04 mai 2018

Lucinda Riley, Les Sept Soeurs (tome 1- Maia)

les sept soeurs

Quatrième de couverture:

"À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu'elles étaient bébés, Maia d'Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. 

Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines. La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro, au Brésil. C'est là que son histoire a commencé... Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie. "

J'avais repéré ce titre lors d'un café-lecture à ma bibliothèque. Je ne me serai ç priori pas tournée vers ce roman mais la personne en parlait si bien que ça m'a donné envie de le découvrir moi aussi. Ce roman c'est donc le premier d'une série de plusieurs tomes, sept si l'on en croit le titre qui débute d'un homme, visiblement très riche qui lègue à chacune de ses filles adoptée sa propre histoire sur ses origines. L'auteur a choisi de commencer par ce qui semble être la soeur la plus discrète et la plus dévouée à son père puisqu'elle est restée vivre à ses côtés en Suisse. Maïa a été adoptée au Brésil, son périple nous emmènera donc en Amérique du Sud, se mêleront alors deux histoires, celle de Maïa et celle de son aïeule, à l'époque de la construction du Christ rédempteur à Rio, mais aussi à Paris. 

Ce roman est vraiment très riche, tant pour ses histoires familiales, mais aussi pour son côté historique sur le Brésil et la statue du Christ. J'ai beaucoup appris, je ne savais pas par exemple que c'était en fait un français qui l'avait sculpté!! Certes Lucinda Riley même fiction et réalité mais elle le fait avec brio et cela donne quelque chose de très intéressant à lire, voire addictif. La rencontre entre Maïa, traductrice, et l'écrivain brésilien qu'elle traduit est elle aussi assez intéressante, tout comme les personnages en eux-mêmes dont la perosnnalité est très fouillée. Certaines ficelles sont un peu faciles, d'autres un peu plus tordues mais l'ensemble est cohérent et donne évidemment envie de continuer la lecture avec le tome 2. Si vous avez envie d'un voyage dans l'espace, et dans le temps, n'hésitez pas!

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15 avril 2018

Hélène Grémillon, La garçonnière

la garçonnière

Quatrième de couverture:

"Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987. C’est l'hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout. Les êtres humains, si."

J'ai été très intriguée et surprise par ce roman. Le roman s'ouvre sur un coup de foudre, celui d'un homme, psychiatre, qui tombe amoureux d'une patiente, aterrie là un peu par erreur... Puis s'enchaînent les évènements qui amèneront au destin un peu tragique de l'héroine sans qu'on sache ce qui l'a amenée à cela. La suite du roman est l'enquête menée par une tierce personne, à priori elle aussi patiente du psychiatre. De découvertes en analyse, l'on décortique la vie de ces deux personnages principaux..

Oula que mon résumé est confus, c'est que je ne voudrais pas trop en dévoiler mais je vous rassure Hélène Grémillon est écrivain elle, et son roman est beaucoup plus clair même si tout n'est pas toujours dit très explicitement. L'auteur décortique un peu le sentiment amoureux mais de manière assez originale, on aperçoit un peu le contexte des années 1980 en Argentine, mais à peine, c'est un peu dommage. J'ai apprécié cette elcture jusqu'à la fin. La chute finale m'a semblé de trop et j'aurais vraiment préféré une autre issue. 

Le roman se lit très bien, certains passages sont émouvants mais j'ai nettement préféré Le confident que j'avais dévoré en deux jours!

Et vous qui l'avez lu, qu'avez-vous pensé de cette fin?

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11 avril 2018

Michael Collins, Minuit dans une vie parfaite

minuit dans une vie parfaite

Quatrième de couverture: 

"Encore un refus ! Karl ne supporte plus les sourires narquois de sa belle-sœur. Son prochain roman sera un chef-d’œuvre ! Où trouver l’inspiration ? L’écrivain désabusé déménage dans un quartier reculé de Chicago. Il suit le quotidien de ses voisins russes, des personnages bigarrés qui deviennent les héros de ses histoires. Peu à peu, réalité et fiction se confondent dans l’esprit de Karl..."

