24 avril 2015

Colum McCann, La rivière de l'exil

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Quatrième de couverture:

" Les douze histoires que raconte Colum McCann ne sont pas franchement faites pour se tenir les côtes. Mais elles font qu'on se tient le cœur qui, à les lire, bat plus vite et fond de tendresse. Dans chacune d'elles, il y a des gens qui sont loin de chez eux. Des Irlandais pour la plupart. Ils n'ont pas la vie qu'ils aimeraient. Ils se réfugient dans le rêve, la folie, la violence, le passé. [...] Accrochez-vous, c'est merveilleux ! Il y a, dans toutes ces nouvelles, une justesse de ton, un doigté, une élégance de sentiments, une grâce d'une douceur qui serre la gorge. Dans ces ciels tourmentés et lourds, ces destins minables et tragiques, passe une lumière qui fait lever le regard. Colum McCann, qui avait étonné et conquis tout le monde avec Les Saisons de la nuit, vient à nouveau de frapper. Et à douze reprises, encore ! Laissant le lecteur K.O., la tête pleine d'étoiles. " Stéphane Hoffmann, Le Figaro Magazine

 J'ai souvent du mal avec les recueils de nouvelles et celui-ci ne déroge pas à la règle. Colum McCann a choisi de nous parler des émigré irlandais aux Etats-Unis, si les histoires sont pour la plupart un peu sombres, l'écriture n'en reste pas moins plaisante à lire. Ce qui me gêne dans le format nouvelle c'est la brièveté du propos. Je n'ai pas le temps de m'attacher aux personnages, la fin arrive de manière trop abrupte et je ressens quasiment à tous les coups un sentiment de frustration. Ce ne fût pas le cas avec la nouvelle Je peux placer un mot? qui est un monologue intérieure d'une femme à sa soeur défunte qu'elle est en train de "préparer" pour l'enterrement. J'ai vraiment apprécié ce texte parce qu'il montre l'attachement des deux soeurs. Le récit à la première personne facilité l'identification, ce qui est un + à mon avis. Pour les autres nouvelles je crois qu'il ne me restera pas grand chose de ma lecture et c'est dommage.

 

objectif pal

(13/32)

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21 avril 2015

Mark Watson, Eleven

eleven

Quatrième de couverture:

"La nuit, Xavier Ireland anime avec passion une émission de radio pour les Londoniens, à l'écoute de leurs espoirs, leurs peurs, leur doutes.
Le jour, c'est un solitaire, un homme volontairement coupé du monde. Jusqu'à sa rencontre avec une femme de ménage peu ordinaire qui va l'obliger à se confronter aux fantômes de son passé. Qu'il le veuille ou non, le destin de Xavier est lié à celui des autres, et le plus infimes de ses actes peut déclencher une série d'événements susceptibles d'affecter inéluctablement la vie de onze de ses concitoyens."

Voilà un livre raffraîchissant et prenant, lu en à peine un weekend, Mark Watson a su me tenir en haleine!

Xavier Ireland a débarqué en Grande-Bretagne quelques années plus tôt pour fuir un évènement douloureux survenu chez lui, en Australie. Il anime tous les soirs une émission de radio avec son acolyte un peu pataud, Murray. Des gens appellent pour parler de leurs problèmes, et Mark leur prête une oreille attentive tout en leur prodiguant des conseils ... Vous connaissez le proverbe, ce sont toujours les cordonniers les plus mal chaussés, Xavier s'il est investi à la radio ne l'est pas du tout dans la vie de tous les jours et prône un non-interventionisme en totale contradiction avec l'animateur radio qu'il est la nuit. C'est ce non-interventionisme qui va entraîner une suite d'évènements dont chaque conséquence aura une répercusion sur la vie d'une autre personne, et ainsi de suite touchant onze personnes ... L'histoire de ces onze perosnnes est abordée selon le prisme de l'évènement de départ. En parallèle, les souvenirs de Xaviern encore Chris à l'époque se mêlent à l'histoire, et nous font comprendre ce qui a amené l'animateur en Grande-Bretagne et pourquoi il est devenu soupe au lait.

J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, le personnage de Xavier est touchant, son rapport aux autres, à Murray, à sa femme de ménage sont intéressants. Le développement des personnages et histoires annexes sont faits avec suffisamment de finesse pour que les ficelles du destin qui les lie ne paraissent pas trop évidentes. L'humour British est bien présent sans en faire trop.

