18 décembre 2009

Vacances !

J'en rêvais depuis des semaines ... elles sont enfin arrivées!
Dimanche je pars pour une petite semaine de vacances en famille et probablement sous la neige.
Bonnes vacances aux chanceux, bon courage aux autres et à tous un

JOYEUX NOËL !

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A mon retour des billets sur mes lectures, dont L.A story de James Frey, un bilan "littéraire" de mon année et la mise à jour de ma PAL, histoire de mettre les compteurs à zéro (ou pas d'ailleurs) pour la nouvelle année!

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15 décembre 2009

Jorge Amado, Cacao

cacaoPrésentation de l'éditeur

"Devant faire face à la ruine de sa famille après la mort de son père, le jeune Sergipano quitte sa ville natale. Direction le sud de l'État de Bahia, au Brésil, où il sera ouvrier dans les plantations de cacao... Ses rêves de richesse seront vite déçus: parmi les vieux paysans et les petits artisans, il connaîtra la détresse et l'injustice. Publié en 1933, ce roman de jeunesse du plus célèbre des écrivains brésiliens fait entendre avec force la voix des humbles en lutte pour un avenir meilleur."

Jorge Amado est l'un des auteurs brésiliens le plus lu dans le monde (dixit la courte biographie de l'édition Larousse). Il nous fait le récit, à travers Sergipano, de la vie des hommes "loués" dans les cacaoyères... un peu le même principe que les journaliers rencontrés chez Steinbeck. Ces hommes vivent pour travailler, et travaillent pour vivre, ou plutôt survivre. Ils semblent s'en accommoder, ils refuseraient de devenir patrons parce que considèreraient cela comme une trahison. Il est pourtant question de conscience et lutte des classes, on évoque rapidement l'idée de grève, et finalement la façon dont les patrons les "tiennent" : " Un jour ils abaissèrent les salaires à 3 milréis. Je pris la tête de la résistance. Nous ne retournerions pas aux plantations. [...] - Faut pas y penser... Il est arrivé trois cents et plus d'émigrants de la sécheresse, qui prennent le boulot pour n'importe quelle payer... et nous on meurt de faim.
- On est vaincu avant de commencer la lutte."
-Nous on vient au monde vaincus, conclut Valentin.
Nous baissâmes la tête. Et le lendemain nous retournâmes au travail pour 500 réis de moins."
Ce passage me rappelle les paies des journaliers dans Les raisins de la colère qui étaient toujours plus basses et pour lesquelles de plus en plus d'hommes affluaient pourtant. Mieux valaient être payés une misère que de ne pas travailler du tout.
On ressent ici toute l'injustice de ce système d'exploitation des plus pauvres par la classe moyenne et la classe dominante de l'époque, les grands propriétaires.

L'histoire n'est pas romancée, Jorge Amado n'a pas souhaité enjoliver ou dramatiser les choses, il les décrit simplement, et l'annonce à la fin du livre au travers du narrateur : "Ce livre est mal composé. Mais c'est qu'il n'a pas d'intrigue à proprement parler, et ces souvenirs de la vie des plantations, je les mets sur le papier à mesure qu'ils me viennent à l'esprit. J'ai lu quelques romans avant de commencer Cacao, et je vois bien que celui-ci n'a rien de commun avec eux. Tel qu'il est le voici. J'ai voulu seulement conter la vie de la plantation. Parfois j'ai eu des envies d'écrire un pamphlet ou un poème. Peut-être n'ai-je même pas réussi à faire un roman."

J'ai bien aimé cette histoire assez courte et sans fioriture et je ne sais qu'en dire de plus. Les faits sonts bruts, on n'a pas vraiment le temps de s'attacher aux personnages, on arrive tout de même à ne pas en aimer certains, comme Mano-la-peste ou Maria que j'ai trouvé insupportable, mais dont l'attitude au final colle bien à la représentation qu'ont ces hommes exploités de la bourgeoisie qui les exploite.