Encore un de ces romans où le narrateur autocentré est à baffer!  Karl est écrivain, il gagne sa vie en étant le nègre d'un auteur de romans policiers à succès. Les chapitres entre la vie de Karl et celle qu'il fait vivre pour ses romans se mélangent et leur frontière est parfois bien mince, c'est un premier aspect qui m'a un peu perdue mais ce n'est pas pour ça que Karl est à baffer. Karl est à baffer parce qu'il fait parti de ces hommes désabusés jamais satisfaits, qui mentent et trompent sans vergogne, qui vivent aux crochets des autres et qui s'imaginent une vie abracabantesque plutôt que de se tirer les doigts du ***. Pardon pour cet écart de langage mais c'est que j'ai eu envie de lui secouer les puces à ce loser, et ce n'est pas sa femme qui peut arranger les choses, elle est aussi pénible que lui!! On évolue dans un univers parfois un peu malsain de sexe et de snuff movie qui m'a aussi un peu gonflée. Je crois que je n'aime plus ces écrivains dans la veine de Brett Easton Ellis qui me donne l'impression d'utiliser du cru à tout bout de champs pour pas grand chose au final. Ou bien je suis devenue trop prude et comme le signalait un jour quelqu'un dans les commentaires je suis sans doute une de ces "cul-serrés" qui ne comprennent rien à la littérature.

En bref vous l'aurez compris je n'ai pas aimé ce roman!

objectif pal

 

(Objectif PAL d'avril - 1  - dans ma PAL depuis plusieurs années)// Objectif PAL 5/20

challenge petit bac

(MOT POSITIF: PARFAITE)

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09 avril 2018

Lucy Christopher, Stolen (VO)

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Quatrième de couverture: 

"A girl: Gemma, sixteen, at the airport, on her way to a family vacation.

A guy: Ty, rugged, tan, too old, oddly familiar, eyes blue as ice.

She steps away. For just a second. He pays for her drink. And drugs it. They talk. Their hands touch. And before Gemma knows what's happening, Ty takes her. Steals her away. To sand and heat. To emptiness and isolation. To nowhere. And expects her to love him.

Written as a letter from a victim to her captor, Stolen is Gemma's desperate story of survival; of how she has to come to terms with her living nightmare-or die trying to fight it."

Ce roman attendait depuis des années dans ma PAL Vo, j'ai profité des vacances de Février pour l'en sortir, et j'ai été bête d'attendre si longtemps pour le lire parce que c'est une petite pépite! Comme le dit la quatrième de couverture, le récit est en fait une lettre d'une jeune fille à son ravisseur. Ty kidnappe Gemma dans un aéroport alors qu'elle y est en transit avec ses parents. Il l'emmène dans une maison qu'il a aménagé à cet effet dans le désert australien, au milieu de nullepart. Gemma y raconte son enlèvement, sa captivité, leur façon de vivre, de se nourrir, les raisons qui ont poussée Ty à l'enlever etc. Ce récit est également l'occasion de remettre en cause nos modes de vie et l'importance qu'on accorde au matériel en oubliant l'essentiel. L'environnement dans lesquel els deux personnages vont vire est très sauvage et si Ty a été prévoyant ils vont cependant devoir composer avec les éléments pour se nourrir, avoir de l'eau, se soigner. En un sens, le récit fait écho aux romans dits "nature writing" en y ajoutant une dimension supplémentaire, le récit d'une adolescente en captivité et tout ce que cela peut impliquer en termes de sentiments contradictoires à l'égard de son ravisseur. Lucy Christopher donne à voir les mécanismes du syndrome de Stockholm. C'est un premier roman riche en descriptions et en émotion et facilement abordable en anglais. Je vous le conseille!

