02 avril 2010

Laura Esquivel, Chocolat amer

chocolat_amerQuatrième de couverture: "Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d'étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L'amour de la vie est exalté dans ces pages d'un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes oeuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s'est vendu à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde."

Tita, la benjamine de la famille n’a guère le choix de son destin, elle devra veiller sur sa mère jusqu’à sa mort et ne pourra donc pas épouser celui qu’elle aime… Voici donc une histoire d’amour impossible digne d’une Juliette ! Tous les ingrédients y sont, la mère tyran, la sœur préférée et l’amie dévouée… Ajoutez y une Tita née dans la cuisine et l’histoire en sera quelque peu différente.

 

En effet, Tita est née et a grandi dans la cuisine, elle développera dès son plus jeune âge un goût pour la cuisine, le mélange des épices et des goûts qui mettent l’eau à la bouche tout au long de l’histoire. Ce dont Tita ne semble pas avoir conscience c’est qu’elle met une certaine magie dans ses plats qui ont quelque fois des effets étranges sur ses convives…

 

Chaque chapitre est bâti autour d’un plat préparé pour une occasion particulière (mais quel rapport avec le mois cité en début de chapitre, je n’ai pas eu l’impression que l’histoire se déroulait précisément ce mois là ?) d’un anniversaire à l’épiphanie en passant par la cérémonie du mariage de l’aînée.

 

J’ai bien aimé l’histoire un peu féérique qui mêle cuisine et « potions » à merveille, les apparitions des fantômes ne m’ont pas dérangée pourtant ce n’est pas ce que je préfère, au contraire ça donnait tantôt une touche d’émotion à l’histoire, tantôt un brin d’angoisse. Par contre l’écriture m’a parfois dérangée, j’ai trouvé certains passages un peu lourd, notamment ceux  où il est question de désir et de passion, j’en ai même trouvé certains ridicules ! Et puis la fin de l’histoire m’a déçue un peu, j’ai trouvé ça trop facile, trop évident.

 

C’est donc une lecture en demi-teinte comme peut-être le prévoyait le titre, le chocolat, doux qui fond tout seul et qui nous emmène loin lorsqu’on le savoure les yeux fermés et amer dans el sens où Laura Esquivel m’a laissé un goût de déception une fois le livre refermé.

 

Je le conseille tout de même rien que pour les recettes, leurs descriptions et la magie qui en ressort. Et je remercie Edelwe qui me l'avait envoyé dans le cadre du swap mille feuille, j'ai donc lu les quatre livres que j'avais reçu ^^

Deux extraits :

« Nous possédons en nous-mêmes les éléments nécessaires pour produire du phosphore. Ma grand-mère avait à ce sujet une théorie très intéressante : elle disait que nous naissons tous avec une boîte d’allumettes en nous mais que nous ne pouvons pas els allumer seuls : nous avons besoin d’oxygène, comme dans l’expérience que nous venons de faire, et d’une chandelle. L’oxygène provient, par exemple, de l’haleine de la personne aimée ; la chandelle peut être n’importe quoi, un aliment, de la musique, une caresse, une parole ou un son. C’est le déclencheur. L’allumette s’enflamme, et l’espace d’un instant, nous sommes éblouis. Il se produit en nous une agréable chaleur qui disparaît peu à peu, au fil du temps, jusqu’à ce qu’une nouvelle explosion vienne la raviver. Chacun a ses propres détonateurs qu’il doit découvrir. La combustion qu’ils entraînent procure de l’énergie à l’âme :  en d’autres termes cette combustion est la nourriture de l’âme.

« Si l’on ne découvre pas à temps ses détonateurs, la boîte d’allumettes s’humidifie et nous ne pourrons plus jamais enflammer la moindre allumette. L’âme alors fuit le corps, erre dans les ténèbres les plus profondes, cherchant vainement un aliment que seul ce corps abandonné, désarmé, transi de froid pourrait lui fournir ? » »

La recette du chocolat chaud que j’essaierai peut-être de faire pour le challenge à lire et à manger :

« La méthode est très simple : placez sur le feu une tablette de chocolat et de l’eau. La quantité d’eau doit être légèrement supérieure au contenu de la tasse qu’on devra remplir. Quand l’eau bout pour la première fois, écartez-là du feu et cassez la tablette en petits morceaux. Battez au moussoir jusqu’à ce que le chocolat soit bien incorporé à l’eau. Remettez sur le feu. Quand l’eau bout à nouveau, retirez de la flamme. Puis remettez-là encore jusqu’au troisième bouillon ? Retirez alors le tout et battez. Versez la moitié dans la tasse et battez le reste une dernière fois. Enfin remplissez la tasse en laissant mousser à la surface. Vous pouvez remplacer l’eau par du lait, mais dans ce cas ne faites bouillir qu’une fois, puis remettez sur le feu en battant pour que le chocolat n’épaississe trop. Le chocolat à l’eau plus digeste que le chocolat au lait. »

C'était une lecture commune avec Bladelor, Lilibook et Mariel.


