18 juillet 2018

Ron Rash, Serena

serena

Quatrième de couverture: "Années 1930, Smoky Mountains. George Pemberton, riche exploitant forestier, et sa femme Serena forment un couple de prédateurs mégalos, déterminés à couper tous les arbres à portée de main pour accroître leur fortune. Mais le projet d'aménagement d'un parc national, pour lequel l'État convoite leurs terres, menace leurs ambitions. Pemberton s'emploie à soudoyer banquiers et politiciens. Sans états d'âme, Serena a d'autres arguments : le fusil, le couteau, le poison, et un homme de main dévoué… Après Un pied au paradis, Ron Rash nous propose un drame élisabéthain sur fond de Dépression et de capitalisme sans foi ni foi. La nature, hostile et menacée, s’y mesure âprement aux pires recoins de l’âme humaine."

Dernier billet express pour mes billets en retard… Avec Serena j’ai retrouvé l’écriture et l’atmosphère particulier de Ron Rash même si le sujet est tout autre. Serena, dont le roman porte le nom, est une femme forte et déterminée, qui ne recule devant rien. C’est l’image même de la femme fatale, celle qui fait tourner les têtes ou qui les fait tomber… Mon avis est assez mitigé, j’ai beaucoup aimé l’univers, l’avancée dans les terres vierges d’Amérique pour y apporter le chemin de fer. D’ailleurs le récit se déroule dans les années 30 mais on aurait plutôt l’impression d’être au 19e siècle ! Par contre, je n’ai pas du tout apprécié ce couple, que ce soit Pemberton le mari, ou Serena. Tous deux froids et calculateurs, qui ne pensent qu’à une chose : l’argent et le pouvoir.

challenge petit bac

 

(titre mot unique : SERENA)

objectif pal

 

(Objectif PAL de juillet - 2  - dans ma PAL depuis plusieurs années)// Objectif PAL 7/20

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12 juillet 2018

Simone Veil, Une vie

Une-vie

Quatrième de couverture: "Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps.
Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine."

 

Je rattrape encore mon retard avec un billet express pour une lecture faite en avril dans le cadre du café-lecture de mon village qui avait pour thème les femmes d'exception. Mon choix s'est naturellement porté sur Simone Veil et je n'étais pas la seule puisque nous étions trois à parler de son autobiographie. 

De Simone Veil je savais deux choses, elle était revenue des camps de concentration et elle avait défendu et fait voter la loi autorisant l'IVG. De son éngagement politique, en faveur de l'Europe notamment je ne savais quasiment rien. Cette lecture a donc été très enrichissante parce que j'y ai beaucoup appris. Bien sûr j'ai préféré les passages plus personnels sur la vie de Simone Veil, les plus durs aussi sans doute parce que le récit des engagements politiques sont plus exigeants et demandent plus de concentration et aussi de connaissance mais cette lecture a confirmé mon choix, Simone Veil était une femme d'exception, et pas seulement parce que c'est une survivante de la Shoah, pas seulement parce qu'elle a permis aux femmes d'interrompre une grossesse non désirée. C'est une femme d'exception parce que c'était une femme engagée, qui avait la force de ses convictions et qui menaient jusqu'au bout les combats qu'elle trouvait justes. Je n'ai pas toujours été d'accord avec ce que j'ai lu mais j'ai admiré la femme tenace qu'elle était. 

challenge petit bac

(Passage du temps: VIE)

 

lire sous la contrainte

(Titre féminin)

08 juillet 2018

Clémentine Beauvais, Les petites reines

les-petites-reines

Quatrième de couverture: "Elues boudins de l'année... sur Facebook, Mireille, Astrid et Hakima font le pari de l'autodérision et se lancent dans un drôle de tour de France : depuis Bourg-en-Bresse, rejoindre Paris à vélo en vendant du boudin en chemin! On découvre une bande de filles géniales et on a envie de devenir leur amie! Ce road trip tendre et impertinent donne une pêche folle. Un roman jubilatoire qui égratigne avec humour le culte de l'image et de la beauté."