PAL vo

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07 avril 2018

Alexi Zentner, Les Bois de Sawgamet

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Quatrième de couverture:

"Dans les immenses forêts du Grand Nord canadien, à Sawgamet, colonie de bûcherons et de chercheurs d'or, le froid est si intense, la coupe si dangereuse et les esprits si susceptibles, que survivre est déjà presque une offense à la nature. Une femme est en train de mourir. Stephen, son fils, devenu pasteur, contemple son corps fragile. A l’approche d’un nouvel hiver, les souvenirs de cette saison redoutable et superbe s’imposent à lui : la disparition de son père et de sa jeune sœur Mary, pris par la glace, alors qu’il n’avait que 10 ans ; les histoires de son grand-père Jeannot et de sa femme bien aimée Martine… Un monde perdu, sauvage et merveilleux revit, où les caribous d’or côtoient les sorcières des bois, où les hommes se révèlent dans la beauté stupéfiante de l'hiver."

Quand j'ai commencé cette lecture j'étais presque sûre de ne pas aimer, d'ailleurs, Bladelor avec qui je faisais une lecture commune a abandonné. Ce roman issu de la box Exploratology s'apparente au réalisme magique comme son titre précédent, Sainte-Caboche. Le contexte est cependant très différent, ici nous sommes dans la forêt canadienne avec une impression d'être hors du temps, celui où on cherchait de l'or dans les rivières pour vivre. Les conditions de vie sont rudimentaires, des cabanes dans les bois tout au plus, ces gens se contentent de ce que la forêt et la rivière ont à leur offrir. Ce roman m'a également beaucoup fait penser à Dernière nuit à Twisted River de mon cher John Irving puisqu'il y est aussi question des scieries et du convoi des troncs d'arbre par la rivière. Alors dans ces bois reculés de toute civilisation moderne, la nuit le monde magique reprend ses droits, et les histoires de fantômes et de fées sont transmises de génération en génération, et c'est surtout comme ça que j'ai pris ce roman. En effet cet aspect de légende et de magie aurait pu totalement me rebuter, mais je l'ai plutôt pris comme ces superstitions et cette tradition de l'oralité et de ce qui se transmet d'une génération à l'autre. Je me suis totalement laissé porter par cette famille, ses joies et surtout ces malheurs et la rudesse de son mode de vie, mais aussi la chaleur réconfortante du foyer et de la famille. Une belle découverte finalement!

 

challenge petit bac

 

(LIEU: BOIS)

 


03 avril 2018

Bilan de Mars

Mars est passé comme une flèche et a été bien chargé!

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Les films de mars

  • Jusqu'à la garde de Xavier Legrand avec Léa Drucker et Denis Ménochet, ce film est sans concession et peur réjouissant mais Léa Drucker incarne parfaitement son rôle et le jeune garçon qui joue son fils a à mon avis de l'avenir dans le cinéma.

 

  • 3 Billboards de Martin McDonagh avec Franced McDormand et Woody Harrelson: là encore c'est peu réjouissant, critique acerbe de la police et de l'Amérique des Red Necks, cela n'en est pas moins drôle, un humour très grinçant et assez vulgaire mais ça m'a beaucoup plus, un très bon film là encore porté par son actrice principale, et là aussi le fils a réussi à m'émouvoir.

 

  • Lady Bird de Greta Gerwig avec Saoirse Ronan, mars est un bon cru parce que 'jai également beaucoup aimé ce film tant il a fait écho en moi, décidément je suis une adepte de Greta Gerwig qu'elle soit devant ou derrière la caméra. Saoirse Ronan est parfaite pour le rôle, j'ai aimé les perosnnages, les acteurs, l'histoire et la BO. D'ailleurs il y a un très bon article dans le magazine Society au sujet de ce film.

 

  • America documentaire de Claus Drexel, bon je reconnais que le mois de mars n'est pas super joyeux en terme de cinéma mais ce documentaire est vraiment très intéressant. Il donne un aperçu de l'Amérique qui a voté Trump, ou plutôt de celle qui a permis l'élection de Trump. Claus Drexel montre ces américains qui vivent au milieu de nullepart et qui sont un peu oubliés de tous. Il arrive à te faire comprendre leur point de vue, leur désintérêt pour la politique. Ce 'nest pas un reportage donneur de leçons et c'est filmé de façon intéressante avec une photographie à couper le souffle par moment.

