01 avril 2012

Tatiana de Rosnay, Rose

roseQuatrième de couverture :

"Paris, sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann réduisent des quartiers entiers en poussière et génèrent des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé."

J'ai trouvé le personnage de Rose assez antipathique pendant la première moitié du roman. Je l'ai trouvé assez superficielle, une enfant gâtée et le fait qu'elle n'aime pas sa fille a accenuté ce trait. Puis finalement ça a changé, au moment où elle passe du temps avec Alexandrine mais surtout par le biais de sa découverte de la lecture.Ca m'a d'ailleurs donné envie de relire Madame Bovary alors que je ne l'avais pas aimé quand je l'ai étudié au collège puis au lycée.

L'évocation de Zola m'a fait sourire et  puis c'était un peu dans la continuité de Bel-Ami. J'ai d'ailleurs suivi ma lecture d'un titre de Zola du coup. Rose m'a bien sûr beaucoup fait penser à La curée où l'avancée des grands boulevards est aussi représenté comme une machine qui détruit tout sur son passage, bien que le point de vue soit dans les deux romans complètement différent.

J'ai trouvé que le secret de Rose n'était pas nécessaire et n'apportait rien en soi à l'histoire.

En bref donc, c'est une lecture en demi-teinte. J'ai apprécié découvrir l'avancée de la modernisation de Paris, l'attachement des habitants à leurs petites rues, à leur quartier. J'ai également aimé les passages de mise en abîme sur la lecture, mais Tatiana de Rosnay n'a pas réussi à m'émouvoir et c'est dommage parce que le choix de narration, les lettres au mari défunt étaient pourtant faites pour ...

Deux extraits:

" Ô mon amour, comme je vous ai senti près de moi alors que je dévorais Madame Bovary. Je ne parvenais pas à comprendre tout ce tumulte au sujet du procès. Flaubert n'avait-il pas réussi à entrer précisément dans l'esprit d'Emma Bovary, offrant à son lecteur de connaître chacune des sensations qu'elle vivait, son ennui, sa douleur, sa peine, son ravissement?"

" Comme vous devez être surprise de me voir lire cela. Mais comprenez-vous, Armand, il est juste de dire que la elcture de M. Zola nous confronte brutalement aux pires aspects de la nature humaine. L'écriture de M. Zola n'a rien de romantique, ni de noble, d'ailleurs. Le style est remarquablement vivant, plus osé encore, je trouve, que celui de M. Flaubert ou M. Poe. Peut-être parce que l'oeuvre est si moderne?"

objectif_pal

(9/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 18:09 - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,


26 mars 2012

Guy de Maupassant, Bel-ami

bel_amiQuatrième de couverture:

"Alors que Georges Duroy erre dans la capitale sans un sou en poche, il rencontre un ancien camarade de régiment, qui lui propose de devenir journaliste à La Vie française... Ainsi commence Bel-Ami (1885), l'histoire d'une ambition assouvie à travers l'argent et les femmes dans le Paris fastueux des années 1880. Cynisme d'une presse en plein essor, corruption politique, stratégie amoureuse, vanités mondaines : cette plongée impitoyable dans la société parisienne de la fin du XIXe siècle fait de Bel-Ami le roman le plus balzacien de Maupassant.""

J'avais vu l'adaptation à la télévision de ce roman de Maupassant il y a quelques années maintenant et j'étais du coup assez curieuse de le lire. M'arrêtez jusqu'alors les souvenirs des Contes de la bécasse étudié en 5e ... Aheum!

Et finalement j'ai bien fait, parce que j'ai beaucoup aimé. Maupassant y traite de thèmes variés mais principalement de l'ascension sociale, de la maladie et de la mort, de la femme bien sûr et donc de l'amour, la fidélité et le secret. J'ai trouvé que certaines idées sur la vie de couple étaient assez novatrices pour l'époque notammant à travers le personnage de Madeleine.

Georges Duroy est ce qu'on peut appeler un arriviste ou un parvenu. Il séduit les femmes et se sert d'elles pour gravir l'échelle de l'ascension sociale.  Sa soif d'argent n'a d'égal que sa volonté d'accéder au pouvoir par quelques moyens que ce soit.

