30 octobre 2018

Bilan Septembre - Octobre

On va commencer par les livres dont je ne parlerai pas sur le blog en détail, faute de temps et parce que chacun à leur manière ne m’ont pas accrochée :

presbytère Le-Rire-du-grand-bleeles rêveurs

 

-          Le presbytère d’Ariane Monnier : je l’ai lu jusqu’au bout en apnée, sans doute avec un air dégoûté sur le visage. C’est un récit glauque à souhait, une histoire d’enfants reclus et abusés, horrible !

-          Le rire du grand blessé de Cécile Coulon, j’ai tant aimé Trois saisons d’orage l’an dernier que j’ai emprunté ce titre à la bibliothèque, sauf que les romans de science-fiction ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.

-          Les rêveurs d’Isabelle Carré, abandonné au bout de quelques pages, je n’ai pas du tout accroché au style.

Ces trois romans m’ont un peu coupé dans mon élan en octobre et j’ai traversé une petite panne de lecture, rien de grave, je me suis rattrapée pendant ces vacances.

Je vous dis deux mots tout de même sur une bande-dessinée dont je n’ai pas eu le temps de vous parler en septembre, il s’agit de l’adaptation bande-dessinée du roman de Sorj Chalandon, Mon traître par Pierre Alary.

mon traitre

Mon traître fût une révélation pour moi il y a quelques années donc quand j’ai croisé cette BD à la médiathèque je n’ai pas pu résister, et je n’ai franchement pas été déçue, elle tient ses promesses ! De très beaux dessins, un peu sombre, un peu teintés de nostalgie, très réalistes malgré les traits un peu épais. Ils collent bien à l’image que je me faisais des personnages et de l’Irlande du Nord. La mise en texte est elle aussi intéressante, les bulles de BD entrecoupée de l’interrogatoire de Tony Meehan, c’est un procédé très intelligent et qui rend lui aussi un bel hommage au texte de Chalandon, coupé là où il faut, sans trop en manquer, sans trop en dire, vraiment j’ai beaucoup aimé et été à nouveau très touchée par ce récit.

 

Bien sûr j’ai continué à regarder des séries, même si là encore petit passage à vide avec la série Mindhunter, nous avons abandonné après quatre épisodes. Je crois que sur les quatre j’ai dû dormir la moitié du temps.

Par contre nous avons été happés par la saison 1 de The handsmaid’s tale, série qui fait froid dans le dos, avec une Elisabeth Moss remarquable et à l’opposé de son rôle un peu cruche dans Madmen. Et nous avons retrouvé avec plaisir Clémence Poesy dans la saison 3 de Tunnel, la plus aboutie des trois selon moi, j’ai vraiment adoré et je reste assez secouée par la fin de la saison !!

handsmaid tale  tunnel

Un peu plus léger nous avons suivi la diffusion de la série Good Doctor sur TF1, sympathique à regarder parce que très drôle, un humour un peu décalé comme j’aime. Par contre pour ce qui est du côté médical c’est un peu trop déjà vu. Et puis toute seule j’ai suivi Station 19 le crossover de Grey’s anatomy, pas mal, des personnages assez sympathiques, mais c’est un peu frustrant que ça s’arrête avant la fin de la saison, encore un coup de com’ de TF1 ! pff !

gooddoctor  station19-1-e1537005425963

Pour ce qui est des films, je crois que j’ai un peu perdu le fil mais récemment j’ai vu :

mission impossible  blackklansman  searching

-          Mission impossible: Fallout, euh vous m’en voulez si je vous dis que j’ai dormi la première heure ? je me suis réveillée au moment des scènes à Londres, j’en ai pris plein les yeux c’était cool, maintenant pour ce qui est de l’histoire en elle-même je n’ia pas capté grand-chose et maintenant je comprends pourquoi c’était le premier mission impossible que je voyais, ce sera sans doute le dernier.

-          BlackKKlansman de Spike Lee avec mon chouchou Adam Driver, un film très réussi sur l’histoire de ce flic noir qui a infiltré par procuration le Ku Klux Klan dans les années 70 aux Etats-Unis, c’est très drôle sans être lourdingue !