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28 mars 2010

Tag Printemps

J'ai été taguée par herisson08, pour ce tag printemps il suffit de choisir un mot et d'écrire le titre d'un livre et le nom d'un auteur pour chacune des lettres!

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Je choisis donc le mot Nuage

Ne le dis à personne, Harlan Coben / Anaïs Nin
Une prière pour Owen, John Irving / Brady Udall
Anna Karenine, Leon Tolstoï / Jane Austen
Germinal, Emile Zola / Anna Gavalda
En un combat douteux, John Steinbeck / Laura Esquivel

Je laisse le loisir à ceux qui veulent se frotter à l'exercice de reprendre ce tag!

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Un dimanche à ... Guidel Plage

C'est avec plaisir que je me joins à Liyah et Evertkhorus pour vous faire partager chaque dimanche une photo de mon petit répertoire!

Pour débuter donc, la plage de Guidel plage en Bretagne qui est celle de ma bannière, et surtout parce que j'ai envie d'évasion en ce moment, de bruit des vagues, de grands espaces, d'air marin, de vent dans les cheveux...


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21 mars 2010

Québec #5

JOUR 11 : Le matin on s’est toutes réunies chez les parents d’une des corres pour un énorme brunch ! Comme vous pouvez le voir pour le salé c’était œufs, jambon, saucisses, bacon et fromage et pour le sucré, toast, crêpes, gaufres et sirop d’érable, c’était ENORME ! (on se demande bien pourquoi j’ai pris 3kgs…)

 

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On est ensuite parties en expédition dans les bois pour faire un tour en calèche tirée par deux magnifiques chevaux de traits. La calère n’était pas montée sur des roues mais sur des espèces de ski géant, c’était bien sympa même si on avait super froid. Pour se réchauffer on a appris des chansons paillardes à nos québécoises !

 

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pour que vous soyez témoin de la neige

 

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j’ai immortalisé le « je me souviens » des plaques Québécoises

 

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A notre retour à Royun nous sommes allées visiter la maison Dumulon qui est la maison reconsituée du premier habitant de Rouyn dans les années 1920, c’est là qu’on voit que le Canada est un pays « neuf » comparé à certaines de nos villes qui existent depuis des siècles et qui en portent la marque dans leurs différentes architectures. Cette visite était intéressante.

 

Le soir on s’est rejoint dans un resto de la ville pour notre dernier repas avant le départ pour Montréal le lendemain matin. C’était assez triste, on est revenu sur notre semaine, les moments qu’on avait préféré etc.

 

JOUR 12 : et voilà, la semaine dans le nord ouest québécois est dèjà terminée, une semaine riche en animations et découvertes, mais surtout une semaine formidable d’un point de vue humain. J’ai rencontré des filles vraiment intéressantes et très généreuses, c’est donc non sans une petite larme que nous les avons quittées dans le minuscule aéroport de Rouyn pour reprendre notre avion tout aussi minuscule.

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A peine arrivés à Montréal nous avons déposé nos affaires à l’auberge puis nous sommes ressortis pour aller manger un morceau dans le quartier chinois.

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ça n'a pas l'air génial comme ça mais c'était super bon!
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et un bus un!

 

 

Nous sommes ensuite allés nous balader dans le Vieux Montréal et au bord du fleuve Saint Laurent

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Cette chose étrange est un horodateur! oui oui

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Vous remarquerez que le Saint Laurent est gelé
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L'espèce de bulle ronde au fond c'est la biosphère de Montréal

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Cette construction horrible c'est des appart'

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Le soir notre petite bande de 6 a retrouvé l’autre bande pour aller tous au resto indien, au menu biryani végétarien, le rêve !

 

JOUR 13 : Nous sommes retournés dans le vieux Montréal en déambulant au grès de nos chaussures dans les rues de la ville pour y arriver, c’est comme ça qu’on fait les meilleures rencontres

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Nous avons fait la visite guidée de la Cathédrale de Montréal et visité le centre d’histoire de Montréal. Puis bien entendu on s’est fait un après-midi shopping dans la ville souterraine. Le soir comme d’habitude c’est tous ensemble que nous avons pris notre repas dans un resto de salades et fruits, le concept est vraiment sympa mais la serveuse était super désagréable !

 

JOUR 14 : qu’on pourrait appeler à la découverte des écureuils gris , et des maisons atypiques

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Nous avons pris un goûter dans un salon de thé spécialisé dans les cupcakes avant de reprendre l’avion

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J’en avais choisi un chocolat, mousse aux fruits de la passion

 

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Et voilà, notre séjour s’achève ici, et c’est donc 5 semaines après mon retour que je clos mon récit de voyage avec les souvenirs encore intact dans ma mémoire. Ce voyage outre-Atlantique restera inoubliable !

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17 mars 2010

Adam Braver, 22 Novembre 1963

22_novembre_1963Présentation de l’éditeur : « Nous sommes avec Jackie Kennedy lorsque, ce matin-là, elle choisit le tailleur qu’elle portera, un tailleur a priori sans grande importance, pour un jour a priori comme un autre, un tailleur qui, taché du sang de son mari, fera ensuite le tour du monde. Ce sens incroyable des détails, confronté au poids de l’histoire, en fait un livre saisissant. » Publisher’s weekly.

