20 septembre 2017

Emmanuelle de Boysson, Les années solex

les années solex

Quatrième de couverture:

"Alsace, 1969. Lors d’un séjour chez ses grands-parents, avec Camille, sa cousine dévergondée, Juliette rencontre Patrice, adolescent rebelle dont elle tombe follement amoureuse. Leurs vacances riment avec insouciance, s’y mêlent les dernières notes de l’enfance que l’on voudrait ne jamais oublier. Pourtant, dès la rentrée, Juliette doit choisir entre son désir d’émancipation et les codes étriqués de son milieu. Cette idylle ne restera-t-elle qu’une belle échappée ?
Hymne à la fureur de vivre, Les Années Solex célèbre l’âge de tous les possibles. Pantalons pattes d’eph, foulards indiens, musique pop… autant d’évocations délicieusement nostalgiques qui ressuscitent une génération avide de liberté."

J'ai emprunté ce roman à la bibliothèque parce qu'il se passe en Alsace dans les années soixante-dix. L'histoire est assez banale, une jeune adolescente qui raconte sa vie d'adolescente. L'époque et le cadre le sont un peu moins. Juliette est issue d'un milieu favorisé. D'une famille bourgeoise de Mulhouse, elle s'entiche de Patrice, jeune adolescent un brin gauchise. On sent ici les mutations lointaines de cette époque, qui effleure à peine cette ville provinciale où les codes sociaux sont encore très importants. Le divorce est tabou, les classes se mélangent peu, tout comme les filles et les garçons à l'école. La cousine, Camille, et sa mère indirectement, viendront bouleverser tout ce petit monde et apporter un peu de ce vent de folie soixante-huitard.

L'écriture en elle-même ne m'a pas plus accrochée que ça. Le récit est intéressant mais il y manque un peu de passion. Juliette est finalement très sage et ne m'a pas inspirée beaucoup d'empathie. Le gros plus du roman c'est donc son cadre. J'ai beaucoup apprécié me promener dans la campagne Alsacienne, j'ai reconnu certains lieux, en ai noté d'autres, et bien sûr maintenant j'ai quand même envie d'aller voir Mulhouse, après ces quelques années à Strasbourg, il serait temps!

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13 septembre 2017

Elena Ferrante, Celle qui fuit et celle qui reste

Celle-qui-fuit-et-celle-qui-reste

Quatrième de couverture:

"Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. 
Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. 
Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité."

Risques de spoil pour ceux qui n'ont pas lu les deux premiers livres!!

Cela fait des semaines que je dois vous parler de ce troisième tome de L'amie prodigieuse, mais que dire qui n'a pas déjà été dit? J'ai retrouvé un peu de la fraîcheur du premier tome, je ne regrette donc aps d'avoir persévérer malgré ma petite déception pour Le nouveau nom.  Le récit se focalise sur Elena et sa nouvelle vie à Florence auprès de son mari, sur sa difficulté à écrire de nouveau mais aussi sur la difficulté à tenir son rôle de mère et d'épouse auquel elle semble vouloir se cantonner. En cela elle rejoint un peu le caractère de Lila, ce rôle ne lui va pas du tout. Lila est encore bien présente, même si Elena n'existe plus par elle. On retrouve son tempérament bien trempé dans son engagement politique, un peu malgré elle d'ailleurs. C'est justement l'aspect politique qui donne un souffle nouveau au récit. Bien loin des intrigues adolescentes, ce troisième tome s'attardent sur les conflits sociaux entre petits ouvriers et grand patronnat qui ont marqué l'Italie dans les années soixante-dix. Le décalage avec le quartier de Naples se fait de plus en plus sentir. Le sort réservé aux filles du quartier n'est pas du tout enviable, même celles qui à priori sont à l'abri du besoin et vivent dans un confort matériel avéré. Elena a bien fait de s'en aller. Pour autant est-ce que sa vie à elle est plus enviable? Loin de là.

