15 septembre 2016

Jennifer Brown, Hate List

hate list

Quatrième de couverture:

"C'est moi qui ai eu l'idée de la liste. Je n'ai jamais voulu que quelqu'un meure. Est-ce qu'un jour on me pardonnera ?"

C'est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu'ils ont écrite pour s'amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l'établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s'est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu'au matin où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée."

En achetant ce livre je me suis un peu mélangée avec le titre La liste qui lui aussi se passe dans un lycée mais dont le sujet diffère un peu. Bon c'est sans mal, ce titre-là me tentait aussi, c'est un sujet intéressant de manière général, d'autant plus quand on est enseignant et qu'on aborde le sujet des armes à feu aux Etats-Unis. Certes c'est une fiction mais pourquoi pas en étudier un extrait en classe (on me dit dans l'oreillette que les cours au lycée c'est terminé, youhou!

C'est donc avec quelques attentes que j'ai entamé ma lecture, j'ai beaucoup apprécié les différents points de vue narratifs, tantôt celui de Valérie, tantôt des extraits de journaux sur le drame, des témoignages ou un narrateur omniscient sur les autres "acteurs" de la tragédie. Ce livre soulève quelques questions, celle de la responsabilité d'abord, des coupables, des victimes qui n'en étaient pas à priori, des personnels enseignants, du système éducatif aussi. 

Pourtant, l'histoire est malheureusement assez banal, le personnage de Valérie agaçant, et les réactions des autres élèves m'ont parues assez erronées. J'ai eu une impression de faux, de trop beau et trop lisse tout au long de ma lecture. Le seul personnage ayant eu grâce à mes yeux est sans doute le psy. Lecture assez mitigée en somme.

 

mois américain

chez Titine

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11 septembre 2016

Laura Kasischke, La vie devant ses yeux

La-Vie-devant-ses-yeux

Quatrième de couverture:

"Diana vient d'atteindre la quarantaine.
Elle a apparemment tout pour être heureuse : un mari professeur de philosophie, une jolie petite fille et une belle maison. Elle est cette mère de famille américaine typique qui accompagne les sorties scolaires de sa fille, qui cuisine admirablement et enseigne le dessin à mi-temps. Pourtant le passé - et l'événement traumatisant qui en est au coeur - ne cesse de la hanter, par bouffées, et ces flashes sont autant de ruptures dans la narration du présent de Diana.
Par un effet d'éclatement chronologique, Laura Kasischke crée ainsi une sorte de science-fiction " domestique ", et nous livre une critique cruelle de l'Amérique petite-bourgeoise."

Comme à chaque fois que j'ouvre un roman de Kasischke, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, c'est toujours un peu flou au début et il me faut un petit temps d'adaptation à sa manière d'écrire, et ensuite je suis happée, je veux savoir et je le lâche à peine. La vie devant ses yeux n'a pas dérogé à cette règle, si ce n'est que j'ai été frustrée tout au long de ma lecture à cause d'un spolier dans le résumé qui se trouve à la première page, ne le lisez pas, ça en révèle beaucoup trop!!! Ca révèle le twist final presque dans son intégralité et ça c'est clairement nul!!

Il n'empêche que l'auteur est douée pour décrire une époque, un milieu et l'errance des gens qui ne se reconnaissent plus dans ce qu'ils sont devenus. Qui aurait cru qu'un jour, l'adolescente frivole et superficielle soit devenu cette épouse et mère de famille parfaite? Diana s'interroge, perd pied... La narration qui alterne entre passé et présent donne un rythme soutenu au récit qui permet de ne pas s'ennuyer parce qu'il y a très peu d'action, il s'agit presque uniquement du cheminement de pensée de Diana. 

