10 juin 2012

Un dimanche à ... Barcelone (Jour 3: la Sagrada Familia, vue de l'intérieur)

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Si je n'ai pas aimé le plafond de la Sagrada, j'ai beaucoup apprécié sa clarté et j'adhère totalement à la couleur des vitraux assez peu conventionnelle!

 

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

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08 juin 2012

Philippe Besson, Se résoudre aux adieux

se_r_soudre_aux_adieuxQuatrième de couverture:

" Je me perds facilement dans cette ville rongée par la mer, au long de ruelles dont je ne mémorise pas les noms.
Si tu me voyais errer au milieu des ruines, tu ne me reconnaîtrais pas. " De Cuba, d'Amérique ou d'Italie, une femme écrit à l'homme qu'elle aime et qui l'a quittée. Mais ses lettres restent en souffrance.

Philippe Besson, l'auteur de En l'absence des hommes et L'Arrière-Saison, dit les liens dénoués, les exils illusoires, les deuils à accomplir et l'infatigable espérance."

J'aurais vraiment pu écrire ce livre! Ce sont les lettres d'une femme à un homme qu'elle a aimé profondément et qui l'a quittée pour une autre, une autre qui partage déjà sa vie.

Elle y décrit d'abord le besoin  qu'elle a eu de couper les ponts, d'effacer les souvenirs communs, un lieu, une chanson, tout ce qui a été partagé et qui lui rappelle irrémédiablement celui qu'elle a aimé.

Ensuite, elle a ressenti le besoin de lui faire partager son ressenti, de revenir sur le passé, sur certains évènements en particulier, sur leur rencontre improbable. Ce passage est lui aussi une étape nécessaire à son rebondissement.

Et enfin, le livre se clôt sur une dernière lettre, nécessaire pour se prouver à elle-même plus qu'à lui au fond qu'elle a tourné la page et qu'elle est prête à démarrer une nouvelle vie.

Ca a parfois été déroutant pour moi de lire des mots que je me suis déjà formulé pour moi. Sans ça par contre, je ne pense pas que j'aurais spécialement apprécié cette lecture en fait. Je ne sais d'ailleurs pas si je l'ai vraiment appréciée, j'ai un peu eu l'impression de passer un moment avec moi même, même si je ne me suis pas tout le temps reconnu dans la narratrice. C'est d'ailleurs un ressenti tellement personnel que j'ai eu du mal à écrire ces quelques lignes pour donner mon avis, et du coup je préfère ne pas vous en conseiller la lecture!

un extrait: " Il fallait vraisemblablement que j'en passe par là, c'était inévitable, impossible d'y couper. Il fallait ce désordre affectif, ces incohérences intimesces mouvements anarchiques, ces convulsions qui n'étaient rien d'autre que de pauvres tentatives pour échapper à ma tristesse"

Du même auteur par contre, je vous recommande La Trahison de Thomas Spencer.

 

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05 juin 2012

Annabel Pitcher, My sister lives on the mantelpiece

mu_sister_lives_on_the_mantelpieceQuatrième de couverture:

"Ten-year-old Jamie hasn’t cried since it happened. He knows he should have – Jasmine cried, Mum
cried, Dad still cries. Roger didn’t, but then he is just a cat and didn’t know Rose that well, really.
Everyone kept saying it would get better with time, but that’s just one of those lies that grown-ups
tell in awkward situations. Five years on, it’s worse than ever: dad drinks, Mum’s gone and Jamie’s
left with questions that he must answer for himself.
This is his story, an unflinchingly real yet heart-warming account of a young boy’s struggle to make
sense of the loss that tore his family apart."

 

C'est une histoire très touchante. J'ai beaucoup aimé la langue anglaise sous la plume de ce petit Jamie, mature pour son âge mais avec ses réflexions de gosse, ses espoirs, ses incompréhensions. Ce livre soulève bien évidemment la question du deuil dans une famille, le déchirement qu'il fait subir aux parents qui perdent un enfant. Mais aussi le déchirement subit par les enfants, non seulement à cause de la perte d'une frère ou d'une soeur mais aussi et surtout de l'abandon qu'ils ressentent de leurs parents.