Un personnage se détache encore et toujours de cette misère, c'est Nino Sarratore, qui exerce une influence toute particulère sur Elena, et sur els femmes en général. Aura assez difficilement compréhensible pour une jeune femme de notre époque, il est à baffer ce Nino!!

Mes souvenirs sont assez confus, mais j'ai vraiment passé un très bon moment de lecture, même si le sentiment principal que j'en retiens, c'est que je suis contente d'être une femme à notre époque, d'être indépendante, et d'avoir ma vie, parce que la condition féminine de l'époque est assez révoltante.

 

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10 septembre 2017

Garth Risk Hallberg, City on fire

City-on-fire

Quatrième de couverture:

"31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie attend Samantha pour assister à un concert punk. À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d'invitation. Et s'il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette soeur que William, son amant, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'en apprendre plus sur lui, l'ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ? Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s'écroule dans la neige.

Qu'est-ce qui peut bien relier ces personnages à ce drame ? Alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer, leurs histoires ne vont cesser de se croiser et de s'entremêler jusqu'au blackout du 13 juillet 1977. Une immense coupure de courant plonge alors New York dans le noir. Leurs vies en seront bouleversées à jamais..."

Ce livre c'est un peu mon roman du mois d'août ... 970 pages et des poussières, le poids d'un gros gigot qui m'aura valu quelques crampes aux poignets (non c'est pas vrai mais presque, il fallait que je le pose sur un coussin), il m'a accompagné à Lyon, en Provence, a prolongé son séjour sur mon canapé, pour être finalement vite terminé avant la rentrée! Bon tout ça on s'en fiche, qu'est ce que j'en ai pensé?

Et bien ... J'ai globalement beaucoup apprécié cette lecture. C'est un roman très riche, bien documenté et assez prenant, en même temps, quand on frôle les 1000 pages y a plutôt intérêt à ce que l'histoire soit faite de rebondissements et révélations si on ne veut pas perdre son lecteur!!

Sauf que pour pouvoir l'apprécier il faut quand même se farcir quelques chapitres un peu longuets et pas très palpitants, donc il faut faire preuve d'un peu de tenacité malgré tout! Heureusement des "interludes" viennent donner un nouveau souffle à l'écriture, ils sont composés de journaux, lettres et autres photos. D'ailleurs, la narration est elle-même assez vivante, bien qu'un peu dense. On fait des bonds en arrière pour mieux revenir au présent, les quelques mois qui ont suivi ce réveillon de 1976. On suit plusieurs personnages, tous intimement liés à l'intrigue principale, d'une manière plus ou mois explicite. Chaque chapitre vient dénouer l'intrigue, jusqu'au coup final... qui s'avère assez compliqué, fort de la machination d'une ou plusieurs personnes. Les manipulés sont manipulateurs et inversement. C'est assez déroutant et il faut parfois s'accrocher pour bien tout comprendre. Ce n'est d'ailleurs pas ce que j'ai préféré dans le roman.

Ce que j'ai préféré c'est New York, personnage à part entière, le New York de 1976, loin de celui que j'ai vu ce printemps donc, mais en même temps tellement semblable, en tout cas pour ce qui est de l'East Village. J'ai vraiment apprécié retrouver les divers endroits que j'ai pu voir de mes propres yeux, et je pense que si j'avais lu ce livre avant mon séjour je ne l'aurais pas autant apprécié. Chaque quartier a son ambiance bien particulière, et tout ça se mélange peu, ou en tout cas, les mélanges ne sont pas des plus heureux. 