J'ai régulièrement fait des parallèles avec Zola, principalement La curée quand il est question de Madame Walter. Celle-ci me faisait beauocup penser à la belle-mère, bien que plus maîtresse d'elle-même sous la plume de Zola.De même, la ville de Paris est omniprésete mais c'est surtout la politique qui prend une place importance dans le roman qui est bien ancré dans le contexte historique. Maupassant anticipe quelques peu les évènement historiques et jouent beaucoup sur la volonté de la France d'acquérir le Maroc, ce seront les intrigues autour de ce pays qui feront ou déferont les ambitions des uns et des autres dans le journal.

L'implication de Madeleine dans les intrigues politiques, bien que sous le couvert de ses maries, laisse à présager une percée des femmes dans le domaine.On est certes bien loin des suffragettes mais les hommes ne sont pas dupes et reconnaissent le style de Mme Forestier sous la plume de Duroy et de son nouvel amant à la fin du roman.

Bien sûr, Maupassant soulève la question du journalisme et de sa partialité. Celui-ci est non seulement soumis au bord politique de son directeur mais surtout l'on nous montre que les rubriques sont parfois très romancées par leurs auteurs.  Il n'est pas question d'un journalisme d'investigation mais plutôt d'une actualité romancée.

Un livre très intéressant donc que je regrette de ne pas avoir étudié en classe finalement!

objectif_pal(8/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 20:20 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

25 mars 2012

Un dimanche ... au 19e siècle !

Pour cette année, Will et moi avons décidé de nous faire un petit colis surprise chaque trimestre sur un thème défini ... Pour ce premier colis, nous avions choisi le 19e sicèle (poussé jusqu'au début de la Première guerre mondiale) en Grande-Bretagne.

IMGP2190

 

aperçu des paquets bien choisies en foction de mes couleurs préférées ...

IMGP2191

Les gourmandises

Du thé bien sûr, English breakfast, des mini muffins (non non le paquet n'est absolument pas déjà ouvert sur la photo), des âtes de fruits, du cake so British aux fruits confits, du chocolat noir à l'orange, aux amandes et à la nougatine!

Il y a aussi un petit carnet qui je pense va me servir de nouveau carnet à wish list, son petit format permet de le glisser n'importe où!

IMGP2192

Les livres:

Wesley Stace, L'infortunée

P.G. Wodehouse, Bienvenue à Blandings

R.L. Stevenson, Le Maître de Ballantrae

J.K. Jerôme, Trois hommes dans un bateau

Charles Dickens, Temps difficiles (que je possède déjà en VO mais que je ne me suis jamais résolue à lire!!)

 

Les dvds:

Bright Star que je m'attendais bien à recevoir et j'en suis très contente :)

Le Prestige, thriller qui se passe au début du 20e sicèle sur fond de magiciens

Sherlock, une adaptation de la BBC

Upstairs, Downstairs, série de la BBC que je ne connais pas non plus mais qui n'est pas sans rappeler Downtown Abbey, en tout cas j'ai hâte de la découvrir!

Mais ce n'est pas tout! Il y avait aussi deux marque-pages, une jolie carte mais aussi une plume et un encrier!! et là je salue Will pour l'idée originale, j'aime beaucoup. Je m'y suis un peu essayé hier et après n'avoir pas compris comment tenir la plume, m'être auto-traitée de demeurée, j'ai découvert que ça marche si on la tient à l'envers (non pas avec le duvet quand même) mais avec la surface lisse en contact avec la feuille, c'est normal où je ne suis vraiment pas douée?

 

Quoi qu'il en soit je te remercie Will, tu sais toujours trouver ce qui me fait plaisir avec beaucoup de justesse et j'apprécie beaucoup!

 

Complètement HS avec le sujet mais si vous aimez la ville de Londres ou que vous souhaitez la découvrir ou la rédécouvrir d'ailleurs, le numéro de GéoVoyages de mars/avril y est consacré, les articles sont très intéressant et les photos très belles!

