15 avril 2012

Challenge un mot des titres: Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit

ce_que_le_jour_doit___la_nuitQuatrième de couverture:

« Mon oncle me disait ; « Si une femme t aimait, et si tu avais la présence d esprit de mesurer l étendue de ce privilège, aucune divinité ne t arriverait à la cheville. » Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchais Emilie. J avais peur pour elle. J avais besoin d elle. Je l aimais et je revenais le lui prouver. Je me sentais en mesure de braver les ouragans, les tonnerres, l ensemble des anathèmes et les misères du monde entier. » Yasmina Khadra nous offre ici un grand roman de l Algérie coloniale (entre 1936 et 1962) une Algérie torrentielle, passionnée et douloureuse et éclaire d un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu on lui connaît, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d un même pays

Salué dans le monde entier comme un écrivain majeur, Yasmina Khadra est l auteur, entre autres, de A quoi rêvent les loups, Les Hirondelles de Kaboul, L Attentat (Prix des libraires 2006) et Les Sirènes de Bagdad. Son uvre est traduite dans trente-quatre pays. L Attentat est en cours d adaptation à Hollywood, et Les Hirondelles de Kaboul sera porté prochainement à l écran par le cinéma français."

 

J'avais failli lire ce livre pour la première session du challenge un mot des titres de Calypso à laquelle j'ai participé avec le mot nuit... C'est donc finalement le mot jour qui me l'a fait sortir de ma PAL, la boucle est donc bouclée. J'ai découvert Yasmina Khadra quand j'étais je crois en première année de fac avec L'écrivain, et j'avais beaucoup aimé, cela m'étonne même au final d'avoir tant tardé pour relire un livre de cet auteur que j'ai rencontré en plus l'an dernier au salon du livre et qui m'a parut fort sympathique!

J'ai eu, je l'avoue, beaucoup de mal à entrer dans l'histoire au début à cause de la langue que je trouvais comme un peu désuète, trop "classique" pour un auteur contemporain mais surtout parce que l'écriture est très imagée! Et au final, au fil des pages, ce côté là est passé au second plan pour servir totalement l'histoire. Je veux dire qu'au final la forme me dérangeait donc je n'accrochais plus au fond, et enfin le dfond m'a fait aimer la forme ... Ils sont d'ailleurs indissociables l'un de l'autre. C'est parce que l'auteur utilise tant d'image qu'il arrive à nous faire ressentir la force de ce que les personnages vivent. Leur misère d'abord, puis leur amité, les liens qui se tissent, l'amour qui naît mais surtout la répression de cet amour.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Younès/ Jonas bien sûr, que j'ai trouvé entier du début à la fin... Tant dans sa façon d'agir que quand sa façon d'être ... Son amitié le pousse à nier ce qu'il ressent au plus profond de lui, j'ai trouvé ça très fort.

Yasmina Khadra nous donne envie de voir cette Algérie d'avant guerre, de se promener dans ses rues paisibles, dans ses vignes et sur ses plages ... il nous donne un aperçu lointain de ce que fût pour les Algériens, et les Pieds noirs cette guerre, des rapports entre les gens, de l'mplication dans ce qu'on peut appeler la résistance. Bien sûr ça n'est pas le sujet principal du livre, donc cela n'est pas développer de manière centrale, mais cela apparaît en filigrane et influe bien évidemment sur la vie des personnages.

Cette histoire m'a finalemet beaucoup touchée, j'ai parfois été émue aux larmes en lisant...Je ne peux donc que vous le conseiller, forcément!

Un_mot_des_titres

 

objectif_pal

(11/27)

 

"Ce n'était pas une vie, on existait et c'est tout"


08 avril 2012

Swap Anniversaire 4 : Esmeraldae

Ce mois ci nous fêtons l'anniversaire d'Esmeraldae, profitez-en pour aller lui souhaiter sur son blog ;)

logo_swap_anniv

 

Joyeux Anniversaire Esmeraldae !

