09 juillet 2016

Shilpi Somaya Gowda, La fille secrète

la fille secrète

Quatrième de couverture: 

" Lorsque Kavita, pauvre paysanne indienne, enfante pour la deuxième fois une fille, c’est une catastrophe pour son mari et sa famille. Et, la mort dans l’âme, la jeune mère se résout à confier son nourrisson à un orphelinat. De l’autre côté de la terre, aux États-Unis, Somer et Krishnan, médecins tous les deux, elle américaine, lui indien, ne peuvent pas avoir d’enfant. Ils recueillent la fille de Kavita, la nomment Asha, lui offrent amour, éducation et avenir. Un jour, celle-ci, devenue grande, veut connaître ses origines. Sa quête ne sera pas facile et mettra en péril l’équilibre précaire de sa famille."

C'est un ami qui l'a prêté ce livre il y a plusieurs mois déjà mais je n'avaois pas tellement envie de le lire, à cause d'un gros à priori négatif lié au titre. Oui c'est nul mais c'est comme ça! Je me suis finalement décidée en cette fin d'année scolaire, je voulais du léger, du pas prise de tête! Et bien j'avais tout faux, pas que ce soit prise de tête mais sur le fait que ce soit léger, non au contraire, c'est une histoire sérieuse, intéressante, émouvante même et finalement très bien écrite et agréable à lire, comme quoi les à priori...

La narration est double dans ce roman, deux points de vue omniscients mais l'un se focalisant sur Kavita, indienne, mère biologique d'Asha, et l'autre sur Asha et sa famille adoptive, américaine, dont le père Krishnan est indien. Cette double narration nous permet de voir les destins croisés de ces deux familles, et leur évolution parallèle.

Plus qu'une histoire d'adoption et de quête d'identité, ce roman est un roman sur l'Inde et sur la perception qu'ont les occidentaux de l'Inde. A la fois ses côtés négatifs, et ses côtés positifs, empreints d'une certaine nostalgie, d'un goût pour l'authentique et le dépaysement. A travers Krishnan, puis Asha, l'auteur essaie de montrer la difficulté d'appartenir à deux cultures différentes, de les concilier, voire même de les réconcilier. Elle montre la difficulté pour les occidentaux à s'intégrer voire même comprendre un mode de vie tellement différent, à travers Somer, l'auteur nous montre d'abord l'idée qu'une culture est "supérieure" à l'autre, le rejet et l'étrangeté, mais, au fil des pages, et des semaines passées en Inde, ces frontières sont gommées, une culture n'est plus meilleure que l'autre, elles sont justes différenters et peuvent finalement cohabiter...

Il n'est ici pas question des castes, mais on sent bien la grande différence du niveau de vie entre paysans, ouvriers qui peuplent les bidonvilles et ce que j'appellerai la bourgeoisie dont fait partie la famille adoptive d'Asha. Le récit est peuplé d'odeurs, de couleurs, d'épices et d'un parfum de sel mais il ne nous épargne pas la crasse, l'injustice et l'arbitraire. C'est aussi l'occasion de rappeler la statut des femmes et des filles dans une culture très patriarcale.

A lire donc pour voyager, s'indigner et tout simplement ressentir.

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06 juillet 2016

Marie Desplechin, La belle Adèle

la belle adèle

Quatrième de couverture:

"Adèle en a assez. Pourquoi devrait-elle se donner du mal pour se maquiller et s'habiller, comme les filles de sa classe? Est-ce le plus sûr moyen de ne pas se faire remarquer? D'être normale ? Et Frédéric... Il est gentil, il est même tragiquement gentil. N'est- ce pas le pire des défauts pour un garçon ? Adèle et Frédéric doivent trouver d'urgence une stratégie de survie. Ils ont alors une idée lumineuse..."