Posté par Cinnamonchocolat à 18:28 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 mars 2012

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

Comme je vous le disais il n'y a pa slongtemps je me réservais pour le salon du livre. J'ai donc acheté:

Barcelone

J'ai commencé les folies au stand du Lonely Planet, où j'ai craqué pour un petit guide sur Barcelone, destination de mes prochaines vacances. Achat utile donc. En tout cas tous ces guides m'ont donné envie de m'évader et j'ai particulièrement lorgné sur deux guides sur la Bretagne!

 

 

 

 

un_jourUn jour de David Nicholls que j'avais envie d'acheter depuis sa sortie en poche chez 10-18!

"15 juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence. Un conte des temps modernes ou la splendeur d'aimer a fait chavirer le monde entier. "

 

 

 

bonbon_palaceBonbon Palace d'Elif Shafak, que j'ai envie de lire depuis que j'ai lu (et aimé) La Batarde d'Istanbul.

"Des habitants loufoques, des contes intarissables et des cafards clandestins : bienvenu au Bonbon Palace ! Dans cet immeuble décrépit, qui a tout perdu de son prestige, d'inoubliables égarés se croisent, s'agacent et se cherchent. Chacun doit rebâtir son existence au coeur d'une Istanbul mythique qui brandit, sous les fenêtres, ses clameurs bariolées."




le_marin_am_ricainLe Marin américain de Karsten Lund, la couverture ma séduite:

"En l'an 1902, un bateau fait naufrage à la pointe du Danemark, au large de Skagen, village de pêcheurs qu'une école de peintres a rendu célèbre à la fin du XIXe siècle. Le seul survivant, un marin américain aux yeux et aux cheveux noirs, est hébergé pour une nuit chez une jeune femme de pêcheur. Neuf mois plus tard naît un enfant qui ne ressemble pas aux autres..."




libraLibra, de Don Delillo

"22 novembre 1963, assassinat du président Kennedy. Faute d’élucidation crédible, le mystère est resté total et le drame est entré dans la légende américaine.
Don DeLillo a puisé dans la vérité historique tous les éléments d’un fantastique roman policier — agents secrets, activistes de droite et de gauche, mafiosi, strip-teaseuses, trafiquants de drogue, CIA, FBI, KGB, Fidel Castro… et un coupable désigné nommé Oswald, né sous le signe de la Balance (Libra, en anglais), meurtrier idéal assassiné à son tour devant les caméras du monde entier. De ce personnage mystérieux, DeLillo a fait l’antihéros d’un roman saisissant qui prouvera une fois de plus que l’intuition d’un grand romancier peut nous emmener plus loin sur le chemin de la vérité que bien des enquêtes."
 
john_lennonJohn Lennon: une vie de Philip Norman
 
"John Lennon Plus que tous les autres Beatles, John Lennon incarnait la révolte. Né dans la banlieue de Liverpool, abandonné par sa mère, élève turbulent : personne n'attendait rien de ce gamin qui deviendra « plus populaire que Jésus ». Il sera assassiné à 40 ans. Philip Norman retrace avec justesse un parcours extraordinaire entre ombre et lumière, où s'inscrit l'aventure de toute une génération."



lifeLife de Keith Richards que Latite06 m'avait donné envie de lire.

"Une Impala fonce dans le désert de l'Arkansas. Keith Richards est au volant. Avec lui, des amis et quelques substances : hasch, coke et peyotl. En cet été 1975, les Rolling Stones forment déjà le groupe de rock le plus dangereux de la planète. Bien sûr les histoires de dope, les filles évanouies, les arrestations, on connaît. Mais quand Keith Richards raconte l'épopée à sa façon, on touche au mythe."

Posté par Cinnamonchocolat à 21:55 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

18 mars 2012

Un dimanche ... au salon du livre!

Hier je me suis rendue au salon du livre, finalement je n'y serai pas rester hyper longtemps (merci la migraine). J'ai tout de même eu le temps de faire quelques achats, sur la photo ci-dessous, sur lesquels je reviendrai en début de semaine :)

Et puis juste avant de partir j'ai reçu un sms de Will me disant que je pouvais le rejoindre au stand des livres de poche. On a donc bavardé une petite heure de tout et de rien mais surtout de livres et de séries. Un mystérieux livre nous a interrompu à deux reprises, je pense qu'il voulait se faire acheter, mais nous avons tout deux résisté à la tentation! Ce fût donc un plaisir de retrouver Will pour la 2e année consécutive, je suis par contre un peu déçue d'avoir loupé les blogueuses!