-          Searching : un film assez innovant dans la manière dont c’est filmé, un peu de suspense mais on devine rapidement à la fin de quoi il retourne grâce à quelques indices disséminés au cours du film.

a star is born  freres ennemis capharnaum

-          A star is born de et avec Bradley Cooper, et Lady Gaga dans le rôle de l’actrice principale, une jeune serveuse propulsée en tête des hit parades américains grâce à sa rencontre avec la rock star incarnée par Bradley Cooper, là comme ça le pitch n’est pas super vendeur mais ce film est génial (oui !) les acteurs sont très vrais dans leurs émotions, la BO est sympa, bref j’en redemande

-          Frères ennemis avec Reda Kateb et Matthias Schoenaerts. Reda Kateb pour moi c’est un gage de qualité, c’est un peu l’étoile montante du cinéma français, une gueule bien à lui, un taiseux qui laisse passer beaucoup d’émotions. Un sujet courant mais traité avec finesse où la frontière entre le bien et le mal n’est finalement pas si tranchée que ça.

-          Capharnaüm de Nadine Labaki, ce film libanais met en scène un peu caméra à l’épaule la vie d’un enfant qui porte plainte contre ses parents de l’avoir mis au monde. Il vit dans le dénuement total et trouve refuge chez une sans papier éthiopienne qui lui confie son enfant. C’est très émouvant, la grosse claque de cette fin d’année.

 

Parlons un peu papilles maintenant,

J’ai enfin testé la formule goûter chez Au fond du Jardin (6 rue de la Râpe), un goûter au top et qui a tenu toutes ses promesses, de la petite madeleine du voyage (citron pavot) au cake maison en passant par un délicieux crumble de fruits rouges, le tout accompagnée d’une infusion poire cannelle. C’est un voyage dans le temps et dans l’espace, une décoration et une vaisselle choisie avec goût, et un personnel aux petits oignons. J’y retournerai pour tester leurs scones qui avaient l’air excellents !

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Pour rester un peu à l'heure anglaise nous avons aussi testé le brunch de l'hôtel Hilton (1 avenue Herrenschmidt) qui avait pour thématique le petit déjeuner anglais tout au long du mois de septembre. C'est un buffet varié et très bien fourni: viennoiseries (que nous n'avaons pas testées), tartines salées, charcuteries, verrines, salades, fromages, fruits de mer, douceurs sucrées et sur la thématique il y avait des plats chauds, fish and chips (pas testé), oeufs bénédict (décevants), gigôt d'agneau sauce menthe, légumes du marché, yorkshire pudding; il ne manquait que les baked beans et sausages, mais franchement je n'urais de toute façon pas pu manger plus! Brunch réservé pour midi et nous n'avons pas mangé le soir!!

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J’ai aussi testé l’afternoon tea de l’hôtel spa le bouclier d’or (1 rue du Bouclier). C’était bon mais pas forcément à la hauteur de mes attentes. Les Fingers sandwich étaient bons mais très simples. Les scones manquaient un peu de moelleux et ce n’était pas de la clotted cream à l’anglaise, c’est à mon avis ce qui a fait le plus défaut. Rien à redire sur les pâtisseries toutes excellentes et généreuses. Le tout est servi avec une flûte de champagne et un thé, j’aurais aimé avoir une plus large sélection de thés. Le cadre en revanche est très joli et distingué.

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Côté resto nous sommes restés plus sages avec une seule découverte : Le Botaniste (3 rue Thiergarten)

Nous avions choisi la formule à 42 euros : 5 plats choisis par le chef (on nous a demandé si nous avions des allergies alimentaires ou des choses que nous n’aimions pas du tout) et nous avions pris l’accord cocktail pour 18 euros. Le serveur nous a proposé de partager 4 cocktails plutôt que de n’en avoir que deux chacun. Tout fût une belle découverte (je passe pour une poche si je rajoute surtout les cocktails ?) Nous avons pu déguster un œuf mollet avec poêlée de champignons accompagné d’un cocktail à base de Mescal ,sirop de noisette et thé à la bergamote, des ravioles de navets boule d’or avec un jus au persil et un cocktail avec du Gin, du Moscato d’Asti et du bitter à la cerise. Ensuite pour le poisson nous avions de la truite d’Alsace, des panais rôtis et une sauce au beurre blanc. La viande est ce que j’ai le moins aimé, un bœuf cuit au four pendant 7 heures (un peu trop sec à mon goût) avec un pressé de pommes de terre (à tomber) accompagné d’un Gin à la fleur de sureau et la limonade.Pour le dessert c’était une déclinaison de poires (fraîches, pochées, en sorbet) avec meringue et sorbet noisette, une petite tuerie, de même que son cocktail à base d’amaretto de grand manier, de jus de citron et cranberry.