Ces enfants, Jamie et Jasmine sont livrés à eux-même, un père alcoolique, une mère qui les a quitté pour vivre avec son amant. Ils essaient tant bien que mal de se maintenir à flots, chacun étant la bouée de l'autre. J'ai du coup trouvé les deux parents détestables et me suis demandé comment l'on pouvait abandonner finalement ceux qui restent ... J'imagine que la perte d'un enfant doit être une terrible épreuve mais justement, pourquoi délaissé ceux qui sont toujours en vie, qui eux aussi sont détruits psychologiquement.

Les récits des journées de cours ne sont dans un sens pas plus réjouissants. Jamie laisse entrevoir la cruauté des autres gamins et parfois la stupidité des adultes. Il est également question de racisme. Le père de Jamie en veut à tous les musulmants et pense qu'ils sont tous des terroristes. Jamie est donc tirraillé entre l'opinion de son père et l'idée finalement qu'il se forge lui-même grâce à sa camarade Sunya. Il est partagé entre son propre ressenti et la peur de blesser son père. Cette amitié en sortie grandie au final, chaotique au début mais forte ensuite.

Ce que je retiendrai de ce court roman c'est l'amour frère/soeur, l'amitié et l'attachement de Jamie pour son chat qui est en fin de compte un personnage à part entière. C'est à lire incontestablement et en anglais si vous le pouvez, sachant que le narrateur est un enfant, l'anglais est très abordable! Un petit coup de coeur pour moi :) Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas non plus un mélodrame, c'est souvent très drôle en fait, un humour assez british que j'affectionne particulièrement : " Rose was not as good. In fact she was quite bad and according to Jas she was naughty at school, but no one seems to remember that now she is all dead and perfect."

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03 juin 2012

Un dimanche à ... Barcelone (Jour 3: la Sagrada Familia, vue de l'extérieur)

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Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

 

 

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29 mai 2012

Bernadette Pécassou-Camebrac, La dernière bagnarde

La_derni_re_bagnardeQuatrième de couverture:

"En mai 1888, Marie Bartête, à l'âge de vingt ans, embarque sur le Ville de Saint-Nazaire. Elle ne le sait pas encore, mais elle ne reverra plus jamais sa terre de France. On l'envoie au bagne, en Guyane. Bien sûr, elle a été arrêtée plusieurs fois pour de petits délits, mais elle a connu la prison pour cela. Pourquoi maintenant l'expédie-t-on à l'autre bout du monde ? Reléguée. La France ne veut plus d'elle. Sur le bateau, elle rencontre Louise, persuadée qu'on les emmène au paradis. Là-bas, on dit qu'il fait toujours beau et qu'elle se mariera. Mais l'illusion sera de courte durée. Le voyage de six semaines à fond de cale, les mauvais traitements et l'arrivée en terre inhospitalière achèvent de la convaincre que c'est bien l'enfer qui l'attend. Et que, malgré la bonne volonté de soeur Agnès et de Romain, jeune médecin de métropole, personne ne l'en sortira jamais. C'est le destin de cette prisonnière du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni que fait revivre ici Bernadette Pécassou-Camebrac. Elle met en scène d'une écriture énergique et sensible le sort tragique de ces femmes abandonnées de tous, que l'histoire a tout simplement oubliées."

Nombreux récits ont été faits sur le bagne de Cayenne, mais il y est principalement question des forçats. Ici, Bernadette Pécassou-Camebrac s'attache à nous raconter l'histoire de ces femmes qu'on avait envoyé au bagne pour qu'elles épousent les forçats redevenus libres mais qui devaient rester à Cayenne, pour y cultiver la terre. Elle nous décrit la condition des traversées, l'arrivée et l'organisation au bagne. Elle nous donne à voir également la condition des soeurs envoyées pour accompagner ces femmes, mais aussi la lenteur de l'administration et son inaction,ainsi que l'impuissance des médecins.