 

IMGP2189

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

Posté par Cinnamonchocolat à 15:49 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,


17 mars 2012

Jacques Guillon, Cet enfant qui se drogue c'est le mien

cet_enfant_qui_se_drogueQuatrième de couverture:

"Un ménage chrétien, quatre enfants : une vie heureuse et sans histoire. Soudain, Didier, quatorze ans et demi, épris d'absolu, refuse cette famille sage, cette société convenable : il se réfugie dans le H, tâte à l'éther, puis aux drogues dures, fugue, se clochardise, devient dealer, prend la « route ".
Son père, Jacques Guillon, refuse quant à lui d'incarner le "flic" mais ne veut pas démissionner. En fait, au cours de ces « six années d'enfer », il apprend à voir en son fils autre chose qu'un drogué, à oublier son devoir au profit de l'amour. Ce journal n'a rien d'un discours moralisateur. C'est la description d'une famille bouleversée dont les préjugés s'effritent sous les coups de butoir du drame; c'est le témoignage d'un père qui s'ouvre insensiblement au dialogue."



J'ai un mois de retard dans mes billets je n'aime pas ça, bouh c'est mal, même pour mon blog je procrastine!

Ce livre est donc une sorte de témoignage d'un père sur l'addiction à la drogue de son fils mais pas que... Jacques Guillon ne fait pas que nous raconter ce que son fils a traversé et traverse encore au moment où il écrit. C'est un témoignage sur la famille, et sur le couple qui traverse une épreuve. C'est ça qui m'a marqué lors de ma lecture. La solidité du couple que forme Jacques et son épouse Monique.

Selon Jacques Guillon, la seule thérapie possible pour qu'un addict décroche est la relation humaine vraie. Cette relation humaine ne doit donc pas être un moyen mais simplement un accompagnement. Cet accompagnant ne doit pas essayer de comprendre le drogué sinon il se place en situation de supériorité. J'ai trouvé ça intéressant parce que c'est un peu ce que j'ai travaillé lors d'un stage sur les techniques d'entretien.

Ce livre ne cherche donc pas à trouver une solution ou à en fournir une pour régler les problèmes de toxicomanie du fils. Le couple fait le choix de ne pas brimer leur fils et de le laisser faire ses propres expériences et en l'aidant en cas de besoin. J'imagine donc qu'il a du être un peu controversé à l'époque de sa sortie. Ce que j'ai ressenti c'est surtout un grand désarroi...

Une lecture assez poignante en somme et qui change de ce que j'ai pu lire sur le sujet jusqu'à présent. Je ne sais absolument pas comment ce livre a un jour aterri dans ma PAL il doit bien être dans ma bibli depuis une dizaine d'années voire plus!

objectif_pal

(7/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 19:21 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

10 mars 2012

Lecture commune: Catherine Cusset, Un brillant avenir

un_brillant_avenirQuatrième de couverture:

"En 1958, malgré l'opposition de ses parents, Elena épouse Jacob, un Juif.
Elle réalise son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceausescu et émigrer aux Etats-Unis. Elle s'y fait appeler Helen et rompt avec son passé. Mais, vingt ans plus tard, elle se retrouve confrontée à une réalité qui lui échappe : l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse Marie, une Française. Compte-t-il partir à son tour ? Helen n'aime pas la jeune femme, qu'elle trouve égoïste et arrogante.
Marie a peur de cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose - leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme -, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour"

Pas d'effet de surprise, j'ai beaucoup apprécié cette lecture que j'ai quasiment lu d'une traite (du coup honte à moi je n'ai quasiment pas pris de notes, pas bien malin quand il s'agit en plus d'une lecture commune!)

J'ai particulièrement apprécié les changements d'époque dans la narration, tantôt au présent, tantôt dans la vie d'Helen/ Elena jeune femme, ou plus loin encore lorsqu'elle était enfant. Ses incursions dans le passé nous aide à comprendre la personne qu'elle est devenue des années plus tard, des milliers de kilomètres plus loin. Si j'ai beaucoup aimé Elena, sa jeunesse, son amour innocent pour Jacob, sa volonté de s'opposer à ses parents, j'ai eu un peu plus de mal avec l'Helen qui s'ingère dans la vie de son fils et qui finalement reproduit le schéma de ses parents qu'elle a fui.

