10 mars 2014

Laurie Viera Riegler, Confessions of a Jane Austen addict

confessions of a Jane Austen addict

Quatrième de couverture:

"After nursing a broken engagement with Jane Austen novels and Absolut, Courtney Stone wakes up and finds herself not in her Los Angeles bedroom or even in her own body, but inside the bedchamber of a woman in Regency England. Who but an Austen addict like herself could concoct such a fantasy? Not only is Courtney stuck in another woman’s life, she is forced to pretend she actually is that woman; and despite knowing nothing about her, she manages to fool even the most astute observer. But not even her level of Austen mania has prepared Courtney for the chamber pots and filthy coaching inns of nineteenth-century England, let alone the realities of being a single woman who must fend off suffocating chaperones, condom-less seducers, and marriages of convenience. This looking-glass Austen world is not without its charms, however. There are journeys to Bath and London, balls in the Assembly Rooms, and the enigmatic Mr. Edgeworth, who may not be a familiar species of philanderer after all. But when Courtney’s borrowed brain serves up memories that are not her own, the ultimate identity crisis ensues. Will she ever get her real life back, and does she even want to?"

Cette lecture fût parfaite pour terminer mes vacances (et dire que j'ai déjà repris depuis une semaine...) Laurie Viera Riegler nous plonge dans le monde de Jane Austen avec délice. Courtney se réveille un beau matin dans le corps de Jane Mansfield, trentenaire célibataire au début du XIXe siècle. Autant vous dire qu'à l'époque, être célibataire à trente ans c'est dramatique! AUtant dire que Courtney/Jane n'en a que faire de ces sornettes, elle qui à Lors Angeles vient d'annuler son mariage... Autant, dans cette vie se marier avec quelqu'un qu'elle aimera... Et c'est tout le d"bat de l'époque, et si vous vous souvenez bien de ma dernière lecture, ça l'était déjà au XVIIe siècle! Et si vous aussi vous êtes Jane Austen addict ça vous évoquera forcément quelqu'un ... Notre Lizzie Benett nationale!

Laurie Viera Riegler a donc suivi le schéma de ses romans préférés pour construire son récit, et tout y est: les préjugés, la campagne bucolique, la mère casse-pieds et exhubérante, le père taciturne mais aimant, les à prioris, les faux semblants, les bals, les personnages donneurs de leçons, les robes empires et surtout l'expression de l'époque, le fameux "wit" so British, mêlé aux réflexions du XXIè siècle. C'est vraiment plaisant à lire. Je me suis prise au jeu très rapidement et je n'ai plus quitté les personnages!

L'unique bémol que j'émettrai concerne le monologue intérieur de Courtney sur le pourquoi du comment elle est coincée à cette époque. Elles sont certes nécessaires mais parfois un peu trop longues. Bon en fait 'jai un second bémol: la fin! On s'y attend c'est sûr mais elle est un peu trop brutale, un peu trop convenue. Il ne me reste plus qu'à lire la suite, et si vous n'êtes toujours pas convaincu(e)s lisez ces extraits:

"I would self-medicate with fat, carbohydrates, and Jane Austen, my number one drug of choice, my constant companion through every break up, every disappointment, every crisis. Men might come and go but Jane Austen was always there. In sickness and in health, for richer, for poorer, till death do us apart."

"Trying to figure out this conversation it's like trying to do the New York Times crossword puzzle with half the words in Swahili. But I don't have to undestand, I just have to sound like I do."

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(PAL VO 1/13)

Laurie Viera Rriegler est américaine donc hop hop pour le challenge US et le challenge romancières américaines

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(13)

challenge romancières américaines

 

(7)

lire sous la contrainte

(GN + GN : 4/5)

03 mars 2014

Les films de Févier

Ce mois-ci je suis allée trois fois au cinéma, j'ai vu:

MINUSCULE LA VALLEE DES FOURMIS PERDUES

Minuscule - La Vallée des fourmies perdues de Thomas Szabo et Hélène Giraud.

"Dans une paisible forêt, les reliefs d’un pique-nique déclenchent une guerre sans merci entre deux bandes rivales de fourmis convoitant le même butin: une boîte de sucres! C’est dans cette tourmente qu’une jeune coccinelle va se lier d’amitié avec une fourmi noire et l’aider à sauver son peuple des terribles fourmis rouges..."