J'émets un seul bémol, sur la fin, qui à mon sens aurait été meilleure si différente parce que là elle est beaucoup trop frustrante!!!

 

objectif pal

 

(12/32)

challenge petit bac

 

(Titre un seul mot: ELEVEN)

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17 avril 2015

Grégoire Delacourt, On ne voyait que le bonheur (Billet de Valérie)

Je suis sur le chemin du retour avec mes 48 élèves (enfin j'espère, billet programmé) et mes 3 collègues mais j'ai laissé les clés du blog à Valérie qui voulait vous parler d'une de ses lectures audio dans le cadre du Prix Audiolib:

on ne voyait que le bonheur

Antoine est expert en assurance et il remonte le fil de sa vie en la saupoudrant des remboursements qu’il a eu à traiter dans sa carrière.

Soyons honnête, j’ai mis les oreilles dans ce livre de mauvaise grâce. Je n’avais pas du tout envie de retrouver cet auteur dont je n’avais pas aimé La liste de nos envies. Mais comme le roman est dans la sélection du Prix Audiolib, je l’ai écouté, ou plutôt j’en ai écouté la moitié. Comme je ne suis pas masochiste, je me suis dit que j’avais assez souffert comme ça et il m’a semblé qu’en écouter plus de la moitié était une limite que je ne pouvais pas franchir. J’ai détesté le ton de ce roman ainsi que la lecture qui en est faite (je ne parle que du lecteur car je n’ai pas entendu la lectrice que la première moitié) , même si je conviens que le ton du lecteur sied à la noirceur de ce roman. D’abord, j’ai été agacée par les chiffres qui jalonnent ce roman et qui correspondent aux remboursements des clients de l’assurance. En plus, je n’ai pas trouvé certaines situations crédibles. D’autre part, je n’ai pas aimé du tout le poids que le narrateur fait porter à sa famille. Tout est noir dans ce roman, et cela ne m’effraie pas d’ordinaire, s’il y a un style. Mais ici, c’est noir sans parvenir à être dramatique et ce roman n’a aucun style propre. Ce n’est pas seulement que je me suis ennuyée, c’est vraiment que j’ai été agacé par ce quadra qui se lamente ; tout ce que je n’aime pas.

Voilà, c’est dit, entre Delacourt et moi, c’est définitivement fini.

 

Date de parution : 15 Octobre 2014 Durée : 6h53  coeur

prix audiolib

13 avril 2015

Petit pause

Je déserte la blogo quelques jours, je pars en voyage scolaire avec 48 élèves, 3 collègues et un Avs, sur les traces de la révolution industrielle et des Beatles youhou! Rendez-vous vendredi matin pour un billet de Valérie! re youhou!

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11 avril 2015

Cathy Cassidy, Les filles au Chocolat - Coeur Coco (tome 4)

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Quatrième de couverture:

"Avec quatre soeurs, pas facile d'être la petite dernière car personne ne vous prend au sérieux ! Coco, 12 ans, a pourtant planifié sa vie : elle jouera du violon et sauvera les animaux en voie de disparition en commençant par sortir Coconut, une ponette qu'elle adore, des mains d'un propriétaire cruel. Car Coco sait voir ce qui se cache derrière les apparences, comme le bon coeur de son camarade Steevie pourtant toujours désagréable avec elle."

 Je crois que c'est le tome des Filles au chocolat que j'ai préféré, le premier de chaque série a toujours une saveur particulière parce qu'il installe ses personnages mais Coeur Coco avait aussi cette saveur particulière. Coco est la plus jeune des soeurs Tanberry, un peu garçon manqué, elle ne jure que par les animaux, ce qui va la conduire dans une situation assez périlleuse. Comme dans les tomes précédents les ficelles sont assez grosses, rapidement on sait que Stevie n'est pas comme Coco se l'imagine. On devine aussi qui est ce méchant Seddon, mais ce n'est pas grave, un peu d'optimisme dans ce monde de brutes ça ne fait pas de mal.