Lecture agréable pour ce court roman jeunesse de Marie Desplechin. Je l'ai trouvé plein de bon sens sur l'intégration des ados en milieu hostile (comprenez le collège/lycée). Les personnages sont très sympa, sauf peut-être la tente un peu trop stéréotypée. L'intrigue en soi n'est pas très réaliste, j'aurai préféré que l'auteur s'étende un peu plus sur le problème de la fin mais le sujet du roman aurait été tout autre, sans doute plus sérieux et difficile à aborder. Ca reste néanmoins un roman intéressant, à mettre entre les mains de tous les jeunes ados, notamment ceux qui ont du mal à s'accepter, ou qui se sentent un peu rejetés, leur montrer qu'en conservant sa personnalité, on peut toutefois finir par se faire accepter.

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03 juillet 2016

Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du Roi Soleil, La promesse d'Hortense (Tome 4)

colombesT4

Quatrième de couverture:

"Hortense a fait une promesse à son amie Isabeau : rester avec elle à Saint-Cyr jusqu'à leurs vingt ans... Mais Simon, l'homme qu'elle aime, ne supporte plus de vivre loin d'elle. Hortense accepte de s'enfuir avec lui. Même si elle sait qu'elle risque de provoquer le courroux du Roi..."

Décidément, de Saint-Cyr on ne connaît pas grand-chose puisqu'à part dans le premier tome qui pose un peu le décor des Colombes du Roi Soleil, les pensionnaires dont on suit le destin quittent l'école, souvenez-vous, Louise a rejoint la Reine d'Angleterre exilée en France, Charlotte a voulu fait son entrée à la cours, et cette fois, c'est Hortense, pourtant la plus sage et la plus pieuse qui décide de s'enfuir avec Simon, son amoureux, frère de Charlotte, ancien Huguenot converti de force au catholicisme. Hortense ne tient donc pas la promesse faite à son amie Isabeau, mais peut-être arrivera-t-elle à tenir la promesse faite à Simon et sa famille ...

J'ai apprécié cette lecture, le personnage d'Hortense est assez sympathique et très tenace. Celle qui apparaissait comme fragile est plutôt forte et déterminée. Il y a du suspense, un soupçon de roman et un bel ancrage historique. En effet on en apprend un peu plus sur le sort réservé aux protestants. J'ai ainsi appris que la Suisse était majoritairement protestante, contrairement à la France, et que, même si je le savais en partie, les protestants calvinistes étaient très austères, jusqu'à faire porter de grandes capes noires aux femmes et à leur couvrir une partie du visage. La famille Lestrange amène à s'interroger sur la religion, ses préceptes et traditions. Je trouve ça intéressant pour ouvrir une discussionn sur le sujet avec un enfant, je persiste à croire que cette série est vraiment très riche et intéressante pour les enfants d'une dizaine d'années mais qu'il faut les lire/en discuter avec eux pour qu'ils comprennent véritablement la portée des enjeux de l'époque. Il va maintenant falloir que je me procure les tomes suivants.

objectif pal

(20/31)

30 juin 2016

Billet récapitulatif challenge Petit Bac 2016

Je fais un petit point sur mon avancée dans le challenge Petit Bac 2016 organisé par Enna.

challenge petit bac

 

PRÉNOM : 1. THERESE Raquin d'Emile Zola 

2. DORA Bruder de Patrick Modiano


LIEU: 1. L'ECOLE des saveurs d'Erica Bauermeister

2. L'étrangleur de CATER STREET d'Anne Perry

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ANIMAL : réel ou imaginaire... 1.  Les COLOMBES du Roi Soleil, Le secret de Louise (Tome 2)


OBJET : 1. JOURNAL d'Anne Frank 

2. Love LETTERS to the dead d'Ava Dellaira


COULEUR : 1. Les carnets de CERISE, Le dernier des cinq trésors d'Aurélie Neyret et Joris Chamblain

2.  Les yeux au CIEL de Karine Reysset


VOYAGE : 1. RETOUR en Cornouailles de Rosamunde Pilcher

2.  PARTIR de 


 SPECTACLE : 


LETTRE ISOLÉE: 


 PONCTUATION :1.  Le journal d'Aurélie Laflamme, Extraterrestre... Ou presque! d'India Desjardins 

2. Secret,très secret de Barbara Pym


 PHRASE :  1. DIEU ME DETESTE d'Hollis Seamon 


GROS MOT (bonus facultatif) 

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28 juin 2016

Tatiana de Rosnay, Manderley for ever

manderley for ever

Quatrième de couverture:

« J’ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley. » C’est par cette phrase que commence Rebecca, le roman de Daphné du Maurier porté à l’écran par Alfred Hitchcock.