C'est là toute la difficulté je pense du sentiment de mère, elle veut protéger son fils et ne pas le perdre mais au final elle le pousse à s'éloigner d'elle alors qu'elle même a vécu cette situation!

Le personnage de Marie est assez caricatural dans sa volonté de la montrer comme une femme moderne l'auteur la rend antipathique, mais n'est-ce pas là la manière qu'à Helen de la voir? Avec le temps elle est montrée sur un jour plus favorable, quand elle-même devient mère, mais là encore, elle semble mieux acceptée par Helen donc nous est montrée sous un jour plus sympathique.

Deux choses ont particulièrement attirées mon attention lors de ma lecture. La première étant le thème autour de l'immigration, d'abord dans l'enfance d'Elena, bien qu'au sein du même pays, le changement de région semble négatif et difficile. La stigmatisation de leur origine est difficilement vécue par l'enfant. Ensuite en Israël comme transition avant l'Amérique, où l'on retrouve les thèmes de l'American Dream mais surtout du self made man, les deux personnages font table rases du passé et se lance dans l'informatique. On montre leur volonté de s'adapter à un pays tourner evrs l'avenir et les nouvelles technologies. Cette volonté d'adaptation, d'acceptation et de reconnaissance passe ensuite principalement par le fils et sa réussite. Le choix de l'université n'est pas anodine, Harvard est tout à fait symbolique de l'ascension sociale de ces deux immigrés de l'est... On nous motre donc deux perspectives bien différentes, les pays d'Europe de l'est ancré dans le passé, les traditions, les préjugés et l'Amérique toute puissante qui permet de s'élever socialement par l'intégration du système économique. Et entre les deux il y a la France et sa vie de bohème...

La seconde chose qui m'a elle beaucoup touchée c'est l'amour qu'il y a entre Elena et Jacob, qu'ils soient jeunes adultes ou mariés. L'on sent que c'est un amour très fort et qui reste uni contre vents et marées. J'aimerais croire qu'un tel amour existe. Seule la maladie et donc la dégénérescence de la mémoire aura raison de cet amour ...

Je conseille cette lecture rien que pour la naissance de l'histoire d'amour entre Elena et Jacob...

C'était une lecture commune avec Géraldine et Enna, allons-vois leurs billets!

objectif_pal

(6/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 08:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , ,

04 mars 2012

Un dimanche à ... Lincoln (UK)

Je n'ai pas vraiment pris de photos la semaine dernière pendant mon séjour en Grande-Bretagne, mais je suis bien entendu retournée à Lincoln où j'ai travaillé il y a presque six ans (Time flies!!)

Une photo qui date donc de cette époque pour vous montrer la cathédrale.

IMAG0116

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

Posté par Cinnamonchocolat à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

03 mars 2012

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

Deuxième rendez-vous ... Seulement? hé oui je suis raisonnable en prévision du salon du livre dans deux semaines... Je m'étonne moi même parce que je ne suis même pas allée dévaliser les second hand bookshops outre manche! Bon faut dire aussi que j'y ai fait un séjour express!

Donc je devais passer commande sur un site (que tout le monde connaît mais qu'on ne citera pas) pour le swap anniversaire d'Avril et pour mon ami Will j'en ai donc profité pour me prendre un petit livre pour moi aussi, ba oui ce serait dommage de ne pas en profiter non?

Comme j'ai commencé  La conquête de Plassans d'Emile Zola je me suis pris La Faute de l'abbé Mouret, vous voyez c'est fort utile, je ne le lirai pas dans la foulée mais il faut qu'il soit dans ma bibli pour parer à toute éventualité non?

la_faute_de_l_abb__mouretQuatrième de couverture: "Serge Mouret est le prêtre d'un village pauvre, quelque part sur les plateaux désolés et brûlés du Midi de la France. Barricadé dans sa petite église, muré dans les certitudes émerveillées de sa foi, assujetti avec ravissement au rituel de sa fonction et aux horaires maniaques que lui impose sa vieille servante, il vit plus en ermite qu'en prêtre. A la suite d'une maladie, suivie d'une amnésie, il découvre dans un grand parc, le Paradou, à la fois l'amour de la femme et la luxuriance du monde. Une seconde naissance, que suivra un nouvel exil loin du jardin d'Eden. Avec cette réécriture naturaliste de la Genèse, avec ce dialogue de l'ombre et du soleil, des forces de vie et des forces de mort, du végétal et du minéral, Zola écrit certainement l'un des livres les plus riches, stylistiquement et symboliquement, de sa série des Rougon-Macquart."