Coco, bien qu'idéaliste, est tout de même assez lucide sur sa position de benjamine de la famille, celle qu'on ne prend pas au sérieux et qu'on considère toujours comme une petite fille. L'intérêt pour les garçons est un peu moins présent dans ce tome que dans les précédents, même si les amies de Coco commencent à ne penser qu'à ça, au grand désarroi de Coco. Est-ce que c'est vraiment l'unique préoccupation des ados? J'espère que non quand même ... Je n'arrive pas tellement à me souvenir de mon adolescence, ou en tout cas de mon rapport aux garçons à cet âge! 

Je crains un peu le prochain tome qui sera centré sur Honey parce que jusqu'à maintenant c'est quand même un personnage détestable alors même si les romans de Cathy Cassidy sont courts, 200 pages d'une chieuse ça promet!!

objectif pal

 

(11/32)

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09 avril 2015

Emile Zola, Pot-Bouille

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Quatrième de couverture:

"Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère, comme le plaisir, saute aux yeux. Chez les seconds, tout est caché. Ils clament : « Nous sommes l’honneur, la morale, la famille. » Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant « Au Bonheur des Dames », arrive de province, et loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Beau et enjoué, il séduit une femme par étage, découvrant ainsi les secrets de chaque famille. Ce dixième volume desRougon-Macquart, qui évoque la vie sous le Second Empire, montre ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies."

Avec cette lecture j'entame la pente descendante des Rougon-Macquart puisque je suis maintenant à mi-parcours, dix volumes et la plume de l'auteur ne faiblit pas, surtout pas d'ailleurs avec ce roman qui n'pargne rien à ses personnages. J'ai eu un peu de mal à m'y retrouver avec tous ces personnages mais le tableau que nous fait Zola de ces habitants de la rue de Choiseul est assez effarant. Pot-Bouille c'est Octave Mouret, ce jeune homme arrivé du sud et recueilli par des amis de la famille dans cet immeuble bourgeois au rez-de-chaussée duquel se trouvent deux magasins de tissus. Octave travaillera pour l'un (Le Bonheur des Dames", puis pour l'autre avant de revenir au Bonheur des Dames, (celui qui sera dans le tome suivant l'un des plus en vue du tout Paris). L'immeuble appartient au vieux Vabre qui loue des appartements à ses enfants, Auguste, Théophile et Clotile (épouse Duveyrier) ainsi qu'à d'autres familles, les Juzurs, les Josserand, une famille dont on ne connaît pas le nom, les Campardon, les Pichon, et Octave bien sûr. L'immeuble abrite aussi tous les domestiques de ces différentes familles. Autant de personnages c'est déjà compliqué, mais ça l'est encore plus quand on sait que dans toutes les familles ou presque, l'un trompe avec l'autre si ce n'est les deux, et nous voilà embarqués dans un fouilli absolu de relations adultères! Parce que Pot-Bouille c'est ça, les histoires adultères des uns et des autres, à demi-mots et plein de sous entendus pour certains, cachées mais découvertes pour d'autres, et au su et au vue de tout le monde pour la plupart!!

Elle est belle la petite bourgeoisie française, et les domestiques s'en donnent à coeur joie, bien qu'ils ne soient pas mal non plus... et tout ce linge sale se lave au seins même de l'immeuble, parfois à même les pavés de la petite cours sordide. L'histoire se déoule presque en huis-clos dans l'immeuble, Très peu de sorties dans Paris sont évoquées et cela donne une impression d'asphyxie à cet environnement confiné. Tout est sombre et un peu sale.Il ets difficile de trouver une touche d'optimisme dans ce roman. On est presque soulagé de le refermer! 

Zola met l'accent sur les apparences trompeuses, un immeuble bourgeois, des familles relativement aisées, certains qui préfèrent recevoir du monde, améliorer ses toilettes plutôt que de manger à leur faim. J'ai l'impression que plus on avance, plus c'est sombre, le prochain volume viendra un peu casser cette dynamique.

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(classique d'avril: 10e volume des Rougon-Macquart)

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07 avril 2015

Andréa Schwam, Méthode de WC pour se débrouiller en anglais

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Quatrième de couverture

"Aux toilettes, on vous fiche la paix : pourquoi ne pas profiter de ce temps de liberté pour vous remettre à l'anglais ? Chaque mini-leçon vous propose : . Du vocabulaire indispensable, et même un peu d'argot . Des expressions de tous les jours : au resto, au travail, en vacances, etc. . Des (petits) points de grammaire . Quelques éléments de culture anglophone et des blagues, forcément douteuses . Des tests pour vérifier vos progrès ! Grâce à cette «méthode de W.-C.», vous ne mettrez pas longtemps à vous débrouiller parfaitement en anglais. Vous êtes prêt ? Fermez bien la porte à clef et good luck !"