Billet express pour une lecture jeunesse faite en avril et toujours en attente de chronique... J'ai apprécié cette elcture parce que j'apprécie l'écriture et l'humour de Clémentine Beauvais. Sous un semblant de légèreté elle aborde un thème difficile de l'adolescence, le poids et le regard des autres. Ici un camarade de classe pas très malin fait un classement des filles les plus moches du collège et le diffuse sur facebook. Ces jeunes filles décident de ne pas se laisser abattre et de prouver à ce petit c** qu'elles sont capables de se dépasser et donc de lui clouer le bec. Le postulat de départ est très réaliste, je pense que ça se passe comme ça dans les cours de récréations, si vous n'avez pas un minimum de caractère quand vous n'entrez pas dans le moule façonné par les élèves eux-mêmes vous vous faites un peu malmené, vous êtes rejeté, ou parfois pire. Ce qui est un peu moins réaliste c'est la manière dont ces jeunes filles vont se faire accepter. Mais ce n'est pas grave, c'est un roman sur l'amitié, sur le dépassement de soi.

objectif pal

(Objectif PAL de juillet - 1  - dans ma PAL depuis septembre 2017)// Objectif PAL 6/20

 

 

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06 juillet 2018

Lucinda Riley, La soeur de la tempête

la coeur de la tempête

Quatrième de couverture: "À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu'elles étaient bébés, Ally d'Aplièse et ses soeurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève.

Ally, la deuxième soeur au tempérament tempétueux, est navigatrice et musicienne. Lorsqu'une nouvelle tragédie la touche, la jeune femme décide de partir sur les traces de ses origines. Les indices que lui a laissés son père en guise d'héritage vont la mener au coeur de la Norvège et de ses fjords sublimes. Entourée par la beauté de son pays natal, Ally découvre l'histoire intense d'une lignée de virtuoses célébrés pour leur talent, un siècle plus tôt, une famille aux lourds secrets…

Quel est son lien avec la belle Anna Landvik, merveilleuse chanteuse qui fut une proche d'Edvard Grieg et interpréta son célèbre Peer Gynt ? Et, plus que tout, Ally arrivera-t-elle à laisser son passé pour construire son avenir ?"

Je suis assez partagée sur ce second roman des Sept soeurs, La soeur de la tempête nous emmène en mer et en Norvège, ces deux aspects m'ont beaucoup plu forcément, et j'ai moi aussi envie d'aller voir ces paysages magnifiques. L'univers musical me parle forcément moins mais j'ai quand même beaucoup apprécié, d'autant plus que Peer Gynt ne m'est pas totalement inconnu puisqu'à l'époque où j'ai appris à jouer de la flûte alto j'ai appris ce morceau d'Edvard Grieg dont il est très souvent question dans le roman, Au matin dans Peer Gynt. Les plongées dans le passé sont tout aussi intéressantes que celles du premier tome et m'ont donné envie de découvrir Ibsen, Peer Gynt d'abord puis Une maison de poupée, en cela donc le roman de Lucinda Riley est très enrichissant puisqu'il amène à s'ouvrir sur d'autres horizons, outre l'envie de découvrir la Norvège, j'ai eu envie d'écouter de la musique classique, et de mieux la connaître et donc de lire cet auteur norvégien.

Le bémol concerne le personnage principal, Ally et son histoire d'amour avec un navigateur chevronné qui tourne court assez rapidement, franchement c'est un peu trop télescopé, et dans la rapidité de la relation, et dans son dénouement. Toute l'histoire sur les origines est bien paufinée, rien ne semble laissé au hasard et pourtant cette relation me semble bâclée, elle sert sans doute de prétexte pour une découverte ultérieure concernant la mort de Pa Salt mais franchement ce n'est pas forcément nécessaire. 

Je lirai évidemment le 3e tome parce que je suis curieuse de découvrir dans quel univers l'auteur va nous emmener cette fois.

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04 juillet 2018

Elena Ferrante, L'enfant perdue (tome 4)

l'enfant perdue

Quatrième de couverture: "À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. 
L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. 
Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu’on n’oublie pas."

