21 novembre 2014

Emile Zola, Nana (relecture)

nana

Quatrième de couverture:

"Nana est une oeuvre maîtresse d'Emile Zola. Courtisane à la beauté provocante, Nana ruine tous ceux qui la désirent. Elle incarne les faiblesses d'une société corrompue, assoiffée de jouissance qui va basculer dans le drame de la guerre. Cette peinture audacieuse et acide de la débauche valut a Zola d'être accusé d'obscénité, mais confirma son talent de romancier, et sa puissance d'évocation."

J'ai lu Nana il y a quelques années, je l'avais moyennement apprécié, du coup j'hésitais à la relire, mais puisque j'ai entrepris de lire tous les Rougon-Macquart dans l'ordre, autant faire les choses correctement! Pas si correctement que ça parce que j'ai lu ce livre pendant mes vacances au Portugal, sans prendre de notes et qu'il m'est maintenant difficile de rassembler mes souvenirs pour écrire un billet digne de ce nom!

J'ai eu peur avec les tous premiers chapitres, je me suis ennuyée, cette multitude de personnages, de gens, les coulisses du théâtre etc, ne m'ont pas du tout intéressée! Puis Nana s'établit une réputation, les hommes gravitent autour d'elle, elle fait plier les plus grands, les plus droits, et je me suis prise à ces mondanités, à cette haute société faite de bassesses et de dissimulation. Nana orchestre tout ça pour sa propre gloire, son confort matériel et sa renommée, alors que finalement elle n'est qu'une prostituée de basse extraction, qui grâce à l'appui de certains a su se faire un nom. Elle est loin en effet la jeune Nana fille de blanchisseuse du quartier de la Goutte d'Or. Elle se joue des hommes, se sert de ses amis. 

Cela n'est pas étonnant que Zola fût accusé d'obscénité avec ce roman, si pour nous, lecteurs du 21e sicèle les scène d'amour ne sont pas chocante, pour l'époque, avec tous ces hommes mariés, mais aussi la tromperie, le langage cru, le mélange des classes sociales, les quelques références à l'homosexualité ont d^en choquer plus d'un! Les scènes d'opulences, qui mettent en avant le corps de Nana mais aussi l'attraction qu'elle suscite sont nombreuses, elles culminent avec la scène de l'hippodrome, qui annonce la chute de certains de ses amants et la sienne toute proche.

Je ne regrette pas cette reclture, j'ai mieux apprécié le texte de Zola, là où la première fois je n'avais vu qu'une vulgaire prostituée prête à tout pour arriver à ses fins, cette fois j'ai aimé toutes ces ficelles, tous les stratagèmes mis en place pour faire succomber les uns et les autres, mais aussi la symbolique autour du personnage de Nana, cette femme qui mange tout sur son passage, ainsi que la critique ouverte de la bourgeoisie, corrompue et vicieuse. 

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(classique de Novembre)

 

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20 novembre 2014

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

 La semaine dernière c'est Valérie qui m'a gâtée!! Après quelques rebondissements, pendant lesquels on a pesté contre la poste mais que pour une fois la poste n'y était pour rien :p mon colis est finalement arrivé à bon port dans mon salon!! Avec des petites surprises: quelques gourmandises, feu des pop chocolat caramel, des calissons, de la papétetire: un petit carnet tout mignon, des marque-pages magnétiques tip top et une couverture de livre (je pourrai un jour lire 50 nuances de grey sans avoir honte, ou pas.)

 

 

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Pour les livres Valérie a visé juste comme toujours avec mon auteur chouchou et deux livres de ma LAL! 

peine perdue

Peine perdue d'Olivier Adam: "Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur : la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte."

 

hudson river

Hudson River de Joyce Carol Oates: "A Salthill-on-Hudson, on cultive les orchidées et on roule en voiture de luxe. On est beau, on est riche et on vit comme suspendu hors du temps. Mais quand Adam Berendt, le sculpteur aimé de la commune, trouve la mort dans un accident de bateau, c'est tout ce petit monde idyllique qui est précipité dans le chaos. La disparition de cet homme charismatique délie les langues et déchaîne les passions. Une même question obsédante taraude la ville entière mais qui était vraiment Adam Berendt ? Dès lors, un manège de personnages et de destins se met à tourner à folle allure, entraînant le lecteur au cœur des pensées les plus intimes des protagonistes. Bâti comme une enquête à plusieurs voix, ce roman, sous prétexte de reconstruire l'histoire d'un homme insaisissable, révèle les désirs et les fantasmes d'individus rongés par le désœuvrement. Avec Hudson River, Joyce Carol Oates réussit une farce sociale brillamment composée, une comédie noire doublée d'une ronde sociale vertigineuse, une variation magistrale sur le thème de l'apparence et de la vérité."