Depuis l’âge de douze ans, Tatiana de Rosnay, passionnée par la célèbre romancière anglaise, fait de Daphné du Maurier un véritable personnage de roman. Loin d’avoir la vie lisse d’une mère de famille, qu’elle adorait pourtant, elle fut une femme secrète dont l’œuvre torturée reflétait les tourments.

Retrouvant l’écriture ardente qui fit le succès d’Elle s’appelait Sarah, vendu à plus de neuf millions d’exemplaires à travers le monde, Tatiana de Rosnay met ses pas dans ceux de Daphné du Maurier le long des côtes escarpées de Cornouailles, s’aventure dans ses vieux manoirs chargés d’histoire qu’elle aimait tant, partage ses moments de tristesse, ses coups de cœur, ses amours secrètes.

Le livre refermé, le lecteur reste ébloui par le portrait de cette femme libre, bien certaine que le bonheur n’est pas un objet à posséder mais un état d’âme."

On ne peut pas dire que mes lectures du mois anglais aient été inoubliables, heureusement j'ai terminé avec le titre de Tatiana de Rosnay, je ne doutais pas terminer sur une note positive avec cette biographie de Daphné du Maurier, et j'avais raison puisque, et c'est rare que je le dise, c'est un coup de coeur!! 

J'étais acquis à la cause de l'auteure puisque j'aime beaucoup les romans de Daphné du Maurier, mais le côté biographique n'était pas gagné d'avance. Et bien on oublie le genre et on se plonge dans ce livre comme dans un roman, tant la vie de l'auteure anglaise est intéressante. Née au début du vingtième siècle, on l'imagine presque évoluer dans les dernières saisons de Downtown Abbey, même si le milieu est différent, sa famille n'en reste pas moins atypique. Ce sont les jeunes années de Daphné que j'ai préféré, celles de son enfance, puis celles étant jeune adulte, en France et en Cornouailles, ses débuts en tant qu'écrivain, sa rencontre avec celui qui deviendra son époux.

Le récit est riche de tous les liens tissés avec les membres de sa famille, avec ses amis proches, avec la France puis la Cornouailles. Cela nous montre des relations entre soeurs assez saines, et un attachement au père très présent. Daphné était une passionnée, elle ne vivait pas les évènements à moitié, et cela se ressent dans ses écrits. 

J'ai été contente de voir que La chaîne d'amour / L'amour dans l'âme, mon roman préféré de l'auteure est en fait son premier roman, celui qu'elle a écrit d'une traite, enfermée à Ferryside, entourée par les vents, la mer et les bateaux à perte de vue. C'est drôle parce que c'est comme ça que je l'ai ressenti lors de ma lecture il y a quelques années, avalé d'une traîte, sans prêter attention aux éléments qui m'entouraient. Bien sûr j'aime Rebecca, mais c'est différent, j'ai préféré l'atmosphère de son premier, ou de l'Auberge de la Jamaïque, pour ce côté un peu Stevensonnien. Daphné du Maurier aurait finalement pu être l"héroîne d'une de ses propres histoires, elle s'est contenté d'écrire sur sa famille, son grand-père, son arrière-grand-mère, ses ancêtres. Cette lecture apporte un nouvel éclairage sur certains des titres déjà lus, je trouve que c'est inétressant, j'aurais peut-être porté un regard différent sur La maison sur le rivage si je l'avais lu après cette lecture par exemple.