J'ai enchaîné avec un Joyce Carol Oates, deux auteurs donc que l'on compare très souvent, si je ne devais n'en retenir qu'une ce serait Kasischke, beaucoup ne seront pas d'accord mais je vous dirai pourquoi dans mon prochain billet :)

mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

objectif pal

(26/31)

 

 

04 septembre 2016

Sean Stewart, Jordan Weisman & Cathy Brigg, Cathy's book, Cathy's key, Cathy's ring

cathy's book

Quatrième de couverture:  

« Ça ne va pas fort dans la vie de Cathy depuis quelques temps : son père est décédé brutalement, la laissant, seule avec sa mère, et dans un profond désarroi. Ses résultats au lycée s’en ressentent, elle a complètement décroché, au grand dam de sa meilleure amie Emma, qui ne cesse de l’encourager, en vain. Et puis elle vient de se faire plaquer par son petit ami Victor, un Chinois d’une vingtaine d’années auréolé d’un certain mystère ; elle décide de raconter leur brève idylle dans son journal intime. Cette rupture ne serait pas la fin du monde, si elle n’avait retrouvé, au lendemain de sa dernière soirée avec Victor, une trace de piqûre au creux de son coude… Victor a-t-il quelque chose à voir avec ça ? »

cathys-key-194x300

Cathy's ring

L'été dernier j'avais acheté d'occasion les tome 2 et 3 de cette trilogie coécrite par deux auteurs américains et illustrée par Cathy Brigg sous forme de journal intime, la jeune Cathy 18 ans vit des aventures rebondissantes à cause de son ex petit ami. J'avais pourtant émis de gros doutes à ma lecture en VO du premier tome, trop irréaliste ... J'avais tout de même envie de tester la version française en broché avec laquelle sont fournis dessins, lettres et autres objets venant ajouter foi au témoignage de Cathy. Plus tentée donc par le concept que par l'histoire en elle-même ... Oui j'ai cédé au marketting... Finalement j'ai apprécié ma relecture du premier tome, partant du principe que c'est une lecture jeunesse fantastique, et non pas un journal intime. Les personnages sont sympathiques, ma préférence allant à Emma, la meilleure amie de Cathy, les dessins sont assez drôles, le ton de ces trois romans aussi de manière général, c'est assez vif, parfois piquant. Bon l'intrigue est ce qu'elle est, intéressante, sans être révolutionnaire, un peu tiré par les cheveux. J'ai une préférence pour le second tome Cathy's key que j'ai trouvé le plus abouti. Le suspense est mieux distillé et ça verse moins dans le sentimentaslisme que dans le dernier tome Cathy's ring, dans lequel la fin est un peu bateau.

Je me rends bien compte que ce n'est pas mon billet qui va vous donner envie de le lire mais je pense que ça peut plaire à des ados, surtout le format mais il ne faut pas les lire pour l'histoire.

trilogie

(challenge trilogie de l'été chez Phildes)

challenge petit bac

(Une seule lettre: S)

mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

objectif pal

(24 & 25 /31)

 

01 septembre 2016

C'est la rentrée!!

Mais pour qu'elle soit plus douce c'est aussi le retour du Mois Américain chez Titine!

mois américain

Pour l'instant je me suis laissée tentée par la lecture commune du 9 septembre autour de Laura Kasischke, je vous parlerai de romans jeunesses, et peut-être aussi d'un auteur de la beat generation à la fin du mois (si l'auteur auquel je pense fait bien parti de la beat generation!!) Sinon je ne m'impose rien, ce sera selon mes envies, les livres d'auteurs américains ce n'est pas ce qui manque dans ma PAL!

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28 août 2016

Irvine Welsh, Glu

glu

Quatrième de couverture:

"Terry le don Juan, Billy le boxeur, Carl le DJ et Gally la poisse : quatre jeunes garçons de la banlieue d’Édimbourg, quatre enfants de la bagarre et de la misère. Des années 1970 à aujourd’hui, soudés par une indéfectible amitié, ils traversent une succession d’explosions sociales et culturelles : thatchérisme, révolution punk, ecstasy. Et une seule idée en tête : ne pas devenir des laissés-pour-compte."

Il y avait un certain temps que je n'avais pas lu ce genre de livres, je m'y suis plongée avec plaisir. Irvine Welsh dépeint l'Edimbourgh des années 70 avec force de détails et rien ne nous est épargné. Cette incursion dans les quartiers pauvres de la capitale écossaisse laisse entrevoir un avenir peu reluisant pour ces quatres amis. C'est donc à travers trois décennies que nous les suivrons, d'Ecosse en Australie en passant par l'Allemagne. Chacun mènera sa vie et fera son bout de chemin, ici ou la-bas, mais ils seront tous amener à rester ou revenir dans la ville qui les a vu grandir.