Pourriture. Je crois que c'est le mot qui convient parfaitement, qui résume le sentiment et l'image qui se dégagent de ce récit, la pourriture, la putréfaction, l'air vicié, la décomposition... Le sort de ces bagnardes est ignoble. Le récit est déroutant. Tout le rebut de la société était envoyé au bagne pour "nettoyer" le territoire, sous couvert de peupler cette nouvelle colonnie qu'était la Guyanne. C'est honteux!

Difficile de raconter cette histoire, c'est à lire assurément avec tout le poids que l'auteur met dans ses mots, la force qu'elle donne à ses personnages. Le sentiment d'injustice est partout, à chaque mort qui survient on a espoir que cette fois il ou elle s'en sortira mais non. On ne ressort pas du bagne, on ne revient pas en France.Le bagne est au final une machine à anéantir l'espoir et la vie, l'humanité des Hommes.

L'un des médecins évoque Dante et les illustrations de Gustave Doré et c'est vraiment l'impression que cela m'a laissé: l'abondances, l'opulance du malheur, comme un tourbillon qui enveloppe tout et tous.

En quelques mots, c'est une lecture poignante qui m'a donné envie de découvrir qui était Albert Londres, d'autant plus que Sorj Chalandon a gagné le prix Albert Londres.

Après quelques recherches, je sais maintenant que c'était un journaliste françaiset que depuis 1933 est décerné le prix éponyme aux journalistes francophones méritants. Albert Londres a silloné le monde de la Chine à la Guyanne en passant par la Russie, c'était un reporter engagé. Un film a été réalisé sur son voyage au bagne de Cayenne en 2004, Les amants du bagne, à voir donc...

 

Un petit extrait: " Alors, lui qui avait tant cru dans le pouvoir de la médecine, il s'était senti inutile, misérable. Il avit fait les pansements, donné les cachets, mais devant ces hommes qui pourrissaient littéralement sur place et qu'il aurait fallu avoir le courage de tuer pour alléger leurs souffrances, il avait pleuré."

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28 mai 2012

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

En ce dimanche de Pentecôte je me suis levée tôt (pour un dimanche) pour aller faire un tour sur un vide-grenier où j'avais assouvi quelques pulsions livresques l'an dernier. Cette année le roi du créneau n'étant pas avec moi je me suis dit, Tiphanie, tu dois arriver avant 9h ... Grand bien 'men a pris parce que j'ai tourné 20 mn pour me garer à perpet au final mais mais mais ça valait le coup!

6 livres pour un total de 2,90 euros youhou!

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Emile Zola, La terre

«Non, non, balbutia-t-elle, je t'en prie... c'est sale..."
Mais elle ne se défendit point. Elle n'eut qu'un cri de douleur. Il lui semblait que le sol fuyait sous elle ; et, dans ce vertige, elle ne savait plus : était-ce l'autre qui revenait ? elle retrouvait la même rudesse, la même âcreté du mâle, fumant de gros travail au soleil. La confusion devint telle, dans le noir incendié de ses paupières obstinément closes, qu'il lui échappa des mots, bégayés, involontaires. "Pas d'enfants... ôte-toi..."
Il fit un saut brusque, et cette semence humaine, ainsi détournée et perdue, tomba dans le blé mûr, sur la terre, qui, elle, ne se refuse jamais, le flanc ouvert à tous les germes, éternellement féconde.»

 

l_argentL'Argent d'Emile Zola, dans la vieille édition Le livre de poche avec les pages colorées, j'adore, pas de quatrième de couverture cependant dans cette édition donc j'ai pris une édition plus récente du LDP pour le résumé:

"Dix-huitième volume des Rougon-Macquart, L'Argent est le premier grand western financier des temps modernes : bilans falsifiés, connivences politiques, fièvre spéculative, manipulations médiatiques, rumeurs, scandales, coups de bourse et coups de Jarnac, lutte à mort entre les loups-cerviers de la finance qui déjà rôdaient chez Balzac. S'inspirant de quelques faits divers retentissants, Zola décrit le culte nouveau du Veau d'or, la vie secrète de son temple, l'activité fiévreuse de ses desservants ; il dénombre ses élus et ses victimes. A l'heure des conflits économique planétaires, il faut revivre cette croisade et cette épopée du Capital. A l'heure où les audaces de la technologie bancaire nous font frémir, il faut relire cet hymne à la vie."