Les personnages sont parfois caricaturaux mais sont finalement intéressants, surtout Regan, Mercer et Charlie. Pour les autres je suis un peu moins enthousiastes, ils m'ont agacée. C'est mon petit côté intolérante à l'auto-appitoiement. Je reconnais en avoir confondu certains d'ailleurs. Si vraiment je devais qualifier ce roman d'un seul adjectif ce serait nébuleux! Beaucoup de personnes, de lieux, de faits, d'histoires, de souvenirs, qui concourent tous en un même point. Je me rends compte que je ne dois pas tellement donner envie de le lire, mais si vous aimez les histoires longues, les secrets de famille et le New-York des années 1970 vous ne bouderez pas votre plaisir.

le mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

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(challenge pavé de l'été chez Brize - 970 pages)

objectif pal

 

(16/25 dans ma PAL depuis décembre 2016

Objectif Pal de septembre chez Antigone -1-)

01 septembre 2017

Joyce Maynard, Long week-end

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Quatrième de couverture:

"Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s'améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles. Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l'est pas. Encore jeune et jolie, Adele vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu'en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial. Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s'impose à Henry : Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre... Pendant quatre jours, le trio va vivre un surprenant huis-clos, chacun se révélant un peu plus au fil des heures. Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir... "

La rentrée des classes c'est aussi l'occasion de se plonger dans le mois américain! Youhou et qui mieux que Joyce Maynard pour nous ammener sur les chemins d'une petite ville du Nord des Etats-Unis? Je voulais participer à la lecture commune d'aujourd'hui et c'était le seul titre disponible à la bibliothèque, j'appréhendais un peu parce que j'ai vu l'adaptation avec Kate Winslet et Josh Brölin mais finalement mes craintes ont vite laissé la place au plaisir de retrouver ces personnages.

Joyce Maynard y décrit parfaitement le côté figé d'une petite ville en pleine canicule. Ce long weekend c'est d'ailleurs ce weekend-ci qu'il a lieu à l'occasion du Labour Day. Chacun s'apprête à passer un weekend en famille, chez soi au bord de la piscine ou à s'éloigner vers la mer ou la montagne pour prendre le frais. Ce n'est pas le cas d'Henry et sa mère Adele. Adele est ce qu'on pourrait appeler une originale... C'est peut-être ce qui a poussé Frank à venir vers elle et Henry pour se cacher à la suite de son évasion de prison.

C'est presque un huis-clos qui va se dérouler dans la maison d'Adele, quelques personnes extérieures interviendront mais la famille ne quittera pas la maison et le jardin. Le lecteur est submergé par cette parenthèse hors du temps, où tout est ralenti, écrasé par la chaleur. Mais ce qui est encore plus présent c'est la sensualité qui se dégage des deux personnages, sensualité très bien retranscrie dans le film, notamment dans la fameuse scène de la tarte à la pêche. Henry, le narrateur se retrouve au milieu de ce couple incongru, il parle de sa mère avec un oeil assez fin, nous raconte l'histoire de Frank et se pose aussi les questions d'un adolescent de son âge. Il peine à trouver sa place, dans sa vie, mais aussi finalement dans ce nouveau trio qu'ils vont former le temps d'un weekend. J'ai vraiment apprécié cette lecture, sans doute celui que je préfère pour l'instant de l'auteur.

le mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

Titine a lu L'homme de la montagne et Sylire Un jour tu raconteras cette histoire.

 

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30 août 2017

Graham Swift, Le dimanche des mères

le dimanche des mères

Quatrième de couverture: "Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu’ils aillent rendre visite à leur mère le temps d’un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désœuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée? Jusqu’à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première – et dernière – fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie. 
Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre – les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s’est réduite… Il parvient à insuffler à ce court roman une rare intensité, et célèbre le plaisir de la lecture et l’art de l’écriture."

Je suis assez partagée quant à mon ressenti sur ce roman. Cela fait d'ailleurs plus d'un mois que je dois vous en parler mais je ne savais pas vraiment quoi vous dire.

Je suis partagée parce que je m'attendais à tout autre chose, je pensais y retrouver une touche De Downtown Abbey, mais pas tellement en fait. Hormis le début, et la fin, ainsi que quelques réminiscences de Jane, ce roman est un huis-clos, entre la femme de chambre et son amant Paul, fils d'aristocrates. Tout ou presque se déroule dans la chambre de ce dernier. Rien de choquant en soi puisqu'il s'agit comme la quatrième de couverture l'indique de leur dernière "entrevue" avant le mariage de Paul. Il est d'ailleurs intéressant de lire les passages sur la relation qui s'est nouée au fil du temps entre les deux personnages.