Les + : Les images sont vraiment belles, l'histoire est sympathique et les "personnages" sont attachants, oui des fourmis ça peut être attachant, mais attention, les noires hein pas les rouges!

Les - : il n'y a pas de paroles, donc certains passages sont un peu longs, mais finalement 1h30 c'est supportable, il n'en aurait pas fallu plus.

 

 

mea-culpa

Méa Culpa de Fred Cavayé avec Gilles Lellouche, Vincent Lindon:

"Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d'une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé . Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d'une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d'un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l'objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l'occasion de revenir sur les zones d'ombre de leur passé commun."

les +: Vincent Lindon et Gilles Lellouche sont deux acteurs que j'aime beaucoup et dans ce film Nadine Labaki et le jeune Max n'ont rien à leur envier! J'ai apprécié le scénario, plein de rebondissements mais surtout cette histoire d'amitié et les questions qu'elle soulève, jusqu'où est-on prêt à aller par amitié? Par amour? Pour protéger les siens?

les -: comme tout film d'action qui se respecte, certaines scènes de bagarre sont parfois un peu too much, je pense notamment à celle qui se rédoule dans la boîte de nuit.

12 years a slave

12 years a slave de Steve McQueen avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Brad Pitt:

"Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession.  Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…"

Les +: c'est un fil chargé en émotions, avec une histoire basée sur des faits réels, les acteurs habitent leur rôle (sauf peut-être Brad Pitt). Je l'avoue j'ai pleuré, surtout lors de la scène de chant lorsqu'ils enterrent un des esclaves. Jusque là Solomon ne chantait pas, et d'un coup il se joint aux autres esclaves et chante de tout son coeur, comme s'il se résignait à sa condition d'esclave.

Les -: certaines scènes sont dérangeantes forcément, mais encore plus parce qu'elles sont longues et donnent une impression de voyeurisme mal placé. 

 

En DVD:

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Avec ma nièce j'ai regardé les trois films du Journal d'un dégonflé, le premier, Rodrik fait sa loi, et ça fait suer de de Thor Freudenthal avec Zachary Gordon, Steve Zahn, Rachael Harris.  Tous trois adaptés du Journal d'un dégonflé de Jeff Kinney.

"Pour Greg Heffley, 12 ans, le collège est la chose la plus stupide jamais inventée, un endroit rempli de pièges, de débiles et de délinquants, et où toutes les chaises de la cafétéria sont réservées, ce qui l’oblige à manger par terre.
Pour survivre à cette épreuve sans fin et connaître enfin la gloire qu’il estime mériter, Greg imagine des plans infaillibles qui ne donnent jamais le résultat escompté. Dans son journal, qu’il rebaptise « carnet de bord » pour bien montrer que ce n’est pas un journal intime de fillette, Greg consigne toutes ses mésaventures et nous dévoile ses pensées, ses problèmes familiaux, ses tribulations et ses (futurs) grands succès de cour d’école. "

Les +: c'est drôle, un humour qui vise un public (pré) ados mais qui m'a quand même bien fait rire, des aventures originales, j'ai vu les trois et les histoires ne se répètent pas. La relation entre Greg et son frère et leurs parents est typique,avec un petit frère qui n'arrange rien aux affaires de Greg. Ce que j'ai le plus apprécié bien sûr c'est de partager ces moments avec ma nièce.

Les -: toutes ces histoires qui arrivent à un seul enfant c'est quand même invraisemblable :p

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02 mars 2014

Un dimanche au Lac de La Gruyère

Allez zou je reprends les dimanches en photo laissées en friche depuis trop longtemps. Et pour commencer l'année une petite pause au lac de La Gruyère sur la route des vacances. Enjoy!

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChocoSeriaLecteur,  EstellecalimMargotte

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28 février 2014

Quoi de Neuf dans ma bibli?

Les vacances sont toujours propices aux achats et c'est chez France Loisirs que j'ai craqué pour!

 

nos étoiles contraires

Nos étoiles contraires de John Green, je n'avais aps particulièrement envie de le lire mais à force de n'en lire que du bien sur la blogo... Et puis comment résister à cette jolie couverture?

