12 novembre 2014

Joyce Maynard, l'homme de la montagne

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Quatrième de couverture:

"Été 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa sœur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d'habitude. Échappant à la surveillance d'une mère aimante mais neurasthénique depuis son divorce, et d'un père amoureux de toutes les femmes, le flamboyant inspecteur de police Torricelli, elles se cachent dans les arrière-cours pour regarder la télé par la fenêtre des voisins, inventent blagues et jeux à n'en plus finir, rêvant de l'inattendu qui pimenterait leur existence.

Et l'inattendu arrive. Horrible, cauchemardesque, une succession de meurtres dont les victimes sont des jeunes femmes, tuées dans la montagne... Des drames aux rebondissements ahurissants, qui vaudront au séduisant inspecteur, chargé de l'enquête, et à ses gamines à l'imagination fervente, un humiliant échec.

Cet échec, Rachel, devenue trente ans plus tard une romancière célèbre, le raconte ainsi que l'été qui a bouleversé leurs vies. Elle s'est donné pour mission de retrouver le tueur et la parution de son récit précipitera le dénouement de ce captivant roman. Superbement écrit, riche en passions de multiples sortes, L'homme de la montagne est un hymne magnifique à l'adolescence, à ses outrances et à ses rêves..."

Je suis entièrement réconciliée avec Joyce Maynard qui n’avait déçue avec Une adolescence américaine. L’auteure signe un roman fort et passionnant. Le point fort du récit est pour moi la narratrice : même si, dès les premières pages on sait que c’est l’adulte qui nous parle, celle-ci s’efface pour laisser la parole à l’enfant qu’elle a été. Rachel nous raconte son enfance en bordure de San Francisco à deux pas du Golden Gate Bridge et du Mont Tamalpais. Une enfance heureuse et insouciante jusqu’au divorce de ses parents. Sa mère dépressive les laisse elle et sa sœur Patty livrée à elle-même.  Elle passe donc leur temps à inventer des jeux et explorer la montagne. Le récit de Rachel se focalise sur l’année de ses 13 ans, celle où son père, brillant et beau détective se voit chargé de l’enquête sur l’étrangleur du crépuscule qui sévit dans la montagne au nord de San Francisco … Cette enquête va nourrir l’imagination de Rachel, exacerber ses sens mais surtout ne plus la quitter pendant une année. Il est peu commun je crois de voir un crime (et ici des dizaines) par les yeux d’un enfant, d’avoir son ressenti sur les meurtres, sur la progression de l’enquête et c’est vraiment ce qui rend cette affaire intéressante.

Les liens qui unissent les deux sœurs sont très forts, et m’ont beaucoup touchée, si le personnage de Rachel peut être par certains côté agaçants, j’ai tout de suite beaucoup aimé Patty, sa sensibilité, son imagination, sa loyauté surtout sont soulignées à plusieurs reprises par sa sœur, qui nous fait aussi redouter le pire la concernant.

A plusieurs reprises j’ai émis des hypothèses concernant l’identité du tueur, le destin des personnages, et je me suis à chaque fois trompée. Joyce Maynard garde quelques secrets jusqu’à la fin de son roman. Pour autant les rebondissements ne sont pas extravagants, on s’y attend, sans les voir complètement, elle nous surprend sans en faire trop.

Si ce n’est déjà fait, je ne peux que vous conseillé de le lire, j’ai vraiment aimé, et je pense que c’est aussi le cas d’Enna avec qui je partage ma lecture aujourd’hui.

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07 novembre 2014

Challenge Christmas Time

Le challenge de Noël organisé par MyaRosa l'an dernier a remporté un franc succès, elle le renouvelle donc cette année! Je suis un peu à la traîne et je ne respecterai pas le planning prévu par MyaRosa, mais j'ai quelques livres de Noël en stock, une folle envie de recettes de Noël et tout ce qui va avec cette période ...