Je crois que ce qui m'a le plus gênée dans ma lecture c'est l'écriture. Ce n'est pas mal écrit, au contraire, c'est une écriture fluide et plaisante à lire, mais je l'ai trouvée un peu en décalage avec le sujet, avec l'époque. Je l'ai trouvé peut-être un peu trop moderne. En fait, je m'attendais à lire quelque chose au charme désuet de la première moitié du 20 ème siècle mais pas tout à fait. C'est pourquoi je suis partagée, je ne peux pas dire que j'ai passé un moment désagréable, ce serait faux mais ce n'est pas ce que j'attendais de ce roman. 

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29 août 2017

C'est l'hebdo de l'été! n°6 / Numéro final

L'été touche à sa fin et cette rubrique aussi, j'envisage de reconduire le principe pour le reste de l'année mais à une fréquence moins élevée, sans doute une semaine sur deux, je cherche encore un p'tit nom pour cette rubrique du coup... Alors cette semaine je vous emmène en Suisse et je vous parle de:

-d'une ville Suisse: Neuchâtel. Au bord du lac de Neuchâtel, cette ville à taille moyenne est très agréable à visiter, que ce soit la vieille ville sur les hauteurs, les quelques rues commerçantes ou les abords du lac, ce qui m'a frappé c'est cette impression de calme, comme si le temps s'était figé. Pour autant ce n'est pas une ville morte puisque se trouvait justement le weekend dernier un Street-food festival! 

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- d'une balade en montagne: Le creux du Van. A proximité de Neuchâtel vous pourrez faire une petite balade en montagne, à travers les près du Jura, au détour d'un troupeau de vache et du restaurant le Soliat, vous pourrez admirer ce magnifique panorama. Accessible à presque tout le monde, cette petite randonnée se fait très facilement, et puis une planche de charcuterie ou une fondue de fromages vous attendent sur le chemin du retour.

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-de vin Suisse: le domaine du Château de Vullierens, un Grand cru de Morges. J'ai goûté un blanc et un rouge et je les ai aimés tous les deux. Je n'aime pas toujours les vins blancs secs mais celui-ci était pile ce que j'aime, c'est à dire ni sec, ni liquoreux, un entre-deux très fruité. Pour le rouge, c'est un Pinot noir mais qui n'a rien à voir avec le Pinot Noir d'Alsace, plus fort en goût, il m'a quelque peu rappeler les vins du Sud de la France. 

- d'un film: Mary de Marc Webb: une jolie histoire émouvante mais pas trop histoire de se rebooster avant la rentrée. L'actrice quie joue Mary est assez exceptionnelle. J'ai beaucoup aimé l'humour de ce film qui traite d'un sujet un peu plus sérieux, que faire des enfants surdoués? 

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-d'un livre: Long week-end de Joyce Maynard, lu ce weekend justement pour la 1ère Lecture commune du Mois Américain autour de Joyce Maynard. J'avais vu l'adaptation avec Kate Winslet que j'avais beaucoup aimé, et le livre ne m'a pas déçue. J'en profite donc pour vous rappeler que le Mois Américain organisé par Martine reprend du service dès vendredi :) Et vous, vous y participer? Qu'est-ce que vous comptez lire?

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Je vous souhaite une bonne reprise si vous aussi vous êtes calés sur les rythmes scolaires, sinon une bonne semaine ça passe aussi! Et pour prolonger l'été venez me raconter quelles sont vos dernières nouvelles des vacances!

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24 août 2017

Julie Wolkenstein, Adèle et moi

adèle et moi

Quatrième de couverture:

«Après la mort de mon père, j'ai trouvé en rangeant ses papiers des documents sur sa grand-mère dont j'ignorais tout et qui révélaient un secret de famille. Je ne me suis jamais intéressée aux ancêtres de personne : les gens que je ne connais pas, surtout s'ils sont morts, me sont cent fois plus étrangers, même s'ils me sont apparentés, que les personnages de romans. Mais il y avait dans ce que je découvrais sur cette arrière-grand-mère des choses qui me plaisaient, d'autres que j'aurais voulu savoir. J'ai hésité à enquêter. Ce livre est le résultat de mes hésitations.» 