À la manière de Short Cuts de Robert Altman, Adam Braver met ici en scène quelques-uns des protagonistes de l’événement, premiers rôles et figurants, durant les heures qui précédèrent et suivirent le drame. Le livre s’ouvre avec le départ de Jackie Kennedy pour Dallas, il se referme quelques heures plus tard, lorsque la first lady, désormais veuve, rentre au milieu de la nuit à la Maison-Blanche. Autour de Jackie Kennedy, quelques personnages vont vivre eux aussi une journée très particulière : un tailleur, dont le nom et le film amateur feront par la suite le tour du monde, un médecin de l’hôpital Parkland, qui ne se doute pas en se levant qu’il va faire ce jour-là l’autopsie du corps du président, le personnel de la Maison-Blanche en charge des enfants du couple.
Entrelaçant la grande et les petites histoires qui, dans ce contexte, prennent un poids très particulier, Adam Braver nous fait littéralement entrer dans l’intimité des acteurs du drame. S’attachant à l’aspect humain, il nous permet de poser un regard complètement neuf et poignant sur cette affaire qui continue de marquer tous les esprits. Servi par une écriture magnifique de précision et par une construction ensorcelante, il nous livre un roman hypnotique. »

 

 

Adam Braver nous fait le récit détaillé des quelques jours/heures avant l’assassinat du Président Kennedy, il passe assez rapidement sur l’évènement en lui-même et nous donne à voir les heures qui ont suivies la tragédie. On entre donc dans l’intimité de plusieurs personnes de la première dame aux employés de la maison blanche en passant par le garagiste qui entretenait la voiture présidentielle.

J’ai trouvé la narration bien menée, l’écriture poignante de part son soucis du détail et de la précision. On entre véritablement dans l’intimité de ces gens, on connaît leurs pensées, leurs sentiments, leur ressenti de la tragédie. J’ai trouvé très touchantes les discussions des employés de la maison blanche parce que ce sont celles qui offrent le plus un aperçu de la personnalité du Président Kennedy, un homme simple et déterminé, proche du peuple. « Kennedy semble sorti tout droit de son passé : un homme qui connaît la valeur d’une poignée de main et d’un mot gentil, qui sait reconnaître la bonté des gens qui l’acceptent. » Est-ce une des raisons de son assassinat ? Nous ne le saurons jamais puisque son meurtrier présumé a lui-même été assassiné (cf mon billet sur JFK de Jim Garisson) mais Adam Braver ne s’attache pas à ces questions, ce n’est pas le but de son livre qui est principalement axé sur la Première Dame, ses appréhensions avant la parade dans Dallas, son souci du détail, le choix du tailleur rose si célèbre est bien pensé à l’avance, et elle ne le quittera d’ailleurs pas de la journée. On entre dans ses pensées à l’hôpital, dans sa chambre à bord d’Air Force One, auprès du cercueil de JFK. Elle organise les funérailles du président, assiste au serment de Johnson et quitte la Maison Blanche à la manière d’un automate mais ses pensées ne cessent de fourmiller dans sa tête.

Deux choses m’ont « choquées » dans cette lecture, la première étant que ce soit la gouvernante qui annonce aux petits Kennedy l’assassinat de leur père, je ne le savais pas et je ne sais pas ça me dérange un peu. La seconde étant la conversation qui est reportée à la fin du livre entre Johnson maintenant Président et Jackie qui vient de déménager il lui dit « J’appelle pour flirter avec vous » et « Dites leurs (en parlant des enfants) que j’aimerais être leur papa. » J’ai trouvé ça totalement déplacé ! Alors la question qui se pose est est-ce que tous les faits relatés par Adam Braver sont conformes à la réalité ou bien ne sont-ils pas un peu romancés ? D’après la quatrième de couverture on pourrait penser que ce sont des faits bruts, mais j’ai eu la réponse à ma question en lisant les remerciements : « Si ce livre est en grande partie un travail d’imagination, certaines contributions précieuses ne peuvent être ignorées… » La fiction prend donc le pas sur le souci de réalisme même si en effet l’écriture se base sur les archives, les interviews etc. des protagonistes.

