare). Bon je 'lavoue sans honte j'ai bien évidemment préféré la première partie, mon humour très pipi-caca sans doute, mais comment résister à un chapitre qui s'intitule "L"art du bien chier en quelques leçons et pourquoi" ... En résumé, ça se lit tout seul, c'est drôle et intéressant, donc je comprends mieux maintenant pourquoi ce titre est en tête de rayon des librairies depuis quelques mois déjà!
Je crois que Soukee a également apprécié sa lecture donc je vous invite fortement à aller lire son billet :)

lire sous la contrainte

 

(je propose ce titre pour la 26e session de la lecture sous la contrainte "le titre le plus cher", en comptabilisant les points du Scrabble, Le charme discret de l'intestin remporte 36 points!)

Posté par Cinnamonchocolat à 07:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : , ,

08 février 2016

Patrick Modiano, Dora Bruder

dora bruder

Quatrième de couverture:

«J'ignorerai toujours à quoi elle passait ses journées, où elle se cachait, en compagnie de qui elle se trouvait pendant les mois d'hiver de sa première fugue et au cours des quelques semaines de printemps où elle s'est échappée à nouveau. C'est là son secret. Un pauvre et précieux secret que les bourreaux, les ordonnances, les autorités dites d'occupation, le Dépôt, les casernes, les camps, l'Histoire, le temps - tout ce qui vous souille et vous détruit - n'auront pas pu lui voler.»

Dora Bruder c'est la quête de Patrick Modiano pour connaître une parenthèse dans la vie de cette jeune femme déportée en 1942. L'auteur a fait le choix de ne pas investiguer au sujet de sa déportation, non, ce qu'il veut savoir c'est ce que Dora a fait pendant ces quelques mois entre Décembre 1941 et Juin 1942. Dora a été exclue de son pensionnat à la suite d'une fugue. Une césure s'opère dans sa vie, sans qu'elle ne laisse aucune trace. C'est plus de cinquante années plus tard que Modiano tente de combler ce vide. A travers les rues de Paris, archives, registres, compte-rendus, témoignages, il essaie de trouver les pièces manquantes à la vie de cette jeune juive française née de père autrichien.

C'est un livre sur la mémoire, les mémoires, les souvenirs et les incertitudes. A travers cette quête on peut s'interroger sur ce qu'il restera de nous après notre mort, sur les traces que nous laissons. La toute dernière page du roman apporte une très belle conclusion à ce récit qui n'en est pas vraiment un. J'aimerais vous la copier parce qu'ele est belle, poétique, et tellement vraie mais cela gâcherait un peu de votre découverte. J'ai été touchée à la fois par le fond et la forme. Les mots résonnent encore en moi et la quête de l'auteur en font quelqu'un d'obstiné, d'humain, de fragile.

En tout cas, ce n'est pas le dernier Modiano que je lirai!!

challenge petit bac

 

(Prénom: DORA: 2e ligne)

 

objectif pal

(3/31)

Posté par Cinnamonchocolat à 16:47 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , ,

31 janvier 2016

Ivan Repila, Le puits

le-puits

Quatrième de couverture:

"Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. À leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il? Le Grand survivra-t-il? Comment surtout se sont-ils retrouvés là? 

Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d’espoir. Une fable sur l’amour fraternel, la survie et la vengeance, un roman «qui a mérité sa place au panthéon des Jules Verne, Alain-Fournier et autres Antoine de Saint-Exupéry, selon Zoé Valdés. Un roman indispensable, alors que beaucoup d’entre nous avions déjà annoncé la défaite de l’imagination contre la quotidienneté médiocre et étriquée.»"

Je suis tellement désolée de ne pas avoir compris la portée du roman d'Ivan Repila, tellement désolée de ne pas partager le coup de coeur ou le coup de poing des blogueurs. J'aurais aimé l'aimer ce livre mais si j'ai apprécié ma lecture je suis restée en dehors. Je n'ai pas lu avec déplaisir mais jusqu'aux dernières pages j'ai attendu quelque chose, un retournement, une révélation, quelque chose qui me fasse dire "Ouah, c'était donc ça!". J'ai bien sûr été touchée par ces deux enfants coincés dans un puits à manger des asticots, à côtoyer la folie et le désespoir, mais quelque chose m'a manqué. Je me suis imaginée une métaphore du ventre de la mère par exemple, il faut dire que la préface nous met sur cette voie. Tant de résilience et d'abnégation chez des enfants est très beau et poignant mais cela n'a pas suffit à me "retourner" comme pour certains. Valérie, je suis vraiment désolée... ;)