De 1870 à 1941, au cœur de la bourgeoisie corsetée, le roman d'une femme amoureuse de la vie."

Comme souvent Adèle et moi n'est pas un roman vers lequel je me serai tournée, ce sont les avis lus sur les blogs qui m'en ont donné l'envie. Celui de Valérie et de Galéa si je me souviens bien. Bien sûr j'ai mis du temps à entrer dans ma lecture. Le mélange des deux narrations, celle dans un temps plus ou moins présent, et celle du passé au sujet d'Adèle, l'arrière-grand-mère de la narratrice m'ont un peu perdue. Et puis, il y a eu le récit de la grand-tante à Annecy, dans sa maison de retraite avec vue sur le lac et là j'étais ferrée!

Adèle c'est une enfant d'abord, puis une jeune femme à la fois très moderne et très conservatrice, née dans un autre siècle, elle a connu le 19ème et le 20ème siècle et les évolutions qui les ont traversé, deux guerres, une vie bourgeoise avec un appartement parisien, une maison à Sèvres et une maison de vacances sur les côtes normandes. Ce sont d'ailleurs les passages sur sa vie à Saint-Pair que j'ai le plus apprécié. Sans doute une envie de bord de mer n'y est pas pour rien... La narratrice tente de reconstituer ce que fût la vie de son arrière grand-mère, à partir du récit de sa grand-tante, de carnets retrouvés, de ce qu'elle tient de sa famille mais aussi de ce qu'elle s'imagine. Julie Wolkenstein a construit son livre à la manière des réminiscences qu'on peut avoir du passé. Les souvenirs sont très fluctuants donc ce qu'on ne sait pas ou plus on l'imagine. J'ai moi-même eu l'impression de lire un vieux journal intime, un peu poussiéreux mais captivant. Cela m'a donné la nostalgie de l'époque, les bains de mer, les repas en famille où l'ont devait "s'habiller". Ce n'est pas une lecture facile, l'écriture de Julie Wolkenstein colle avec l'époque, ce sont de belles phrases, qui rappelleent un peu la littérature victorienne, c'est donc une lecture qui se mérite mais ça vaut la peine de faire quelques efforts!

objectif pal

(15/25 dans ma PAL depuis novembre 2016

Objectif Pal d'août chez Antigone -1-)

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22 août 2017

C'est l'hebdo de l'été! n°5

De retour de vacances, cette semaine je vous parle de:

 

- d'une boutique/salon de thé à Lyon: Le Luminarium 9 rue des Trois Maries dans le vieux Lyon. C'est un salon de thé avec du fait maison, nous avons chacun goûté un thé glacé différent qui était très bon. Julien avait pris une tarte à la praline rose, très bonne, et moi un carrot cake, le meilleur que j'ai mangé jusqu'à présent! Oui meilleur qu'à Londres ou New York! Comme son nom l'indique, dans la partie boutique on trouve des luminaires originaux, de la déco, des bijoux de créateurs lyonnais. J'avais repéré une jolie bague mais elle n'était pas à ma taille... Dommage! Nous avons donc jeté notre dévolu sur un dessin qui agrandira bientôt notre collection. Je vous parle donc aussi ...