Pour conclure ce billet je dirai donc que c’est une lecture en demi-teinte, j’ai apprécié tous ces détails, j’ai été sensible aux pensées des personnes présentes mais j’en attendais plus, plus d’interrogations, plus de faits réels mais je ne suis cependant pas déçue, j’aime beaucoup cette période de l’histoire américaine et je remercie donc les Editions Sonatine et Blog-O-book de m’avoir envoyé ce livre qui m’a permis de me replonger dans cette période mouvementée des Etats-Unis et qui m’a encore une fois fait penser « ahhhhh si j’avais eu 20 ans dans les années 60 ! » …et bien si j’avais eu 20 ans dans les années 60, j’aurais sans doute pleuré ce 22 Novembre 1963 …

 

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Quelques extraits :

«  Et en un clin d’œil, l’histoire que vous ne cherchiez pas est l’histoire qui se déroule. »

« De retour aux pompes funèbres il marcha directement jusqu’à la salle des cercueils à l’arrière, ferma la porte et pleura comme il n’avait jamais pleuré jusqu’alors. Il pleura pour toute la force dont il avait du faire preuve au cours de la journée. Il pleura pour Madame Kennedy. Et parce qu’il savait que demain arriverait inéluctablement et qu’il se réveillerait une fois de plus dans le même lit en se demandant s’il n’aurait pas pu en faire plus la veille. »

« Le cheval caparaçonné a été utilisé pour la première fois au cours de la procession en l’honneur de Lincoln, en partie parce qu’il était commandant en chef. Il symbolise l’héroïsme du soldat mort, mais dans le cas de Lincoln le cheval solitaire avait une résonance plus profonde, car il évoquait le trot lent d’une nation qui venait soudain de perdre son meneur. Tout en lisant ceci, Nelson sent sa poitrine se serrer, car il comprend déjà que rien ne capturera aussi bien la tragédie de Dallas que la vue de cette selle vide lors d’une procession fière et élégante le long de Constitution Avenue. »

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15 mars 2010

Mary Ann Shaffer, Annie Barrows, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

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Présentation de l'éditeur

 

"Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais."

Je n’aime pas tellement le genre épistolaire mais depuis que j’entendais les louanges de ce cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates j’ai eu envie moi aussi d’en découvrir les membres et c’est justement le coup de cœur 2009 que m’a offert Joey7lindley dans le cadre su Swap Nouvel an organisé par Herisson08.

C’est donc avec deux à priori que je débutais ma lecture. Premier à priori qui s’est vite dissipé quand j’ai pris le rythme de la lecture et 2nd qui s’est vu confirmer dès les premières pages ! J’ai tout bonnement adoré ! Les lettres s’étalent donc de janvier à septembre 1946 et comme chaque fois qu’une histoire me plaît je regrette qu’elle se termine si vite. J’ai donc passé 9 mois en compagnie de Juliet, Sidney et les amis de Guernesey, j’ai été émue avec eux, j’ai souris avec eux, j’ai trépigné d’impatience avec eux. Mary Ann Shaffer et Annie Barrows ont eu le don de m’emmener dans leur lecture malgré n style que je n’apprécie guère et pour ça je leur tire mon chapeau parce que je suis assez buttée comme fille.

Juliet est adorable, tous les membres du cercle sont adorables, John Booker le majordome épris de Sénèque, Eben Ramsey, Daswey Admas, l’amoureux de Charles Lamb, Amelia Maugery qu’on imagine un peu comme une mamie gâteau, Isola Pribby, l’excentrique de la bande, Will Thisbee le quincailler et surtout Elizabeth, présente dans chacune des pages, dans chacun des personnages. Elizabeth que l’on aimerait connaître nous aussi, et d’ailleurs Sidney a raison quand il conseille à Juliet de faire d’Elizabeth la personne centrale de son livre. L’histoire écrite par Mary Ann Shaffer et Annie Barrows est exactement le livre qu’aurait pu écrire Juliet. Est-ce véritablement comme cela que ça s’est produit ? où n’est ce que pure fiction ? C’est ça qui est difficile quand un roman est ancré dans des faits réels. Ou s’arrête l’Histoire et où commence l’histoire. Difficile à dire, j’imagine que chaque bout de ces histoires même fictives composent justement l’Histoire tant elles auraient pu être vraies.

Je me rends compte au fil de mes lectures que ce que j’aime, ce qui m’emporte c’est justement ça ce mélange entre fiction et réalité et surtout cet ancrage dans le passé : des histoires sur des gens simples, des histoires un peu désuètes mais racontées avec beaucoup d’amour et beaucoup d’humour.

J’ai aussi beaucoup aimé le côté mise en abîme de l’histoire, deux écrivains qui écrivent sur une écrivain et la boucle est bouclée aujourd’hui avec des blogolectrices qui se donnent rendez-vous pour une lecture commune sur des personnages eux-mêmes férus de ces réunions, de ce partage autour des livres. Les références aux auteurs que j’affectionne sont d’ailleurs nombreuses dans ce livre, les sœurs Brontë et Jane Austen, mais aussi d’autres que je connais un peu moins Wilkie Collins, Sénèque ou Charles Lamb. De même, les descriptions de l’île de Guernesey donnent envie de s’y rendre pour en apprécier le charme !