 

je ne souffrirai plus par amour

Je ne souffrirai plus par amour de Lucia Etxebarria: "Et si l'on en finissait avec la tyrannie des sentiments ? Décidée à ne plus souffrir par amour, Lucía Extebarría vole dans les plumes de Cupidon et tord le cou, avec un enthousiasme communicatif, à la dépendance émotionnelle et au grand mythe occidental de l'Amour Éternel ! D'Anna Karénine à Carrie Bradshaw, d'Œdipe aux héros de sitcoms, aucun stéréotype, aucune idée reçue ne résiste à l'humour dévastateur de cette impertinente magicienne du cœur. Bien plus qu'un essai féministe et engagé, Lucía Extebarría signe un livre-thérapie décapant où l'on apprend enfin à ne plus souffrir inutilement par amour."

 

 

Valérie, je te remercie pour ce beau colis, qui m'aura aussi bien fait rire pour une fois que ce 'nest pas moi l'étourdie! 

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18 novembre 2014

Agnès Martin-Lugand, Les gens heureux lisent et boivent du café

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Quatrième de couverture:

« Ils étaient partis en chahutant. J'avais appris qu'ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m'étais dit qu'ils étaient morts en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux. »
Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. Afin d'échapper à son entourage qui l'enjoint à reprendre pied, elle décide de s'exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper..."

Je crois que j'avais lu sur un blog (shame on me, je ne me rappelle plus de qui, si c'est toi, manifeste-toi ^^) que le titre de ce roman devrait plutôt être "les gens heureux fument et boivent du café". Les personnages allument une cigarette toutes les deux pages. Je serai curieuse de savoir combien de paquets Agnès Martin-Lugand a grillés pendant qu'elle écrivait! Une chose est sûre, si vous venez d'arrêter de fumer, ne lisez PAS ce livre, j'ai moi-même eu envie d'allumer une petite clope alors que je n'ai jamais fumé de ma vie!

Bon en fait, Les gens heureux lisent et boivent du café, c'est le nom de la librairie que tient la narratrice. Mon avis personnel c'est que ce titre est un peu racolleur, forcément, nous lecteurs, avons envie de savoir de quoi il retourne. Pourtant dans le roman, si le café est bu en quantité, il est à peine question de livres, et la librairie de Diane est laissée à l'abandon. 

Puisque je suis sur le négatif, les ficelles de l'histoire sont un peu trop grosses, on voit venir le retournement de situation à des kilomètres. Certains personnages sont vraiment stéréotypes (Félix le gay, Edward, le grand taciturne mystérieux) En bref on pourrait dire que ce n'est pas une grande réussite non? Et pourtant ça marche! Ou en tout cas ça a marché sur moi! J'ai lu ce roman en un aller-retour pour Paris, j'ai bien aimé et j'ai même eu la larme à l'oeil.Le personnage de Diane est attachant. L'Irlande hostile fait rêver malgré tout et on veut même adopter Postman Pat (c'est quoi ce nom?)

Malgré les points négatifs, Agnès Martin-Lugand évoque le deuil, s'interroge sur l'après deuil, comment s'en remettre et reprendre sa vie en main. Je crois que chaque démarche est personnelle. Celle de Diane est de quitter son environnement pour mieux y revenir. Difficile de savoir comment l'on réagirait et je ne pense pas que ce soit le genre de choses que l'on envisage en général.

16 novembre 2014

Un dimanche en photo: Lisbonne Jour 1: le quartier de l'Alfama

Un dimanche en photo revient pour quelques semaines, pour partager avec vous quelques photos de Lisbonne et Porto. Pour cette première série, le quartier de l'Alfama où nous avons posé nos bagages pour 4 jours, dans une petite studio très bien équipé mais surtout particulèrement bien situé.