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- d'une illustratrice lyonnaise: Emilie Ettori. Elle dessine les quartiers de Lyon, je vous laisse découvrir sa page Etsy ici. Nous avons choisi son dessin du Vieux Lyon (photo prise sur la page Etsy.

vieux lyon

 

- d'un plat lyonnais (comment vous n'avez pas encore deviné où je suis partie en escapade??): La quenelle de brochet sauce Nantua ... Non mais sérieusement, toute ma vie j'ai cru que les quenelles de brochet c'était ce truc étouffe-chrétien compact et insipide qui baignait dans une sauce tout aussi dégueu et me répétait inlassablement, les quenelles, beurk, c'est dégueu!!! Et bien, sur les conseils avisés de ma belle-famille, j'ai testé LA quenelle de brochet dans un authentique bouchon lyonnais!! Et bien, déjà visuellement sachez que ça n'avait rien à voir!! Une seule quenelle certes, mais bien gonflée, rebondissante et aérienne (oui oui!!!) dans une sauce! Non mais cette sauce j'aurai pu la manger sur la tête d'un pouilleux! Bref je suis réconciliée avec la quenelle de brochet, mais la vraie! Je n'ai malheureusement pas pris de photo... Je trouve ça toujours un peu déplacé de sortir le téléphone au milieu du repas quand je suis avec d'autres personnes. Pour compenser un petit aperçu de l'appart où on a séjourné, je pourrais y vivre tellement il est beau!

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Je pourrai aussi vous parler d'un vin, un Batard-Montrachet mais je n'ai ni noté l'année ni le producteur tout occupée que j'étais à picoler le déguster.

Bon si au niveau livre je n'ai pas progressé, je suis toujours plongée dans City on Fire, lecture à la vitesse d'escargot, pas facile de se concentrer au bord de la piscine, quand trois personnes font des bombes dans l'eau, et je ne dénoncerai pas celui qui y a pris le plus de plaisir ... Mais je vous parle quand même...

-d'un film: Atomic Blonde de David Leitch avec Charlize Theron et James McAvoy, je n'étais pas totalement convaincue avant de le voir mais franchement j'ai apprécié, certes certaines scènes sont rocambolesques mais ça reste malgré tout assez plausible dans son ensemble. J'aime beaucoup Charlize Theron et ce rôle lui va bien. Le contexte de la chute du mur de Berlin rend l'histoire un peu plus piquante. Je n'ai soupçonné le dénouement qu'à la toute fin du film, donc le suspens tient en haleine jusqu'au bout! Et la BO je crois que c'est ce que j'ai préféré dans le film!!

atomic blonde

Et vous, vous êtes parti(s) en vacances? Qu'avez-vous fait/découvert/vu/lu ces deux dernières semaines?

 

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08 août 2017

C'est l'hebdo de l'été! n°4

J'ai manqué le numéro de la semaine dernière pour cause de nièces à la maison, du coup cet hebdo va être très orienté "que faire en Alsace avec trois enfants de 5, 7 et 13 ans?" ... Pas facile quand il y a la différence d'âge à gérer entre les deux petites, et l'adolescente!!

Donc cette semaine je vous parle de:

 

  • d'un musée de la science: Le Vaisseau. J'en avais entendu parler depuis quelques temps déjà et ce dimanche pluvieux nous a décidé à aller voir ça de plus près. C'est ludique et adapté aux petits comme aux grands. Nous y avons passé l'après-midi complète profitant d'une éclaircie pour profiter également des jardins qui sont agréables. Le Vaisseau est divisé en plusieurs sections, l'eau, les animaux, les êtres humains, les constructions de l'homme et la logique et une exposition temporaire, en ce moment différentes animations autour du mot. Très intéressant, on y apprend beaucoup de choses en s'amusant en manipulant. Les tarifs sont abordables avec la possibilité d'acheter des Pass pour toute la famille. C'est gratuit pour les personnels de l'éducation nationale.

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  • d'un parc animalier: Le parc de Sainte-Croix en Moselle (à 1h15 de Strasbourg) C'est la quatrième fois que je me rends dans ce parc et je ne me lasse pas. Ce n'est pas un zoo donc pas d'animaux exotiques hormis les singes, mais c'est toujours impressionnant d'admirer cerfs, loups, ours, daims, etc. d'aussi près. Les enclos sont vastes, les animaux ont l'air de s'y plaire. Les parcours sont bien indiqués et propres, et bien que nous y sommes allés un samedi, pas de bousculades, le parc est suffisamment étendu pour absorber la foule des weekends. Petits et grands étaient ravis. En ce qui concerne les tarifs: 24,50 euros pour les adultes, 16.50 euros pour les enfants.