Les auteurs nous donnent à voir des gens courageux, qui ont soufferts physiquement et moralement mais qui sont restons bons et généreux même dans les épreuves les plus difficiles. Elle nous donne également l’occasion d’avoir un aperçu de la vie sous l’occupation allemande, on perçoit de la rancœur de certains personnages mais pas de tous, où plutôt pas envers tous les allemandes qui parfois obéissaient aux ordres sans grande conviction, sans les approuver, simplement que al guerre vous oblige à faire des choses qui ne sont pas vous. Et nous comment le vivrait-on ? du côté des opprimés ? du côté des oppresseurs ? J’avais justement assisté à la conférence de Mme Lundy, résistante dont l’histoire est racontée dans le film Liberté, actuellement au cinéma, son histoire m’avait beaucoup émue et elle aussi tenait ce discours mitigé sur l’occupation.

En bref donc c’est pour moi un véritable coup de cœur et la question que je me suis posée à la fin c’était, et moi je peux faire partie du cercle ?

Je vous invite donc à aller lire les articles des autres lectrices : 

Véro
Anneso
Nane
Pauline
Lagrandestef
Leyla

 

 

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Quelques extraits :

« C’est ce que j’aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous amène à un autre livre, dans lequel vous trouvez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l’infini, et c’est du plaisir pur. »

 

« Les hommes sont plus intéressants dans les livres qu’ils ne le sont en réalité. »

« Pourquoi ne lui avait-on pas dit qu’il existait des histoires d’amour sans hommes déséquilibrés, sans angoisses, sans morts et sans cimetières. […] Je lui ai confirmé qu’Orgueil et Préjugés était l’une des plus belles histoires d’amour jamais écrites et que le suspense la tiendrait en haleine jusque la fin. »

« De toutes les épreuves qu’ils ont traversées durant la guerre, celle-ci a du être la plus terrible. Devoir envoyer ses enfants loin de soi pour les protéger, cela défie l’instinct de préservation. »

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14 mars 2010

Québec #4

JOUR 8 : Je vous épargne cette fois la narration de ma journée d’observation ^^ . J’ai passé la journée dans deux classes types SEGPA, c’était vraiment intéressante et l’enseignante était vraiment sympa !

 

Le soir on est allé voir un match d’improvisation, j’avais un peu peur de trouver ça ennuyeux, j’aime pas trop ça les spectacles humoristiques mais finalement l’ambiance était très bonne ! Deux équipes s’affrontent sur scène sur différents thèmes choisis par un arbitre qui leur impose certaines contraintes, temps, ton, emploi de mots particuliers etc. On a fini la soirée en boîte… et God j’aime déjà pas les boîtes en France mais là c’était le pompon ! Couchées à 3h30 levées à 6h le lendemain on était fraîches ^^

 

JOUR 9 : On se levait tôt car nous avions à peu près une heure, une heure et demie de route pour rejoindre une réserve indienne. Je ne savais pas que les Indiens vivaient dans des réserves au Québec aussi. D’ailleurs j’ai parfois eu l’impression que l’intégration des indiens à la société québécoise était pour certains un sujet relativement tabou.

 

Nous avons donc visité le village et on nous accueilli dans l’école où on a suivi un cours d’algonquin (je sais donc maintenant le lire, mais pas le comprendre of course), j’ai trouvé ça super intéressant, on a vu l’alphabet, les nombres et la conjugaison. On a goûté au pain artisanal fabriqué à l’école, j’ai trouvé que ça ressemblait aux pains plats marocains.

 

Nous sommes ensuite allées au musée de la réserve où un guide super gentil nous a raconté l’histoire des algonquins au Québec, leurs traditions, leurs lieux de rendez-vous, le mode de vie des indiens et qui a vaguement abordé leur place dans la société d’aujourd’hui.

 

J’ai vraiment apprécié cette matinée et l’après-midi nous réservait d’autres surprises. Nous sommes allés visiter un refuge pour animaux blessés en pleine forêt : renards, loups, castors, et la star du voyage l’orignal !

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Après le refuge on a rejoint l’université d’Amos où on a visité la section spécialisée dans les plantations de forêt etc. J’avoue avoir été particulièrement inattentive, souvenez-vous j’avais 3h de sommeil à peine dans les jambes ^^. Nous avons terminé la soirée à 40 au resto youhou !

 

 

 

JOUR 10 : Fini les observations, journée au lac Temiscamingue ! Après moultes aventures à attendre sur le parking du Wall Mart qu’une de nos québécoises retrouve ses clés, pendant que nous patientions en faisant des blind test de voitures à voitures (oui oui on a de la suite dans les idées et non non on ne se fait absolument par remarquer sur les parkings !) c’est un cortège de six voitures qui prend la route pour le Témis ! outre un chien qui a failli se jeter sous nos roues enneigées pas de problème à l’aller. Nous débarquons toutes dans un petit snack pour manger une poutine (imaginez donc 20 filles accompagnées d’un seul homme … le harem était de sortie (équipé en Décathlon pour les Frenchies) J’ai donc retenté l’aventure poutine et c’était bien meilleur qu’à Montréal, mais God je ne comprends toujours pas l’engouement général pour ce plat !