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Vous avez faim ?

Moi oui, rendez-vous fin novembre dans le meilleur des cas, je vous parlerai de deux concerts ! Et vous, est-ce que vous avez fait des découvertes durant ces deux mois? Des bonnes adresses à partager? Des films ou séries à conseiller? Un avis sur ceux et celles dont je parle? Ah et puis tant qu'on y est, on planifie un road trip en Ecosse pour le mois d'avril donc je prends tout conseil avisé sur les spot à ne pas manquer, de bonnes adresses de resto/bar/B&B ou toutes autres curiosités locales!!

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29 octobre 2018

Nicolas Mathieu, Leurs enfants après eux

leurs enfants après eux

Quatrième de couverture: "Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.
Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage."

 

Dans son deuxième roman, Nicolas Mathieu nous parle de l’adolescence dans les années 1990, de la vie dans les villes désindustrialisées de l’est de la France. D’avance je savais que ce roman trouverait écho en moi. J’ai moi aussi été adolescente dans les années 90, même si un peu plus tard qu’Anthony, Vanessa, Steph et Hacine et j’ai moi aussi grandi dans un milieu ouvrier sur le déclin dans le Nord de la France. Ces jeunes et leurs vies m’étaient donc un peu familier et même si ce n’est pas mon histoire qui était racontée, tout ça ne m’était pas totalement inconnu.

L’auteur a choisi de nous raconter cette vie à Heillange par le biais de quatre étés. Effectivement l’été fait ressortir le côté inerte de ces villes, le désœuvrement des jeunes, la chaleur étouffante et l’ennui. L’été c’est également le moment où les classes sociales se côtoient un peu plus, au camping du coin, au bal du 14 juillet, dans les soirées arrosées où le lien c’est le bédot qu’on fait tourner. Les garçons eux ne pensent qu’aux filles, les filles elles ne rêvent que de quitter ce coin paumé et faire leur vie ailleurs, différente de celles de leurs parents. Certaines resteront, feront des enfants et trimeront comme leurs mères avant elles. D’autres se réfugieront dans les études avec l’espoir de mener une autre vie.

 A travers ces adolescents c’est aussi le monde des parents que l’on aperçoit, celui des heures de boulots cumulées pour un smic à la fin du mois, celui des couples qui s’usent et de l’alcool comme un pansement. Ce roman est le témoin d’une France un peu trop souvent oubliée, qui ne fait pas de vagues, sauf peut-être au moment des élections.

Je vous conseille cette lecture, c’est bien écrit, très réaliste, un brin nostalgique parfois sans être larmoyant. Les personnages sont attachants, on sourit, on rit, en tout cas on ne peut rester indifférent. Valérie l’a beaucoup aimé également.

lire sous la contrainte

(le temps qui passe: APRES)

26 octobre 2018

Yasmina Khadra, Khalil

khalil

Quatrième de couverture: "Vendredi 13 novembre 2015. L'air est encore doux pour un soir d'hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d'explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l'acte. Il fait partie du commando qui s'apprête à ensanglanter la capitale.
Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d'un réalisme et d'une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l'esprit d'un kamikaze qu'il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l'insoutenable brutalité de la folie."

Dans son dernier roman, Yasmina Khadra essaie de nous donner un aperçu du terrorisme de l'intérieur. Nous suivons le narrateur, Khalil, un jeune belge issu de parents immigrés et devenu terroriste un peu par hasard... Yasmina Khadra montre dans son roman, et c'est aussi ce qu'il explique quand il vient parler de son livre que pour qu'une jeune "d'ici" devienne un terroriste c'est qu'à la base il y a un dysfonctionnement au sein de la sphère familiale. C'est le cas ici, la mère de Khalil est complètement effacé, le père, alcoolique, a perdu son travail. Ils vivent dans une cité à proximité de Bruxelles. Le contexte ensuite est un facteur de plus qui peut pousser cette jeunesse un peu perdue dans les bras de "recruteur" qui eux détiennent toute la rhétorique et les bonnes ficelles pour les embrigader. Je trouve cette réflexion en partie vraie, mais en partie un peu simpliste également. Le roman par contre montre bien ce processus d'embrigadement. 