C'est une histoire d'amitié, de code régit par les lois tacites de la cité ouvrière, de jeunesse, de filles, d'alcool et de défonse, de petits boulots et d'avenir à construire... Sauf que ça tourne parfois en rond, qu'on a envie de les pousser un peu, de les secouer, de leur faire voir leur vie misérable. C'est souvent ce qui est frustrant avec ce genre de bouquins, c'est que le ou les personnages suivent un schémas particulier et s'en écartent assez peu, et ça moi ça m'énerve, cette espèce de complaisance dans la misère sociale ... 

J'ai apprécié certains aspects du roman, l'Ecosse et Edimbourgh, les années soixante-dix / quatre-vingts, cette vie de quartier populaire, l'amitié mais j'ai été agacée par d'autres, surtout la manière dont les femmes sont considérées, on peut difficilement faire plus machiste, et cet espèce d'immobilisme. Une lecture sympathique au début mais un peu longue finalement...

 

pavé

 

(Chez Brize , 696 pages)

objectif pal

 

                                                                               (23/31)

 

 

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23 août 2016

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

J'aurai voulu lire plus cet été mais finalement accueillir les amis et la famille chez soi ça prend du temps!! Du coup j'ai également été raisonable en ce qui concerne les achats:

l-amie-prodigieuse

Un premier titre neuf, repéré grâce aux Bliomaniacs, L'amie prodigieuse d'Elena Ferrante:«Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.» 
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. 

Formidable voyage dans l’Italie du boom économique,L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse."

 

juliet naked

Les deux suivants sont d'occasion: Juliet, Naked de Nick Hornby: "A Gooleness, petite station balnéaire surannée du nord de l’Angleterre, Annie, la quarantaine sonnante, se demande ce qu’elle a fait des quinze dernières années de sa vie… En couple avec Duncan, dont la passion obsessionnelle pour Tucker Crowe, un ex-chanteur des eighties, commence sérieusement à l’agacer, elle s’apprête à faire sa révolution. Un pèlerinage de trop sur les traces de l’idole et surtout la sortie inattendue d’un nouvel album, Juliet, Naked,mettent le feu aux poudres. Mais se réveiller en colère après quinze ans de somnambulisme n’est pas de tout repos ! Annie est loin de se douter que sa vie, plus que jamais, est liée à celle de Crowe qui, de sa retraite américaine, regarde sa vie partir à vau-l’eau… Reste plus qu’à gérer la crise avec humour et plus si affinités…"

 

 

Des-peches-pour-monsieur-le-cure

Des pêches pour Monsieur le Curé de Joanne Harris: "Il est assez rare de recevoir une lettre des morts…
Lorsque Vianne Rocher reçoit une lettre d’outre-tombe, elle n’a d’autre choix que de suivre le vent qui la ramène à Lansquenet, petit village du sud-ouest de la France où elle avait ouvert une chocolaterie, huit ans plus tôt.
Vianne n’est pourtant pas préparée à ce qu’elle va découvrir :
des femmes voilées de noir, le parfum des épices et du thé à la menthe… De nouveaux arrivants ont apporté leur part de changement dans la communauté où les traditions ont toujours occupé une place importante.
Quant au père Reynaud, l’ancien adversaire de Vianne, il est aujourd’hui en disgrâce et même menacé. Se pourrait-il que Vianne soit la seule à pouvoir l’aider ? "

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17 août 2016

Emile Zola, Germinal

germinal

Quatrième de couverture: (Folio Classique)

"Une des grandes grèves du siècle dernier racontée par un journaliste de génie qui en a fait un réquisitoire, un formidable " J'accuse " contre le capital, le roman de la lutte des classes et de la misère ouvrière. Un livre de nuit, de violence et de sang, mais qui débouche sur l'espoir d'un monde nouveau lorsque le héros, Etienne Lantier, quittant la mine " en soldat raisonneur de la révolution ", sent naître autour de lui une " armée noire, vengeresse... dont la germination allait bientôt faire éclater la terre ". Germinal marque l'éveil du monde du travail à la conscience de ses droits et c'est au cri sans cesse repris de " Germinal ! Germinal ! " que la délégation des mineurs de Denain accompagna le convoi funèbre de Zola à travers les rues de Paris."