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Les séries

  • Gilmore Girl (toujours) saison 3 et 4, dans la saison 3 Rory est en terminale et reçoit les réponses des différentes universités dans lesquelles elle a postulé, il va falloir faire un choix... dans la saison 4, elle entre donc à l'université, j'avais un peu peur de comment le duo pourrait continuer à fonctionner mais finalement ce n'est pas si mal.

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  • Marseille saison 2 avec Depardieu et Magimel, un duo qui fonctionne bien à l'écran, une très bonne saison, peut-être encore meilleure que la première.

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  • Engrenages saison 6: ça faisait longtemps que j'attendais toute la bande de Bertaut. Dans cette saison ils marchent sur les plate-bandes de la BAC de Bobigny et tentent de faire le lien entre le meurtre d'un policier, des petites frappes du 93 et des flics de la BAC. on retrouve également le juge Roban dans une situation délicate et Joséphine toujours aussi ambivalente. 

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Les sorties culturelles

  • America! America! au musée Frieder Burda de Baden-Baden "Au travers de quelque 70 chefs d’œuvre de l’art américain contemporain, tels Race Riot (1964) de Andy Warhol, Bear and Policeman (1988), une sculpture grandeur nature signée Jeff Koons, ou les installations en lettres lumineuses de Jenny Holzer Truisms (1994), l’exposition America ! America ! How real is real ? montre comment les artistes ont commenté la réalité américaine depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui. " L'expo est pas mal, il y a quelques belles pièces, mais je trouve qu'elle est assez chère par rapport à ce qu'on peut y voir, c'est dommage. Elle est visible jusqu'au 21 Mai.

 

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  • Expo photo de Stephen Shames, Power to the people, à La Chambre à Strasbourg. Elle retrace une partie du mouvement Black Panthers à l'époque des luttes pour les droits civiques mais qui montre aussi la pauvreté des enfants dans les années 1980-1990. Une toute petite expo mais qui vaut le coup d'oeil, visible jusqu'au 15 avril, elle est gratuite, ça vous permettra de découvrir le lieu également qui propose des ateliers et une assez belle sélection d'autres expositions à venir.

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(photo: http://www.la-chambre.org/portfolio/stephen-shames/ )

Les livres

Je suis toujours en retard d'au moins six billets ... je profite juste de ce bilan pour vous dire que j'ai abandonné L'art de la joie de Goliarda Sapienza que j'avais reçu avec Exploratology. Honnêtement je ne comprends pas ce choix, j'ai trouvé les premières pages écoeurantes et je n'ai pas réussi à dépasser la page 115, à tort peut-être mais franchement je ne pouvais ni m'infliger l'écriture, ni l'histoire pendant encore presque 700 pages.

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Les restos

Je vous donne trois adresses sans forcément plus détails parce que ce ne sont aps des nouveautés, La Hache rue de la Douane, une cuisine bistrot bien sympa, l'Hacienda rue de la Tour, très copieux. Pour la nouveautés, Les burgers de Papa, celui qui vient d'ouvrir rue du Marché, très copieux aussi mais j'ai trouvé que les burger manquaient un peu d'une touche de verdure. 

 

Et vous qu'avez-vous fait en mars? 

En avril je vous reparlerai de The Americans et du musée Mercedes à Stuttgart ...

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(photo : https://www.pexels.com)

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21 mars 2018

Olivier Adam, Chanson de la ville silencieuse

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Quatrième de couverture: "Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu’elle ressent pour savoir qu’elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d’un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l’Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d’elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre."