 

J'étais impatiente de découvrir ce dernier volet de la saga de l'Amie prodigieuse, que reservait donc Elena Ferrante à Lila et Elena? Et bien que dire sinon la vie? Des hauts et des bas? Des déménagements, des relations de couple qui se délitent, des enfants qui grandissent des amitiés qui se renouent ou se défont, un travail qui évolue, un nouveau roman, jusqu'à cet évènement qui boulversera leurs vies. 

On ne peut pas dire que ces deux femmes soient gâtées par la vie, Elena Ferrante aime les drames et ce sont ses personnages qui trinquent... Naples donne et reprend. Le quartier n'est jamais bien loin avec ses misères et ses histoires sombres. Parfois le lecteur serait en droit de réclamer un peu dé répis, un peu de Happy End, mais l'Amie prodigieuse n'est pas vraiment là pour ça.

Une belle lecture que ces quatres romans, j'ai apprécié me retrouver plongée dans cet atmosphère particulier à l'Italie du Sud, au milieu populaire et universitaire, à ses multiples personnages et rebondissements.

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07 juin 2018

Bilan Avril-Mai

Je n'avais pas eu le temps de faire un billet bilan en avril mais je voulais quand même vous parler de deux ou trois trucs donc je les inclue dans le billet bilan du mois de mai. Un constat n'est plus à faire... Je délaisse mon blog, et aussi les vôtes et ne prend plus le temps de rédiger mes billets, que je publie parfois plus d'un mois après avoir lu un roman ... pourtant j'aime toujours ça!

Alors ce mois-ci je vous parle très peu cinéma, mais un peu plus de concerts.

Les films:

  • Don't worry, He won't get too far on foot, du Gus Van Sant avec Joaquin Phoenix, Jonah Hill et Rooney Mara. J'ai choisi de voir ce film à la bas pour son casting parce que voilà trois acteurs que j'aime beaucoup, et ce fût une belle surprise. Le sujet ne m'aurait pas intéressée de prime abord mais c'est bien raconté, bien filmé et surtout l'humour y est très piquant. Quelques longueurs à noter tout de même.

 

  • Escobar avec Javier Bardem et Penelope Cruz, là encore c'est pour le casting que j'ai vu ce film. Un film intéressant avec un grand Bardem mais rien de très novateur puisque le sujet a déjà été traité à plusieurs reprises au cinéma. 

 

  • Kings de Deniz Gamze Ergüven avec Daniel Craig et Halle Berry, gros coup de coeur pour ce film!! Réalisatrice très prometteuse qui a su retranscrire la tension des émeutes de Los Angeles, là encore c'est un sujet déjà traité au cinéma mais le point de vue est accrocheur, le film très rythmé et la manière de filmer, souvent en gros plan apporte un plus. Les acteurs son également impressionants dans leurs rôles respectifs, un Daniel Craig en écrivain alcoolique et une Halle Berry en mère courage.

gus van santescobarkings

 

Les séries:

  • The Americans saison 5: honnêtement je suis très déçue, j'ai trouvé cette saison très ennuyeuse et n'ai pas vraiment compris où ils voulaient en venir ...

 

  • Everything sucks: une série américaine sur des ados un peu freaks dans les années 1990, j'ao beaucoup aimé, j'ai toruvé ça très drôle, raffraîchissant et puis ça m'a pas mal rappelé aussi mes années collèges puisque 1996 c'est l'année de mon entrée en 6e!

the americans everything sucks

 

Les expo /évènements

Le Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg fête ses 20 ans cette année, du coup plusieurs évènements sont organisés pour fêter ça, des projections, des visites, un concours photo etc... tout le programme par ici. On est allé au weekend inaugural il y a trois semaines, on donc pu découvrir les fresques du collectif Faile qui recouvre le musée, se balader dans le musée, voir une projection de reportages sur le Street Art et assister au battle de hip-hop. 

Les concerts:

Le moins qu'on puisse dire c'est que c'est très différent, du hip-hop, du rock français et du classique...

  • Rejjie Snow à la Laiterie: il faut parfois bousculer ses principes... J'ai aimé quelques titres, notamment Dear Annie mais avec deux premières parties assez moyennes j'ai finalement trouvé ça un peu long. Il y avait néanmoins une très bonne ambiance, et je me suis un peu crue dans un revival des années 90, le spectacle étant autant dans la salle que sur la scène.