Germinal était pour moi une relecture puisque je l'ai lu en classe de 3e, autant vous dire que c'était presque une découverte tant j'avais oublié le coeur du texte. L'histoire bien sûr je m'en souvenais mais les détails pas du tout... Et forcément quand on dit détail on pense au sexe coupé et promené par ces dames, mais pas que!

Germinal arrive après La joie de vivre dans les Rougon-Macquart, et il aurait très bien pu s'intituler La joie de vivre bis ... C'est, à mon sens, le plus sombre des romans de Zola (en tout cas pour l'instant), si certains y voient l'espoir, l'espoir que le patronnat soit renversé par les ouvriers, ou l'espoir d'un meilleur traitement pour ces derniers, moi je ne l'ai pas vu. Germinal c'est la misère et la promiscuité des mineurs exploités, qui vivent les uns sur les autres, sans manger à leur faim. Certes Zola nous donne à voir quelques scènes joyeuses, des amitiés solides et une insouciance qui réchauffe les coeurs de ces familles, mais elles sont de courte durée. C'est la faim qui domine, et la prise de conscience de leurs conditions de vie. Ils sont traités comme des bêtes, et pour un minimum de confort il faut savoir se vendre, ou coucher ... Pas de quoi se réjouir donc...

Germinal n'en reste pas moins une lecture intéressante, je n'ose dire agréable. Le texte vous transporte avec les Maheu, vous êtes prêts à battre le pavé. C'est une écriture descriptive, fidèle à la plume de Zola, forte en émotions, qui ne peut donc pas laisser de marbre.

 

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05 août 2016

Gilles Paris, L'été des Lucioles

l'été des lucioles

Quatrième de couverture:

"Du haut de ses Neuf ans, Victor a quelques certitudes : c'est parce que Francois n'ouvre pas son courrier qui s'amoncellent dans un placard que ses parents ne vivent plus ensemble. C'est parce que Claire et Pilat adorent regarder des mémos tout en mangeant du popcorn qu'elles sont heureuses ensemble. 
Et c'est parce que les adultes n'aiment pas descendre les poubelles au local peint en vert qu'il a rencontré son meilleur ami Gaspard. Les vacances au Cap-Martin, cet été la, seront pour Victor et son copain Gaspard l'occasion de partir à l'aventure sur l'étroit chemin des douaniers. "

C'était sympa de débuter les vacances d'été avec Victor et sa famille, c'est un jeune narrateurque j'ai apprécié, son regard sur ce qui l'entoure, sa famille: deux mamans, un père absent et une soeur qui se cherche dans la tourmente de l'adolescence, ses amis, la résidence où il passe ses vacances et ses habitants. L'auteur sait donner à la fois candeur et jugeote à ses personnages principaux, souvenez-vous de Courgette... Néanmoins j'ai un bémol concernant ce titre, il y a une petite touche de surnaturel qui selon moi n'était pas nécessaire. J'aurais aimé que l'histoire ne prenne pas cette direction.

C'est intéressant à lire, plein de bon sens, avec un oeil très réaliste sur l'enfance, l'adolescence, et la difficulté de trouver sa place dans une famille, la difficulté d'être adulte aussi, du coup ce côté un peu fantastique gomme un peu la réflexion amorcée par Victor, c'est dommage.

 

objectif pal

 

(22/31)

 

challenge petit bac

 

(ANIMAL: LUCIOLES)

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29 juillet 2016

Marie Darrieussecq, Il faut beaucoup aimer les hommes

il faut bcp aimer les hommes

Quatrième de couverture:

«Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. L'homme est noir, la femme est blanche. Et alors?»

Je n'avais pas prévu de faire de pause de blog pendant ces vacances mais la pause s'est imposée d'elle-même, j'ai été très occupée ces trois premières semaines, j'ai fait quelques lectures mais pas tant que ça. J'ai même loupé la date anniversaire du blog... 7ans déjà, ça passe si vite!