 

J'en profite aussi pour vous rappeler que Valérie clos sa série de swap "mettez de la couleur dans votre PAL" avec le dernier swap qui allie la oculeur violette et les femmes! Pour ce dernier swap je serai en binôme avec Manu.

swap_violet

Posté par Cinnamonchocolat à 10:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 avril 2012

Emile Zola, La conquête de Plassans

la_conquete_de_plassansQuatrième de couverture:

«Il détachait son cheval, dont il avait noué les guides à une persienne, lorsque l'abbé Faujas, qui rentrait, passa au milieu du groupe, avec un léger salut. On eût dit une ombre noire filant sans bruit. Félicité se tourna lentement, le poursuivit du regard jusque dans l'escalier, n'ayant pas eu le temps de le dévisager. Macquart, muet de surprise, hochait la tête, murmurant : - Comment, mon garçon, tu loges des curés chez toi, maintenant ? Et il a un oeil singulier, cet homme. Prends garde : les soutanes, ça porte malheur ! » La conquête de Plassans qui donne son titre au quatrième roman des Rougon-Macquart est l'ambition que précisément s'est fixée Faujas, prêtre bonapartiste ambitieux et sans scrupules, de s'assujettir la ville légitimiste, première étape de l'ascension à laquelle il aspire. Par son pouvoir croissant sur les esprits et sur les âmes, il met en oeuvre une stratégie satanique couronnée de succès - avant la catastrophe"

 

Il fallait bien que ça arrive, j'ai trouvé ce "tome" de la série Rougon-Macquart moins attrayant que ce que j'ai lu jusqu'à présent. J'ai trouvé, un peu comme la Fortune des Rougon qu'il était très politisé, mais contrairement à La fortune, beaucoup plus opaque, et surtout aussi très "religieux". C'est également un livre sur la manipulation, comment user de la religion et de la fragilité psychologique des gens pour arriver à ses fins. (assez d'actualité comme sujet en somme quand on y pense)

Le thème de la folie est omniprésent tout au long de l'histoire, à travers les deux époux qui vont sombrer chacun à leur manière à cause de cet abbé Faujas qui plane comme une menace au dessus de Plassans. L'abbé en soi à l'air assez inoffensif mais sa mère par contre laisse entrevoir une personne assez noire, profiteuse, et mesquine qui s'approprie les êtres et les choses. Je l'ai trouvée antipathique dès le début!

Le foyer des Rougon est la métaphore de l'avancée et de la conquête de Faujas sur la ville, quand le foyer éclate, la ville est elle aussi à ses pieds ...

Je n'ai pas grand chose à ajouter, je l'ai lu il y a plus d'un mois (oui comme vous avez pu le remarquer j'suis un peu à l'ouest niveau billets et même sur vos blogs ...ça reviendra je pense après les vacances d'avril) En bref donc un avis assez froid mais je ne renonce cependant pas à ma lecture de la série!

objectif_pal

(10/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 11:37 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

01 avril 2012

Tatiana de Rosnay, Rose

roseQuatrième de couverture :

"Paris, sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann réduisent des quartiers entiers en poussière et génèrent des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé."

J'ai trouvé le personnage de Rose assez antipathique pendant la première moitié du roman. Je l'ai trouvé assez superficielle, une enfant gâtée et le fait qu'elle n'aime pas sa fille a accenuté ce trait. Puis finalement ça a changé, au moment où elle passe du temps avec Alexandrine mais surtout par le biais de sa découverte de la lecture.Ca m'a d'ailleurs donné envie de relire Madame Bovary alors que je ne l'avais pas aimé quand je l'ai étudié au collège puis au lycée.

L'évocation de Zola m'a fait sourire et  puis c'était un peu dans la continuité de Bel-Ami. J'ai d'ailleurs suivi ma lecture d'un titre de Zola du coup. Rose m'a bien sûr beaucoup fait penser à La curée où l'avancée des grands boulevards est aussi représenté comme une machine qui détruit tout sur son passage, bien que le point de vue soit dans les deux romans complètement différent.

J'ai trouvé que le secret de Rose n'était pas nécessaire et n'apportait rien en soi à l'histoire.

En bref donc, c'est une lecture en demi-teinte. J'ai apprécié découvrir l'avancée de la modernisation de Paris, l'attachement des habitants à leurs petites rues, à leur quartier. J'ai également aimé les passages de mise en abîme sur la lecture, mais Tatiana de Rosnay n'a pas réussi à m'émouvoir et c'est dommage parce que le choix de narration, les lettres au mari défunt étaient pourtant faites pour ...