Dire que j'ai été déçue serait peut-être un peu fort mais il est certain que je n'ai pas retrouvé le plaisir des précédents romans, et pourtant je les ai tous lus ou presque, et tous appréciés aussi ou presque. J'ai sans doute un peu moins accroché au sujet, cette jeune fille qui cherche son père, superstar de la musique ayant disparu du jour au lendemain sans laissé de trace, fatigué sans doute de se cacher, de cette vie publique sans concession. On retrouve le thème de la famille comme dans la plupart des romans d'Olivier Adam, et cette famille sort de l'ordinaire, et change un peu des familles classiques de banlieue pavillonnaire qu'Olivier Adam aimerait réveiller, ici la famille est atypique mais le portrait qui en est fait n'est pas des plus glorieux, une mère dépressive et démissionnaire, qui n'a pas eu de scrupules à abandonner sa fille pour aller vivre son rêve américain, un père présent mais tout autant absent, difficile de se construire pour la narratrice avec de tels modèles, pourtant quand ses amis pensent avoir croisé son père à Lisbonne, celle-ci n'hésite pas et part à sa recherche. Ma déception tient peut-être à ça, j'attendais beaucoup de Lisbonne, que j'ai déjà visité, et que je verrai à nouveau en avril, j'attendais plus de déambulations, j'attendais de tâter un peu plus l'ambiance de la capitale portugaise, et je suis restée sur ma faim. Ce n'est pas mal écrit, c'est d'ailleurs plaisant à lire, mais je m'en faisais une toute autre idée, à tort visiblement.

challenge petit bac

(ART: CHANSON)

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14 mars 2018

Zidrou & Jordi Lafebre, Les beaux étés (tomes 1 à 3)

" Cette série ne contient ni bagarres sanguinolentes ni complots internationaux. Elle parle de la vie, la vraie. La vie -jolie- de gens qui, l'année durant, travaillent dur pour se payer des vacances d'été. Avec la famille Faldérault, direction les vacances!"

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Je poursuis ma découverte de l'univers bande-dessinée avec Les beaux étés et toujours grâce à Violette. J'ai vraiment apprécié cette série, tant par ses dessins que par son texte, l'histoire d'une famille qui attend patiemment l'été pour partir en vacances, un peu à l'aventure. Chaque tome fait le récit d'un été en particulier et pour l'instant ce sont des flashback, on commence donc dans le premier tome, Cap au Sud avec l'année 1973, les Faldérault partent camper dans le sud avec leurs quatre enfants, trois filles et un garçon, une belle fratrie avec ses disputes et ses petites piques. Le second tome, La Calanque nous transporte en 1969 quand les enfants n'étaient encore que trois et c'est un décor un peu "seuls au monde" qui accueillent nos personnages. Enfin, le 3e tome Mam'zelle Estérel retrace les vacances de l'été 1962 que les Faldérault ont passé avec les parents de Madeleine, et la mère de Madeleine le camping c'est pas son truc, quand elle part en vacances elle aime se sentir comme à la maison, c'est à dire en Belgique. Autant dire que ça ne matche pas du tout avec les attentes du jeune couple qui n'a en 1962 que deux enfants en bas-âge. 

J'ai beaucoup apprécié ces lectures, j'ai d'ailleurs lu les trois à la suite. Ces bandes-dessinées sont empreintes d'une nostalgie, comme on aime se souvenir de nos vacances d'enfance. Les sujets abordés ne sont pas que légers et touchent principalement à la famille, la relation avec les parents, la relation entre frères et soeurs, les aspirations de chacun pour les vacances, le deuil aussi et puis aussi le monde de l'illustration et la difficulté de faire publier ses propres créations, le père est dessinateur. Chaque séjour commence de la même manière, on attend le bouclage du dernier travail du père avant de quitter la grisaille belge pour le soleil du sud. La famille a ses petites habitudes, comme la traditionnelle portion de frite à la baraque à frites sur le chemin du retour. Mais ils partent chaque fois à l'aventure. Les dessins sont très réalistes, c'est beau, c'est coloré, ça donne du pep'sJ'ai hâte de lire le quatrième tome qui à priori fera un bond en 1980.

lire sous la contrainte

(lire sous la contrainte: le son "é": été)

challenge petit bac

(MOT POSITIF: BEAUX)

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12 mars 2018

Bénédicte Lapeyre, La repasseuse

la repasseuse

Quatrième de couverture: "De sa mère, Mone a appris les gestes minutieux du métier de repasseuse. Manipuler le linge délicat et les fers est une voie toute tracée pour cette jeune femme discrète qui n’a jamais quitté Senlis. Pourtant, Mone sait tout. Elle sait tout grâce au linge qu’on lui apporte chaque jour. Car si les gens parlent, le linge aussi, des problèmes financiers de l’aristocratie aux secrets d’alcôve, l’intimité se dévoile à travers les étoffes. L’élégante et digne repasseuse traversera les deux guerres, découvrira l’héroïsme et la collaboration, mai 68 et Rachmaninov. Elle connaîtra des amitiés cruelles et des amours éphémères. Mais c’est à l’automne de sa vie que son destin prendra des détours insoupçonnés…
 
Le portrait émouvant et tendre d’une femme en avance sur son temps, chronique subtile des bouleversements du XXe siècle."