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  • d'un centre aquatique: Europabad à Karlsruhe (environ 1h de Strasbourg), J'étais assez sceptique au vu de certains commentaires lus sur Tripadvisor mais finalement je ne regrette pas le déplacement, nous avons passé la journée entière à patauger, nager, glisser, buller, et surtout rire! Il y avait peu de monde, l'eau des différentes piscines est chaude, avec un bémol pour le bassin de nage du coup un peu froid, l'attente pour les toboggans est courte, les bassins, les espaces autour et les vestiaires sont très propres. Il y a également la possibilité de pique-niquer et de prendre le soleil sur les nombreux transats mis à disposition. Les tarifs sont intéressants avec un pass famille (jusqu'à 2 adultes et trois enfants) pour 40 euros.

 

 

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(photo de Tripadvisor)

 

Je vous parle aussi de:

  • d'un filmLe Caire Confidentiel de Tarik Saleh, un film policier dano-suédois qui se passe au Caire au début de la révolution du Printemps Arabe et qui montre un peu le fonctionnement de la Police égyptienne. L'histoire est prenante, le personnage principal intéressant. 

le caire

  • D'un livre: City on Fire de Garth Risk Hallberg: mon pavé de l'été (960 pages), reçu pour Noël, si je ne sors pas avec une tendinite de lecture je ne comprends pas! En tout cas j'ai lu les 200 premières pages et c'est assez prenant!

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  • d'un restaurant: Le Beyrouth, 39 route du Polygone à Strasbourg: restaurant libanais comme son nom l'indique. Les plats sont très savoureux, hoummous, moutabal, fatayeh aux épinards, falafel, un régal pour les papilles et les narines, des plats plein de saveurs et de couelur. Si je dois émettre un bémol c'est pour le labnet, meilleur dans mon souvenir d'un autre restaurant libanais à Paris. Le service est discret mais chaleureux.

beyrtouh

 

 

Et vous quels sont vos découvertes de la semaine? Des bonnes adresses à partager? Pour les petits ou pour les grands? Qu'est-ce que vous lisez en ce moment?

 

Je pars en vacances cette après-midi, quelques jours à Lyon puis une semaine en famille en Provence, je ne publierai pas de billets pendant ce temps mais je répondrai aux commentaires ;)

 

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31 juillet 2017

Cécile Coulon, Trois saisons d'orage

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Quatrième de couverture:

"Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. 

Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature. 
Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. "

Voilà un roman que je savais que j'allais aimer, non seulement les quelques billets que j'avais lus à son sujet m'avaient donné envie de le lire, mais en plus la quatrième de couverture réunit ce que j'aime dans la littérature: des histoires de famille, des générations qui se succèdent, des lieux qui sont aussi présents que les personnages, l'attachement à la terre, les traditions. Cécile Coulon a su mêler ses personnages, leur maison, et la région qu'ils habitent avec brio, comme une parenthèse hors du temps. Difficile en effet de dater quoi que ce soit, le temps semble s'être arrêté aux Fontaines, on sent la chaleur des longs étés et la brise légère du matin. On prend son temps, on s'installe dans l'histoire avec les personnages, il ne se passe pas grand chose, les personnages vivent des vies ordinaires au ryhtme de la nature qui les entoure, jusqu'au jour où ... ça je vous laisse le découvrir, même si, pour moi ce n'est pas l'intrigue centrale du roman, certes cela vient bouleverser l'ordre naturel des choses, mais ce n'est pas ce pour quoi j'ai aimé ce livre. J'ai aimé ce livre pour son cadre, ses personnages, et son implicite, pour ce qui se lit entre les lignes, pour les silences des personnages et les liens intimes qui les unis, entre eux, ou aux choses et aux lieux. En bref ce fût une très belle découverte, oserais-je l'appeler "coup de coeur"? Oui sans doute...

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