Deux extraits:

" Ô mon amour, comme je vous ai senti près de moi alors que je dévorais Madame Bovary. Je ne parvenais pas à comprendre tout ce tumulte au sujet du procès. Flaubert n'avait-il pas réussi à entrer précisément dans l'esprit d'Emma Bovary, offrant à son lecteur de connaître chacune des sensations qu'elle vivait, son ennui, sa douleur, sa peine, son ravissement?"

" Comme vous devez être surprise de me voir lire cela. Mais comprenez-vous, Armand, il est juste de dire que la elcture de M. Zola nous confronte brutalement aux pires aspects de la nature humaine. L'écriture de M. Zola n'a rien de romantique, ni de noble, d'ailleurs. Le style est remarquablement vivant, plus osé encore, je trouve, que celui de M. Flaubert ou M. Poe. Peut-être parce que l'oeuvre est si moderne?"

objectif_pal

(9/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 18:09 - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

26 mars 2012

Guy de Maupassant, Bel-ami

bel_amiQuatrième de couverture:

"Alors que Georges Duroy erre dans la capitale sans un sou en poche, il rencontre un ancien camarade de régiment, qui lui propose de devenir journaliste à La Vie française... Ainsi commence Bel-Ami (1885), l'histoire d'une ambition assouvie à travers l'argent et les femmes dans le Paris fastueux des années 1880. Cynisme d'une presse en plein essor, corruption politique, stratégie amoureuse, vanités mondaines : cette plongée impitoyable dans la société parisienne de la fin du XIXe siècle fait de Bel-Ami le roman le plus balzacien de Maupassant.""

J'avais vu l'adaptation à la télévision de ce roman de Maupassant il y a quelques années maintenant et j'étais du coup assez curieuse de le lire. M'arrêtez jusqu'alors les souvenirs des Contes de la bécasse étudié en 5e ... Aheum!

Et finalement j'ai bien fait, parce que j'ai beaucoup aimé. Maupassant y traite de thèmes variés mais principalement de l'ascension sociale, de la maladie et de la mort, de la femme bien sûr et donc de l'amour, la fidélité et le secret. J'ai trouvé que certaines idées sur la vie de couple étaient assez novatrices pour l'époque notammant à travers le personnage de Madeleine.

Georges Duroy est ce qu'on peut appeler un arriviste ou un parvenu. Il séduit les femmes et se sert d'elles pour gravir l'échelle de l'ascension sociale.  Sa soif d'argent n'a d'égal que sa volonté d'accéder au pouvoir par quelques moyens que ce soit.

J'ai régulièrement fait des parallèles avec Zola, principalement La curée quand il est question de Madame Walter. Celle-ci me faisait beauocup penser à la belle-mère, bien que plus maîtresse d'elle-même sous la plume de Zola.De même, la ville de Paris est omniprésete mais c'est surtout la politique qui prend une place importance dans le roman qui est bien ancré dans le contexte historique. Maupassant anticipe quelques peu les évènement historiques et jouent beaucoup sur la volonté de la France d'acquérir le Maroc, ce seront les intrigues autour de ce pays qui feront ou déferont les ambitions des uns et des autres dans le journal.

L'implication de Madeleine dans les intrigues politiques, bien que sous le couvert de ses maries, laisse à présager une percée des femmes dans le domaine.On est certes bien loin des suffragettes mais les hommes ne sont pas dupes et reconnaissent le style de Mme Forestier sous la plume de Duroy et de son nouvel amant à la fin du roman.

Bien sûr, Maupassant soulève la question du journalisme et de sa partialité. Celui-ci est non seulement soumis au bord politique de son directeur mais surtout l'on nous montre que les rubriques sont parfois très romancées par leurs auteurs.  Il n'est pas question d'un journalisme d'investigation mais plutôt d'une actualité romancée.

Un livre très intéressant donc que je regrette de ne pas avoir étudié en classe finalement!

objectif_pal(8/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 20:20 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,


25 mars 2012

Un dimanche ... au 19e siècle !

Pour cette année, Will et moi avons décidé de nous faire un petit colis surprise chaque trimestre sur un thème défini ... Pour ce premier colis, nous avions choisi le 19e sicèle (poussé jusqu'au début de la Première guerre mondiale) en Grande-Bretagne.

IMGP2190

 

aperçu des paquets bien choisies en foction de mes couleurs préférées ...

IMGP2191

Les gourmandises

Du thé bien sûr, English breakfast, des mini muffins (non non le paquet n'est absolument pas déjà ouvert sur la photo), des âtes de fruits, du cake so British aux fruits confits, du chocolat noir à l'orange, aux amandes et à la nougatine!