Sandrine avait fait un très beau billet, Jérôme n'a pas trop compris non plus, Eva l'a beaucoup aimé, pour Laure comme pour Valérie c'était un coup de coeur (Valérie je ne sais plus si tu avais publié ton billet sur ton ancien blog ou chez quelqu'un...)

objectif pal

 

(2/31)

Posté par Cinnamonchocolat à 17:15 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , ,

24 janvier 2016

Mise à jour Challenge Petit Bac 2015

Et voilà je boucle enfin le challenge petit bac 2015, je peux maintenant lire à souhait pour le challenge de 2016 :)

challenge petit bac

 

 

 

Grille n°1 & 2 


PRÉNOM :  1. Honoré de Balzac, EUGENIE Grandet

2. Audur Ava Olafsdottir, ROSA Candida


LIEU réel ou imaginaire : 1. Jean-Philippe Blondel; Un hiver à PARIS

2. Alexandre Dumas, Le Comte de MONTE CRISTO


ANIMAL : réel ou imaginaire... 1. Joyce Carol Oates, Petit OISEAU du ciel

2. Anne-Marie Desplat-Duc, Les COLOMBES du Roi Soleil, Les comédiennes de Monsieur Racine (tome 1)


OBJET : 1. Joris Chamblain & Aurélie Neyret, Les carnets de Cerise, tome 2, le LIVRE d'Hector

2. Paul Doherty, Le CALICE des esprits


COULEUR : 1. Cathy Cassidy, Les filles au CHOCOLAT, Coeur guimauve tome 2

2. Cathy Cassidy, Les filles au Chocolat, Coeur MANDARINE tome 3


PRONOM PERSONNEL SUJET :  1. Ruta Sepetys, Ce qu'ILS n'ont pas pu nous prendre

2. Lucia Etxebarria, JE ne souffrirai plus par amour


TITRE EN UN SEUL MOT : 1.  Mark Watson, ELEVEN

 2. Salman Rushdie, FURIE


TAILLE : 1. Suzanne Hayes, Loretta Nyhan, PETITES recettes de bonheur pour les temps difficiles

2. Louise Rennison, Le journal intime de Georgia Nicolson, Syndrome allumage TAILLE cosmos


MUSIQUE : 1. Louise Erdrich, La CHORALE des maîtres bouchers

2. Edward Kelsey Moore, Les SUPREMES


MORT : 1. P.D James, La MORT s'invite à Pemberley

2. Laura Kasischke, Les REVENANTS


GROS MOT (bonus facultatif) :1.  Helen Fielding, MAD about the boy

2. Clara Dupont-Monod, Le roi disait que j'étais DIABLE

 

Posté par Cinnamonchocolat à 19:48 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags :


Edward Kelsey Moore, Les Suprêmes

Les Suprêmes

Quatrième de couverture:

" Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées : tout le monde les appelle «les Suprêmes», en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. L'intrépide Odette converse avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l'existence n'a cessé de meurtrir. Complices dans le bonheur comme dans l'adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines se retrouvent tous les dimanches dans l'un des restaurants de leur petite ville de l'Indiana : entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de poulet frit en élaborant leurs stratégies de survie. Invitation à une lecture aussi décalée que féconde de la problématique raciale aux Etats-Unis, ce formidable roman de l'amitié et de la résilience s'affirme comme une exemplaire défense et illustration de l'humanisme conçu comme la plus réjouissante des insurrections."

J'ai passé un très bon moment de lecture malgré une toute petite déception. Je ne sais pas pourquoi mais je m'imaginais que c'était un roman sur les années soixante, or si les Suprêmes ont bel et bien grandi dans les sixties ça ne parle pas directement de cette période, ce n'est pas le sujet du récit. Le coeur du récit c'est l'amitié indéfectible de ces trois jeunes femmes qui n'étaient pas forcément destinées à s'entendre adolescentes. Il y a Clarice, la plus snob des trois, qui juge assez facilement et a été un peu abîmée par une éducation très réligieuse mais qui malgré tout est très généreuse. Il y a Barbara-Jean dont l'enfance a été compliquée, qui paraît fragile et dont la force réside dans la loyauté (et les tenues flashy). Et il y a Odette, la grande gueule, celle qui n'a peur de rien. C'est de son point de vue qu'une partie de la narration est faite, et elle a une fâcheuse tendance, celle de discuter avec les morts, sa défunte mère principalement et l'ancienne première dame Eleanor Roosevelt. Ce qui aurait pu facilement me rebuter donne une dimension assez drôle au récit. Récit rythmé par les changements de narrations, quand ce n'est pas Odette qui nous raconte l'histoire des Suprêmes, c'est un narrateur omniscient qui prend le relais, avec des flashbacks dans la vie des trois femmes, qui montrent comment leur amitié a resisté à travers le temps, qui évoquent leur famille, leur enfance, les épreuves et les bonheurs traversés par chacune. De telles amitiés sont d'autant plus précieuses qu'elles sont, à mon avis, très rares. Si Clarice m'a parfois été pénible dans ses réflexions, c'est également celle qui évolue le plus. J'ai été touchée par la vie de ces trois femmes, par leur caractère, par leur capacité à rebondir, par cette époque révolue et par les liens qu'elles ont tissés au fil des ans. Si vous aimez les histoires un peu nostalgiques de belles amitiés ce livre est fait pour vous!