L'Alfama est le quartier le plus ancien de Lisbonne, avec ses petites ruelles sinueuses et de nombreux escaliers, il permet aussi une superbe vue sur le reste de la ville.

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Le tram 28 qui va de la praça estrella  à Martin Moniz

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Le pont du 25 Avril au loin

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La basilique Santa Estralla au loin

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Castelo Sao Jorge

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13 novembre 2014

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

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Commençons par le livre reçu grâce au match de la rentrée littéraire chez Priceminister: Retour à Little Wing de Nickolas Butler: "«Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages.»

Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l'âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d'autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo. Une chose les unit encore : l'attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd'hui, l'heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c'est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute... Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d'une magnifique amitié et véritable chant d'amour au Midwest américain."

Lecture commune prévue pour le 28 Novembre avec Valérie, Sylire et Jerôme.

 

Pour les livres qui vont suivre, sachez que j'ai soufflé mes 29 bougies jeudi dernier, et qu'à cette occasion comme chaque année, je me fais outrageusement gâter par Will ! Une fois n'est pas coutume, un énnnnoorme colis m'attendais mardi dernier et comme d'habitude je n'ai aps attendu le jeudi pour l'ouvrir!!

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Avant de parler des livres quelques dvd: Bienvenue à Gattaca et Je vais bien ne t'en fais pas que j'ai vu il y a quelques années et aimés, normal pour le film de Philippe Lioret, adapté du roman d'Olivier Adam et avec Mélanie Laurent, plus étonnant pour Gattaca, ce doit être le seul film de science fiction que j'ai aimé, comme Will. Pour les trois films suivants ce sera une découverte totale: In America, Les choses de la vie et Liberty Heights. Il y avait aussi un superbe calendrier agenda des villes du monde, histoire de pouvoir y piocher pour mes futures destinations de voyage :)

Les livres maintenant:

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stolen

Stolen de Lucy Christopher : « You saw me before I saw you.

A girl: Gemma, at the airport,on her way to a family vacation.

You had that look in your eyes.

A guy: Ty, rugged, tan, too old,oddly familiar, eyes blue as ice.

Like you wanted me.

She steps away. For just a second. He pays for her drink. And drugs it.

Wanted me for a long time.

He takes her, before she even knows what's happening.

To sand and heat.To emptiness and isolation.
To nowhere.
And expects her to love him. »

 

le calice des esprits

Le Calice des esprits de Paul Doherty: “Le roi Philipe le Bel décide d'anéantir l'ordre du Temple. Rien ne prédestine alors Mathilde à servir les intérêts d'Isabelle de France, dite « la louve ». Nièce d'un érudit templier qui l'a initiée à l'art des potions, elle devient pourtant sa demoiselle de chambre et découvre très vite les dangers de la Cour... Entre les pourparlers du mariage d'Isabelle avec Édouard II et l'exil vers Londres, l'oeil vigilant de Mathilde sera vital au destin de la future reine»

 

Le combat des Reines de Paul Doherty : « Après avoir affronté tous les dangers pour permettre le mariage d'Isabelle de

le combat des reines

France et du nouveau roi Edouard II, l'intrépide Mathilde de Clairebon, première dame de la reine, se pense enfin en sécurité en Angleterre. Le répit est pourtant de courte durée : les intrigues menées depuis la France se multiplient et Peter Gaveston, le favori royal, est accusé de haute trahison par les grands Barons. Retranchés au palais de Westminster, le roi et sa cour doivent faire face aux traîtres et aux espions en tout genre mais également à une série de meurtres commis par une mystérieuse empoisonneuse. Pour démasquer celle qui sème la mort sur son passage et empêcher la guerre civile d'éclater, les talents de Mathilde, pour qui l'art des potions n'a aucun secret, seront plus que jamais nécessaires. »

 

qui es tu alaska

Qui es-tu Alaska de John Green : « Miles Halter a seize ans mais n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire : ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les premières fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l'insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante. Amitiés fortes, amour, transgression, quête de sens : un roman qui fait rire, et fondre en larmes l'instant d'après... »

 

 

 

Un Pays à l’Aube de Dennis Lehane : « L'Amérique se remet difficilement de la Première Guerre mondiale. De retour

un pays à l'aube

d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois, souvent occupés par des Noirs en leur absence. Mais l'économie est ébranlée et la vie devient de plus en plus difficile pour les classes populaires. Sur ce terreau fleurissent les luttes syndicales et prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, ainsi que les premiers mouvements de la défense de la cause noire. 