Un petit mot sur l'édition, Larousse, Petits contemprains destinée donc à un public scolaire, avec à la fin des questions pour mieux comprendre l'oeuvre, puis des "clés" sur les personnages, les thèmes abordés.
Je trouve que les questions peuvent plus qu'éclairer le lecteur, le perdre dans sa lecture. J'ai trouvé que certaines n'étaient pas forcément pertinentes, mais bon je ne suis sauf preuve du contraire pas prof de français ^^. Par contre j'ai trouvé les thèmes intéressants. Et les extraits de textes sur le thème du chocolat  ont bien évidemment été de mon goût. Il y'a d'ailleurs une courte bibliographie à la fin du livre sur les thèmes du cacao/chocolat, le Brésil ainsi que quelques auteurs Brésiliens. Pas mal fait donc!

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13 décembre 2009

Caroline Pitcher, Le gâteau au chocolat de 11 heures du soir

Caroline_PitcherPrésentation de l'éditeur: "Voici l'histoire qui s'est passée cet été. Elle concerne Lizzie, Astre et moi. Dodo, Mamie Berceau, Bas-Bob et La-Femme-d'Affaires, le Nabot-au-Tuba et le Bel étranger (et aussi Jono Watkins et mes pieds). Celle qui la raconte, c'est moi. Emma Peek (M pour les intimes). Cet été a changé notre vie à jamais. Un journal de bord (totalement) déjanté, drôle (passionnément), avec en prime des recettes (de cuisine) délicieusement faciles."

Edelwe m'a envoyé ce livre dans le cadre du swap mille feuilles. Je ne lis de manière générale pas de littérature jeunesse, non pas parce que ça ne me plaît pas, simplement parce que je connais assez peu. Celui-ci était assez drôle, on est plongé dans l'univers de M et ses amies assez facilement. C'est divertissant tout en restant assez léger ... parfait pour mon samedi de glandouille sous le signe de la gastro! J'ai trouvé intéressant le personnage d'Astre, jeune fille métisse aux parents divorcés. Elle vit avec son père, sa belle-mère et ses deux enfants mais n'est pas intégrée à cette famille recomposée à cause de son métissage, elle subit d'ailleurs également les remarques de certains élèves. De plus elle semble vivre dans son petite univers littéraire. A se demander comment elle supporte M et Lizzie ;).
Il y'a tout de même quelques inexactitudes qui m'ont chiffonnées. A commencer par une erreur sans grande importance sans doute mais que je n'ai pas envie de laisser passer! M et ses amies sont en train de passer les examens du GCSE, le GCSE est l'examen que passent les Britanniques en fin de year 11 c'est à dire vers 15/16 ans et ça n'est absolument pas l'équivalent de notre baccalauréat, mais plutôt du brevet!! Il leur reste ensuite deux années d'études avant l'université, pour ceux qui décident de poursuivre leurs études au delà de la scolarité obligatoire à 16ans. Il y'a donc la year 12 sanctionnée à la fin de l'année par le AS-Level puis la year 13 sanctionnée par le A-Level qui lui est plutôt l'équivalent de notre baccalauréat, même si le système britannique fait que les élèves ne passent en général que trois ou quatre matières lors de ces examens.
La vérité est rétablie (^^), sans doute des soucis dans la traduction ... je ne sais pas en tout cas j'ai remarqué quelques autres coquilles de traduction, à vérifier donc en le lisant en VO.
Le truc qui m'a le plus gênée est la narration et l'âge des personnages. Ces trois jeunes filles ont donc 16 ans et ont pour préoccupation les garçons ... assez fréquent (j'ai 24 ans et c'est aussi mon sujet de préoccupation... pas que mais quand même ;) ). Non le problème ce sont les réflexions autour des garçons, des profs, de l'école, les rapports vis à vis des parents, leurs fêtes ... je trouve que ça ne colle pas avec les réflexions que se font maintenant les ados de 16ans. J'ai plutôt l'impression que d'un point de vue maturité on se situerait plutôt dans la tranche des 13/14ans et je pense d'ailleurs que c'est probablement la tranche d'âge visée pour la lecture de ce livre.
Mon avis est donc assez partagé, mais c'est une lecture appréciée en ce samedi hors du temps et ça n'a pas été sans me rappeler le fameux Journal de Georgia Nicholson de Louise Rennison. Merci donc à Edelwe ;)


ps: si j'ai le temps je tenterai la recette du gâteau en question pendant les vacances de Noël en profitant d'avoir un four à disposition! Et les biscuits au gingembre me font bien envie aussi. Si j'avais eu un four je les aurais même tentés aujourd'hui ... mais ça n'aurait pas été génial pour la gastro ^^