Il y a aussi un petit carnet qui je pense va me servir de nouveau carnet à wish list, son petit format permet de le glisser n'importe où!

IMGP2192

Les livres:

Wesley Stace, L'infortunée

P.G. Wodehouse, Bienvenue à Blandings

R.L. Stevenson, Le Maître de Ballantrae

J.K. Jerôme, Trois hommes dans un bateau

Charles Dickens, Temps difficiles (que je possède déjà en VO mais que je ne me suis jamais résolue à lire!!)

 

Les dvds:

Bright Star que je m'attendais bien à recevoir et j'en suis très contente :)

Le Prestige, thriller qui se passe au début du 20e sicèle sur fond de magiciens

Sherlock, une adaptation de la BBC

Upstairs, Downstairs, série de la BBC que je ne connais pas non plus mais qui n'est pas sans rappeler Downtown Abbey, en tout cas j'ai hâte de la découvrir!

Mais ce n'est pas tout! Il y avait aussi deux marque-pages, une jolie carte mais aussi une plume et un encrier!! et là je salue Will pour l'idée originale, j'aime beaucoup. Je m'y suis un peu essayé hier et après n'avoir pas compris comment tenir la plume, m'être auto-traitée de demeurée, j'ai découvert que ça marche si on la tient à l'envers (non pas avec le duvet quand même) mais avec la surface lisse en contact avec la feuille, c'est normal où je ne suis vraiment pas douée?

 

Quoi qu'il en soit je te remercie Will, tu sais toujours trouver ce qui me fait plaisir avec beaucoup de justesse et j'apprécie beaucoup!

 

Complètement HS avec le sujet mais si vous aimez la ville de Londres ou que vous souhaitez la découvrir ou la rédécouvrir d'ailleurs, le numéro de GéoVoyages de mars/avril y est consacré, les articles sont très intéressant et les photos très belles!

Posté par Cinnamonchocolat à 18:28 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 mars 2012

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

Comme je vous le disais il n'y a pa slongtemps je me réservais pour le salon du livre. J'ai donc acheté:

Barcelone

J'ai commencé les folies au stand du Lonely Planet, où j'ai craqué pour un petit guide sur Barcelone, destination de mes prochaines vacances. Achat utile donc. En tout cas tous ces guides m'ont donné envie de m'évader et j'ai particulièrement lorgné sur deux guides sur la Bretagne!

 

 

 

 

un_jourUn jour de David Nicholls que j'avais envie d'acheter depuis sa sortie en poche chez 10-18!

"15 juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence. Un conte des temps modernes ou la splendeur d'aimer a fait chavirer le monde entier. "

 

 

 

bonbon_palaceBonbon Palace d'Elif Shafak, que j'ai envie de lire depuis que j'ai lu (et aimé) La Batarde d'Istanbul.

"Des habitants loufoques, des contes intarissables et des cafards clandestins : bienvenu au Bonbon Palace ! Dans cet immeuble décrépit, qui a tout perdu de son prestige, d'inoubliables égarés se croisent, s'agacent et se cherchent. Chacun doit rebâtir son existence au coeur d'une Istanbul mythique qui brandit, sous les fenêtres, ses clameurs bariolées."




le_marin_am_ricainLe Marin américain de Karsten Lund, la couverture ma séduite:

"En l'an 1902, un bateau fait naufrage à la pointe du Danemark, au large de Skagen, village de pêcheurs qu'une école de peintres a rendu célèbre à la fin du XIXe siècle. Le seul survivant, un marin américain aux yeux et aux cheveux noirs, est hébergé pour une nuit chez une jeune femme de pêcheur. Neuf mois plus tard naît un enfant qui ne ressemble pas aux autres..."




libraLibra, de Don Delillo

"22 novembre 1963, assassinat du président Kennedy. Faute d’élucidation crédible, le mystère est resté total et le drame est entré dans la légende américaine.
Don DeLillo a puisé dans la vérité historique tous les éléments d’un fantastique roman policier — agents secrets, activistes de droite et de gauche, mafiosi, strip-teaseuses, trafiquants de drogue, CIA, FBI, KGB, Fidel Castro… et un coupable désigné nommé Oswald, né sous le signe de la Balance (Libra, en anglais), meurtrier idéal assassiné à son tour devant les caméras du monde entier. De ce personnage mystérieux, DeLillo a fait l’antihéros d’un roman saisissant qui prouvera une fois de plus que l’intuition d’un grand romancier peut nous emmener plus loin sur le chemin de la vérité que bien des enquêtes."
 