 

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Nous avons ensuite toutes débarquées chez la cousine d’une des corres qui habite au bord du lac pour faire de la pêche sur glace (nous n’avons rien pêché si ce n’est une cannette et encore je soupçonne quelqu’un de l’y avoir mis ^^. Nous avons répété et filmé notre Haka dans la neige (vidéo sur Facebook pour celles qui y sont), fait des dessins toujours dans la neige, vous savez quand on se jette par terre et qu’on fait l’ange. Certains sont partis faire une promenade en raquette dans les bois, d’autres ont préféré s’armer de « Crazy carpets » et dévaler les pentes enneigées sur els fesses ou sur le ventre. C’était le fun comme disent nos cousines !! (mes fesses s’en souviennent encore !)

 

Cette escapade s’est terminée par une séance tire sur la neige, je n’ai pas réussi à adhérer au sirop d’érable mais là j’ai adoré !!

 

 

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(est-ce que j’ai l’air d’avoir froid ? mais non il ne faisait que – 27 !)

 

Retour à Rouyn pour se changer avant une folle soirée en boîte (cette fois j’ai prévu le coup à moi la slush au rhum et la Jelly à la vodka, me faut au moins ça !)

 

Retour retardé … oui nous avons croisé sur notre chemin une voiture complètement défoncée sur le bas côté avec une dame en plein milieu de la route ! Notre cortège s’arrête donc pour porter secours à cette dame sauf que personne ne savait où on se trouvait et que les secours sont arrivés une heure plus tard !! (heureusement que la dame ne se vidait pas de son sang !), Une des corres avait laissé son contact de voiture et bien sûr au moment de repartir plus de batteries, à notre tour de nous faire dépanner !! (oui oui il y’a des jours comme ça …)

 

Suite et fin du séjour à Rouyn la semaine prochaine ^^

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10 mars 2010

Laure Gontier, La sexy attitude des paresseuses

La_sexy_attitude_des_paresseuses4 ème de couverture : « Qui n'a jamais rêvé d'être sexy ? Et qui vous a dit qu'être sexy c'est être une femme objet tout juste bonne à faire fantasmer les hommes ? Non ! Regardez les Monica, Angelina, Scarlett et Penélope : elles sont sexy mais aussi égéries de grands cinéastes et personne ne s'amuserait à les réduire à des bombes ! Grâce à ce guide, vous saurez enfin ce qui est sexy ou pas, comment transformer vos petits défauts en vraies qualités ; vous connaîtrez tous les trucs pour faire exploser votre sexy attitude sans renoncer à votre personnalité et apprendrez à rester sexy face à l'Homme même en situation extrême, même après une longue vie commune. Votre sexy attitude n'aura d'égale que celle de l'héroïne d'une comédie romantique, pas parfaite pour un sou mais dont le héros est pourtant definitely accro au bout d'une heure ! Un guide de pro pour booster votre sexy attitude sans vous renier et pour en finir avec les clichés du style suis-je obligée de mettre une minijupe en stretch pour le faire craquer ? »

 

J’avais reçu ce livre dans le cadre du swap mille-feuilles organisé par Edelwe qui était d’ailleurs ma swappeuse. Quel rapport entre la gourmandise et la sexy attitude ? Aucun à priori sauf qu’Edelwe a réponse à tout : « Parce qu’on peut manger du chocolat en restant sexy » !

 

J’ai apprécié cette lecture étalée sur plusieurs mois, un petit coup de mou : quelques pages et ça repart, un trou entre deux romans, hop on picore ici et là, envie de se relaxer dans un bain ? Laure Gontier est d’agréable compagnie là encore. La sexy attitude est écrite à la manière des magazines féminins. C’est léger, ça ne prend pas la tête, ça donne le sourire, que demander de plus ?

 

Bien évidemment, comme quand je lis un magazine de fifilles, je sais très bien que tout ce qui y est écris n’est pas véridique à 100% que les talons de 10cm c’est sexy certes mais allez-y vous enchaîner les heures de cours debout à faire le clown perchée sur ces échasses. Et cette jolie crinière qui se laisse dompter par un super shampoing même avec la meilleure volonté du monde s’aplatit au bout d’une heure ! C’est un peu de la publicité mensongère tout ça mais ça me fait quand même rire. La seule chose qui m’agace en général dans ce genre de bouquins et dans les magazines c’est que contrairement à ce que ça laisse penser oui il y a une vie civilisée en dehors de Paris !! J’en ai marre de ce Pariscentrisme … Paris Paris … les étrangers résument la France à Paris… mais Fuck y’a pas que Paris dans la vie ! (minute je m’énerve contre ce snobisme parisien off)

 

Le chapitre qui m’a le plus tenu en haleine s’intitule « Comment vous ne l’avez pas encore trouvé ? » Et bin non je ne l’ai pas encore trouvé !! alors moi en train de tremper dans la mousse je m’attendais à avoir THE solution !! sauf que le chapitre se clos par cette morale que toutes les filles maquées te rabâchent … c’est quand on ne cherche plus qu’on trouve !!! God !

 

J’ai bien entendu fait le test pour savoir Quelle sexy paresseuse je suis et bien figurez vous que je suis une sexy qui s’ignore, j’imagine que c’est la manière la plus sympa qu’ils ont trouvé pour dire que je n’étais pas sexy!