On retrouve également la belle écriture de Yasmina Khadra, une écriture de l'image où il est souvent aisé de se projeter, ce ne fût pas forcément le cas, difficile en effet de ressentir de l'empathie pour ce jeune, et là n'est de toute façon pas l'objectif. C'est un livre fort et émouvant, qui nous replonge trois ans en arrière, qui nous interroge mais qui malheureusement ne donne pas de solutions. La fin est un peu trop romancée à mon goût, la vraie vie c'est difficilement cela. Et du coup, dans le genre je lui préfère tout de même le très beau film de Marie Mention Schaar, Le ciel attendra.

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23 octobre 2018

Loulou Robert, Sujet inconnu

sujet inconnu

Quatrième de couverture"J'avais huit ans quand j'ai su que je ne finirais pas mes jours ici. Qu'ici je ne deviendrais personne. Qu'ici je n'aimerais personne. Qu'ici, rien. Je ne ressentirais rien.
J'avais huit ans et j'ai décidé de partir un jour. J'ai choisi de ressentir. J'ai choisi de souffrir. À partir de là, je suis condamnée à cette histoire."
Sujet inconnu, c'est, dans un style brut et très contemporain, l'histoire d'un amour qui tourne mal. Entre jeux de jambes et jeux de mains, l'héroïne de ce roman boxe, court, tombe, se relève, danse, au rythme syncopé de phrases lapidaires et d'onomatopées. Plus la violence gagne le récit, plus on est pris par cette pulsation qui s'accélère au fil des pages. Un roman écrit d'une seule traite, d'un seul souffle, dans l'urgence de gagner le combat, dans l'urgence de vivre, tout simplement."

Reçu dans le cadre des Match de la rentrée littéraire 2018 chez Priceminister, j'attendais les vacances pour savourer ce dernier roman de Loulou Robert à sa juste valeur. J'ai bien fait parce que j'ai traversé une petite panne de lecture tout le mois d'octobre quasiment...

Ce livre était parfait pour me remettre de cette panne, dévoré en deux jours, il se lit dans l'urgence, presque d'une traite et l'écriture de Loulou Robert facilite cette boulimie littéraire. Des phrases courtes et percutantes avec une belle mise en abyme du processus d'écriture qui apparaît également comme une délivrance pour la narratrice. La narratrice est une jeune femme, originaire de la région de Metz (comme Loulou Robert), elle n'a qu'une hâte c'est quitter cet endroit où elle a grandi dans l'ennui pour faire ses études à Paris. Enfant et adolescente particulière, elle ne rentre pas spécialement dans le moule là-bas non plus. Comment démêler la fiction de la réalité, ce qui est du personnage et ce qui est de la propre vie de Loulou Robert? Là n'est pas la question finalement, cette histoire, c'est une histoire comme il en existe et ce qui n'est pas forcément vrai pour elle l'est sans doute pour quelqu'un d'autre. Moi aussi, la jeune pronvinciale qui a grandi dans une région en déclin je me suis parfois reconnu dans certains propos. Comme dans Bianca, l'auteur met des mots sur le mal-être intérieur qui anime ses personnages, sur la violence de ce que peut parfois être la vie. Ce fût donc une lecture forte, chargée en émotions. 

rakuten

 

 

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03 octobre 2018

Alice Zeniter, L'art de perdre

l'art de perdre

Quatrième de couverture: " L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoirefamiliale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales."