Mon collègue d'anglais m'a offert ce petit guide et j'ai suivi le conseil, à raison de quelques pages par séjour au wc, beaucoup de gens lisent aux commodités, ça n'est pas mon cas, et bien voilà je l'ai fait, et du coup je me suis parfois éternisée, en me disant "encore une page". Ce guide est qui plus est divisé en "chasses d'eau" (so glamourous!) chacune abordant un point précis de la langue anglaise: vocabulaire, culture, conjugaison ou "small talks" sont abordés. Je ne saurais vous dire si le pari lancé par Andréa Schwam est concluant puisque je parle déjà l'anglais, mais j'ai trouvé les chapitrés globalement intéressants. Ceux qui m'ont le plus intéressés sont ceux sur le slang, les faux amis qu'il est toujours bon de se rappeler et les phrasal verbs. Pour ce qui est des small talks c'est un peu basique, mais ça peut justement convenir à quelqu'un qui ne maîtrise pas la langue. Les rappels sur les temps sont assez clairs, et ne s'encombrent pas de grammaire inutile. Je pense que c'est une bonne lecture pour se rafraîchir la mémoire, mais il faut à mon avis quelques bases en anglais, ce guide n'est pas fait pour les débutants. 

En bref, voilà une façon assez agréable et ludique de passer cinq minutes de plus dans les lieux d'aisance :p

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03 avril 2015

Cathy Cassidy, Les filles au Chocolat, Coeur salé (tome 3.5)

coeur salé

Quatrième de couverture:

"Shay Fletcher est le petit ami de Cherry. Musicien hors pair, il est ravi lorsqu'un agent artistique le repère et lui propose un contrat. Mais comment convaincre son père de le signer, lui pour qui la reprise de l'entreprise familiale compte plus que tout, et qui n'accorde que mépris à sa passion pour la musique ? Voilà qu'en plus Honey, son ex-petite amie, demi-sœur de Cherry a soudain besoin de son aide. Comment la secourir sans risquer de susciter la jalousie de Cherry ? Entre rêve déçu et déception amoureuse, la vie de Shay est soudain devenue très compliquée..."

Je reconnais que cette histoire de demi tome me laisse perplexe, si ça c'est pas un bon coup de marketing qu'est ce que c'est? Bon ok ce genre de série est de toute façon une histoire de marketing, et je suis faible j'ai cédé, même au demi-tome...

Coeur salé vient donc s'intercaler entre Coeur Mandarine dont la narratrice est Summer, la jumelle danseuse, et Coeur Coco, la cadette un peu casse-cou. Ici ce n'est pas une des soeurs Tanberry qui nous conte la petite vie pas si tranquille de Kitnor mais Shay Fletcher, boyfriend d'une des soeurs ... Cette narration amène donc un nouveau souffle à la série, d'autant plus que j'ai été moyennement convaincue par l'histoire de Summer, ici Shay est repéré par un producteur Londonien qui veut en faire la nouvelle égérie pour ado, bien sûr, Monsieur Fletcher, déjà rencontré dans un tome précédent, un peu bourru ne voit pas les choses du même oeil. On n'abandonne pas pour autant les aventures de Tanglewood et Honey est toujours la peste de service...

Lecture globalement sympathique même si assez peu réaliste finalement, j'ai lu ce court roman en une soirée, comme une parenthèse entre deux lectures plus "sérieuses".  

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30 mars 2015

P.D James, La mort s'invite à Pemberley

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Quatrième de couverture:

"Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle."

J'ai laissé passé un peu de temps avant d'ouvrir ce roman de P.D James parce que je voulais oublier un peu les billets que j'avais lu à son sujet. J'ai globalement apprécié ma lecture même si un aspect du roman m'a un peu ennuyée.