"Hazel est malade. Gravement. Augustus est en rémission. Elle a 16 ans, lui 17. Dès leur rencontre, en groupe de soutien, il est charmé par son originalité, elle est séduite tout court. Ils ont le même humour, le même regard sans concession et leur complicité est immédiate. C’est le début d’une magnifique histoire d’amour et d’amitié."

 

 

les-tribulations-d-une-cuisiniere-anglaise

Les tribulations d'une cuisinière anglaise de Margaret Powell, je me suis laissée comvaincre par la quatrième de couverture et par le bandeau rouge, bouh c'est mal!

" Dans l'Angleterre du début des années 1920, la jeune Margaret rêve d'être institutrice, mais elle est issue d'un milieu modeste et doit "entrer en condition". De fille de cuisine, elle devient rapidement cuisinière, un titre envié parmi les gens de maison. Confinée au sous-sol de l'aube à la nuit, elle n'en est pas moins au service de ceux qu'on appelle "Eux", des patrons qui ne supporteraient pas de se voir remettre une lettre par un domestique autrement que sur un plateau d'argent.

Elle saura leur tenir tête et rendra souvent son tablier pour améliorer ses conditions de travail, jusqu'à ce qu'elle trouve enfin, sinon le prince charmant, du moins le mari qui l'emmènera loin des cuisines des maîtres."

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27 février 2014

Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves

la princesse de clèves

Quatrième de couverture:

"La Princesse de Clèves montre l'effet ravageur de la passion dans une âme qui se veut maîtresse d'elle-même. De la première rencontre avec le duc de Nemours jusqu'à la fuite finale dans le «repos», en passant par un aveu qui cause la mort de son mari, Mme de Clèves assiste lucidement à une déroute contre laquelle ses raisonnements restent impuissants. Mme de Lafayette combat ainsi une grande partie de la littérature amoureuse avec cette arme qui s'appelle l'«analyse». Mme de Lafayette ne l'a pas inventée. Mais jusque-là, elle ne servait qu'à expliquer le comportement des personnages. Ici, pour la première fois, l'analyse devient un moyen de progression et la substance même du récit. Cette audace explique la fortune exceptionnelle du roman, et sa nombreuse postérité."

Je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de lire ce grand classique de la littérature, sans doute un peu à cause de sa renommée justement! J'ai toujours un peu d'appréhension avant de me lancer dans les grands noms de la littérature, surtout s'ils datent d'avant le XIXe siècle! Jj'ai peur de ne pas comprendre l'engouement suscité par le livre, ou carrément de ne pas comprendre l'histoire, le style, l'époque etc. Et c'est bien souvent à tort... La Princesse de Clèves est un petit bijou. Bon j'avoue très franchement que j'ai d'abord été confrontée à ma méconnaissance des rois de France et des histoires de cour, mais grâce à la préface et aux quelques digressions de l'auteur sur certains personnages on comprend aisément qui est qui.

Ce que j'ai apprécié dans ce roman historique mais tout de même fictif c'est qu'on sait d'entrée de jeu quels sont les personnages fictifs. J'ai savouré cette plongée dans la cour du roi Henri II, les personnages, les conversations de salon, l'intrigue amoureuse mais surtout l'écriture de Madame de Lafayette. L'intrigue amoureuse est en phase avec son époque, le personnage principal fait preuve d'une volonté sans faille et est admirable pour cela même si secrètement j'aurais quand même aimé la voir succomber. Les quelques digressions tombent toujours à propos et permettent de mieux comprendre les intrigues secondaires. Le livre se lit avec beaucoup de facilité et de plaisir. La langue, soutenue, n'est pas un obstacle à la compréhension ou à l'avancée du récit, bien au contraire et pour une fois la lecture de la préface ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture. En bref, j'ai passé un très bon moment de lecture, et je conseille ce livre à tous ceux qui veulent lire des classiques sans jamais trop oser de peur de ne pas accrocher.

Je ne peux d'ailleurs que vous conseiller d'aller lire le billet de George qui parle très bien du roman. 

Challenge-classique-3

 

(classique de Février)

lire sous la contrainte

 

(GN + GN: 3)

objectif pal

 

(12/78)

25 février 2014

Sarah Waters, Ronde de nuit

ronde de nuit

Quatrième de couverture:

"Dans un Londres écrase par le feu du Blitz se cache une autre guerre, celle des amours illicites, des trahisons et des espoirs brisés.

Quel fantôme du passé hante Helen qui subit, désemparée, le lent délitement de sa liaison interdite avec Julia ? Pour quelles raisons Kay erre-t-elle désormais, inconsolable, dans les rues de la ville ?

Pourquoi Viv, une jeune femme douce et glamour, ne parvient-elle pas à quitter son amant, un ancien soldat marié et père de famille ? La guerre a brassé ces destins qui avancent à tâtons pour reprendre leurs marques. Et pour beaucoup d'entre eux, la voie du bonheur dans un monde enfin apaisé va être aussi dangereuse qu'un tapis de bombes."

Je n'ai pas vraiment apprécié cette lecture qui a trainé en longueur  pendant deux interminables semaines! Je n'ai pas accroché aux personnages ni à l'histoire pourtant c'est un sujet qui avait à priori tout pour me plaire : les femmes en Grande-Bretagne pendant la seconde guerre mondiale. J'ai eu l'impression d'une succession d'anecdotes, pourtant les destins des personnages sont liés. Sarah Waters déconstruit le fil des histoires d'amour (ou d'amitié) de ses personnages en faisant deux bonds dans le passé, en 1944 puis en 1941 afin de mieux comprendre les personnages et ce qui les unis. Cela n'a aps suffit pour m'intéresser, et à la lumière des deux parties dans le passé, la première me paraît encore plus fade! Dommage! 

Un point positif cependant pour les scènes où Kay et son amie Mickey tentent de venir en aide aux londoniens touchés par les bombardements, le personnage qui m'a tout de même touchée est celui de Viv' dont la situation est délicate et qui montre bien la manière dont vivait une jeune femme célibataire à l'époque... Il me reste un roman de Sarah Waters dans ma PAL, je vais attendre un peu avant de l'en sortir.

Vous pouvez cependant aller lire des avis plus positifs, celui de Valérie et Sybille, un peu plus mitigée que moi, et celui de Manu plus enthousiate. 

challenge petit bac

 

(MOMENT / TEMPS: NUIT)

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(noir)

lire sous la contrainte

 

( GN + GN )

objectif pal

(11/78)

 

15 février 2014

Vacances!

TOUS mes billets sont à jour!!! C'est un EXPLOIT!!! C'est donc la conscience tranquille que je vous abandonne une petite dizaine de jours pour aller me ressourcer en famille, au programme: jeux de société, asister au match de tennis, de volley et autres sports de mes nièces, aller les chercher à l'école, les emmener au bowling ou au ciné, et faire découvrir la région à l'Amoureux. A bientôt!!

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14 février 2014

Eva Rice, Londres par hasard

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Quatrième de couverture:

"Tara, adolescente un peu fantasque dont l’enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et sœurs dans un presbytère de Cornouailles. Quand, lors d’un mariage, elle est remarquée par un producteur de disques pour sa belle voix, sa vie tranquille de jeune provinciale va basculer. Bientôt, accompagnée de sa sœur Lucy – ravissante jeune femme qui brise tous les cœurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres –, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque, connaîtra le succès artistique en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode. Les deux filles seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des « Swinging sixties ». Lucy va même se rapprocher d’un certain chanteur et joueur d’harmonica qui deviendra par la suite l’une des plus grandes icônes de l’histoire du Rock.

Dans ce roman « vintage », où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s’entremêlent, l’auteur dresse un tableau saisissant et nostalgique de cette époque, nous immergeant dans l’ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode. Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de sa sœur, et les intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Tara va triompher de bien de mésaventures dans ce roman initiatique plein d’espièglerie et d’humour, teintée de cette petite musique très personnelle qui donne tout son charme aux romans – so British – d’Eva Rice."

 

C'est un très bon roman que signe Eva Rice. Je crois que je l'ai même préféré à L'amour comme par hasard. J'ai beaucoup apprécier retrouver les personnages de ce dernier, Charlotte, mais surtout Inigo qui m'avait déjà beaucoupl plu à l'époque. Comment rester indifférente à ce beau brun taciturne? Fils de bonne famille et musicien! L'histoire de Tara Jupp est rondement menée. Une belle histoire familiale d'abord, puis une histoire d'amitié teintée de romance. Pour autant je ne qualifierai pas ce roman de chick-litt. Le background culturel est riche et l'époque dans laquelle est ancré le récit ne le permet pas. Après les années cinquante, Eva Rice s'est attaquée aux sixties avec en fil rouge deux thèmes présents également dans L'amour comme par hasard: la musique et les maisons victoriennes.

En ce qui concerne la musique, l'auteur nous montre l'envers du décor des faiseurs de disques à succès, des chaneurs d'un soir à l'poque où le Palladium faisait salle combre tous les soirs. Les sixties britanniques ont été riches musicalement même si la jeunesse semble moins débridée qu'outre-Atlantique. Néanmoins les mentalités changent, les filles Jupp, bien que filles de pasteur, sont plutôt jeunes et Tara va à Londres alors qu'elle n'est pas encore majeure. Elles craignent leur père mais sont à peu près livres de leurs mouvements.

Pour contraster les changements de l'époque, les grandes demeures victoriennes sont majestueuses et veulent être sauvées. Seules témoins d'une époque révolue, leur prestance et toute la magie qui s'en dégage reste immuable.

Dans ce roman les Rolling Stones côtoient ces maisons d'exception, le grand Capability Brown fait écho à Jane Austen et Dickens alors que les jeunes vibrent au son d'Elvis. Tout ce que j'aime! 

1 % 2013 

(5/6 )

challenge petit bac

(LIEU: LONDRES)

objectif pal

(10/78)

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13 février 2014

David Foenkinos, La tête de l'emploi

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QUATRIEME DE COUVERTURE :

"A 50 ans, Bernard se voyait bien parti pour mener la même vie tranquille jusqu'à la fin de ses jours. Mais parfois l'existence réserve des surprises... De catastrophe en loi des séries, l'effet domino peut balayer en un clin d'œil le château de cartes de nos certitudes. Et le moins que l'on puisse dire est que cet homme ordinaire, sympathique au demeurant, n'était pas armé pour affronter ce qui l'attendait.

Buster Keaton post-moderne, il va devoir traverser ce roman drôle et mélancolique pour tenter de retrouver sa place dans un monde en crise."

L'histoire est somme toute assez banale, un homme, encrouté dans sa cinquantaine, perd emploi et femme dans la foulée, ce qui sort un peu de l'ordinaire c'est que cet homme fait le choix, à son âge déjà bien avancé de retourner vivre chez ses parents. Parents avec qui il ne partage pas grand chose, si ce n'est peut-être sa banalité. Bernard est tout ce qu'il y a de plus banal, et c'est justement ce retour dans sa chambre d'ado qui va lui faire prendre conscience de tout ce qu'il a laissé filer pendant ces années. La vie de ses parents sera un electrochoc. 

Rapidement je me suis dis que je connaissais cette histoire mais impossible de la resituer!!! En fait j'ai lu une ébauche de La tête de l'emploi dans le recueil de nouvelles Six façons de le dire aux éditions du Moteur. Foenkinos y avait publié une nouvelle intitulée Bernard, l'histoire de fond étant la même, les rebondissements en sont quelque peu différents.

J'ai passé un moment de lecture agréable grâce au ton acerbe de l'auteur. Il ne fait pas de cadeaux à Bernard et notre narrateur manie l'autodérision avec brio. Certaines situations sont assez drôles, le dîner chez les parents notamment. D'autres passages sont touchants, on éprouve un peu de peine pour cet homme... Peut-être qu'en effet, un matin on se réveille et on se rend compte qu'on est à des années lumières de celui qu'on a été un jour, peut-être en effet, qu'un jour on se réveille et on ne reconnaît plus la personne avec qui l'on vit, et peut-être aussi qu'un jour, sans réel préavis on vous vire, ou on vous met au placard comme une vieille chaussette ... Seules les années pourront me le dire, en tout cas c'est effrayant! Foenkinos nous met face à cette réalité! Et là comme ça, tout au fond de moi je me suis dis, faites que ça ne m'arrive jamais!!

Merci à Mathilde des éditions J'ai lu de m'avoir permis de lire ce dernier roman de Foenkinos, mon préféré reste tout de même Lennon.

lire sous la contrainte

(GN + GN: 1)

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