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12 décembre 2009

Swap Mille feuilles

En cette journée merdique qu'a été le 27 novembre, mon colis du swap mille feuille dans ma boîte aux lettres a été comme un phare dans la nuit, mieux encore, un phare dans la tempête! Oui oui, ni plus, ni moins! Alors un grand merci à Edelwe qui avait bien caché son jeu! Voyez plutot:

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Edelwe a eu la bonne idée d'emballer livres et autres surprises dans des recettes avec des photos bien alléchantes ... de quoi réveiller le monstre qui sommeille au fin fond de mon estomac ... Mais avez-vous deviné le thème de mon colis? non ?
mais oui bien sûr il s'agit du ... CHOCOLAT!!!

De quoi donc me remonter le moral et tenir ces quelques semaines restantes jusqu'aux vacances de Noël!

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Mon colis contenait:
Quatre livres :

  • Chocolat amer de Laura Esquivel que j'avais bien envie de lire depuis un certain temps déjà, et que j'utiliserai probablement pour le challenge à Lire et à manger
  • Le gâteau au chocolat de 11heures du soir de Caroline Pitcher, un livre de littérature jeunesse...c'est un genre avec lequel je ne suis pas du tout familière donc ce sera la grande découverte.
  • autre oeuvre de la littérature jeunesse: Cacao de Jorge Amado aux éditions Larousse avec des clés pour l'étude de l'oeuvre etc.
  • La sexy attitude des paresseuses de Laure Gontier, qu'est ce que ça à voir avec le chocolat? et bien la note d'Edelwe l'explique bien : "Parce qu'on peut manger du chocolat en restant sexy" et elle a raison non?

Un cahier de recettes, sur le thème du chocolat bien sûr, décoré par les soins de ma swappeuse. Brownies, fondants et autres Croque Lulla, de quoi passer l'hiver en bonne compagnie!

Une carte et un marque-page aux couleurs du chocolat faites par les petites mains d'Eldelwe, qui a gagné toute mon admiration, moi qui suis dotée de deux mains gauches!

Un gel douche au chocolat pour être à croquer

Une fondue à chocolat en forme de coeur que j'ai hâte de tester

Et des chocolats bien sûr! Toblerone, célébrations et rochers ... mais mais... ne manquerait-il pas un rocher?

Un énorme Merci donc à Edelwe pour l'organisation du swap d'abord, puis pour ce bonheur chocolaté!

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10 décembre 2009

Daphné du Maurier, Mary Anne

Mary_AnneRésumé du livre de poche: "Mary Anne a appris à lire dans les pamphlets que rapporte au logis son beau-père Bob Farquhar et c'est en écoutant ses propos satiriques qu'elle s'est délié l'esprit. Par lui encore, quand il plante là toute la famille pour aller vivre ailleurs, elle apprend que les femmes sont sans défense dans un monde que les hommes ont façonné à leur profit - à moins d'avoir de l'argent. Elle oublie la leçon le temps de tomber amoureuse de Joseph Clarke et de l'épouser par un beau jour de mai 1792. Il ne lui faut pas huit jours pour découvrir que son mari n'a ni fortune ni talent sauf celui de boire et de mentir, il lui faudra neuf ans pour comprendre qu'elle ne l'empêchera pas de sombrer et d'entraîner les siens avec lui. Elle décide alors de conquérir par ses propres moyens richesse et confort. La « belle Mrs. clarke » jettera ses filets dans le Londres tapageur de 1803. le cordonnier Taylor et l'homme d'affaires Will Ogilvie y poussent une proie des plus enviables Frédéric-Auguste, Duc d'York. l'aventure commence bien et Mary Anne possède assez d'éclat et de savoir-faire pour mener la partie même quand les cartes se brouillent. Une partie authentique, car Daphné du Maurier retrace ici la vie ardente de sa propre trisaïeule dans le Londres du temps des « George »."