john_lennonJohn Lennon: une vie de Philip Norman
 
"John Lennon Plus que tous les autres Beatles, John Lennon incarnait la révolte. Né dans la banlieue de Liverpool, abandonné par sa mère, élève turbulent : personne n'attendait rien de ce gamin qui deviendra « plus populaire que Jésus ». Il sera assassiné à 40 ans. Philip Norman retrace avec justesse un parcours extraordinaire entre ombre et lumière, où s'inscrit l'aventure de toute une génération."



lifeLife de Keith Richards que Latite06 m'avait donné envie de lire.

"Une Impala fonce dans le désert de l'Arkansas. Keith Richards est au volant. Avec lui, des amis et quelques substances : hasch, coke et peyotl. En cet été 1975, les Rolling Stones forment déjà le groupe de rock le plus dangereux de la planète. Bien sûr les histoires de dope, les filles évanouies, les arrestations, on connaît. Mais quand Keith Richards raconte l'épopée à sa façon, on touche au mythe."

Posté par Cinnamonchocolat à 21:55 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

18 mars 2012

Un dimanche ... au salon du livre!

Hier je me suis rendue au salon du livre, finalement je n'y serai pas rester hyper longtemps (merci la migraine). J'ai tout de même eu le temps de faire quelques achats, sur la photo ci-dessous, sur lesquels je reviendrai en début de semaine :)

Et puis juste avant de partir j'ai reçu un sms de Will me disant que je pouvais le rejoindre au stand des livres de poche. On a donc bavardé une petite heure de tout et de rien mais surtout de livres et de séries. Un mystérieux livre nous a interrompu à deux reprises, je pense qu'il voulait se faire acheter, mais nous avons tout deux résisté à la tentation! Ce fût donc un plaisir de retrouver Will pour la 2e année consécutive, je suis par contre un peu déçue d'avoir loupé les blogueuses!

 

IMGP2189

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

Posté par Cinnamonchocolat à 15:49 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

17 mars 2012

Jacques Guillon, Cet enfant qui se drogue c'est le mien

cet_enfant_qui_se_drogueQuatrième de couverture:

"Un ménage chrétien, quatre enfants : une vie heureuse et sans histoire. Soudain, Didier, quatorze ans et demi, épris d'absolu, refuse cette famille sage, cette société convenable : il se réfugie dans le H, tâte à l'éther, puis aux drogues dures, fugue, se clochardise, devient dealer, prend la « route ".
Son père, Jacques Guillon, refuse quant à lui d'incarner le "flic" mais ne veut pas démissionner. En fait, au cours de ces « six années d'enfer », il apprend à voir en son fils autre chose qu'un drogué, à oublier son devoir au profit de l'amour. Ce journal n'a rien d'un discours moralisateur. C'est la description d'une famille bouleversée dont les préjugés s'effritent sous les coups de butoir du drame; c'est le témoignage d'un père qui s'ouvre insensiblement au dialogue."



J'ai un mois de retard dans mes billets je n'aime pas ça, bouh c'est mal, même pour mon blog je procrastine!

Ce livre est donc une sorte de témoignage d'un père sur l'addiction à la drogue de son fils mais pas que... Jacques Guillon ne fait pas que nous raconter ce que son fils a traversé et traverse encore au moment où il écrit. C'est un témoignage sur la famille, et sur le couple qui traverse une épreuve. C'est ça qui m'a marqué lors de ma lecture. La solidité du couple que forme Jacques et son épouse Monique.

Selon Jacques Guillon, la seule thérapie possible pour qu'un addict décroche est la relation humaine vraie. Cette relation humaine ne doit donc pas être un moyen mais simplement un accompagnement. Cet accompagnant ne doit pas essayer de comprendre le drogué sinon il se place en situation de supériorité. J'ai trouvé ça intéressant parce que c'est un peu ce que j'ai travaillé lors d'un stage sur les techniques d'entretien.

Ce livre ne cherche donc pas à trouver une solution ou à en fournir une pour régler les problèmes de toxicomanie du fils. Le couple fait le choix de ne pas brimer leur fils et de le laisser faire ses propres expériences et en l'aidant en cas de besoin. J'imagine donc qu'il a du être un peu controversé à l'époque de sa sortie. Ce que j'ai ressenti c'est surtout un grand désarroi...