 

  • Feu! Chatterton à la Laiterie également: une première partie un peu décevante (Blondino) mais ensuite un très bon concert avec un chanteur qui fait le show du début à la fin et qui communique avec la salle, c'est un groupe que je connais assez peu finalement, du coup c'est toujours un peu difficile de rentrer dans les chansons quand on les entend pour la première fois mais j'ai passé une bonne soirée.

 

  • Ciné- Concert The Matrix avec l'orchestre philarmonique de Strasbourg au Zénith, un concept assez étonnant que j'étais curieuse de découvrir, même si le film ne m'intéressait pas du tout. J'ai apprécié mais j'aurais aimé que l'orchestre soit encore plus mis en avant. Quant au film, je n'ai pas compris grand chose mais j'ai plus apprécié après l'entracte, après un briefing de Julien qui a éclairci certains points et aussi parce qu'il y a beaucoup plus d'action donc beaucoup moins de longueurs que dans la première partie.

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Une ville à découvrir:

Bâle en Suisse, à la frontière avec la France et l'Allemagne, cette ville est surtout connue pour son aéroport et ses bouchons à la douane, mais c'est un tort de ne pas s'y arrêter, c'est une très jolie ville, animée mais malgré tout très calme. Cela nous a étonné à plusieurs reprises, pas de bruit de circulation ou autre et des gens détendus et souriants!! 

Que faire à Bâle? se balader dans la vieille ville, aller voir l'église qui surplombe le Rhin, l'hôtel de ville, les petites rues typiques et ses boutiques, traverser le rhin dans un petit bateau tiré par un cable pour se promener sur les berges de Klein Basel, une balade très agréable avec des terrasses bien sympathiques, voir les fresques de Street art, et bien sûr consacrer au moins une demie-journée au zoo! Si vous rester une nuit sur place, vous recevrez une Basel Card avec un plan, une réduction de 50% dans de nombreux musées et lieux de visites (dont le zoo), une traversée du rhin et la gratuité des transports, donc ça vaut le coup d'y passer deux jours!

Où manger?

  • Manger et Boire, 81 Gerbergasse: une cuisine de saison et un peu travaillée. A tester, leur glace au citron et thym! 

 

  • Union Diner: 3 Stänzlergasse: des burgers classiques ou un peu plus élaborés servis avec de bonnes frites (ou une salade bien garnie)

 

  • la Markthalle, Steinentorberg: de nombreux petits stands de cuisine du monde: les épices sont à l'honneur entre l'Asie, le Liban, le bassin méditerrannéen, il y en a pour tous les goûts!

Où manger une glace: 

  • Eiscafé: 13 Rheingasse: des glaces artisanales aux saveurs originales, à savourer assis sur les berges du Rhin
  • Eisuru dans la MarktHalle: là aussi des glaces artisanales aux goûts étonnants!

Où boire des coups:

  • Kasern, salle de spectacle avec des bars autour d'une petite place arborée. Préférez la petite roulotte et ses transat pour savourer une caïpirinha ou une bière. 

 

  • dans la rue Steinervorstadt:  très animée de jour comme de nuit avec de nombreux bars, restaurants et magasins

Où dormir?

Au Motel One Basel, 16 Barfüssergasse: une déco moderne et simple dans les tons bleus et un super buffert de petit-dej! L'hôtel est très bien situé et pourtant très calme!

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27 mai 2018

Leïla Slimani - Laetitia Coryn, Paroles d'honneur

paroles

Quatrième de couverture: "Rabat, été 2015. Leïla Slimani fait la connaissance de Nour, une Marocaine qui lui raconte sans tabou sa sexualité et les tragédies intimes que subissent la plupart des femmes qu'elle connaît. Ce témoignage poignant, suivi d'autres rencontres à travers le pays, bouleverse la romancière franco-marocaine qui décide de mettre la parole de ces femmes à l'honneur. A travers leurs histoires personnelles, on découvre le drame de la condition sexuelle féminine au Maroc au sein d'une société hypocrite qui condamne le désir et la liberté d'aimer. 
Cette BD reportage dépeint sans concession la réalité complexe d'un pays où l'islam est religion d'Etat et rappelle à chacun de nous l'importance du combat pour les droits fondamentaux de la femme."