J'ai moins accroché avec ce roman de Daphné du Maurier qu'avec ceux que j'ai déjà lu. Roman, pas tout à fait, puisqu'il s'agit en fait d'une histoire vraie, celle de sa trisaïlleule, favorite du Duc d'York alors qu'il était commandant en chef des armées entre 1803 et 1809. Je 'avais jamais eu vent de cette histoire, j'ai pourtant fait des études d'anglais mais le nom m'était totalement inconnu et les procès qui en découlent. Je n'ai jamais été passionnée par les Rois George à vrai dire, plutôt par les Tudors ou la Reine Victoria!
Quoiqu'il en soit, Daphnée du Maurier nous raconte donc l'enfance de Mary Anne, son mariage raté avec Joseph Clarke, les diverses protections d'hommes riches ou moins riches, sa liaison avec le Duc d'York, les procès et autres pamphlets, ses mémoires non publiés... Mary Anne Clarke avait finalement conclu un accord avec les avocats du Duc d'York pour ne publier aucune de ses lettres en contre partie de quoi il lui versait une somme assez conséquente ainsi qu'une rente à vie pour ses filles.
J'ai eu du mal à entrer dans le début de l'histoire, je n'ai pas tellement compris ce que venait faire le premier chapitre en début de livre, sur lequel on revient à la fin de l'histoire, si ce n'est pour qu'ne boucle soit bouclée. Je n'ai pas non plus tellement aimé la première partie sur l'enfance de Mary Anne, j'ai trouvé tout ça déjà vu... une enfance malheureuse, un bienfaiteur qui tire une pauvresse de sa misère non sans arrière pensées. J'ai envie de dire assez! Peut-être que je commence à me lasser du genre!
Et je me suis carrément ennuyée lors des scènes de procès. J'ai certes apprécié la répartie de Mary Anne, mais les diverses interventions des avocats ou des témoins ne m'ont pas passionnée!
J'ai par contre aimé les scènes de "boudoir", la verve de Mary Anne avec ses amants.
Daphné du Maurier nous livre les faits, tels qu'on a pu lui raconter, tels qu'elle les a peut-être un peu romancée, mais jamais elle ne s'interroge sur le bien fondé des actions de sa trisaïeule, que ce soit directement ou indirectement. Jamais dans l'histoire Mary Anne ne semble se remettre en question. Dans le livre il est question d'un livre écrit par Mary Anne Clarke, Les Princes rivaux, si ça intéresse quelqu'un, pour ma part, je passerai mon tour.

C'est seulement le 4è livre de ma PAL que je lis depuis que je me suis lancée dans l'objectif PAL! Je ne sais plus qui disaitobjectif_pal l'autre fois sur son blog que quand on se lançait dans la blogosphère et bien notre PAL prenait des proportions démesurées, et effectivement, je ne compte pas le nombre de livres achetés/reçus depuis que j'ai commencé mon blog! et la PAL monte et la LAL explose!

(4/35)

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01 décembre 2009

Jean-Michel Guenassia, Le club des incorrigibles optimistes

guenassia4e de couverture : « Michel Marini avait douze ans en 1959. C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux et tout ce qu'ils étaient. Ils s'étaient retrouvés à Paris dans ce club d'échecs d'arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu'ils étaient tous d'incorrigibles optimistes. Portrait de génération, reconstitution minutieuse d'une époque, chronique douce-amère d'une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un premier roman étonnant tant par l'ampleur du projet que par l'authenticité qui souffle sur ces pages. »

Je vais tant bien que mal faire mon petit résumé de cette très belle histoire, ou plutôt de ces belles histoires…