Je le dis souvent mais on se trompe rarement quand on choisit de lire un Goncourt des lycéens, en tout cas cela vaut pour moi, et L'art de perdre ne fait pas exception. Dans ce roman je cherchais une histoire familiale racontée sur plusieurs générations et avec le regard de plusieurs générations et je voulais également m'informer sur l'Algérie à cette période de l'avant guerre et à l'après, l'accueil des ressortissants algériens sur le territoire français qui aurait dû être un peu le leur puisque l'Algérie était française. Je n'ai pas été déçue. Les deux aspects sont très bien traités, tout en finesse et très instructifs sans être pour autant rébarbatifs. Alice Zeniter sait de quoi elle parle puisqu'elle est elle-même descendante de ce qu'on appelle communément les Harkis, c'est un peu de son histoire familiale qu'elle livre à travers ces pages. D'ailleurs il y avait une très belle interview d'elle dans le magazine Society de juillet.  Les Harkis sont ces Algériens qui ont choisi de se battre au côté de la France lors de la guerre d'Indépendance algérienne délibérément ou malgré eux, ou qui ont refusé de se battre aux côtés des Algériens. A la fin de la guerre, ces hommes et leurs familles craignaient de rester vivre chez eux, souvent menacés voire agressés ou tués ils ont choisi de quitter l'Algérie pour la France pensant être bien accueillis dans ce pays qui leur semblait plein de promesses. Ce ne fût bien évidemment pas le cas, parqués dans des camps de réfugiés, ils ont dû s'adapter à une société qui ne voulaient pas forcément d'eux. Cela couvre les deux première parties du roman, l'histoire du grand-père puis du père de Naïma qui remonte le fil de ses racines et à qui est consacrée la dernière partie.

Les trois parties sont intéressantes et on ne peut que ressentir de l'empatie pour la famille de Naïma, l'aspect le plus touchant est peut-être celui qui concerne son père, Hamid, né en Algérie, arrivé en France tout petit et qui semble s'être construit en opposition à ses racines algériennes pour mieux s'intégrer dans le paysage français, tout en étant quelque part un peu retenu malgré lui par ses origines. La fameuse idée d'assimilation... Naïma quant à elle est étonnante, elle ne semblait pas spécialement intéressée par ses origines jusqu'à ce qu'elle soit confrontée à l'Algérie actuelle où tout est différent mais où tout semble également figé. Il ne semble pas y avoir eu chez elle ce qui ressemble à une crise identitaire que peuvent rencontrer certains jeunes nés en France de parents d'origine Algérienne. Je parle plus ou moins en connaissance de cause, mes nièces sont franco-algériennes et pour la plus grande le rapport aux origines est assez particulier. Et je trouve ça intéressant que ce ne soit pas ce parti pris qui soit mis en lumière, cela aurait pu très vite tomber dans le cliché, hors ce roman est tout sauf du cliché, il est beau et riche, il pose des questions, et il donne aussi quelques réponses. A lire donc!!

 

challenge petit bac

(ART: ART)

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30 septembre 2018

Laurence Peyrin, Miss Cyclone

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Quatrième de couverture: "Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer.

Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin à toutes les deux en sera changé à jamais"

Je clos ce mois américain avec une dernière lecture d'une auteure française mais qui se déroule à New York. C'est la nostalgie de New York et de Coney Island qui m'ont poussée à acheter ce roman. La quatrième de couverture avait également de quoi me séduire, le lieu, l'époque, la mort de John Lennon et deux amies que tout oppose, ça me parle, ça me fait même un peu rêver. Mais le récit de la vie de ces deux jeunes femmes ne fait par contre lui pas du tout rêver!! Elles semblent un peu prisonnières d'une vie qu'elles n'ont pas choisie, June peut-être un peu moins qu'Angela même si elle n'a finalement pas grand chose à lui envier non plus! C'est un peu l'impression que m'a d'abord laissé ce roman, deux femmes insatisfaites des choix qui avaient été les leurs dans leur jeunesse. Et puis, les années passant, elles font leurs propres choix et prennent un peu les choses en main, prennent leurs propres décisions, jusqu'à ce fameux 11 Septembre!