 

l_homme_qui_m_aimait_tout_basL'Homme qui m'aimait tout bas d'Eric Fottorino

"Mon père s'est tué d'une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. J'ai calculé qu'il m'avait adopté trente-huit ans plus tôt, un jour enneigé de février 1970. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m'a donné son nom, m'a transmis sa joie de vivre, ses histoires de soleil, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. En exerçant son métier de kinésithérapeute, il travaillait " à l'ancienne ", ne s'exprimait qu'avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire, mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l'instant ultime où s'affirma sa liberté, sans explication. " Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil ", écrivit un jour Montherlant. Mais il me laissa quand même mes mots à moi, son fils vivant, et ces quelques pages pour lui dire combien je reste encore avec lui."

 

vingt_quatre_heures_de_la_vie_dune_femme_zweigVingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

"Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée… Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites."

 

 

acc_s_direct___la_plageAccès direct à la plage de Jean-Philippe Blondel

"Ce roman prend racine aux quatre coins des côtes françaises. De Capbreton dans les Landes, en 1972, à Arromanches - Calvados - en 2002, en passant par Hyères et Perros-Guirec. Rien ne relierait ses personnages s'ils n'avaient le goût des locations à la mer. Ils se sont croisés dans l'épice particulière des soirs d'été. Les couples, les familles, les célibataires qui nous ont précédés. Ceux d'avant.
Ainsi, le lecteur, avec Jean-Philippe Blondel, éprouve-t-il lui aussi le sentiment d'être à la suite de quelqu'un. Il reste une empreinte qui s'attarde. Ici, il y a eu des envies, et puis des bonheurs étrangers, tellement visibles qu'ils ressemblent aux nôtres
"

 

une_simple_affaire_de_familleUne simple affaire de famille de Rohinton Mistry

"À travers le portrait pittoresque de la petite bourgeoisie parsie de Bombay, Mistry aborde, avec un regard tendre et humain, une réalité plus grave : celle du traditionalisme rigide et du fanatisme religieux. Comme dans ses précédents romans, l'auteur de L'Équilibre du monde met au service d'une vision sans complaisance de la société indienne son immense talent de conteur, son sens du cocasse et sa sympathie communicative pour des personnages naïfs, injustement malmenés par la vie."

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27 mai 2012

Un dimanche à ... Barcelone (Jour 2:Paella, Museo Picasso y Cokteles)

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26 mai 2012

Sorj Chalandon, Retour à Killybegs

retour___killybegsQuatrième de couverture: « Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence. »

Killybegs, le 24 décembre 2006 Tyrone Meehan

 

Tyrone Meehan, seul dans la maison où il a grandi revient sur son enfance. Son père alccolique et violent meurt quand il est encore enfant. Sa mère les emmène, lui et ses huit frères et soeurs, vivre chez leur oncle à Belfast. Ils sont chassés du quartier par les protestants et se réfugient dans un ghetto catholique, c'est pour Tyrone le début de son engagement et de son dévouement envers l'IRA. Il a 16 ans.

Mon coup de coeur pour Sorj Chalandon et ses histoires irlandaises se confirme. J'ai encore été beaucoup émue, plus encore que pour Mon traître. J'ai envie de dire que Retour à Killybegs ne se lit pas, il se ressent. C'est pouruqoi j'éprouve pas mal de difficultés à vous en parler ... Et je vais plutôt vous taper les passages qui m'ont particulièrement touchée.

Tyrone Meehan a trahi, on le sait et pourtant à aucun moment je n'ai réussi à le voir comme un traitre? Il est un homme, avec ses forces et ses faiblesses, qui, par conviction, oeuvre pour son pays, pour sa famille, pour la paix.