1980 : Le livre ouvre sur la mort d’un écrivain. Lequel ? Sartre ? Kessel ? Deux vieux amis s’y rencontrent par hasard, Michel, le narrateur et Pavel, apatride, ex-communiste et tchèque à qui l’on refuse un visa pour les Etats-Unis à cause de son passé d’activiste. Ils se rappellent le bon vieux temps, tentent de se souvenir…

Octobre 1959 – Décembre 1960 : Le narrateur nous dresse le portrait de deux familles que tout oppose, ces deux familles sont les siennes, les Marini côté paternel, immigrés Italiens et les Delaunay, bourgeoise parisienne. Ces deux familles ne s’entendent pas, c’est dans cet univers qu’a grandi Michel. C’est la guerre d’Algérie, chacun y va de son opinion, les Delaunay possèdent des immeubles la-bas, ils sont pour l’Algérie française. On découvre Michel à travers ses parents, à travers la vision qu’il a de sa famille mais surtout on découvre son goût pour la lecture.

On découvre au fil des pages le cercle d’amis de Michel, son frère Franck, ses parties de baby-foot, sa 1ère boum chez un ami de son frère, ses premières punitions et ses modestes rebellions. Pierre et Cécile, frère et sœur. L’un engagé et envoyé en Algérie, l’autre étudiante en Lettres à la Sorbonne, petite amie de Franck.

Le décor se tisse peu à peu dans els quartiers de Paris, Henri IV, les quais des Grands-Augustins, le jardin du Luxembourg et le Balto … brasserie où Michel se lance dans des parties acharnées de babyfoot jusqu’au jour où il découvre le club des incorrigibles optimistes. Ce club réunit des personnages atypiques, Igor, Leonid, Pavel mais aussi Sartre et Kessel qui jouent ensemble aux échecs.

Igor, médecin en Russie mais brancardier en France, qui finalement devient conducteur de taxi pour le compte de Victor, lui-même des pays de l’Est. Rencontre fortuite entre ces deux personnes, Victor amène un jour un homme qui vient d’être agressé, il est dans le coma et se réveille amnésique. Personne ne semble s’en préoccuper, tout le monde s’ne fiche c’est un « boche », pas Igor qui tente de retrouver son identité, il l’amène avec lui au Balto. Les propriétaires, les époux Marcusot, le reconnaissent, il s’appelle Werner… Le club est né…

Janvier-Décembre 1961 : Imré et Tibor, deux réfugiés Hongrois. Tibor est un acteur renommé en Hongrie, Werner le reconnaît et l’invite au Balto… Voilà deux nouveaux membres. Mais aussi Kessel et Gregorios qui donne des cours de latin et de grec.

Puis il y’a Monsieur Lognon qui observe les parties d’échec en silence…

C’est tout ce petit monde que fait vivre Jean-Michel Guenassia… et quel monde ! Je n’ai pas détaillé pour ne pas gâcher lefontaine_medicis_luxembourg plaisir de la lecture à ceux qui voudraient le lire. J’ai marché dans Paris avec Michel, je me suis interrogé sur les membres du club comme lui, j’ai été touchée par les histoires des uns et des autres. J’ai été intriguée par Cécile puis par Camille. Je me suis insurgée contre Franck mais surtout contre la mère de Michel. Je n’ai pas compris les choix de son père. J’ai rêvé, aux quartiers parisiens, au Luxembourg et à la Fontaine Médicis. J’ai couru sous la pluie, et j’ai été émue par l’histoire de Sacha, par la photographie.

J’étais très enthousiaste par la 4e de couverture, et je n’ai pas été déçu. Ce sont aussi les années 60 que j’aurais aimé connaître, les disques et le rock, les cinémathèques, le refus d’une société, l’engagement, l’idéalisme.

J’ai été touchée par ces hommes, communistes ou pas, fuyant le régime ou le soutenant, chacune de leur histoire particulière mais semblable à tant d’autres.

756 pages et pourtant quand je l’ai refermé je me suis dis « déjà ? » C’est donc un véritable coup de cœur !