 

Et enfin la semaine dernière je suis allée faire mon petit achat trimestriel chez une autre librairie qui pousse à la consommation mais bon je ne lui en veux pas tant que ça ... Et j'ai pris Le Prince de la brume de Carlos Ruiz Zafon qui me fait de l'oeil depuis un certain temps déjà, et qu'elle ne fut pas ma surprise quand j'ai vu qu'il y avait également deux autres titres!! mais je suis raisonnable je vous l'ai dis ... Affaire à suivre le weekend du 17 mars ...

le_prince_de_la_brumeQuatrième de couverture: "1943, Angleterre. Fuyant la guerre, Max, sa sœur Alicia et leurs parents emménagent dans un village du bord de mer. Mais des évènements inquiétants se succèdent. Leur nouveau foyer semble hanté. Une présence maléfique rôde entre ses murs. Que veut-elle ? Et pourquoi s'acharne-t-elle contre Roland, le nouvel ami de Max et Alicia ? En enquêtant sur ces mystères, les trois adolescents exhument d'effroyables secrets. Un être diabolique, le Prince de la Brume, réclame une dette venue du passé. Une dette dont Roland est le prix. Pour sauver leur ami, Max et Alicia doivent affronter le Prince de la Brume sur son territoire : un cargo ténébreux, effrayant, echoué dans les fonds marins. "

 

Posté par Cinnamonchocolat à 16:34 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

02 mars 2012

Daphné du Maurier, Les oiseaux

les_oiseauxQuatrième de couverture:

"Au coeur de la nuit, le vent d'est cingle la falaise. Entre deux rafales, des nuées d'oiseaux cognent aux vitres. Mais ce n'est pas la peur qui les précipite avec une telle force vers le monde des hommes... On retrouvera ici - et pas moins terrifiant - le récit qui inspira son chef-d’œuvre au maître de l'angoisse, Alfred Hitchcock. Dans les autres nouvelles de ce recueil, l'horreur se fait plus insidieuse, le fantastique à peine étranger au réel. Il suffit d'un pommier à forme étrangement humaine, ou d'une ouvreuse de cinéma qu'un jeune mécanicien a envie de suivre après la séance... Et la grande romancière anglaise, auteur de Rebecca et L'Auberge de la Jamaïque, nous entraîne vers le mystère à petits pas, à petites touches, au gré d'une écriture subtile, singulièrement moderne. "

Je ne sais jamais trop comment parler d'un recueil de nouvelles alors je vais procéder nouvelle par nouvelle parce que mon avis est différent en fonction des intrigues. Quoi qu'il en soit Les oiseaux et le seul film d'Hitchcock que j'ai vu en entier avec Psychose... J'avais beaucoup aimé l'atmosphère inquiétant qui se dégageait du film et donc quelle fût ma surprise quand quelques années plus tard j'ai découvert que ça avait été adapté d'une nouvelle de Du Maurier, qui comme vous l'aurez déjà compris j'aime beaucoup! Donc ni une ni deux, dans ma wish list, et voeux exaucé par mon bienfaiteur Will!

Les oiseaux : Bizarrement la nouvelle m'a beaucoup moins plu que le film, je pense que c'est le risque quand on découvre l'écriture après les images mais bon... Ce qui m'a gêné en fait c'est de ne pas retrouver l'atmosphère propre à Daphné du Maurier, si effectivement il y a un côté mystérieux et inquiétant (the Uncanny chez les saxons, l'inquiétante étrangeté), je n'ai pas retrouvé le décor vieillot du 19e que je chéris tant! Je n'ai pas non plus détesté, n'exagérons pas, mais la fin laissée en suspens comme ça, on ne sait pas au final ce que font tous ces oiseaux, si ils vont partir ou rester, il me semble que par contre c'est pareil pour le film? Je ne sais plus trop! Shame on me!