La fin de sa vie est un peu triste, on sent la perte d'engouement,la déception de devoir quitter Menabilly, l'abattement, ça m'a fait de la peine de la savoir si diminuée à la fin ... j'aime garder l'image d'une Daphné qui vit encore à travers tous ses écrits. Il me reste encore un certain nombre de romans à découvrir, et je me pencherai à nouveau sur ses nouvelles et autres adaptations. Quoiqu'il en soit, si vous hésitiez parce que la biographie vous fait un peu peur, n'hésitez plus et lisez le, Tatiana de Rosnay a su rendre son récit très vivant, on ne s'ennuie pas un seul instant!

mois anglais 2

(chez Lou et Cryssilda)

 


26 juin 2016

Une petite recette anglaise: le Eton Mess

Pour l'ouverture de l'Euro on avait des amis footeux à la maison et je voulais un dessert qui colle au mois anglais mais qui soit 1) léger 2) frais et 3) rapide à faire, le Eton mess remplissait ces trois critères et j'ai trouvé une recette simple sur ce blog.

Je n'ai pas fait la meringue moi-même, trois meringues de taille moyenne achetée en boulangerie ont fait l'affaire.

J'ai donc utilisé pour 4 verres ikéa:

150g de sucre glace

250g de fraises

1 cuiller à soupe de sucre

100g de mascarpone

20cl de crème fraîche 30% de matière grasse

3 meringues de boulangerie 

 

Dans l'après-midi j'ai lavé et coupé les fraises en morceaux que j'ai saupoudré d'une cuiller à soupe de sucre et gardé au frigo. J'ai monté la chantilly avec le mascarpone et la crème fraîche à laquelle j'ai incorporé progressivement les 150g de sucre glace. Je pense que 100g auraient été suffisants, mes invités ont trouvé que c'était parfait, moi j'ai trouvé la chantilly un peu trop sucrée. J'ai gardé le tout au frigo.

Au moment du dessert j'ai écrasé un peu les meringues et j'ai monté les différentes couches dans un verre ikéa, une couche de fraise, une couche de meringue, une couche de chantilly et j'ai recommencé en terminant par la meringue cette fois.

Léger (enfin on s'entend pas si léger que ça), frais et simple, tout le monde a aimé!

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mois anglais 2

(chez Lou et Cryssilda)

 

 

 

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23 juin 2016

Barbara Pym, Secret,très secret

secret très secret

Quatrième de couverture: "Nous reconnaissons avec bonheur dans ces trois nouvelles, dans des genres parfois fort inattendus - roman d'espionnage, scènes de la vie anglaise pendant la Seconde Guerre mondiale - la voix inimitable de Barbara Pym : son humour, sa cruauté, sa bonté aussi."

J'ai traversé quelques turbulences au niveau lecture parce que je n'ai pas du tout aimé ce recueil de nouvelles, la seule raison qui m'a fait le lire jusqu'au bout c'est que c'est la seule chose que j'avais emmenée pour ma surveillance du bac, sinon je l'aurai laissé tomber sans scrupules.

Dans la première nouvelle, Secret, très secret, il est en effet question d'une mission secrète confiée à la narratrice, qui s'acquitte de sa tâche sans trop savoir où elle met les pieds et le lecteur en sait encore moins qu'elle, finalement on ne saura pas quelle était la mission. 

Dans Roman du front de l'intérieur, on nous donne un aperçu de l'organisation d'hébergement pour des londoniens exilés pendant la guerre. 

Et enfin, je suis bien incapable de vous résumer Adieu Balkan, j'ai déjà oublié!

Les époques dont il ets question sont intéressantes, la plume de Barbara Pym n'est pas déplaisante, mais le format nouvelle ne m'a pas permis de voir un quelconque intérêt dans ces lectures! Plusieurs blogueuses ont lu Barbara Pym pour la LC sur les vieilles dames indignes, j'irai voir s'il n'y a aps quelque chose de plus intéressant à découvrir de l'auteur.