J'ai apprécié deux choses dans ce roman, la première c'est la place que prend la ville dans le récit, Coney Island, Brooklyn, Manhattan, chaque quartier nous raconte quelque chose de la vie d'Angela, et j'ai vraiment apprécié retrouver des lieux que j'ai vu de mes propres yeux, certes bien des années après, mais quand même! Et ça m'a tellement donné envie d'y retourner!! La seconde c'est le récit de la journée du 11 septeùmbre, qui à mon avis a été un véritable traumatisme pour les New Yorkais, et pour nous aussi, qui ne se souvient pas de ce qu'il faisait à l'exact moment où il a entendu qu'un avion avait percuté le world trade center? Moi je m'en souviens comme si c'était hier, j'étais en 2nde et quand j'y repense c'est toujours avec une vive émotion. L'auteur a, je pense, bien retranscris le flou et la confusion qui devait reigner dans les rues de Downtown Manhattan, la poussière, le brouillard et l'effroi! 

mois américain

(Le mois américain chez Titine)

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26 septembre 2018

Craig Shreve, Une nuit au Mississippi

une nuit au mississippi

Quatrième de couverture: "Dans le Mississippi du milieu des années 1960 où sévit encore une ségrégation à peine dissimulée, Graden Williams, jeune militant pour l'égalité des droits entre Noirs et Blancs, est brutalement assassiné. Au cours des décennies suivant la parodie de procès des meurtriers qui a débouché sur un non-lieu, son frère, Warren, coupe tous les ponts avec le reste de sa famille et erre d'un bout à l'autre des Etats-Unis, chargé du fardeau de la mort de Graden dont il se sent responsable. Lorsque, quarante ans plus tard, les autorités rouvrent l'enquête, Warren se voue entièrement à la traque des assassins de son frère afin qu'ils soient traduits en justice. Conduit par une série d'indices dans une petite ville du nord de l'Ontario, il y trouve Earl Olsen, le dernier des tueurs en fuite, et réduit enfin au silence les démons qui tant d'années durant l'ont hanté."

Pour faire écho au dernier film de Spike Lee, j'avais choisi de découvrir ce roman reçu grâce à la box Exploratology et je n'ai pas été déçue! Ce roman met en parrallèle deux époques, les années 1960, au temps de la ségrégation et les années 2000 et deux points de vue, celui de Warren, jeune homme noir dans les années 1960, dont le fère a été assassiné par des blancs parce qu'il était noir et Earl, jeune homme blanc ayant contribué à la mort du frère de Warren. Plus de quarante ans après, Warren veut retrouver les assassins de son frère. 

Le roman nous retrace la vie des deux frères dans le Mississippi raciste de l'époque, et la vie de ce jeune blanc pauvre à peine débarqué de New York, qui n'aura d'autres choix pour s'intégrer que de bénéficier de la protection de ce qu'on appellerait aujourd'hui les suprémacistes blancs. Les deux points de vue sont intéressants, la quête de Warren semble finalement sans fin, lui qui se sent coupable de la destinée tragique de son frère. Une belle découverte que la plume de Craig Shreve.

mois américain

(Le mois américain chez Titine)

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19 septembre 2018

Barbara Kingsolver, L'arbre aux haricots

l'arbre aux haricots

Quatrième de couverture:

"Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication.
Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. 
C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où, sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystérieux balluchon : une petite Indienne. 
On est à Tucson dans l'Arizona ; Taylor a les yeux grands ouverts, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour. Dans un garage un peu spécial, elle va rencontrer à la fois la générosité et l’inacceptable, et trouver l'espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle. 
L'Arbre aux Haricots est une histoire de rire et de peine, un magnifique début pour une nouvelle romancière contemporaine. La suite des aventures de Turtle et de sa mère a été publiée sous le titre : Les Cochons au paradis"

Au départ ce n'était pas gagné, j'ai vraiment eu du mal au début, et puis peu à peu on se laisse prendre par l'écriture de Barbara Kinsolver, l'histoire de Taylor et de Lou Ann. Taylor est une jeune femme du Kentucky qui décide de fuir ce qui semble être sa destinée si elle y reste, avoir des enfants tôt et basta... Lou Ann vit en Arizona, avec son mari et leur nouveau né. Rien ne prédestinait ces deux jeunes femmes à se rencontrer, et finalement c'est ensemble qu'elles passeront d'une adolescence tardive à la maturité d'adultes. Ce roman est une belle phoptographie de l'Amérique un peu reculée et moins glamour que celle des grandes villes. Il dresse le portrait de jeunes gens qui se débattent pour mener une vie tranquille dans un pays surdimensionné. C'est également un roman sur l'amitié, la tolérance et la solidarité, sur la famille dont on hérite et celle que l'on se crée. Une très belle leçon de vie et de simplicité. 

mois américain

(Le mois américain chez Titine)