 

Bon quoi qu’il en soi j’ai passé du bon temps et je n’ai plus maintenant qu’à enchainer sur un autre de la même collection où me racheter cosmo !

objectif_pal        abc_challenge

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07 mars 2010

Québec #3

JOUR 6 : La matinée j’ai observé deux classes de première année de secondaire, l’équivalent de 5e en France. J’ai vu deux fois le même cours c’est dommage mais c’était tout de même intéressant de noter certains fonctionnement.

D’abord, les cours durent 1H30 ce qui permet d’instaurer une routine de classe plus longue et donc à mon sens plus efficace parce qu’il est plus facile de s’y tenir. L’enseignant ne se dit pas tant pis pour la routine aujourd’hui on avance. Les élèves entrent donc en classe et pendant les 10/15 premières minutes ils lisent, un bouquin, en français, en anglais peu importe, des magazines ou leurs cours mais ce temps est consacré à la lecture et au silence ce qui leur permet donc 1. De reprendre leur calme après la récréation et le chahut des couloirs ; 2. Se préparer à la matière pour ceux qui lisent en anglais. Ensuite les élèves sortent leur « reference booklet » dans lequel sont compilés les outils dont ils ont besoin en anglais (conjugaison, alphabet, verbes irréguliers) et lisent tour à tour les verbes irréguliers à apprendre pour la semaine. Un élève lit la ligne puis les autres en cœur répètent. Ce qui permet au final de les mémoriser mais également d’entendre leur prononciation correcte (et c’est pas du luxe). Ensuite seulement le cours en tant que tel commence, là en l’occurrence ils corrigeaient des exercices de grammaire (comme quoi ici la grammaire pure et dure anglaise n’est pas diabolisée) puis un travail en îlots avec la création de posters comme on peut avoir chez nous pour les tâches finales.

J’ai beaucoup aimé le rapport que les élèves avait avec leur enseignante qui est plus cordial que ce que j’ai pu observer en France sans pour autant être familier. L’enseignante est proche de ses élèves , ils la sollicitent et bavardent avec elle en anglais. Ils n’ont pas l’inhibition qu’on la plupart des petits français face à la langue étrangère.

L’après-midi nous avions une présentation du système scolaire à l’UQAT qui était chiante comme la pluie, nous n’attendions qu’une chose, le 5à 7 avec le reste de notre groupe ! (5 à 7 qui s’est terminé à 23h ^^)

JOUR 7 : J’ai passé la matinée avec une classe de 6è année de primaire, l’équivalent de la 6e en France, dans une école un peu particulière. En effet, les élèves de cette école ont une semaine de cours en anglais, une semaine de français et maths. Dans ces semaines viennent s’intégrer les enseignements de spécialité comme les sciences, arts etc. mais la majorité des cours pendant une semaine donc se fait tout en anglais, les élèves parlent en anglais entre eux. Je ne vais pas raconter tout ce que j’ai observé ce jour là mais là encore j’ai fait le constat qu’il n’y a aucune inhibition face à la langue et que bien évidemment vu le contexte l’anglais des élèves était très bon même ! J’ai remarqué deux choses : la première étant que l’enseignante ne les reprenait quasiment jamais sur leur prononciation, qu’il n’y a nulle part dans la classe de phonétique et que donc les élèves se sentent à l’aise pour parler. L’enseignante elle-même n’avait pas un accent parfait. L’important est donc d’arriver à communiquer en anglais, de se faire comprendre là où en France il y’a une espèce de rigidité face à l’accent, où parler anglais c’est parler avec un accent anglais sinon ce n’est pas assez bien je me suis dis certes leur accent n’est pas parfait mais non seulement ils parlent beaucoup mais en plus on les comprend !

Deuxième chose, il y sur chaque table une étiquette avec le nom de l’élève et les jours de la semaine. Si pendant la journée l’élève bavarde trop, se comporte mal etc. l’enseignante dessine un smiley L sur cette feuille. Le vendredi matin elle comptabilise les smiley des élèves pour leur après-midi « plaisir » où ils font des activités à l’extérieur, du patin, vont à la bibliothèque etc. Les élèves qui ont des smiley L sont retenus de ces activités pour un temps proportionnel au nombre de mauvais smiley accumulés.

Et enfin il y’a également deux coupons avec le prénom de l’élève sur chaque table, si les élèves ne jouent pas le jeu du « tout anglais » pendant la journée l’enseignante ramasse un des coupons pour le jeter à la poubelle. A la fin de la journée elle ramasse les coupons restant et les conserve dans une boîte. A la fin de chaque semaine il y’a un tirage au sort dans cette boîte et l’élève tiré au sort gagne un petit cadeau. Si l’élève a conservé toute la semaine ses coupons, il a plus de chance alors d’être tiré au sort.

Ce sont deux exemples du système du « bâton et de la carotte » mais au final je trouve ça plus intéressant que de donner des punitions ou des points que l’on retire.