Pour plus d'infos cliquez sur le logo du challenge.

challengechristmastime

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05 novembre 2014

Carlos Ruiz Zafon, Le Prisonnier du Ciel

le prisonnier du ciel

Quatrième de couverture:

"Barcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l'offre à Fermín, accompagné d'une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats. Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu'il a toujours caché. 
La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d'hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l'enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l'auteur de La Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé...
Dix-huit ans plus tard, quelqu'un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent"

J'ai vraiment apprécié retrouver les personnages de L'ombre du vent. Ce roman fait partie du cycle du Cimetière des livres oubliés et si je devais donner un ordre de préférence je dirai que je l'ai préféré au Jeu de l'Ange mais qu'il est en dessous de l'Ombre du vent. Le narrateur de ce roman est Daniel, il est à présent adulte et travaille à la librairie Sempere et fils avec son père et leur vieil ami Fermin Romero de Torres, et c'est sur Fermin qu'est centrée cette histoire. Il livre à Daniel les secrets de son passé, secrets qui ressurgissent ici pour deux raisons, la venue d'un homme mystérieux à la librarie et son mariage. En effet Fermin, comme nous le savions déjà porte un nom d'emprunt, celui d'un grand torrero ... Daniel va l'aider à démêler les fils de son passé pour lui permettre de se marier en toute légalité. Cette histoire nous conduira au fin fond de l'espagne et des ruelles sombres de Barcelonne à l'époque de la guerre civile et dans les années qui la suivirent. C'est un contexte historique sur lequel j'aime lire parce qu'à part mes souvenirs de cours d'espagnol au lycée, il ne m'en reste pas grand chose. Carlos Ruiz Zafon est ausis un auteur que j'aime lire parce que ses textes sont beaux, toujours empreints de mystère et d'un peu de magie, et ses personnages, Daniel et Fermin sont vraiment attachants. C'est une belle amitié qui les unit malgré leur différence d'âge. Fermin, malgré les erreurs de son apssé est un homme loyal. 

L'automne est une saison propice pour découvrir ce roman, bien au chaud, sous la couette avec un thé fumant, embarquez-vous dans le froid de l'hiver 1957!

 

objectif pal

(34/78)

challenge à contre courant

 

(1ère lecture avec ce roman publié en Novembre 2012)

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22 octobre 2014

Frédérique Deghelt, L'oeil du Prince

l'oeil du prince

Quatrième de couverture:

"Années 1980 : Mélodie, une jeune Cannoise, commence son journal intime. 1964 : Yann, un Français habitant New York, semble avoir laissé sa vie derrière lui. Vingt ans plus tard à San Francisco, Benoît voit son couple se déliter alors même que sa carrière de pianiste connaît une envolée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux résistants, Alceste et Agnès se découvrent amoureux grâce à leur correspondance. Celle-ci sera ouverte, un demi-siècle plus tard, par une vieille dame aux pensées habitées par les hommes qu?elle a aimés. Cinq voix s?élèvent à travers le temps et l?espace pour tenter de saisir leur chance, de comprendre leur vie, de mettre des mots sur le sentiment amoureux. Destin, hasard ou fatalité, un seul être peut savoir ce qui les lie : le lecteur."

Billet programmé pour une lecture commune avec Enna, Sylire  et Fleur, à l'heure où vous me lirez je m'envolerai pour Le Portugual, le temps pour moi de faire une pause et de revenir en forme dans huit jours!!