Nouvelle lecture BD, toujours grâce à Violette (lien vers son billet), une bande dessinée que j'avais très envie de lire après avoir vu l'interview de Leïla Slimani il y a quelques mois déjà dans C'est à vous. Avec cette bande-dessinée et son livre Sexe et Mensonges, Leïla Slimani ose dire tout haut ce que beaucoup gardent pour eux dans les pays musulmans, à l'instar du réalisateur Nabil Ayouch. A travers le témoignage de jeunes marocaines, Leïla Slimani met en lumière les tabous et parfois l'hypocrisie liée à la sexualité dans les familles marocaines. Le mal être des jeunes femmes qui aimeraient vivre leur sexualité plus librement est palpable, tout comme le poids de la tradition et comme le rappelle le titre de la BD l'honneur. Parce qu'en effet, tout est lié à cette idée d'honneur et au regard des autres, à la rumeur, au qu'en dira-t-on... Je n'ai aussi pu m'empêcher de penser au film Mustang puisque finalement le calvaire des jeunes soeurs commencent quand des voisines rapportent les avoir vues mal se comporter avec des garçons... Tout part donc du regard des autres et de l'honneur de la famille à préserver, cet honneur passant par la viginité des jeunes femmes. Cette bande-dessinée est donc un bon point de départ pour soulever le voile sur un sujet encore tabou, au Maroc mais pas seulement, certaines situations sont facilement transposables ici en France.

En ce qui concerne le format bande-dessinée, celui-ci m'a également beaucoup plu, les dessins sont très réalistes, et je pense que c'est ce qui me plaît dans la bande-dessinée et les couleurs sont très jolies. Le fait d'avoir choisi la bande-dessinée est intéressant et donne plus de coeur encore aux témoignages recueillis par Leïla Slimani.

 

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14 mai 2018

Hanan El-Cheikh, Toute une histoire

litteratures-du-moyen-orient-plaisir-de-lecture

Quatrième de couverture: "Après la mort prématurée de sa grande soeur, Kamleh, onze ans, est promise à son beau-frère. Dans le Beyrouth des années 1940 où elle s'installe avec la famille de son futur mari, elle est placée comme apprentie chez une couturière et tombe amoureuse du cousin de cette dernière, un jeune lettré féru de poésie. Forcée à quatorze ans de se marier avec son fiancé, Kamleh devient mère mais reste follement éprise du beau Mohamed. 
Elle échange avec lui grâce à l'aide de ses amies des lettres enflammées, s'identifie aux héroïnes du cinéma égyptien, se grise des paroles ardentes des chansons à la mode. Elle va surtout, bravant tous les usages, tenter d'obtenir le divorce, au risque d'être séparée de ses deux filles... Portrait de la propre mère de l'auteur, femme du peuple analphabète, espiègle et fine, qui eut l'audace de transgresser les interdits de son milieu, ce récit donne également à lire plus subtilement l'histoire d'une fille qui, ayant grandi, peut enfin comprendre sa mère et lui dire combien elle l'aime."

(photo Exploratology: abonnement de Mars)

Lecture partagée avec Bladelor dont vous pourrez lire le billet ici. Ce qu'il y a de bien avec Exploratology c'est que ça nous amène dans des contrées un peu inhabituelles, alors même si d'emblée l'histoire me semblait intéressante, je ne crois pas avoir jamais lu un auteur Libanais, donc rien que pour ça le concept de la box est vraiment chouette. J'ai pourtant eu un peu de mal en abordant cette lecture, forte de ma déception avec le roman du mois précédent L'art de la joie, que j'ai abandonné. J'ai d'abord eu un peu de mal à entrer dans l'histoire mais je me suis rapidement attachée au personnage principal, comment ne pas éprouver de la compassion à son égard? J'ai donc beaucoup apprécié la première partie du roman, l'enfance de Kamleh et son arrivée à Beyrouth. La suite m'a un peu moins plue, j'ai trouvé quelques longueurs, et certaines attitudes m'ont également agacée, et puis le récit prend un second souffle et je ne l'ai plus lâché. Ce ne fût donc pas une lecture de tout repos, des hauts, des bas, comme dans la vie de cette jeune femme au destin quelque peu chaotique. Le petit plus? Le mordant de son personnage et l'humour parfois un peu grinçant qui nous accompagne tout au long de ces pages. Ce ne sera pas une lecture inoubliable, mais j'ai aimé cette plongée dans la société libanaise.