 

mois anglais 2

 

(chez Lou et Cryssilda)

 

 

challenge petit bac

 

(Ponctuation: une virgule)

 

objectif pal

 

(19/31)

19 juin 2016

Paul Doherty, Le combat des Reines

le combat des reines

Quatrième de couverture:

"Après avoir affronté tous les dangers pour permettre le mariage d’Isabelle de France et du nouveau roi Edouard II, l’intrépide Mathilde de Clairebon, première dame de la reine, se pense enfin en sécurité en Angleterre. Le répit est pourtant de courte durée : les intrigues menées depuis la France se multiplient et Peter Gaveston, le favori royal, est accusé de haute trahison par les grands Barons. Retranchés au palais de Westminster, le roi et sa cour doivent faire face aux traîtres et aux espions en tout genre mais également à une série de meurtres commis par une mystérieuse empoisonneuse. Pour démasquer celle qui sème la mort sur son passage et empêcher la guerre civile d’éclater, les talents de Mathilde, pour qui l’art des potions n’a aucun secret, seront plus que jamais nécessaires."

L'an dernier pour le mois anglais je lisais Le calice des esprits dont Le combat des reines est la suite. Ma lecture était assez mitigée mais m'avait finalement plue, mon avis sur cette suite est plus tranché, mais resituons-nous les personnages. Dans ce roman, Isabelle de France est devenue l'épouse d'Edouard II d'Angleterre, mariage scellé précedémment par son père Philippe IV avec le soutien de sa soeur, Marguerite de France, reine douairière, veuve d'Edouard 1er, roi d'Angleterre ayant donc cédé le trône à son fils. 

Difficile de déméler les fils de l'intrigue, si ce n'est que quelqu'un, supposément la nommée empoisonneuse veut la mort d'Edouard II, de même qu'une tripotée de bourgeois, mécontent de la "liaison" entre le roi et son protégé Gaveston. Mathilde, dame de compagnie d'Isabelle aide à déjouer ce complot. 

Je suis passée à côté de cette intrigue, n'ayant pas compris tous les tenants et aboutissants, enfin si mais pas tout de suite. C'est long, on ne sait pas qui est qui, qui est avec qui, qui est contre qui, j'ai vraiment peiné dans ma lecture, mais j'ai persévéré parce que malgré tout ça m'intéressait. J'aime assez les romans historiques mais je crois que je n'accroche pas tellement à l'écriture de Doherty. Pour moi les cinquantes dernières sont les plus accessibles et les plus intéressantes à lire. Bon ok il s'agit de la résolution donc pas tellement de suspense à ce moment mais au moins j'y ai enfin compris quelque chose dans ce schmilblick!

Vous l'aurez compris je ne vous recommande pas particulièrement ce roman, c'est dommage parcequ'on y apprend quand même des choses intéressantes sur la monarchie et l'entente (ou pas) entre les Français et les Anglais au Moyen-Age.

mois anglais 2

 

chez Lou et Cryssilda

LC sur les Rois et Reines d'Angleterre

objectif pal

 

(18/31)

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14 juin 2016

Wesley Stace, L'infortunée

l'infortunée

Quatrième de couverture:

"Londres, 1823. Fille de lord Loveall, l'homme le plus riche
d'Angleterre, la jeune Rose fait le bonheur de son père. Elle vit dans un magnifique manoir, entourée de domestiques dévoués. Elle porte des robes plus jolies les unes que les autres, passe ses journées à étudier avec sa mère et à s'amuser, et partage sa chambre avec Sarah, sa compagne de jeux... En un mot Rose a une enfance comme toutes les petites filles rêveraient d'en avoir. Mais voilà, Rose, n'est pas une fille. Rose est un garçon. Ses parents ne sont pas ses vrais parents. Et la révélation de cette vérité va bouleverser la vie de Rose et de toute la maison. Déjà best-seller dans de nombreux pays, L'Infortunée est un suspense victorien passionnant qui se lit comme un classique."

Par où commencer? L'infortunée est un roman foisonnant qui s'inscrit dans la tradition du roman victorien britannique, même si son auteur est contemporain. Par certains côtés, sur le questionnement du genre principalement, il m'a fait penser au Puits de solitude de Radclyff Hall, mais la comparaison s'arrête là.