Enna pense qu'elle sera le mouton noir pour cette lecture commune, et bien pas tout à fait, disons que je serai le mouton gris. Mon avis est donc mitigé, et à vrai dire je ne sais trop quoi penser de ce roman. Je suis partie sur une bonne impression avec la première histoire, celle de Mélodie, je trouvais le personnage intéressant, et bim on passe à Yann, et je dois avouer que Yann m'a vraiment déplue et ennuyée. Je n'ai pas aimé le personnage, il m'a perdu dans ses souvenirs et pensées. Pourtant ce récit traite d'un sujet intéressant, celui de l'acceptation du décès d'un proche, la culpabilité de celui qui reste vivant, et surtout la reconstruction, mais je me suis profondément ennuyée pendant ce récit. De plus il n'y avait absolument aucun lien avec Mélodie, j'ai à ce moment là décortiqué l'arbre généalogique en début de livre sans rien trouver. Du coup ça m'a agacée, et je me suis dit, à tort pour être honnête, "autant présenter ce roman comme un recueil de nouvelles" ... Ma patience légendaire et moi ... Le récit des deux résistants m'a plus facilement accroché, tout en me laissant sur ma faim, ce n'était pas assez précis, trop rapide dans le développement des sentiments entre les personnages ... Bon j'ai mis ça sur l'effet de style lié à la correspondance entre deux personnes qui devaient vivre cachées. La quatrième histoire, sur ce pianiste et son couple m'a plue, et puis les pièces du puzzle ont commencé à s'assembler, donc enfin je commençais à comprendre l'arbre généalogique ... Pour terminer sur le récit de cette vieille dame qui donne toutes les clés des différentes histoires. J'ai apprécié avoir des réponses, j'ai trouvé que certains recoupements étaient forts, et finalement intéressants, et d'autres un peu trop improbrables, le pianiste, Mélodie tout ça ... Comprendront celles qui l'ont lu, je ne veux pas spoiler pour les autres.

Finalement quel a été mon sentiment quand j'ai terminé la lecture? Je n'ai pas passé un moment désagréable, même si parfois ma patience a été mise à l'épreuve, mais j'avais hâte de le terminer pour avoir un peu les clés de l'arbre généalogique, et aussi pour apsser à autre chose. Je ne me suis attachée à aucun personnage. Si quelques uns m'ont agacés (je pense à Yann notamment), la plupart m'ont laissée indifférente. Pour autant j'ai trouvé que c'était fluide à lire, bien écrit, les deux derniers chapitres m'ont plu mais c'est tout ce que j'en retire. Dommage! Je tiens quand même à remercier Silvana Bergonzi et les Editions J'ai lu de m'avoir fait découvrir ce roman.

Allons voir les billets d' Enna, Sylire  et La Sardine, Je suis désolée les filles je ne pourrai lire vos avis qu'à mon retour en fin de semaine prochaine!

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18 octobre 2014

Toni Morrison, Sula

sula

Quatrième de couverture:

"Dans l'Ohio des années 20, deux petites filles noires s'inventent ensemble une vie meilleure. Mais l'âge venant, tandis que Nel se plie à son rôle de mère et d'épouse, Sula choisit de conquérir ailleurs sa liberté. Pour tous, elle devient la scandaleuse, la dévoyée. Et doit se défendre, quarante ans plus tard, contre une société soumise à la vérité des autres...

Voici le livre que j'ai présenté cet après-midi au club de lecture sur les auteures non-blanches". Et pour un premier rendez-vous je crois que j'avais mal choisi mon livre, pourtant en tablant sur Toni Morrison j'étais à peu près sûre d'aimer: Cette lecture n'aura cependant pas réussi à me toucher. Les thèmes et l'écriture de Toni Morrison sont toujours très forts mais peut-être que ce récit est trop court pour que je puisse y adhérer totalement. 

Sula et Nel sont deux jeunes filles qui grandissent au Fond, trou perdu dans la montagne où vit la communauté noire de Médiallion. Elles viennent de deux familles complètement différentes. L'une est calme est posée, l'autre est impulsive et mystérieuse. Sula est élevée par des femmes, sa mère et sa grand-mère, chacune excentrique à leur manière. Nel deviendra mère, Sula quittera Médaillion pour mieux y revenir quelques années plus tard. Les deux femmes aprtagent un secret, que seul Shadrack, le reclus du village semble connaître. Et c'est à peu près tout ... Il n'y a pas réellement d'intrigue, Toni Morrison décortique le mythe qui s'est construit autour de Sula. La singularité de son personnage fait figure de sorcière en ces temps et ces lieux reculés, mais contrairement à Beloved, l'auteur ne bascule à aucun moment dans le fantastique. L'écriture est belle, elle se tisse autour du personnage éponyme. La condition des noires est abordée en filigrane seulement. 