En fait, ce que j'ai particulièrement aimé c'est de voir revivre Elizabeth et Darcy, alors même si ce n'edt pas sous la plume de Jane Austen, même si P.D James n'égale en rien l'auteur des personnages originaux, il faut s'en contenter, puisque c'est un fait, Jane Austen n'écrira pas d'autres romans... Les personnages renaissent donc avec P.D James, et elle a su en garder la saveur, même si le mariage a quand même bien restraint la fougue de notre chère Lizzie, le couple qu'elle forme avec Darcy n'en reste pas moins complice et enviable. Darcy a l'air d'accorder une grande importance à l'avis d'Elizabeth ce qui est somme toute assez rare pour l'époque, bon après c'est avec le regard de la romancière du 20è siècle, peut-être que Jane Austen aurait imaginé le couple tout autrement.

L'enquête et le retour de Wickam sont là pour pimenter un peu le récit, sinon en effet qu'y aurait-il eu à raconter? Sauf que voilà, pour moi cette enquête, qui est quand même le coeur du récit ne m'a pasd du tout convaincue, un epu tirée par les cheveux, un peu facile aussi mais surtout avec des ficelles un peu trop grosses. Mais ce n'est pas ce qui m'a le plus ennuyée, là où j'ai parfois trouvé le récit un peu lent c'est qu'on a à plusieurs reprises et par plusieurs personnages le même récit des évènements. Je sais que c'est pour coller au procédé de l'enquête, qu'on est au coeur des témoignages etc, mais lire au moins une dizaine de fois que Wickam a quitté le cabriolet au milieu de la forêt pour rejoindre le capitaine Denny, au secours!!! 

C'est donc un avis partagé, même si la nostaligie d'Orgueil et Préjugés fait plutôt pencher la balance favorablement, l'enquête "policière" n'est en soi pas une grande réussite.

 

challenge petit bac

 

(la Mort: MORT)

lire sous la contrainte

 

(lire sous la contrainte session avec un titre qui évoque la mort)

objectif pal

 

(10/32)

25 mars 2015

Olivier Adam, Peine perdue

peine perdue

Quatrième de couverture:

"Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur : la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte."

J'ai attendu le bon moment pour ouvrir le dernier roman d'Olivier Adam. Ce dernier n'a pas fait l'unanimité sur les blogs et du coup j'avais quelques craintes. Et mes craintes se sont confirmées quand j'ai commencé ma lecture! Le premier chapitre, point de départ de l'histoire, consacré à Antoine, un trentenaire qui vogue de petits boulots en petits boulots, qui s'est fait jeté par sa copine et qui ne sait pas vraiment comment aimer son fils ... Le genre d'histoire qui me déplaît de plus en plus ... C'est aussi le point de départ de la tempête le long de cette côte méditerranéenne, et ce sera le fil rouge de tous les chapitres, les éléments étants imbriqués les uns dans les autres, chaque personnage jouera un rôle même mineur dans l'histoire du personnage suivant. Heureusement je ne me suis pas arrêtée à ce premier chapitre, parce que les personnages suivants m'ont un peu plus accrochée. Pourtant à eux aussi la vie n'a pourtant pas souri, la plupart ont du mal à joindre les des bouts, ne sont pas en bons termes avec leur famille, ont des regrets, s'ennuient dans leur petite vie étriquée ... C'est jamais très réjouissant de lire Olivier Adam! Mais je trouve que de manière générale il trouve les mots justes, sans tomber dans l'appitoiement (ce que je lui reproche finalement pour le premier chapitre).

J'ai préféré les chapitres féminins aux chapitres masculins, les sujets y sont tout aussi déprimants, mais l'écriture est plus légère, un peu moins glauque. Ces femmes sont plus attachantes, et presque toutes donnent l'image de femmes fortes, qui se battent avec la vie, qui essaient de faire au mieux avec ce qu'elles ont. 

Est-ce que je recommanderai ce livre? Je ne sais pas... c'est un peu sombre, c'est une écriture qui arrive à me toucher, pour autant, ce dernier roman est peut-être un peu trop dans l'aire du temps, la crise, l'enfermement dans un milieu social ... Puisqu'Olivier Adam a pris le parti de faire intervenir autant de personnages, j'aurais aimé y voir une plus grande diversité, même si finalement, je crois que dans la vraie vie, les différentes couches sociales se croisent assez peu, et en ce sens son roman est très fidèle à la réalité.

En bref vous aurez compris le débat intérieur qui m'habite, mes avis sont partagés, et surtout contradictoires, une bonne quinzaine de jours après ma lecture, je n'ai toujours pas tranché!!

objectif pal

(9/32)

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