J'ai beaucoup apprécié la première moitié du roman, celle qui pose le décor et qui nous raconte l'histoire de Rose, des Loveall, de sa naissance et son enfance en tant que fille, alors qu'elle est un garçon mais ne le sait pas encore puis ensuite la découverte de son véritable genre qui entraînera peu à peu la déchéance de la famille. Cette partie du récit est nettement plus intéressante à mon avis que celle qui suit intitulée "Le Pays des rêves" qui n'a été qu'un gros point d'interrogation pour moi, je n'y pas vu grand intérêt dans le déroulement de l'histoire, ni d'intérêt littéraire, ou alors je suis totalement passée à côté, ce qui est très probable. Heureusement la fin redevient à nouveau intéressante, avec un dénouement pour le moins innattendu.

Lecture en demi-teinte car gâchée par une partie du récit, j'y ai quand même retrouvé ce que j'aime en littérature, le côté roman d'apprentissage, les histoires de famille, les belles demeures victoriennes, un brin de suspense, et ce côté un peu poussiéreux qu'ont les vieux tableaux. La question du genre, même si elle est au coeur du roman, n'est finalement pas traitée en profondeur, cela m'a tout de même rappelé une citation de Simone de Beauvoir "On ne naît pas femme, on le devient", à laquelle on pourrait opposer qu'on ne naît donc pas homme on le devient aussi, difficile donc d'être une femme dans un corps d'homme donc... Je vous invite quand même à le lire, l'écriture de Wesley Stace étant plutôt agréable à lire.

mois anglais 2

 

chez Lou et Cryssilda 

objectif pal

(17/31)

 

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05 juin 2016

Meurtres à l'anglaise: Anne Perry, L'étrangleur de Cater Street

l'étrangleur de Cater Street

Quatrième de couverture: 

 "Suffragette avant l'heure, l'indomptable Charlotte Ellison contrarie les codes et manières victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o'clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s'étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n'a-t-il rien à envier à notre fin de siècle le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie. Dans cette nouvelle série victorienne , la téméraire Charlotte n'hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard. Charmante Sherlock Holmes en jupons, Charlotte a déjà séduit l'Angleterre et les Etats-Unis. La voici partie à l'assaut de l'Hexagone."

J'ai un avis assez mitigé sur cette lecture. J'ai apprécié l'ancrage dans l'époque Victorienne. Les codes de la société de l'époque, cette famille typique de la bourgeoisie londonienne qui ne pense qu'à marier ses filles. Même la grand-mère aigrie y est! J'ai aimé le personnage de Charlotte, qui ne s'en laisse pas compter, et semble n'en avoir que faire de finir vieille fille, bien que ce soit l'une des préoccupations principales de sa famille. Mon personnage préféré étant celui de l'inspecteur Thomas Pitt qui se fiche complètement de tous ces codes, qui va droit au but, non sans une pointe d'humour un peu grinçant. L'atmosphère un peu sombre du meurtre de ces femmes aux moeurs légères, Cater Street et ses petites ruelles, je pouvais presque entendre les roues des voitures sur le pavé un jour de pluie... 

Mais je n'ai pas été convaincue par l"intrigue en soi, j'ai deviné, ou presque, le coupable très rapidement, et j'ai trouvé la résolution à la fois trop lente à venir, et en même temps baclée, le dénouement est à mon sens un peu trop facile... "Comme par hasard" j'ai eu envie de dire... Le deuxième point négatif sont les personnages de la famille Ellison, les deux soeurs m'ont agacée, le beau-frère encore plus, la mère est complètement inutile et le père carrément détestable. Je donnerai néanmoins leur chance à Charlotte et Thomas et lirai le second volume, juste pour voir...

objectif pal

 

(16/31)

challenge petit bac

(LIEU: CATER STREET)

mois anglais 2

 

chez Lou et Cryssilda