Il m'a donc manqué quelque chose pour vraiment apprécié et retenir ce roman, sans doute un peu plsu d'engagement. 

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16 octobre 2014

Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse

le capitaine fracasse

Quatrième de couverture:

"Le jeune baron de Sigognac, dernier descendant de sa famille, vivait dans un château en ruines, avec un vieux valet, un vieux chat et un vieux cheval, jusqu'à ce qu'une troupe de comédiens vienne une nuit frapper à sa porte pour lui demander asile. Comme le jeune homme n'est ni sourd aux appels du destin ni aveugle à la beauté des comédiennes, et qu'il devine que ce n'est pas en restant entre quatre murs lézardés qu'il améliorera son sort, il accepte la proposition que lui fait la troupe de se joindre à elle. Sage décision que celle de l'aventure. Il ne reste plus à Sigognac, pour avoir l'amour et la fortune, qu'à monter sur les planches, séduire la délicate Isabelle, la voir enlevée par une crapule, assiéger un château pour la sauver, se battre en duel et trouver le trésor. Ce garçon maigre, timide et triste sera-t-il à la hauteur?"

Après un mois de littérature américaine, cela m'a fait du bien de me plonger dans un classique français, un peu comme un retour aux sources. J'ai lu une version abrégée, l'éditeur précise que cette collection se propose de rendre accessibles aux jeunes de grandes oeuvres littéraires, que bien que le texte soit abrégé, celui-ci laisse le fil du récit et le rythme de 'lauteur intacts.Mon opinion personnelle étant que bien qu'abrégé ce roman, son niveau de langue, me semble ardu pour la jeunesse!

Quoiqu'il en soit j'ai passé un très bon moment avec le baron de Sigognac que j'avais plaisir à retrouver chaque soir. L'intrigue amoureuse est assez classique mais elle amène quelques rebondissements originaux et inattendus. Les personnages sont sans grande surprise non plus mais répondent parfaitement au genre: le baron fidèle et valeureux, la jeune Isabelle amoureuse et digne, le duc fougueux et impulsif ... Ce qui fait le charme du récit c'est l'écriture un peu désuète aujourd'hui mais tellement belle et poétique. C'est tout à fait ce dont j'avais besoin!

 

 

 

objectif pal

 

(33/78)

 

Challenge-classique-3

 

(classique d'octobre)

 

13 octobre 2014

Tag positif

Valérie sentait bien que ce tag me plaisait, il s'agit de trouver trois choses positives dans une journée pendant trois jours. Je me suis prêtée à l'exercice avec plaisir et puisque c'est vendredi qu'elle m'a taguée je vous livre mes trois pensées positives pour les trois journées de weekend:

 

Vendredi:

papawasnot

  • Beaucoup de rires le midi en salle des profs. Tout est parti du fait qu'un collègue  s'est fait épiler les sourcis chez l'esthéticienne. En général on rit
    beaucoup en salle des profs le midi, il faut bien ça pour faire une coupure :)
  • L'après midi, je suis allée plus tôt à la gare pour me faire un ciné en solo avant de prendre le train. J'ai vu Papa was not a Rolling Stone, pas super réjouissant comme film mais quand même pas mal. Ma fierté c'est surtout d'oser aller au ciné toute seule, jusqu'à très récemment je n'osais pas!
  • Retrouver mon Amoureux le soir, cela faisait trois semaines que nous ne nous étions pas vus!

 

Samedi:

strasbourg

  • Un cours d'oenologie sympathique avec bons vins, fromages et explications à la clé
  • Marcher main dans la main dans les rues de Strasbourg
  • Un super timing tout au long de la journée!

 

 

Dimanche:

cote d'or

  • Une grasse matinée bien méritée
  • Du chocolat côte d'or aux amandes caramélisées et pointe de sel (je pourrais tuer pour ça!)
  • Réservation du parking pour nos vacances au Portugal, youhou ça approche!!!