Certains passages, notamment ceux sur les grèves de la faim et de l'hygiène sont très durs. Je n'avais pas conscince au final de la dureté de cette guerre et pourtant c'était il y a à peine trente ans! Une guerre psychologique. Je n'excuse en rien les agissements de l'un ou l'autre camp, mais ces mots, les mots de Tyrone Meehan nous font comprendre l'IRA et son combat...

Un livre très fort donc. Il ne faut pas, je crois, passer à côté de ce titre de la rentrée littéraire 2011!

Les extraits:

"Ces félons étaient armés par les Anglais, habillés par les Anglais, ils ouvraient le feu sur leurs camarades. Ils n’avaient d’irlandais que notre sang sur les mains."

"A cet instant, j'ai compris que ma vie suffoquerait entre ces murs captifs et ma rue barbelée. J'entrerais, je sortirais jusqu'à mon dernier souffle. Mais libres, entravées, libérées de nouveau pour porter un fusil en attendant les chaînes. Sans savoir si la mort m'attendrait dehors ou dedans."

"Le trahi et le traitre son pareillement douloureux, Tyrone. On peut aimer l'Irlande à en mourir, ou l'aimer à en trahir."

"Il était pour moi à la fois l'étranger et mon peuple. Celui qui m'avait vu et celui qui ne me verrait plus jamais. Il était le petit Français et toute cette Irlande qu'il suivait pas à pas. Il était un peu de Belfast, un peu de Killybegs, un peu de nos vieux prisonniers, de nos marches, de nos colères. Il était le regard de Mickey, le sourire de Jim. Il était de nos victoires et de nos défaites. Il avait tant et tant aimé cette terre qu'il en était.'

"J'ai de la fièvre. Le jour tarde. J'attends toujours ce lambeau de clarté. J'ai froid de mon pays, mal de ma terre. Je ne respire plus, Je bois. La bière coule en pleurs sur ma poitrine. Je sais qu'ils attendent. Ils vont venir. Ils sont là. Je ne bougerai pas. Je suis dans la maison de mon père? Je les regarderai en face, leurs yeux dans les miens, le pardon du fusillé offert à ses bourreaux."

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Aujourd'hui c'est l'anniversaire d'Emeralda, donc on n'oublie pas d'aller lui souhaiter!

 

Joyeux Anniversaire Emeralda!

 

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22 mai 2012

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

J'ai profité d'une virée à Paris Vendredi pour aller faire un tour chez Gibert à Saint Michel, chaque fois je suis super tentée par plein de trucs mais je suis encore une fois restée raisonnable, oui à la base je devais juste me perdre au rayon papéterie pour Will et Manu ...

Pour moi j'ai acheté :

Une promesse de Sorj Chalandon:

une_promesse"Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close.
Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S'accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil.
Voici l'histoire d'un mystère et d'une fraternité.
"

 

 

 

Le garçon dans la lune de Kate O'Riordan, Cynthia a parlé D'un autre amour sur son blog la semaine dernière, son billet m'a donné envie de découvrir cette auteur.

le_gar_on_dans_la_lune"Mariés depuis dix ans, Julia et Brian traversent une crise conjugale en demi-teinte. S'ils restent ensemble, c'est peut-être à cause de Sam, leur fils de sept ans, un enfant enclin à la rêverie qui voit dans la lune un petit garçon qui pleure. Mais lors d'une visite au père de Brian en Irlande, un drame affreux survient, qui se soldera par l'échec de leur union. Julia décide d'aller vivre chez son beau-père, un homme taciturne et tyrannique qui se sert d'elle comme femme à tout faire. En lisant des carnets dérobés, rédigés par la mère de Brian depuis décédée, elle ressuscite le secret qui étouffe les membres de la famille.

Dans ce roman troublant et inoubliable de sensibilité et d'amour, construit comme un suspense, Kate O'Riordan s'impose de nouveau dans une magistrale fresque sur l'ambiguïté des sentiments et la fragilité de la nature humaine."

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