 

objectif pal

 

(Objectif PAL de septembre -2 - dans ma PAL depuis au moins 5 ans)// Objectif PAL 13/20

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09 septembre 2018

John Irving, A moi seul bien des personnages

a moi seul bien des personnages

Quatrième de couverture: "Adolescent ardent et confus, Billy rêve de devenir écrivain. Des béguins secrets pour son beau-père ou ses camarades de classe le bouleversent. Comment lutter contre ces " erreurs d'aiguillage amoureux " ? Il tait aussi son attirance pour Miss Frost, bibliothécaire aux seins juvéniles qui l'initie au plaisir et à la littérature. Quand Billy renoncera-t-il à l'art de la dissimulation ?"

Pour l'été, qui de mieux que le grand Irving pour complètement déconnecter? Alors avec Irving c'est toujours difficile d'entrer dans ses histoires, mais une fois qu'on y est on ne le lâche plus. Parfois on passe à côté, ça m'est déjà arrivé, mais ce ne fût pas le cas avec A moi seul bien des personnages que j'ai vraiment beaucoup aimé. A moi seul bien des personnages c'est le récit de la vie de Billy, ce jeune adolescent américain un peu mal dans sa peau, un peu gauche, qui tatonne dans sa sexualité, aime les femmes, et les hommes. A moi seul bien des personnages, comme son titre l'indique est aussi tous ces personnages aux caractères bien trempés qui gravitent autour de Billy, ces femmes autoritaires, ces grand-pères fantasques et une sexualité aux frontières perméables et floues que l'on retrouve dans la plupart des romans de l'auteur. A moi seul bien des personnages c'est aussi une photographie du Nord est américain figé dans le temps, de l'éducation et des professeurs qui marquent des adolescents en recherche de repères. Ce roman est très beau, parfois dérangeant, il bouscule un peu nos moeurs et nos points de repère mais il fait du bien. L'écriture d'Irving fait du bien, et A moi seul bien des personnages rentre dans mon top 3 Irvingien aux côtés de Garp et Twisted River! Quel regret de ne pas pouvoir aller voir l'auteur au Festival America cette année! 

 

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(Le mois américain chez Titine)

objectif pal

 

(Objectif PAL de septembre -1 - dans ma PAL depuis plusieurs années)// Objectif PAL 12/20

05 septembre 2018

Bilan Août

 Voici un petit bilan rapide des sorties et découvertes du mois d'août ...

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(crédit photo)

 

 

Les films:

  • Volontaire d'Hélène Fillières avec Diane Rouxel et Lambert Wilson, quand j'ai vu qu'Hélène Fillières avait réalisé un film, je voulais absolument voir ce que ça pouvait donner. Hélène Fillières pour moi c'est Sandra Paoli dans Mafiosa!! De plus, un film sur la Marine Nationale et avec une jeune actrice repérée dans la Tête Haute, il ne m'en fallait pas plus pour me convaincre, le bonus, the icing on the cake comme on dit, c'est Lambert Wilson. Bref j'ai beaucoup aimé!

 

  • Fleuve Noir d'Erick Zonca avec Romain Duris, Vincent Cassel et Sandrine Kiberlain, avec un casting pareil, et un synopsis aussi alléchant il fallait absolument que je vois ce film! Et bien j'en suis ressortie assez perplexe avec un seul mot à la bouche: sordide!, mais genre vraiment sordide! Je n'ai pas aimé du tout, Vincent Cassel y est insuportable tant visuellement que dans sa façon de parler. Par contre je salue la performence de Duris et Kiberlain. Géraldine l'a quant à elle trouvé malsain.

 

  • Equalizer 2 D'Antoine Fuqua avec Denzel Washington. Je n'ai pas vu le premier film mais ça ne m'a pas gênée pour comprendre celui-ci. C'est un film qui fait bien le job, de l'action et du divertissement, un brin d'émotion et un Denzel Washington parfait pour le rôle.

volontaire fleuve noir equalizer

 

Les séries:

  • La casa de Papel, saison 1 et 2, comme d'habitude c'est longtemps après tout le monde que je découvre cette série. J'ai très franchement accroché, l'une des meilleures séries vues récemment, après Bureau des Légendes bien sûr. C'est fou, c'est drôle, parfois touchant, et on se prend à vouloir que ces braqueurs s'en sortent! Mon coup de coeur personnage va à Nairobi! 