Lecture en demi-teinte, l'histoire n'est pas désagréable mais elle n'est pas non plus transcendante. J'ai apprécié ce que j'ai lu mais j'en aurais voulu un peu plus, un peu plus de vie, un peu plus d'anecdotes. Le roman c'est l'histoire de la vie de Mone, jeune fille dont la mère repasseuse lui transmettra son métier. D'une condition modeste, Mone aime pourtant le joli linge et les bijoux. Elle sait cependant rester à sa place dans une société qui n'est pas encore prête pour le changement. Et c'est à mon sens ce qui caractérise le récit, son côté un peu statique, un peu figé, certes la vie de Mone prendra un tournant innatendu à sa retraite, mais est-ce si innattendu que cela? Je n'en suis pas certaine.

En bref, je trouve que c'est un roman qui se lit facilement, qui laisse entrevoir une époque mais qui manque un peu de profondeur. Merci à Fleur qui m'avait offert ce livre pour que je me fasse mon propre avis, qui finalement rejoint assez le sien puisqu'elle l'a trouvé fade. 

objectif pal

(Objectif PAL de Mars- 2 - dans ma PAL depuis janvier 2017)// Objectif PAL 4/20

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10 mars 2018

Gail Honeyman, Eleanor Oliphant va très bien

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Quatrième de couverture:

"Eleanor Oliphant est un peu spéciale.
Dotée d'une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu'elle les pense, sans fard, sans ambages. 
Fidèle à sa devise " Mieux vaut être seule que mal accompagnée ", Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d'une bouteille de vodka. 
Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec " maman ". 
Mais tout change le jour où elle s'éprend du chanteur d'un groupe de rock à la mode. 
Décidée à conquérir de l'objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. 
Car en naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec " maman ", Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d'un ami... "

 Voilà une lecture qui m'a un peu sortie des déceptions! C'est le premier roman de Gail Honeyman et j'ai trouvé ça bien réussi, plaisant à lire et bien écrit. Eleanor est un personnage très atypique, elle a une vie très chronométrée, évolue seule et ressent très peu d'empathie pour les autres... Un petit syndrome d'Asperger? En tout cas cela y ressemble... Je n'ai cessé d'avoir en tête "Saga Nören Police de Malmö", l'héroïne de The Bridge, qui lui ressemble par bien des aspects. Eleanor est ce qu'on pourrait définir comme une inadaptée sociale, et cela depuis sa petite enfance, élevée par une mère complètement coupée de la réalité. Cette difficulté à s'adapter et à comprendre les autres donnent lieu à des scènes cocasses et n'en rendent le personnage que plus touchant.

La vie d'Eleanor change en effet après sa "rencontre" avec un chanteur de groupe de rock local dont elle s'entiche, mais aussi finalement à l'arrivée de ce nouveau collègue un peu gauche qu'est Raymond. Le duo fonctionne bien, et là encore ça m'a fait penser au duo Saga/Martin, même si le personnage de Martin est très différent de Raymond. 

Gail Honeyman traite le sujet du parent abusif en finesse, elle montre la difficulté à se construire seul et à s'adapter à la vie sociale quand on n'en a pas les codes. A travers le personnage de Raymond elle aborde également la relation au parent âgé dont il faut s'occuper.Si vous voulez passer un bon moment, sourire, être ému(e), je pense qu'Eleanor Oliphant peut remplir cette mission.

 

challenge petit bac

 

(PRENOM: ELEANOR)

lire sous la contrainte

(lire sous la contrainte: le son "é": Eleanor)