challenge petit bac

 

Je termine mon challenge petit bac 2015 avec un titre lié à la MUSIQUE: Les SUPREMES

2 lignes donc pour 2015, j'espère faire aussi bien en 2016

objectif pal

 

(1/31)

19 janvier 2016

Hollis Seamon, Dieu me déteste

Dieu me déteste

Quatrième de couverture:

"New York, hôpital Hilltop. Richard sait qu'il ne fêtera pas ses dix-neuf ans, mais il a une furieuse envie de vivre ! Et d'embrasser Sylvie, la jolie fille de la 302... Contre la montre, le corps médical et sa famille toquée, ce Roméo casse-cou décide donc de flamber ses derniers rêves. Jusqu'à jouer son destin au poker, dans un des plus beaux bluffs jamais montés contre le sort...
Ce roman bouleversant offre une leçon d'humour ravageuse et une extraordinaire leçon de vie."

Comme me l'a dit l'ami qui m'a prêté ce livre " c'est l'histoire d'un ado qui perd son pucelage à l'hôpital alors qu'il est en plase terminale d'un cancer." Et c'est assez bien résumé, c'est en effet le but, si on peut parler de but, de Richard, 17 ans. Nanmoins ce n'est pas une histoire lourdingue de mec qui veut perdre sa virginité avant de mourir, au contraire c'est assez touchant.  Ce qui est intéressant dans ce roman c'est la manière dont sont traités les malades en phase terminale en soins palliatifs, il est question de l'aspect humain du système, du courage des familles, du personnel hospitalier et des malades, et de leurs faiblesses à tous, celles qui rendent fragiles ou furieux, ou les deux à la fois, celles qui poussent à la violence à force d'incompréhension et de désespoir. Certes l'auteur joue un peu sur la corde sensible mais c'est suffisamment bien écrit pour que cela ne se remarque pas trop.

 

challenge petit bac

(phrase: DIEU ME DETESTE)

 

 

Posté par Cinnamonchocolat à 16:20 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , ,

16 janvier 2016

Lecture commune: Emile Zola, Thérèse Raquin

thérèse raquin

Quatrième de couverture:

"Premier roman naturaliste, Thérèse Raquin est une véritable tragédie, tragédie du silence et du désir, tragédie du remords, tragédie de la vie et de la mort glacée. Thérèse Raquin, ou la banalité tragique"

Ce roman c'est tellement la patte de Zola, dans ce qu'elle a de plus noir mais aussi un peu nouveau parce que dans les Rougon-Macquart si on retrouve le thème de la folie je n'ai jusqu'à présent rien lu qui flirte de si près avec le fantastique. Attention, ce n'est pas non plus un roman fantastique, mais il y a quelque chose de Poe dans la seconde moitié du roman. J'ai préféré la première partie, celle où l'auteur met en place les personnages, la mercerie, l'enfance puis le mariage de Thérèse et Camille, le trio Thérèse-Camille-Laurent. La seconde partie m'a moins tenue en haleine, Zola bien entendu maîtrise son récit à la perfection, c'est sordide et détaillé, c'est graduel et les symboles du roman noir sont présents, la pourriture, les bas quartiers, jusqu'au chat noir qu'on accuse de perfidie (euh d'ailleurs est-il vraiment noir ce chat?).  L'issue du roman est inévitable, en tant que lectrice je l'attendais même, elle est nécessaire et je pense que c'est la seule issue possible... En tout cas sans doute la seule issue pour mettre un point final au roman. Cela ne m'étonne pas que ce roman ait été très mal reçu à sa publication...

Excusez-moi pour ce billet médiocre, je suis shootée au doliprane et aux gouttes pour le nez mais je tenais à publier mon billet à temps pour la lecture commune avec Enna et Manika

 

challenge petit bac

(1ère lecture pour le challenge Petit Bac 2016 d'Enna avec

un prénom: THERESE)

Posté par Cinnamonchocolat à 10:46 - - Commentaires [28] - Permalien [#]
Tags : , , ,

10 janvier 2016

Demain, un film de Cyril Dion

DEMAIN_AFFICHE-250x340

Il est finalement assez rare que je vous parle de films, mais après avoir vu Demain j'ai eu besoin d'écrire mon ressenti, aussi modeste soit-il je souhaitais le partager avec vous...