 

 

 

 

J'aime vraiment beaucoup ce tag, ça permet de trouver des choses positives même dans une journée qui à priori a l'air plutôt banale voire carrément pourrie, bon j'avoue sur le weekend l'exercice est plus facile!! Je tague Will si ça le tente!

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06 octobre 2014

Nancy Huston, L'empreinte de l'ange

l'empreinte de l'ange

Quatrième de couverture:

" Du bout de son index, Andras se met à dessiner son profil, commençant sur le front, a la naissance des cheveux, puis descendant délicatement entre les sourcils, suivant la fine crête du nez et se glissant dans la fossette entre la racine du nez et les lèvres. - C'est ici, dit-il, que l'ange pose un doigt sur les lèvres du bébé, juste avant la naissance. - Chut ! - et l'enfant oublie tout. Tous ce qu'il a appris là-bas, avant, en paradis. Comme ça, il vient au monde innocent... - Et çà s'arrête quand, l'innocence ? demande Saffie d'une voix rêveuse, remuant à peine les lèvres sur lesquelles le doigt d'Andras est encore posé. Toi, tu es innocent ? "

Je repoussais un peu la lecture de ce roman reçu lors du swap anniversaire il y a deux ans, en le commençant je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, la quatrième de couverture est un extrait du roman et ne dévoile rien sur son contenu. Je n'ai pas cherché à en savoir plus et me suis donc lancée à l'aveugle. Sil le début ne m'a pas tout à fait convaincue, l'arrivée de Saffie, jeune allemande orpheline dans les années 50 et sa rencontre avec Raphaël, flûtiste de renommée, j'ai ensuite beaucoup apprécié la suite du roman.

Le personnage de Saffie est énigmatique, il est difficile de s'y attacher, mais on pour autant on veut percer son secret pour mieux la connaître. Cela nous mène à travers les rues de Paris et à Berlin pendant la seconde geurre mondiale. Par petites touches, Nancy Huston soulève des questions sur la responsabilité des civiles allemands, sur la culpabilité de leur descendance, sur la transmission d'un patrimoine lourd de conséquences pour aboutir finalement sur le traitement de l'Algérie Française à la fin des années cinquantes, sur l'engagement politique et les idées communistes, sur la façon de traiter els Algériens en France, à Paris au début des années soixantes.

C'est un beau livre, un livre fort, pour lequel Nancy Huston a su trouver les mots justes, avec une fin comme un coup de poing et un épilogue qui en dit beaucoup sans le dire, comme son titre, on sent une douceur à travers le récit, mais aussi une poigne, qui ne nous lâche plus.

C'est vraiment une très belle lecture que je vous recommande sans hésiter!

 

 

 

 

 

 

objectif pal

(32/78)

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02 octobre 2014

Dennis Lehane, Un dernier verre avant la guerre

un dernier verre

Quatrième de couverture:

"Amis depuis l’enfance, Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont détectives privés. Ils ont installé leur bureau dans le clocher d’une église de Boston. Un jour, deux sénateurs influents les engagent pour une mission apparemment simple : retrouver une femme de ménage noire qui a disparu en emportant des documents confidentiels. Ce que Patrick et Angela vont découvrir, c’est un feu qui couve « en attendant le jet d’essence qui arrosera les braises ». En attendant la guerre des gangs, des races, des couples, des familles."

Je ne me souviens pas chez quij'avais repéré ce roman de Dennis Lehane mais je suis sûre que c'était sur un blog, peut-être celui de Will puisque c'est lui qui me l'avait offert ... Ah la mémoire...

Quoiqu'il en soit, j'ai vraiment eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman, c'est un polar américain, avec détectives privés qui aident (ou pas la police), fond politique et guerre de gang. Dur dur d'entrer dnas l'univers pour moi qui ne lis pas souvent ce genre de roman. Le personnage de Patrick est typique du genre "hard-boiled detective" à la Sam Spade, à qui il est comparé d'ailleurs à deux reprises. De ce côté là donc pas de grande surprise. Le personnage d'Angela, elle aussi une dure à cuire, mais qui montre une certaine fragilité, montre un personnage plus intéressant, mais finalement le roman est trop court pour qu'on ait vraiment le temps de creuser de ce côté, dommage.