Quelques extraits :

Citation anonyme au début du livre : « Je préfère vivre en optimiste et me tromper, que vivre en pessimiste et avoir toujours raison. »

p50 : « Quand quelques jours plus tard j’ai expliqué à l’appariteur, un pion thésard, que mon retard était dû au suicide d’Anna Karenine, il a cru que je me foutais de lui. J’ai aggravé mon cas en avouant que je n’avais pas compris pour quel motif elle se suicidait. J’avais étais obligé de revenir en arrière par peur d’avoir manqué la raison. »

p116 : « - C’est pas mal d’être prof.

- Soudain ça m’angoisse. Tu te rends compte P’tit frère, une vie entière face à des imbéciles de notre espèce ? tu te casses les pieds pour eux et ils te détestent. » (oui oui je la mets parce que ça me parle particulièrement !)

p191 : « Cécile avait décidé de changer. On voudrait souvent que notre vie soit différente. On rêve d’autre chose, rien ne bouge. On se fait des promesses. On avance avec des si qui n’arrivent jamais. On attend, on recule le moment où notre existence sera meilleure, et les jours, les années passent avec nos serments rassis ou évanouis. »

p213 : « Il n’y a pas d’adjectif pour qualifier cette histoire, pas de mots pour décrire ce qui n’existe pas et qu’on ne peut concevoir. […]Cela nous amène à relativiser notre capacité d’imagination que l’on croit infinie et à nous interroger, au contraire, sur la faiblesse de notre imaginaire, que l’on confond souvent avec l’entendement. Le goulag, les génocides, les camps d’extermination ou la bombe atomique n’ont rien d’inimaginable. Ce sont des créations humaines, ancrées au fond de nous, et dont seule l’énormité nous écrase. Elles dépassent notre entendement, détruisent notre volonté de croire en l’homme et nous renvoient notre image de monstres. Ce sont, en réalité, les formes les plus achevées de notre incapacité de convaincre. Le point ultime de notre capacité créative. »

p215 : « Il y’a des livres qu’il devrait être interdit de lire trop tôt. On passe à côté ou à travers. Et des films aussi. On devrait mettre dessus une étiquette : Ne pas voir ou ne pas lire avant d’avoir vécu. »

« -Tu ne parles jamais de ta famille.

-Ni moi, ni les autres. On y pense chaque jour, chaque heure. On a aucun espoir de els revoir. C’est impossible, irréaliste et dangereux. On ne dit rien. On les garde au fond de notre tête. Il n’y a pas un instant où je ne me demande ce que font ma femme ou mes enfants. Je sais qu’eux aussi pensent à moi. Et c’est insupportable. »

C'était ma 4e contribution au challenge du 1% littéraire.    (4/7) challenge_du_1_litteraire_2009

23 novembre 2009

2010 sera l'année des challenges ou ne sera pas ...

Après le swap mille feuilles d'Edelwe, comment résister au challenge à lire et à manger de Chiffonnette ?? et bien non je ne résiste pas...


a_lire_et___manger

Le principe est simple, il s'agit de lire un roman cullinaire et d'en adapter une recette (à sa sauce? ^^) avant le 15 décembre 2010. Le billet sur le livre devra également  contenir la fameuse recette et son processus de réalisation avec une petite photo du plat final! Enfantin dira-t-on ... pas si sûr :)
Je pense que je mettrais en scène une recette d'un des livres que je recevrai dans le cadre du swap mille feuille si celui-ci s'y prête. C'est l'objectif PAL qui fait pâle figure avec tous ces challenges et tous ces swap. J'ai d'ailleurs eu une idée de swap cette nuit, mais je ne sais pas si j'oserais me lancer!

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21 novembre 2009

Jean-Paul Dubois, Les accommodements raisonnables

jean_paul_duboisPremier partenariat avec Livraddict et les Editions Points ! Merci de m'avoir permis de participer ;)

 

Il va m’être assez difficile de parler de ce livre dans la mesure où je n’ai pas du tout été emportée par l’histoire.