En 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, et amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais. 
Au même moment, l'agent Danny Coughlin, fils aîné d'un légendaire capitaine irlandais de la police de Boston, est chargé d'une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna : infiltrer les milieux syndicaux et anarchistes. 
A priori, Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. 
»

 

rosa candida

Rosa Candida d’Audur Ava Olafsdottir : « Dans le monde d'Arnljotur, vingt-deux ans, il est question de boutures, de graminées et surtout de sa fierté, les roses à huit pétales, les Rosa Candida. Sa passion dans la vie : le jardin et les fleurs.
Une nuit, dans une serre, Arnljotur et Anna s'aiment. Ils se connaissent à peine, pourtant leurs existences en seront chamboulées à jamais car, en Islande, les filles naissent bien dans les roses... »

 

 

 

Le dernier jour de ma vie de Lauren Oliver : « Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant

Le dernier jour de ma vie

du monde, trois meilleures amies géniales et une côte de popularité illimitée.

Ce vendredi de février aurait donc dû être un jour parfait dans une vie parfaite. Pourtant, ce vendredi de février est le dernier pour Sam.

Ou le premier ? »

 

 

un autre amour

 

 

Un autre amour de Kate O’Riordan : « Connie et Matt Wilson sont parvenus à réaliser leur rêve : ils vivent avec leurs trois enfants dans une charmante maison londonienne. Alors qu'ils profitent d'un week-end pour passer un séjour romantique à Rome, tout bascule : Matt annonce à Connie qu'il ne rentrera pas avec elle. Elle retourne à Londres, retrouvant ses trois garçons, seule. Un autre amour est le récit intense du désespoir d'une femme dont l'heureux et paisible mariage se trouble. L'auteur explore les sentiments tumultueux de cette épouse qui s'emploiera à faire revenir celui qu'elle aime depuis l'enfance. Kate O'Riordan analyse l'ambiguïté et la fragilité des sentiments à travers l'évocation du passé duquel on ne peut réchapper. Elle fait intervenir des personnages poignants, singuliers ou drôles qui croisent le destin des protagonistes et révèle les failles de la vie qu'ils ont cru se construire. »

 

Merci beaucoup Will, j'ai hâte de passer des beaux de lectures ou affalée sur mon canap devant les dvd, tu me gâtes vraiment trop!!

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12 novembre 2014

Joyce Maynard, l'homme de la montagne

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Quatrième de couverture:

"Été 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa sœur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d'habitude. Échappant à la surveillance d'une mère aimante mais neurasthénique depuis son divorce, et d'un père amoureux de toutes les femmes, le flamboyant inspecteur de police Torricelli, elles se cachent dans les arrière-cours pour regarder la télé par la fenêtre des voisins, inventent blagues et jeux à n'en plus finir, rêvant de l'inattendu qui pimenterait leur existence.

Et l'inattendu arrive. Horrible, cauchemardesque, une succession de meurtres dont les victimes sont des jeunes femmes, tuées dans la montagne... Des drames aux rebondissements ahurissants, qui vaudront au séduisant inspecteur, chargé de l'enquête, et à ses gamines à l'imagination fervente, un humiliant échec.

Cet échec, Rachel, devenue trente ans plus tard une romancière célèbre, le raconte ainsi que l'été qui a bouleversé leurs vies. Elle s'est donné pour mission de retrouver le tueur et la parution de son récit précipitera le dénouement de ce captivant roman. Superbement écrit, riche en passions de multiples sortes, L'homme de la montagne est un hymne magnifique à l'adolescence, à ses outrances et à ses rêves..."