Du côté de l'intrigue, c'est assez flou au début, voire carrément confus, jusqu'à ce que les fils se dénouent, et c'est là que le roman devient intéressant, voire carrément un "page-turner" parce que quand même on veut savoir qui va l'emporter dans cette guerre des gangs!!! Et si enfin les grosses têtes vont trinquer!

L'auteur a fait le choix de la ville de Boston pour situer son action, ce n'était pas pour me déplaire, ça change des traditionnelles quartiers New Yorkais liés aux gangs, c'est dommage que la ville ne soit pas plus exploitée. 

Finalement mon billet n'est pas très positif mais après une centaine de pages j'ai quand même pris plaisir à cette lecture. Il faut parfois savoir s'accrocher. J'avais beaucoup apprécié Gone, baby gone de l'auteur.

objectif pal

(31/78)

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24 septembre 2014

Kathryn Stockett, The Help

the-help-stockett

Quatrième de couverture:

"Enter a vanished and unjust world: Jackson, Mississippi, 1962. Where black maids raise white children, but aren't trusted not to steal the silver...

There's Aibileen, raising her seventeenth white child and nursing the hurt caused by her own son's tragic death; Minny, whose cooking is nearly as sassy as her tongue; and white Miss Skeeter, home from College, who wants to know why her beloved maid has disappeared.

Skeeter, Aibileen and Minny. No one would believe they'd be friends; fewer still would tolerate it. But as each woman finds the courage to cross boundaries, they come to depend and rely upon one another. Each is in a search of a truth. And together they have an extraordinary story to tell..."

Encore une fois je vais me demander, "mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps avant de lire ce livre??" Gros gros coup de coeur pour The Help! Si le début de ma lecture m'a paru un peu difficile, le temps de m'habituer à l'argot d'Aibileen, la suite s'est avérée très prenante. Je me suis retrouvée à Jackson, Mississippi en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire! 

J'ai apprécié l'histoire de ces femmes, celle d'Aibileen d'abord, puis celle de Skeeter et de toutes les autres femmes de ménage noires et leurs maîtresses. Le gros atout de ce roman étant bien sûr les trois points de vue narratifs. Chacune ayant sa façon d'appréhender la vie, et de l'analyser, la sage Aibileen, la naïve Skeeter et la fougueuse Minni. Chacune a sa façon nous montre comme sont traitées les femmes noires qui sont employées dans la bourgeoise locale d'une petite ville du sud des Etats-Unis au temps de la ségrégation raciale. Nous sommes loin de tomber dans les clichés, loin également d'une dénonciation ou de revendication, mais à mi-chemin entre la haine (pleinement représenté par le personnage de Miss Hilly) et l'amour (celui qu'Aibileen porte à Mae Mobley). Kathryn Stockett fait l'état des lieux de cette vie de proximité, "together but seperated".

Les récits qui se concentrent sur les femmes blanches sont tout aussi intéressants, et permettent finalement de comprendre la hiérarchie que s'impose ces femmes avec une Hilly qui dirige un peu tout ce petit monde en tyran, Elizabeth et les autres qui suivent sans protester, Skeeter mise à l'écart parce qu'elle s'affirme ou Celia carrément rejeté parce qu'elle vient d'ailleurs, qu'elle est un peu excentrique. On comprend mieux le carcan dans lequel elles évoluent, et du coup la lenteur qu'aura mis la déségrégation quand on voit soit l'étroitesse d'esprit de certains, soit la peur de penser différemment pour d'autres.

Je regarderai certainement le dvd ce weekend, j'ai aussi noté quelques extraits pour les travailler avec mes élèves de 3e!

le mois américain

 

 Le mois américain chez Titine

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(3/13)

 

 

 

 

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