04 mai 2018

Lucinda Riley, Les Sept Soeurs (tome 1- Maia)

les sept soeurs

Quatrième de couverture:

"À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu'elles étaient bébés, Maia d'Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. 

Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines. La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro, au Brésil. C'est là que son histoire a commencé... Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie. "

J'avais repéré ce titre lors d'un café-lecture à ma bibliothèque. Je ne me serai ç priori pas tournée vers ce roman mais la personne en parlait si bien que ça m'a donné envie de le découvrir moi aussi. Ce roman c'est donc le premier d'une série de plusieurs tomes, sept si l'on en croit le titre qui débute d'un homme, visiblement très riche qui lègue à chacune de ses filles adoptée sa propre histoire sur ses origines. L'auteur a choisi de commencer par ce qui semble être la soeur la plus discrète et la plus dévouée à son père puisqu'elle est restée vivre à ses côtés en Suisse. Maïa a été adoptée au Brésil, son périple nous emmènera donc en Amérique du Sud, se mêleront alors deux histoires, celle de Maïa et celle de son aïeule, à l'époque de la construction du Christ rédempteur à Rio, mais aussi à Paris. 

Ce roman est vraiment très riche, tant pour ses histoires familiales, mais aussi pour son côté historique sur le Brésil et la statue du Christ. J'ai beaucoup appris, je ne savais pas par exemple que c'était en fait un français qui l'avait sculpté!! Certes Lucinda Riley même fiction et réalité mais elle le fait avec brio et cela donne quelque chose de très intéressant à lire, voire addictif. La rencontre entre Maïa, traductrice, et l'écrivain brésilien qu'elle traduit est elle aussi assez intéressante, tout comme les personnages en eux-mêmes dont la perosnnalité est très fouillée. Certaines ficelles sont un peu faciles, d'autres un peu plus tordues mais l'ensemble est cohérent et donne évidemment envie de continuer la lecture avec le tome 2. Si vous avez envie d'un voyage dans l'espace, et dans le temps, n'hésitez pas!

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15 avril 2018

Hélène Grémillon, La garçonnière

la garçonnière

Quatrième de couverture:

"Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987. C’est l'hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout. Les êtres humains, si."

J'ai été très intriguée et surprise par ce roman. Le roman s'ouvre sur un coup de foudre, celui d'un homme, psychiatre, qui tombe amoureux d'une patiente, aterrie là un peu par erreur... Puis s'enchaînent les évènements qui amèneront au destin un peu tragique de l'héroine sans qu'on sache ce qui l'a amenée à cela. La suite du roman est l'enquête menée par une tierce personne, à priori elle aussi patiente du psychiatre. De découvertes en analyse, l'on décortique la vie de ces deux personnages principaux..

Oula que mon résumé est confus, c'est que je ne voudrais pas trop en dévoiler mais je vous rassure Hélène Grémillon est écrivain elle, et son roman est beaucoup plus clair même si tout n'est pas toujours dit très explicitement. L'auteur décortique un peu le sentiment amoureux mais de manière assez originale, on aperçoit un peu le contexte des années 1980 en Argentine, mais à peine, c'est un peu dommage. J'ai apprécié cette elcture jusqu'à la fin. La chute finale m'a semblé de trop et j'aurais vraiment préféré une autre issue. 

Le roman se lit très bien, certains passages sont émouvants mais j'ai nettement préféré Le confident que j'avais dévoré en deux jours!

Et vous qui l'avez lu, qu'avez-vous pensé de cette fin?

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