Je suis entièrement réconciliée avec Joyce Maynard qui n’avait déçue avec Une adolescence américaine. L’auteure signe un roman fort et passionnant. Le point fort du récit est pour moi la narratrice : même si, dès les premières pages on sait que c’est l’adulte qui nous parle, celle-ci s’efface pour laisser la parole à l’enfant qu’elle a été. Rachel nous raconte son enfance en bordure de San Francisco à deux pas du Golden Gate Bridge et du Mont Tamalpais. Une enfance heureuse et insouciante jusqu’au divorce de ses parents. Sa mère dépressive les laisse elle et sa sœur Patty livrée à elle-même.  Elle passe donc leur temps à inventer des jeux et explorer la montagne. Le récit de Rachel se focalise sur l’année de ses 13 ans, celle où son père, brillant et beau détective se voit chargé de l’enquête sur l’étrangleur du crépuscule qui sévit dans la montagne au nord de San Francisco … Cette enquête va nourrir l’imagination de Rachel, exacerber ses sens mais surtout ne plus la quitter pendant une année. Il est peu commun je crois de voir un crime (et ici des dizaines) par les yeux d’un enfant, d’avoir son ressenti sur les meurtres, sur la progression de l’enquête et c’est vraiment ce qui rend cette affaire intéressante.

Les liens qui unissent les deux sœurs sont très forts, et m’ont beaucoup touchée, si le personnage de Rachel peut être par certains côté agaçants, j’ai tout de suite beaucoup aimé Patty, sa sensibilité, son imagination, sa loyauté surtout sont soulignées à plusieurs reprises par sa sœur, qui nous fait aussi redouter le pire la concernant.

A plusieurs reprises j’ai émis des hypothèses concernant l’identité du tueur, le destin des personnages, et je me suis à chaque fois trompée. Joyce Maynard garde quelques secrets jusqu’à la fin de son roman. Pour autant les rebondissements ne sont pas extravagants, on s’y attend, sans les voir complètement, elle nous surprend sans en faire trop.

Si ce n’est déjà fait, je ne peux que vous conseillé de le lire, j’ai vraiment aimé, et je pense que c’est aussi le cas d’Enna avec qui je partage ma lecture aujourd’hui.

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07 novembre 2014

Challenge Christmas Time

Le challenge de Noël organisé par MyaRosa l'an dernier a remporté un franc succès, elle le renouvelle donc cette année! Je suis un peu à la traîne et je ne respecterai pas le planning prévu par MyaRosa, mais j'ai quelques livres de Noël en stock, une folle envie de recettes de Noël et tout ce qui va avec cette période ...

Pour plus d'infos cliquez sur le logo du challenge.

challengechristmastime

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05 novembre 2014

Carlos Ruiz Zafon, Le Prisonnier du Ciel

le prisonnier du ciel

Quatrième de couverture:

"Barcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l'offre à Fermín, accompagné d'une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats. Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu'il a toujours caché. 
La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d'hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l'enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l'auteur de La Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé...
Dix-huit ans plus tard, quelqu'un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent"

J'ai vraiment apprécié retrouver les personnages de L'ombre du vent. Ce roman fait partie du cycle du Cimetière des livres oubliés et si je devais donner un ordre de préférence je dirai que je l'ai préféré au Jeu de l'Ange mais qu'il est en dessous de l'Ombre du vent. Le narrateur de ce roman est Daniel, il est à présent adulte et travaille à la librairie Sempere et fils avec son père et leur vieil ami Fermin Romero de Torres, et c'est sur Fermin qu'est centrée cette histoire. Il livre à Daniel les secrets de son passé, secrets qui ressurgissent ici pour deux raisons, la venue d'un homme mystérieux à la librarie et son mariage. En effet Fermin, comme nous le savions déjà porte un nom d'emprunt, celui d'un grand torrero ... Daniel va l'aider à démêler les fils de son passé pour lui permettre de se marier en toute légalité. Cette histoire nous conduira au fin fond de l'espagne et des ruelles sombres de Barcelonne à l'époque de la guerre civile et dans les années qui la suivirent. C'est un contexte historique sur lequel j'aime lire parce qu'à part mes souvenirs de cours d'espagnol au lycée, il ne m'en reste pas grand chose. Carlos Ruiz Zafon est ausis un auteur que j'aime lire parce que ses textes sont beaux, toujours empreints de mystère et d'un peu de magie, et ses personnages, Daniel et Fermin sont vraiment attachants. C'est une belle amitié qui les unit malgré leur différence d'âge. Fermin, malgré les erreurs de son apssé est un homme loyal. 

L'automne est une saison propice pour découvrir ce roman, bien au chaud, sous la couette avec un thé fumant, embarquez-vous dans le froid de l'hiver 1957!