Une lecture assez poignante en somme et qui change de ce que j'ai pu lire sur le sujet jusqu'à présent. Je ne sais absolument pas comment ce livre a un jour aterri dans ma PAL il doit bien être dans ma bibli depuis une dizaine d'années voire plus!

objectif_pal

(7/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 19:21 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

10 mars 2012

Lecture commune: Catherine Cusset, Un brillant avenir

un_brillant_avenirQuatrième de couverture:

"En 1958, malgré l'opposition de ses parents, Elena épouse Jacob, un Juif.
Elle réalise son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceausescu et émigrer aux Etats-Unis. Elle s'y fait appeler Helen et rompt avec son passé. Mais, vingt ans plus tard, elle se retrouve confrontée à une réalité qui lui échappe : l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse Marie, une Française. Compte-t-il partir à son tour ? Helen n'aime pas la jeune femme, qu'elle trouve égoïste et arrogante.
Marie a peur de cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose - leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme -, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour"

Pas d'effet de surprise, j'ai beaucoup apprécié cette lecture que j'ai quasiment lu d'une traite (du coup honte à moi je n'ai quasiment pas pris de notes, pas bien malin quand il s'agit en plus d'une lecture commune!)

J'ai particulièrement apprécié les changements d'époque dans la narration, tantôt au présent, tantôt dans la vie d'Helen/ Elena jeune femme, ou plus loin encore lorsqu'elle était enfant. Ses incursions dans le passé nous aide à comprendre la personne qu'elle est devenue des années plus tard, des milliers de kilomètres plus loin. Si j'ai beaucoup aimé Elena, sa jeunesse, son amour innocent pour Jacob, sa volonté de s'opposer à ses parents, j'ai eu un peu plus de mal avec l'Helen qui s'ingère dans la vie de son fils et qui finalement reproduit le schéma de ses parents qu'elle a fui.

C'est là toute la difficulté je pense du sentiment de mère, elle veut protéger son fils et ne pas le perdre mais au final elle le pousse à s'éloigner d'elle alors qu'elle même a vécu cette situation!

Le personnage de Marie est assez caricatural dans sa volonté de la montrer comme une femme moderne l'auteur la rend antipathique, mais n'est-ce pas là la manière qu'à Helen de la voir? Avec le temps elle est montrée sur un jour plus favorable, quand elle-même devient mère, mais là encore, elle semble mieux acceptée par Helen donc nous est montrée sous un jour plus sympathique.

Deux choses ont particulièrement attirées mon attention lors de ma lecture. La première étant le thème autour de l'immigration, d'abord dans l'enfance d'Elena, bien qu'au sein du même pays, le changement de région semble négatif et difficile. La stigmatisation de leur origine est difficilement vécue par l'enfant. Ensuite en Israël comme transition avant l'Amérique, où l'on retrouve les thèmes de l'American Dream mais surtout du self made man, les deux personnages font table rases du passé et se lance dans l'informatique. On montre leur volonté de s'adapter à un pays tourner evrs l'avenir et les nouvelles technologies. Cette volonté d'adaptation, d'acceptation et de reconnaissance passe ensuite principalement par le fils et sa réussite. Le choix de l'université n'est pas anodine, Harvard est tout à fait symbolique de l'ascension sociale de ces deux immigrés de l'est... On nous motre donc deux perspectives bien différentes, les pays d'Europe de l'est ancré dans le passé, les traditions, les préjugés et l'Amérique toute puissante qui permet de s'élever socialement par l'intégration du système économique. Et entre les deux il y a la France et sa vie de bohème...

La seconde chose qui m'a elle beaucoup touchée c'est l'amour qu'il y a entre Elena et Jacob, qu'ils soient jeunes adultes ou mariés. L'on sent que c'est un amour très fort et qui reste uni contre vents et marées. J'aimerais croire qu'un tel amour existe. Seule la maladie et donc la dégénérescence de la mémoire aura raison de cet amour ...

Je conseille cette lecture rien que pour la naissance de l'histoire d'amour entre Elena et Jacob...

C'était une lecture commune avec Géraldine et Enna, allons-vois leurs billets!

objectif_pal

(6/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 08:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , ,