28 avril 2017

Lily Brett, Lola Bensky

lola bensky

Quatrième de couverture: "Londres, 1967. Lola, 19 ans, pige pour le magazine Rock-Out. Sans diplôme, trop ronde, trop sage, celle dont le seul bagage est d'être l'enfant de survivants de la Shoah plonge au coeur de la scène rock, causant bigoudis, sexe ou régime avec Hendrix, Mick Jagger, Janis Joplin. Des portraits inattendus qui révèlent son inconsciente quête identitaire... Entre guitares électriques et survie, avec humour et tendresse : un roman survolté, poignant autoportrait et savoureux hommage aux génies du rock des années 60-70. Une pépite."

J'étais vraiment très emballée par ce roman, à priori autobiographique, de Lily Brett, la quatrième de couverture est très prometteuse et me parle de sujets que j'apprie dans la littérature et en général, une quête identitaire, du rock des années 60-70 et leurs noms évocateurs, Janis, les Rolling Stones, Londres, New-York, Monterey, l'Australie, un cocktaïl explosif quoi, et puis qualifié de pépite!! Euh mais pourquoi j'ai attendu aussi longtemps pour le lire d'ailleurs?

Et bien quelle déception!!! A tel point que j'ai failli abandonner à plusieurs reprises. Ce qui aurait pu être un genre de communion littéraire avec le rock m'est apparu comme un genre de closer en pire. J'ai trouvé les quelques interviews à peine intéressantes, à part quelques discussions autour des fringues et des régimes, parce que l'auteur, visiblement en surpoids, testent les régimes à la mode de l'époque, genre manger un melon, deux bananes, une pomme, à chaque repas, il n'y a pas grand chose de substanciel. Le seul point quelque peu intéressant tourne autour des origines juives de Lola Bensky, née dans un camp de déportés, dont la famille a en partie était tuée à Auschwitz. Le roman ne suit pas de trame chronologique précises, journaliste pour un magazine de rock Australien, puis, écrivain aux Etats-Unis, Lola Bensky/ Lily Brett fait des aller-retours entre les époques et les pays, au fil de ses pensées, avec pour fil rouge, son poids, et ses orgines. La mise en abîme avec le roman que Lola Bensky est en train d'écrire m'a un peu ennuyée également, est-ce vraiment l'histoire d'un de ses autres romans?

Les trentes dernières pages sont peut-être les seules qui aient vraiment retenues mon attention, Lily Brett évoque la ségrégation avec les musiciens d'Otis Redding et où elle fait également une analyse sur la culpabilité des enfants de victimes de l'holocauste et de leurs bourreaux. 

C'est dommage parce que le thème me plaisiat bien, et celui de ses autres romans aussi, surtout parce qu'ils se passent à New York, dans le Lower East Side, mais je ne suis pas sûre de retenter l'expérience!

challenge petit bac

 

(PRENOM: LOLA)

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(10/25 dans ma PAL depuis Janvier 2016

Objectif Pal d'Avril chez Antigone -1-)

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26 avril 2017

Antoine Leiris, Vous n'aurez pas ma haine

vous_naurez_pas_ma_haine

Quatrième de couverture: "Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.
À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.
C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant."

 Ironique de publier ce billet quelques jours après les résultats du premier tour des élections présidentielles. Le sujet est tout autre, mais le titre convient bien aux débats stériles lus ici ou là... Tout ce que je peux dire c'est que je suis très triste quand je vois que dans le village où j'ai grandi, le F-Haine remporte 45 % des suffrages, bien loin devant tous les autres candidats... Et pourtant, en ces temps difficiles, de crise économique, sociale, et internationale c'est le message de cet homme, Antoine Leiris, que l'on devrait véhiculer, transmettre, mais beaucoup s'écharpent en public... tout le contraire de ce qu'il faudrait, il est bien loin le rassemblement populaire post-Charlie hebdo! Bref je referme cette parenthèse.

Antoine Leiris a perdu sa femme lors des attentats du Bataclan en Novembre 2015, et ce livre c'est sa manière à lui de se reconstruire, ou tout au moins d'essayer de ne pas céder à la haine. Il s'accroche à la vie, à son fils, pour ne pas perdre pied, il ne comprend pas bien sûr, mais il ne cède pas à la facilité de la haine, et c'est très courageux de sa part. Très courageux aussi d'avoir publié sa douleur. J'ai été très émue par cette lecture... 

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24 avril 2017

Gaël Faye, Petit pays

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Quatrième de couverutre: 

"Au temps d'avant, avant tout ça, avant ce que je vais raconter et le reste, c'était le bonheur, la vie sans se l'expliquer. Si l'on me demandait "Comment ça va ?" je répondais toujours "Ça va !". Du tac au tac. Le bonheur, ça t'évite de réfléchir. C'est par la suite que je me suis mis à considérer la question. À esquiver, à opiner vaguement du chef. D'ailleurs, tout le pays s'y était mis. Les gens ne répondaient plus que par "Ça va un peu". Parce que la vie ne pouvait plus aller complètement bien après tout ce qui nous était arrivé."

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «petit pays», le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.

Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de coeur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais"

Je crois que je tiens là une petite pépite de la rentrée littéraire 2016, je n'ai pas lu tous les livres présentés au Goncourt des Lycéens, mais je comprends pourquoi celui-ci a eu leur faveur. Gaël Faye nous parle avec des mots simples, des mots d'enfants, de la guerre, une guerre un peu oubliée, voire complètement ignorée. Bien sûr le génocide rwandais ne m'était pas inconnu, bien que j'en ai sans doute une vision très partielle et lacunaire, mais que cela s'était propagé au Burundi, je l'ignorais totalement. D'ailleurs avant ça, si on m'avait demandé de situer le Burundi sur une carte de l'Afrique, j'aurais été bien en peine, et c'est très regrettable!! D'autant plus que tout cela s'est passé, il n'y a pas si longtemps!

Outre cette mise au point historique et géographique, j'ai appris sur la vie au Burundi, sur l'enfance, sur ce qu'est être métisse dans un pays d'Afrique. J'ai appris la douceur, la chaleur et la lenteur de vivre. Pendant quelques pages j'ai vraiment été transportée aux côtés de Gabriel. Le début du roman est plus léger, et au fur et à mesure que Gabriel grandit avec la guerre, les interrogations s'amoncellent, les atrocités lointaines au début sont maintenant à sa porte, et oblige les uns et les autres à prendre parti, même ceux qui ne le voulaient pas. A travers les yeux d'enfants du narrateur on entrevoit comment une certaine logique, une certaine idéologie se met en place, comment des enfants qui aimaient jouer sur un terrain vague dans un vieux combi défoncé prennent les armes. C'est à la fois émouvant, et effrayant. 

J'arrive après tout le monde, mais si vous ne l'avez pas encore découvert, je vous le conseille chaudement!

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05 avril 2017

Margaux Motin rencontre La femme parfaite est une connasse

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(Margaux Motin, Anne-Sophie Girard et Marie-Aldine Girard

Quatrième de couverture: "Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaite*.
Vous y découvrirez notamment: "La jurisprudence de la frange", "la théorie de l'indifférence" ou encore le concept universel de "Jean test". Mais aussi "comment garder sa dignité quand on est complètement bourrée", ou "les questions qu'il ne faut pas poser à un homme si on ne veut pas entendre les réponses".

*il peut également être lu par les hommes qui auraient envie de combler certaines lacunes..."

 

J'ai vraiment beaucoup apprécié les illustrations, mais le contenu en soi est assez rebattu et stéréotypé. Cela m'a confirmé que je ne voulais pas lire le bouquin, par contre je lirai volontiers le deuxième tome de la bande-dessinée. C'est un humour que j'apprécie à petite dose, certaines situations font mouche, mais on a quand même du mal à définir qui est cette femme parfaite. En tout cas, Margaux Motin apporte beaucoup de soin à ses dessins, et pousse le souci du détail assez loin que ce soit dans les tenues ou dans les décorations des pièces, vraiment c'est un régal pour les yeux.

challenge petit bac

(GROS MOT: CONNASSE)

29 mars 2017

Elena Ferrante, Le nouveau nom

le-nouveau-nom

Attention risque de spoiler si vous n'avez pas lu le premier tome!!

 

Quatrième de couverture:

"Naples, années soixante. Le soir de son mariage, Lila comprend que son mari Stefano l'a trahie en s'associant aux frères Solara, les camorristes qui règnent sur le quartier et qu'elle déteste depuis son plus jeune âge. Pour Lila Cerullo, née pauvre et devenue riche en épousant l'épicier, c'est le début d'une période trouble : elle méprise son époux, refuse qu'il la touche, mais est obligée de céder. Elle travaille désormais dans la nouvelle boutique de sa belle-famille, tandis que Stefano inaugure un magasin de chaussures de la marque Cerullo en partenariat avec les Solara. De son côté, son amie Elena Greco, la narratrice, poursuit ses études au lycée et est éperdument amoureuse de Nino Sarratore, qu'elle connaît depuis l'enfance et qui fréquente à présent l'université. Quand l'été arrive, les deux amies partent pour Ischia avec la mère et la belle-soeur de Lila, car l'air de la mer doit l'aider à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano. La famille Sarratore est également en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Le nouveau nom est la suite de L'amie prodigieuse, qui évoque l'enfance et l'adolescence de Lila et Elena. Avec force et justesse, Elena Ferrante y poursuit sa reconstitution d'un monde, Naples et l'Italie, et d'une époque, des années cinquante à nos jours, donnant naissance à une saga romanesque au souffle unique."

J'avais hâte de connaître la suite des aventures d'Elena et Lila donc aussitôt rentrée de vacances en février, je me suis attaquée au 2ème tome et passé l'excitation du "catching up", un peu comme quand on retrouve de vieilles copines et qu'on met à jour les potins, l'excitation est retombée et je me suis parfois un peu ennuyée. Non pas que ce soit moins bien écrit, ou moins intéressant, mais je crois que je me suis un peu essoufflée. Finalement l'histoire des deux gamines m'a plus intéressée que celle des deux jeunes femmes. Pourtant chacune suit le chemin qui lui est tracée, l'une son mariage qui laisse présager quelques difficultés, l'autre une vie d'étudiante. A mon sens l'avenir du mariage de Lila est sans grande surprise. La relation entre les deux jeunes femmes non plus. Elena reste souvent envieuse mais elle voit son amie sous un jour différent, elle s'affirme un peu plus et son personnage gagne un peu en profondeur. Elle n'est plus le faire-valoir de Lila et existe par ses propres moyens, même s'ils sont parfois un peu lourd, ou trop calculé. Je pense que le manque d'empathie s'est plus fait ressentir encore dans ce tome, mais pourtant j'ai quand même globalement apprécié ma lecture. J'émets quelques bémols liés au fait que j'ai enchaîné les deux lectures quasimment coup sur coup mais c'était quand même avec plaisir que je retrouvé toute la bande de Naples, le destin contrarié de certains, la confirmation aussi de cette difficulté à s'extraire de sa classe sociale, le mimétisme entre les générations, ou au contraire l'opportunisme d'autres.  Je crois que l'auteur dépeint très bien cette époque italienne, cet espèce d'engluement qu'on pourrait retrouver ailleurs en Europe dans les classes populaires, et puis ce sud qui amène un côté un peu statique aux évènements. 

Vous l'aurez donc compris j'ai préféré le premier livre, mais j'ai quand même une certaine hâte à lire la suite, d'ici quelque temps.

 

 

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25 mars 2017

Robert Louis Stevenson, Le Maître de Ballantrae

le maître de ballantrae

Quatrième de couverture:

"Le Maître de Ballantrae (1889) est le chef-d'œuvre de Stevenson. Ce roman d'aventures, qui commence en Écosse en 1745, entraîne le lecteur sur les champs de bataille, sur les mers avec les pirates, vers les Indes orientales et enfin en Amérique du Nord avec sa terrible forêt sauvage, hantée par des trafiquants, des aventuriers patibulaires et des Indiens sur le sentier de la guerre.
On retrouve l'inspiration de L'Île au trésor (1883), enrichie de celle du Cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde (1886), car Stevenson poursuit son exploration obsessionnelle du mystère et des ambiguïtés du mal. Le héros, James Durie, Maître de Ballantrae, livre à Henry, son frère cadet, un combat sans merci. Stevenson décrit la fascination romantique que ce protagoniste diabolique, séduisant, raffiné, intelligent, implacable et sans scrupules, est capable d'exercer sur ses proches et jusque sur les narrateurs chargés de relater ses aventures prodigieuses."

C'est le mois Kiltissime en Mars chez Cryssilda, c'était donc le moment choisi pour déterrer Stevenson de ma PAL, histoire de renouer un peu avec la littérature classique, laissée de côté depuis l'été! J'appréhendais un peu, sachant que ma lecture, en anglais et en français du Dr Jekyll et Mr Hyde m'avait laissée de marbre (oui!!!) mais que j'avais adoré L'île au Trésor il y a quelques années, et bien le Maître de Ballantrae m'a un peu réconciliée avec l'auteur même si j'ai trouvé quelques longueurs à son récit, qui ont peut-être à voir avec mon état de fatigue au moment de la lecture. 

J'ai vraiment aimé cette langue du 19e siècle, celle qui me pousse à lire un classique de temps en temps, pour renouer avec les belles tournures, le choix du mot juste, de la phrase alambiquée mais pas lourde mais aussi pour les convenances de l'époque. Ici Stevenson situe son récit au 18e, et nous dresse le portrait de deux hommes, deux frères rivaux sur plusieurs décennies et continents. Et c'est cet aspect qui m'a le plus plu, les relations familiales compliquées, les années qui passent, et les décors qui changent, ce lien infime qui fait basculer de l'amour à la haine, de la réflexion à la folie.

Là où j'émets quelques réserves, c'est sur le choix du procédé narratif, l'histoire racontée par un tiers qui travaillait pour l'un des frères, la préface crie aux génies, sans doute c'est d'ailleurs la réception qui a été faite à ce livre, mais moi ça m'a parfois ennuyée, peut-être que 'jaurais préféré un narrateur omniscient, ou le point de vue d'un des freures, voire les deux à différents intervalles mais ce Mackellar un peu donneur de leçon m'a parfois ennuyée, voire un peu perdue, surtout sur le passage en Inde. 

En bref, j'ai globalement apprécié cette lecture mais j'aurais encore plus accroché si le narrateur avait été un peu différent, il y a de l'aventure, des rebondissements, et des décors qu'on s'imagine très bien donc tout était réuni pour me plaire.

 

kiltissime

(chez Cryssilda)

objectif pal

 

(9/25 dans ma PAL depuis très longtemps

Objectif Pal de Mars chez Antigone -2-)

22 mars 2017

Marie-Aude Murail, 3000 façons de dire je t'aime

3000 façons

Quatrième de couverture:

"Chloé, Bastien et Neville ont eu en cinquième une professeure de français qui n’aimait que les livres qui finissent mal. Un soir, elle les a emmenés pour la première fois au théâtre voir une représentation de Dom Juan de Molière. Cette soirée a changé leur vie. C’est décidé, ils seront comédiens !
Six ans plus tard, leur désir de monter sur scène est intact et ils se retrouvent au conservatoire d’art dramatique de leur ville. Le professeur le plus réputé, Monsieur Jeanson, les prend tous les trois dans son cours.
Chloé va devoir concilier les cours de théâtre avec le rythme intensif de la classe préparatoire qu’elle vient d’intégrer. Bastien, prêt à tout pour faire rire, pense qu’il suffit de regarder une vidéo de Louis de Funès pour apprendre la tirade d’Harpagon. Le beau et ténébreux Neville a peur de se donner les moyens de son ambition, d’être un autre pour savoir enfin qui il est. Comment le théâtre va-t-il lier pour toujours la jolie jeune première, le valet de comédie et le héros romantique que Jeanson a su voir en eux ?"

Je savais en lisant ce livre que j'allais l'aimer, et pour plusieurs raisons. J'ai aimé les quelques titres de Marie-Aude Murail, elle sait me toucher. Je suis toujours assez émue de lire des romans sur des adolescents qui se passionnent pour quelque chose. Alors quand cette passion est suscitée, d'une part par l'école, et d'autre part par ce qui touche aux lettres, c'est presque gagné d'avance. Je me suis plongée entièrement dans l'histoire de ces trois jeunes adultes (faisant abstraction de mon voisin de train qui sentait le type pas lavé depuis plusieurs jours...) Et pourtant, j'ai mis du temps à écrire ce billet, dans lequel je ne sais trop quoi dire, à part que c'est un gros coup de coeur, qu'il m'a beaucoup émue, sans pour autant pouvoir en expliquer les raisons. Peut-être parce que c'est tout simplement beau à lire, que c'est à ressentir plus qu'à analyser...

Ok pour la clarté et l'intérêt d'écrire un tel billet on repassera... On mettra ça sur le dos du boulot dans lequel je me noie!

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13 mars 2017

James Ellroy, L.A. Confidential

LA Confidential

Quatrième de couverture:

"Trois flics dans le Los Angeles des années cinquante... Ed Exley veut la gloire. Hanté par la réussite de son "incorruptible" de père, il est prêt à payer n'importe quel prix pour parvenir à l'éclipser. Bud White a vu son père tuer sa mère. Aujourd'hui, il est devenu un bloc de fureur, une bombe à retardement portant un insigne. "Poubelle" Jack Vincennes terrorise les stars de cinéma pour le compte d'un magazine à scandales. Un secret enfoui dans sa mémoire le ronge. Il fera tout pour ne pas le laisser remonter à la surface. Trois flics pris dans un tourbillon, un cauchemar qui teste leur loyauté et leur courage, un cauchemar d'où toute pitié est exclue et qui ne permet à personne de survivre.  L.A. Confidential  est un roman noir épique."

J'avais pris ce pavé dans la perspective des sept heures de train qui me méneraient en Haute-Savoie aux dernières vacances... mais quelle erreur! Que ce soit dit clairement, je n'ai pas du tout apprécié cette lecture. Pourquoi je l'ai lu alors? Bin parce que je n'avais que ça et sept heures à tuer... donc après 300 pages je me devais de le terminer, ça a donc été mon boulet pendant cette semaine de vacances! L'intrigue en soi est plutôt intéressante, mais c'est tellement confus, ou abrupt, ou nébuleux, je ne sais pas trop mais je n'ai pas du tout accroché au style. Je me suis fait la réflexion à plusieurs reprises que c'était un très bon scénario et qu'à défaut du livre, le film,lui, m'aurait bien plu. Avec Kevin Spacey en plus! Et bien figurez-vous que le hasard du calendrier a fait qu'hier L.A. Confidential était diffusé sur Arte, je ne pouvais donc pas louper ça! Et bien ... J'ai tenu une demie-heure, cette histoire n'était vraiment pas pour moi!

 

challenge petit bac

 

(LIEU: L.A)

objectif pal

 

(8/25 dans ma PAL depuis 2012 je pense

Objectif Pal de Mars chez Antigone -1-)

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05 mars 2017

Joydeep Roy-Bhattacharya, Une Antigone à Kandahar

une antigone à Kandahar

Quatrième de couverture:

"Une base américaine de la province de Kandahar en Afghanistan. Au loin, on distingue la silhouette d’une femme enveloppée dans sa burqa. Elle est descendue de la montagne en fauteuil roulant, puisque ses jambes ont été arrachées. Elle vient réclamer le corps de son frère, un chef tribal pachtoun abattu lors d’une offensive lancée contre les Américains. 
L'état-major reste méfiant : s'agit-il d'une sœur endeuillée, d'une kamikaze, d'une envoyée des talibans, d'un terroriste travesti en femme ou d'une tentative de diversion? 
Sans jamais prendre parti, l'auteur donne la parole aux différents protagonistes – la jeune femme, l'interprète, le médecin, et plusieurs officiers ou soldats. Il nous permet ainsi de faire l’expérience d’un conflit cruel et absurde, en en révélant toute la complexité. Chaque personnage, quel que soit son camp, est non seulement doté d’une voix, mais également d’un visage, d’une personnalité qui lui est propre.
Une Antigone à Kandahar revisite certains grands thèmes de la tragédie grecque tout en s’interrogeant sur les dommages collatéraux de la guerre, l'idéalisme, les valeurs occidentales. Magnifique et magistral."

Ce titre m'a interpellée à la bibliothèque. Antigone est un personne fort de la littérature, qu'elle soit l'Antigone de Sophocle ou celle d'Anouilh, elle évoque la force de caractère, la droiture et la détermination d'une jeune fille fragile mais prête à mourir pour tenir ses promesses, on a tous en mémoire le "Je suis de ceux qui aiment et non de ceux qui haïssent" balancé à son oncle Créon pour récupérer le corps de son frère, et bien l'Antigone de Kandahar est de la même trempe, elle vient réclamer le corps de son frère tombé sous les balles américaines. Chacun pensant être dans son droit, elle celui de donner une scépulture à son frère, rebelle, qui voulait se venger des Américains ayant tué par une attaque de drône les membres de sa famille assistant à un mariage, et l'armée américaine voulant conserver le corps du jeune homme pour identifier ce qu'ils pensent être un taliban. En est-il un, n'en est-il pas? Là n'est pas véritablement la question. Ce sont deux camps, qui s'affrontent, silencieusement, et à force de patience. Chaque chapitre alterne les points de vue des différents acteurs de l'évènement. Celui de la jeune fille, celui du capitaine de la base, du médecin, de l'interprète est des différents soldats présents. Chacun laisse entrevoir ce que peut être la vie dans une base américiane perdue en plein désert Afghan en situation de crise. La narration permet de s'identifier à chacun des personnages et de mieux comprendre leur raisonnement. C'est une lecture assez forte même si elle a parfois manqué de rhtyme, sachant que c'est plus ou moins la même histoire vu sous différents angles. Intéressant à lire et plutôt émouvant.

lire sous la contrainte

 

(article indéfini: une)

challenge petit bac

(personnage célèbre: ANTIGONE)

 

 

27 février 2017

John Tiffany & Jack Thorne, Harry Potter and the cursed child

harry potter

Présentation de l'éditeur:

"It was always difficult being Harry Potter and it isn’t much easier now that he is an overworked employee of the Ministry of Magic, a husband and father of three school-age children.

While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places."

J'attendais le bon moment pour me replonger dans l'univers Harry Potter, c'était donc avec un mélange d'enthousiasme et d'appréhension que j'ai ouvert ce dernier opus de la série. J'ai au début été un peu gênée par la forme, je n'ai pas lu de théâtre depuis bien longtemps et en anglais encore plus! Mais j'ai vite renoué avec l'univers et les personnages!

J'ai un avis très partagé, d'un côté j'ai vraiment aimé retrouver Harry Potter, ses amis, Hogwarts et tout l'univers de la magie. D'un autre côté même si c'est bien écrit et assez rythmé de par la forme, c'est aussi un peu frustrant que ce soit si court, qu'on ne retrouve pas toute la mise en place habituelle de l'univers de J.K Rowling. Il est bien présent, l'intrigue, les situations, les personnages, tout est là, mais c'est tellement rapide à cause de la forme. Il manque toutes les descriptions, tout l'imaginaire, et ça c'est uniquement lié à la forme. 

J'ai un second bémol, c'est Ron, parce que clairement je n'aime pas le Ron adulte, c'était mon personnage préféré et je n'aime pas ce qu'ils en ont fait!!

J'ai malgré tout passé un très bon moment, ça vaut la peine d'être lu, mais bien évidemment ça ne vaut pas les "vrais" Harry Potter. J'aimerais néanmoins beaucoup voir la pièce, je suis curieuse de voir comment ils ont pu reconstituer tous ces décors sur une scène de théâtre! Et puis j'ai profité des vacances pour regarder le premier film avec mes nièces, ça m'a donné envie de revoir les autres.

 

challenge petit bac

(Sphère familiale:CHILD)