 

J’étais pourtant assez emballée par la quatrième de couverture : « Paul Stern hésite. Son épouse, Anna, sombre peu à peu dans une profonde dépression. Le remariage scandaleux de son père l'accable. La tentation est grande de tout laisser en plan, et l'occasion semble presque trop belle : embauché à Hollywood, Paul rencontre Selma. Elle est le sosie parfait d'Anna, avec trente ans de moins... »

 

J’ai eu du mal à accrocher dès le début, je me disais que c’était le temps que l’histoire se mette en place et j’ai été soulagée de voir Selma Chantz arriver après un tiers du livre. Soulagement de courte durée. J’ai continué à trouver l’histoire un peu plate, survolée. Il m’a manqué quelque chose, peut-être un peu de romance mais puisque ça n’était pas le sujet alors peut-être un peu plus de trash, ou de réflexion sur l’exil hollywoodien, le monde des scénaristes, ratés ou pas. J’ai trouvé que l’histoire manquait un peu de saveur, j’ai du m’accrocher pour aller jusqu’au bout, et je me suis quasiment ennuyée pendant 275 pages !

 

Je me demande si les noms des deux personnes avec lesquelles travaille Paul Stern : Walter Whitman et Edward Waldo Finch sont des clins d’œil aux deux écrivains Walt Whitman et Ralph Waldo Emmerson,  je me suis peut-être trompée mais avec ces deux noms ressemblants je m’attendais en fait à des allusions à ces deux penseurs, au rêve américain, au transcendantalisme etc. J’ai du me tromper… ou bien je ne les ai pas perçues.

La page bibliomania du livre avec les liens vers les billets d'autres bloggueurs! Bien pratique!

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16 novembre 2009

7 choses qui rythment mon automne

C’est avec plaisir que je réponds au tag lancé par Herisson08… il s’agit comme son nom l’indique de faire part de 7 choses qui marquent notre automne.

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1. La première donc, et celle qui prend le plus de place parce qui apporte un changement dans mon rythme de vie… le retour au célibat… retour assez chaotique à vrai dire. On ne sort probablement jamais indemne de ces choses là.

 

2. La lecture, of course, avec la participation aux partenariats lancés par blog-O-book et livraddict mais aussi les divers challenges auxquels je suis inscrite.

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3. La blogosphère donc avec les préparations de swaps, la découverte de nouveaux blogs, bibliomania, et aussi les blogs de cuisine sur lesquels je salive.

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4. Le travail bien sûr, on entame une période difficile, des élèves de plus en plus chiants parce que fatigués, le début de mon stage en lycée, mon mémoire et la préparation de mon stage au Québec.

 

5. L’envie pressante de voyages réveillée par cette préparation. L’envie de changer d’air. Une journée à Paris, peut-être un retour à Lille. L’envie de bouger en tout cas.

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6. Le retour à une vie sociale soutenue : bar, restaurants et surtout cinéma, avec le coup de cœur de l’automne pour moi : 500 days of summer !

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7. Coup de cœur cinématographique bien sûr mais également musical, j’écoute la BO en boucle dans ma voiture ainsi que le dernier album de Muse, The resistance. L’achat d’une place de concert pour le 360° Tour de U2 au stade de France en Septembre 2010.

museU2_360__Tour

 

 

Ce tag fait un peu le tour de la blogosphère depuis quelque temps déjà donc je préfère ne pas faire de doublon et inviter les blogueurs délaissés à se manifester pour le reprendre ^^

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14 novembre 2009

Québec - 3 mois !

Comme je l'avais annoncé dans un précédent billet, j'ai été prise pour un stage au Québec. Je poste un nouveau petit billet à ce sujet afin de préparer les quelques jours libres que nous aurons pour jouer les touristes à Montréal. J'en appelle donc à votre connaissance de la ville pour me suggérer des monuments, parcs, musées, lieux typiques de la culture québecoise et/ou canadienne incontournables dans cette ville. Si vous avez d'ailleurs également des petites anecdotes à propos de quartiers, pubs/bars, restaurants and co, je suis toute ouïe!

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