L’après-midi j’ai suivi un cours au cegep avec des élèves de 17-18ans. J’ai failli m’endormir, non pas parce que le cours était ennuyeux mais parce que les heures de sommeil en moins se faisaient sentir. J’ai retenu un jeu pour vérifier la mémorisation du lexique : tous les mots de la leçon sont notés sur des petits cartons. Les élèves sont placés en îlots de 4 et tirent une carte, ils doivent faire deviner le mot aux autres élèves. Celui qui devine prend le carton et à son tour de faire deviner. Celui qui à la fin a le plus de cartons remporte le jeu et gagne une récompense.

J’ai aussi suivi un cours du soir à l’UQAT, c’était un cours de maths de nos corres, un peu l’équivalent d’un cours IUFM en somme et j’ai trouvé ça nettement plus concret que les cours que nous avons-nous. J’ai appris une façon de former des groupes au hasard, d’animer un quiz et j’ai même compris des maths !

Le soir on s’est fait un tournoi de hockey bottines (du hockey sur un terrain enneigé sans patin) Nous avions fait quatre équipes de 5. C’était vraiment drôle on jouait un peu n’importe comment mais c’est pas grave ! Nous avons à cette occasion inventé notre propre haka ^^ puis nous avons terminés la soirée dans un bar à faire déranger tout le monde (une table de 23 ça ne passe pas inaperçu) et à faire des photos avec le serveur beau gosse.

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(je n'avais pas beaucoup de photos pour illustrer tout ça puisqu'il y'a des gens dessus je préfère ne pas les mettre en ligne désolée)

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01 mars 2010

André Gide, Les nourritures terrestres suivi de Les Nouvelles nourritures

les_nourritures_terrestresRésumé extrait d'Amazon: "André Gide, exalté, sensuel, lyrique. Les Nourritures Terrestres, oeuvre de jeunesse, est un hymne panthéiste. Il célèbre la vie, la nature, le désir.

Sa composition est kaléidoscopique. Les genres y sont mêlés : notes de voyages, fragments de journal intime, rondes et ballades, dictionnaire poétique, dialogues fictionnels. Toutes les formes d'écriture sont convoquées pour dire l'ardeur avec laquelle Gide tente d'exister. Il invite le lecteur à éduquer sa sensibilité : tendre vers une acuité de l'instant, du mouvement, du dénuement. Vers l'amour, libéré de ses contraintes morales ou religieuses.

Gide rend hommage à la Création toute entière et prône une vie nomade, sans attaches. Son style est à l'images de ses intuitions : libre, sauvage et intensément poétique.

"Nathanaël, je t'enseignerai la ferveur". C'est en effet cela que transmet Gide, cet éveil, cet élan à demi-mystique qui rend grâce au simple fait de respirer"

Je suis moi-même bien en peine de vous faire un résumé dans la mesure où je n'ai pas compris ce que j'ai lu! Enfin oui j'ai compris ce que je lisais mais je n'ai pas compris le "sens" du livre (voire des deux) dans leur globalité!! Et c'est bien parce que je faisais cette lecture avec Cynthia pour aujourd'hui que  j'en suis venue à bout! C'est donc dit Gide et moi on est fâché ... J'ai tellement aimé Les faux Monnayeurs!
En fait ce qui m'a déplu c'est qu'il n'y a pas d'histoire, j'ai donc parfois lu avec mes yeux mais pas avec ma tête! J'ai certes été sensibles aux voyages, aux descriptions de paysages de sensations, j'ai trouvé ça beau mais ça ne faisait pas sens dans ma tête!
Et je suis une fille terre à terre j'ai besoin de comprendre le pourquoi du comment, j'aime la poésie à très petite dose donc avec cette univers poétique installé par Gide qui passe du coq à l'âne ça m'a déplu. On ne peut pas gagner à tous les coups ...
Il a su m'embarquer avec lui parfois mais simplement pour quelques pages et je restais à mon tour sur le rivage!
Je n'ai pas compris qui était le narrateur ni qui est ce fameux Nathanaël peut-être que c'est le lecteur tout simplement! Je ne sais pas, je suis totalement passée à côté!

C'était un peu moins confus dans ma tête avec Les nouvelles nourritures dans la mesure où ses réflexions étaient entrecoupées de "rencontres" qui donnaient un certain rythme, des petites histoires anecdotiques de gens rencontrés au hasard pour illustrer ses blablas. Par contre le sujet était moins plaisant je pense qu'il traitait de Dieu et de la religion, de la spiritualité, de la vie en général. Oui je pense parce que je n'en suis pas tout à fait sûre, parce que j'étais perdue, parce que oui clairement j'ose le dire je n'ai absolument rien compris à ces deux courtes oeuvres de Gide!! (et non je ne le relirai pas pour mieux comprendre et tant pis si je apsse à côté de quelque chose!)

Je vais donc m'empresser d'aller lire l'avis de Cynthia pour voir si elle est plus sensible aux babillages poétiques que moi :)

objectif_pal
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