 

  • Baron Noir saison 2, une suite dans la lignée de la première saison, des magouilles politiques en veux-tu en voilà histoire de bien se placer au gouvernement. C'est assez drôle d'ailleurs de se dire que tel personnage représente tel politique dans la vraie vie. Un peu plus compliqué à suivre que la première saison mais intéressant avec un Kad Merad au top. Je l'aime bien dans ses rôles sérieux.

casa de papel baron noir

 

Les restos/bars/cafés:

  • Un goûter chez Bloom, (2 place des Meuniers) j'ai pris un thé glacé à l'hibiscus, point positif il n'était pas sucré, c'est comme ça que j'aime le thé glacé, par contre point négatif, il avait sans doute infusé trop longtemps donc l'amertume du thé noir était un peu trop présente. Pour le gâteau il n'y avait ce jour à la carte que trois cupackes différents, un praliné, un spéculoos et un troisième que j'ai oublié. J'ai choisi celui au spéculoos, très bon, une génoise l"gère et un crème elle aussi très légère et aéré, pas trop sucrée, ce qui est souvent le reproche à faire aux cupcakes. J'étais cependant un peu déçue de ne pas pouvoir goûter aux gâteaux vus sur le compte instagram, il faudra donc que j'y retourne!

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  • La corde à Linge où je ne retournerai sans doute pas, c'est une adresse que je connaissais déjà pour l'avoir testé à plusieurs reprises. Alors certes la terrasse est vraiment agréable, idéale quand on fait découvrir Strasbourg à des amis, la carte est sympa également, mais dans l'assiette c'est sans plus. La qualité a vraiment baissé par rapport à il y a quelques années, et on est vite expédié. Victimes de leur succès? Très certainement! J'avais pris un tarte de boeuf, il n'était pas mauvais, mais pas particulièrement bon non plus... Par contre, je dois reconnaître que leur spätzele sont bonnes, je n'aime aps spécialement ça mais j'en ai piqu" quelques unes dans l'assiette de mon voisin.

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  •  East Canteen, toujours un de mes restos chouchous à Strasbourg, juste histoire de vous mettre l'eau à la bouche parce que j'en ai déjà parlé ici :)

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Les sorties:

  • Le FARSe, pour la quatrième année, les spectacles de rue animent Strasbourg le temps d'un weekend. Tombés dessus totalement par hasard il y a deux ans, nous nous étions concoctés un petit programme cette année (que j'ai bien sûr oublié sur la table du salon avant de partir haha), heureusement j'ai plutôt bonne mémoire donc nous avons vus: La corde et on de la compagnie Hydragon, un duo, un acordéon et une corde, c'est long à se mettre en place mais ensuite l'un des artistes grimpe à la corde et on oublie le temps qui passe. Mulïer de la compagnie Maduixa, des danseuses sur échasses, très beau et émouvant, Urban et Orbitch de la compagnie Microsillon, un clown en fauteuil qui fait du beat box, on est resté 15 minutes et on est parti, ça ne nous a vraiment pas plu, du coup on a suivi les déambulations de La fausse compagnie, Le chant des pavillons: instruments à cotre trafiqué, à mi-chemin entre le violon et la trompette, la contrepasse et le saxophone. Et enfin nous avons terminé notre 1ère journée avec Loop de la compagnie Toni Mira / Nats Nus, du maping vidéo et de la danse sur la façade de la Bourse.Le final au Parc du Heyritz (que je ne connaissais pas) était assez impressionant et valait vraiment le coup d'oeil!

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  • Le MAUSA, musée de l'art urbain et du Street Art à Neuf-Brisach, une très belle découverte, le musée est encore en construction, certains casemates sont encore vides dans l'attente d'artistes mais il y a déjà de belles fresques à voir. Une idée de sortie pour l'après-midi (10 euros l'entrée avec une visite guidée gratuite à 17h)

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Rendez-vous fin septembre pour le prochain bilan et n'oubliez pas Le mois Américain chez Titine ;)

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(Le mois américain chez Titine)

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Posté par Cinnamonchocolat à 08:53 - Commentaires [4] - Permalien [#]