J'ai terminé l'année scolaire avec ce roman de Marie Darrieissecq, la quatrième de couverture en disait assez pour me donner envie de le lire et en même temps pas suffisamment pour savoir à quoi m'attendre. On peut difficilement faire plus court, mais c'est très représentatif du style d el'auteur dans ce roman! Au début j'ai eu du mal, puis c'est ce que j'ai préféré. L'histoire en elle-même ne m'a pas plus. Cette actrice française un peu ratée expatriée aux States qui tombent amoureuse d'un acteur noir en vogue. Cette relation m'est apparue à sens unique tout au long du récit, cet homme m'a été très antipatique, et l'actrice aussi. J'ai eu l'impression que cet amour était uniquement basé sur la couleur de peau et le statut de cet homme et ça m'a profondément agacée qu'une femme se rabaisse autant pour un homme. La seule chose que j'ai apprécié c'est le style incisif de l'auteur, du coup j'étais assez contente de passer à autre chose.

challenge petit bac

 (phrase)

 

objectif pal

(21/31)

 

09 juillet 2016

Shilpi Somaya Gowda, La fille secrète

la fille secrète

Quatrième de couverture: 

" Lorsque Kavita, pauvre paysanne indienne, enfante pour la deuxième fois une fille, c’est une catastrophe pour son mari et sa famille. Et, la mort dans l’âme, la jeune mère se résout à confier son nourrisson à un orphelinat. De l’autre côté de la terre, aux États-Unis, Somer et Krishnan, médecins tous les deux, elle américaine, lui indien, ne peuvent pas avoir d’enfant. Ils recueillent la fille de Kavita, la nomment Asha, lui offrent amour, éducation et avenir. Un jour, celle-ci, devenue grande, veut connaître ses origines. Sa quête ne sera pas facile et mettra en péril l’équilibre précaire de sa famille."

C'est un ami qui l'a prêté ce livre il y a plusieurs mois déjà mais je n'avaois pas tellement envie de le lire, à cause d'un gros à priori négatif lié au titre. Oui c'est nul mais c'est comme ça! Je me suis finalement décidée en cette fin d'année scolaire, je voulais du léger, du pas prise de tête! Et bien j'avais tout faux, pas que ce soit prise de tête mais sur le fait que ce soit léger, non au contraire, c'est une histoire sérieuse, intéressante, émouvante même et finalement très bien écrite et agréable à lire, comme quoi les à priori...

La narration est double dans ce roman, deux points de vue omniscients mais l'un se focalisant sur Kavita, indienne, mère biologique d'Asha, et l'autre sur Asha et sa famille adoptive, américaine, dont le père Krishnan est indien. Cette double narration nous permet de voir les destins croisés de ces deux familles, et leur évolution parallèle.

Plus qu'une histoire d'adoption et de quête d'identité, ce roman est un roman sur l'Inde et sur la perception qu'ont les occidentaux de l'Inde. A la fois ses côtés négatifs, et ses côtés positifs, empreints d'une certaine nostalgie, d'un goût pour l'authentique et le dépaysement. A travers Krishnan, puis Asha, l'auteur essaie de montrer la difficulté d'appartenir à deux cultures différentes, de les concilier, voire même de les réconcilier. Elle montre la difficulté pour les occidentaux à s'intégrer voire même comprendre un mode de vie tellement différent, à travers Somer, l'auteur nous montre d'abord l'idée qu'une culture est "supérieure" à l'autre, le rejet et l'étrangeté, mais, au fil des pages, et des semaines passées en Inde, ces frontières sont gommées, une culture n'est plus meilleure que l'autre, elles sont justes différenters et peuvent finalement cohabiter...

Il n'est ici pas question des castes, mais on sent bien la grande différence du niveau de vie entre paysans, ouvriers qui peuplent les bidonvilles et ce que j'appellerai la bourgeoisie dont fait partie la famille adoptive d'Asha. Le récit est peuplé d'odeurs, de couleurs, d'épices et d'un parfum de sel mais il ne nous épargne pas la crasse, l'injustice et l'arbitraire. C'est aussi l'occasion de rappeler la statut des femmes et des filles dans une culture très patriarcale.

A lire donc pour voyager, s'indigner et tout simplement ressentir.

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