Le Pommier: Un veuf est obsédé par le vieux pommier qui pousse dans son jardin après la mort de sa femme ... Je n'ai vraiment pas aimé cette nouvelle, et j'ai pris un peu peur pour la poursuite de ma lecture. Je me suis souvent demandé où l'auteure voulait en venir et quels étaient les tenants et aboutissants de cette nouvelle! Mais soit, passons!

Encore un baiser: Un jeune mécanicien tombe sous le charme d'une ouvreuse de cinéma, et la poursuit dans la rue, puis dans le bus afin de la séduire. Nous sommes ici dans les années 50 et le voyage en bus m'a beaucoup fait penser au fil American Graffiti, qui se passe globalement à bord de voitures des jeunes gens dont il est question.  Ouverture sur le changement d'une époque avec la montée de la surconsommation en somme, bon ce n'est pas visible directement dans l'histoire mais c'est latent, avec les références au salaire du jeune homme et à la possibilité de subvenir aux besoins d'une jeune femme ... Ca ne m'a pas déplu mais ça ne m'a pas non plus emballée.

 

Le vieux: Alors là je rejoins un peu mon avis sur le Pommier, je me suis dis "What's the point??" Un vieux et sa femme vivent au bord d'un lac dans une cabane avec leurs enfants, on ne sait trop comment les filles ne sont plus dans l'histoire et le gamin (appelé gros bébé mais qui semble en fait être un ado, ou je n'ai rien compris, ce qui me parâit fort probable) disparaît aussi. Euh en fait je crois que j'ai encore moins aimé que le pommier!

Et là Ô rage, Ô desespoir, dois-je continuer ma lecture??

Oui, avec Mobile inconnu:  ouf, on replonge un peu dans ce que j'ai eu l'habitude de lire chez Daphné du Maurier! Une jeune épouse de suicide, sans raison apparente, un détective privé fouille son passé pour donner des réponses au mari. Et là on rejoint la lecture d'Eux sur la photo d'Hélène Gestern, est-il bon de tout réveler ou pas. Contrairement à Hélène Gestern, Daphné du Maurier fait le choix de taire certaines révélations qui pourraient bouleverser la vie d'un homme. J'ai beaucoup aimé cette nouvelle et ses rebondissements.

Le petit photographe: c'est la nouvelle que j'ai préférée, un bord de mer, une femme, belle et influente qui s'ennuie, so typical de la fin du 19e début 20e, alors certes l'action se situe un peu plus loin dans le temps me semble-t-il mais c'est similaire, le temps semble figé un après-midi trop chaud, etouffant (parallèle avec ce que semble être la vie de cette femme), elle va donc rechercher un petit vent d'air frais (le frisson pour lui faire passer l'ennui de sa vie...)  La fin reste ouverte, mais suggérée avec l'apparition de la soeur ... Je n'en dis pas plus, si vous aimez les histoires adultères de l'époque, vous apprécierez cette lecture.

 

Et enfin, Une seconde d'éternité: cette nouvelle est assez particulière dans le sens où la fin ne nous apporte aucune solution sur tout le déroulement de l'histoire, et moi trop de suspense, je n'aime pas ça, j'aime bien quand les choses finissent à leur place et qu'on m'apporte le noeud de l'histoire sur un plateau!

 

En définitive j'ai apprécié particulièrement deux nouvelles, celle des Oiseaux m'a plue malgré une déception par rapport au film et quatre qui m'ont laissée sans avis voire qui m'ont complètement ennuyée! Ce n'est pas si mal sachant que la nouvelle est un genre que je n'apprécie pas forcément et c'est précisément ce que je n'aime pas dans le genre que j'ai retrouvé dans les nouvelles que je n'ai pas aimées: une fin trop abrupte qui ne donne pas de réponses et qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. J'ai néanmoins apprécié la Du Maurier's touch donc au final ce ne fût pas non plus une lecture complètement désagréable!

 

objectif_pal

(5/27)

 

 

Posté par Cinnamonchocolat à 11:42 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,