Demain part d'un constat fait par une étude publiée en 2012 dans la revue Nature. Cette étude annonce "l'effondrement des éco-systèmes, donc la fin des conditions de vie stables sur terre". La fiche allociné est assez fétaillée et intéressante à lire si vous souhaitez en savoir plus. Il y a trois ans, Cyril Dion parle de son projet à Mélanie Laurent qui le suit dans cete aventure, celle de montrer les actions individuelles et collectives à travers le monde pour préserver l'environnement et la biodiversité, économier l'énergie, être respectueux de l'environnement en somme. Si le film part d'un constat alarmiste et très négatif, c'est sur le positif que Cyril Dion s'est focalisé afin de montrer qu'il est possible de faire des choses pour économiser les ressources de la terre. Il s'articule en cinq volets, l'agriculture (c'est la partie que j'ai préféré), l'économie (expliquée avec des mots simples, c'est très intéressante de comprendre comment le système économique mondial fonctionne), la politique et les démocraties, les énergies renouvelables et l'éducation (la partie qui m'a le plus parlé).

Je ne me qualifie pas du tout d'écolo, au contraire, j'ai utilisé autant d'insecticide en 3ans que dans un champ de maïs aux USA (souvenez-vous l'épisode persécution par les araignées) mais je suis de plus en plus sensible à ces questions. Je reconnais que vivre avec quelqu'un qui travaille dans l'environnement n'y est sans doute pas étranger mais mieux vaut tard que jamais non? Le film en lui-même ainsi que l'intervention de son réalisateur dans l'émission On n'est pas couché, associé au documentaire Terra de Yann Arthus Bertrand m'ont fait prendre conscience qu'à mon échelle, si infime soit-elle je peux faire quelque chose, alors mes résolutions de cette année si je devais en prendre c'est de continuer à consommer local, et de plus en plus, en achetant mes légumes à la ferme du coin, en privilégiant les produits locaux ou français et en mangeant moins de viande. J'aime la viande, je ne deviendrai pas végétarienne mais en manger moins, en m'assurant de la provenance me semble nécessaire. Nous allons également proposer de faire un jardin collectif au pied de notre immeuble à la prochaine réunion de copropriété... Wait and see... 

Je ne fais pas ce billet pour qu'on me dise, c'est bien ou c'est mal, c'est vraiment le minimum, j'aimerais simplement que chacun puisse se poser la question "et moi, qu'est ce que je peux faire pour économiser les ressources de la planète?" Je vous conseille de voir le film, que vous soyez sensible ou non à la cause environnementale.

Qui plus est, la bande originale est vraiment très belle, en partie écrite et composée par Frederika Stahl une jeune musicienne suédoise.

 

DEMAIN Bande Annonce (Mélanie Laurent - 2015)

Posté par Cinnamonchocolat à 19:02 - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

05 janvier 2016

Margaret Powell, Les tribulations d'une cuisinière anglaise

les tribulations d'une cuisinière anglaise

Quatrième de couverture:

Dans l'Angleterre du début des années 1920, la jeune Margaret rêve d'être institutrice, mais elle est issue d'un milieu modeste et doit "entrer en condition". De fille de cuisine, elle devient rapidement cuisinière, un titre envié parmi les gens de maison. Confinée au sous-sol de l'aube à la nuit, elle n'en est pas moins au service de ceux qu'on appelle "Eux", des patrons qui ne supporteraient pas de se voir remettre une lettre par un domestique autrement que sur un plateau d'argent.

Elle saura leur tenir tête et rendra souvent son tablier pour améliorer ses conditions de travail, jusqu'à ce qu'elle trouve enfin, sinon le prince charmant, du moins le mari qui l'emmènera loin des cuisines des maîtres."

 

Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette lecture, d'un côté j'ai passé un bon moment de lecture, c'est assez intéressant et plaisant à lire, de l'autre c'est assez répétitif et je n'ai rien appris que je ne savais déjà sur la condition des domestiques au début du 20e siècle. Peut-être que pour un peu plus d'originalité l'auteur aurait dû s'attarder sur certaines anecdotes, de même qu'il m'aurait plu de connaître finalement la manière, outre le fait qu'elle se sooit mariée, dont elle a véritablement quitté la condition de cuisinière. D'un autre côté, à sa parution en 1968 je ne doute pas que ce roman ait remporté un franc succès, ça devait être assez nouveau. Aujourd'hui, ceux qui s'intéressent au sujet ont très probablement déjà un penchant pour la série Downton Abbey et donc n'apprendront rien de nouveau.

 

 

lire sous la contrainte

 

(Voyelles: 3/3)