 

objectif pal

(34/78)

challenge à contre courant

 

(1ère lecture avec ce roman publié en Novembre 2012)

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22 octobre 2014

Frédérique Deghelt, L'oeil du Prince

l'oeil du prince

Quatrième de couverture:

"Années 1980 : Mélodie, une jeune Cannoise, commence son journal intime. 1964 : Yann, un Français habitant New York, semble avoir laissé sa vie derrière lui. Vingt ans plus tard à San Francisco, Benoît voit son couple se déliter alors même que sa carrière de pianiste connaît une envolée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux résistants, Alceste et Agnès se découvrent amoureux grâce à leur correspondance. Celle-ci sera ouverte, un demi-siècle plus tard, par une vieille dame aux pensées habitées par les hommes qu?elle a aimés. Cinq voix s?élèvent à travers le temps et l?espace pour tenter de saisir leur chance, de comprendre leur vie, de mettre des mots sur le sentiment amoureux. Destin, hasard ou fatalité, un seul être peut savoir ce qui les lie : le lecteur."

Billet programmé pour une lecture commune avec Enna, Sylire  et Fleur, à l'heure où vous me lirez je m'envolerai pour Le Portugual, le temps pour moi de faire une pause et de revenir en forme dans huit jours!!

Enna pense qu'elle sera le mouton noir pour cette lecture commune, et bien pas tout à fait, disons que je serai le mouton gris. Mon avis est donc mitigé, et à vrai dire je ne sais trop quoi penser de ce roman. Je suis partie sur une bonne impression avec la première histoire, celle de Mélodie, je trouvais le personnage intéressant, et bim on passe à Yann, et je dois avouer que Yann m'a vraiment déplue et ennuyée. Je n'ai pas aimé le personnage, il m'a perdu dans ses souvenirs et pensées. Pourtant ce récit traite d'un sujet intéressant, celui de l'acceptation du décès d'un proche, la culpabilité de celui qui reste vivant, et surtout la reconstruction, mais je me suis profondément ennuyée pendant ce récit. De plus il n'y avait absolument aucun lien avec Mélodie, j'ai à ce moment là décortiqué l'arbre généalogique en début de livre sans rien trouver. Du coup ça m'a agacée, et je me suis dit, à tort pour être honnête, "autant présenter ce roman comme un recueil de nouvelles" ... Ma patience légendaire et moi ... Le récit des deux résistants m'a plus facilement accroché, tout en me laissant sur ma faim, ce n'était pas assez précis, trop rapide dans le développement des sentiments entre les personnages ... Bon j'ai mis ça sur l'effet de style lié à la correspondance entre deux personnes qui devaient vivre cachées. La quatrième histoire, sur ce pianiste et son couple m'a plue, et puis les pièces du puzzle ont commencé à s'assembler, donc enfin je commençais à comprendre l'arbre généalogique ... Pour terminer sur le récit de cette vieille dame qui donne toutes les clés des différentes histoires. J'ai apprécié avoir des réponses, j'ai trouvé que certains recoupements étaient forts, et finalement intéressants, et d'autres un peu trop improbrables, le pianiste, Mélodie tout ça ... Comprendront celles qui l'ont lu, je ne veux pas spoiler pour les autres.

Finalement quel a été mon sentiment quand j'ai terminé la lecture? Je n'ai pas passé un moment désagréable, même si parfois ma patience a été mise à l'épreuve, mais j'avais hâte de le terminer pour avoir un peu les clés de l'arbre généalogique, et aussi pour apsser à autre chose. Je ne me suis attachée à aucun personnage. Si quelques uns m'ont agacés (je pense à Yann notamment), la plupart m'ont laissée indifférente. Pour autant j'ai trouvé que c'était fluide à lire, bien écrit, les deux derniers chapitres m'ont plu mais c'est tout ce que j'en retire. Dommage! Je tiens quand même à remercier Silvana Bergonzi et les Editions J'ai lu de m'avoir fait découvrir ce roman.

Allons voir les billets d' Enna, Sylire  et La Sardine, Je suis désolée les filles je ne pourrai lire vos avis qu'à mon retour en fin de semaine prochaine!

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18 octobre 2014

Toni Morrison, Sula

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Quatrième de couverture:

"Dans l'Ohio des années 20, deux petites filles noires s'inventent ensemble une vie meilleure. Mais l'âge venant, tandis que Nel se plie à son rôle de mère et d'épouse, Sula choisit de conquérir ailleurs sa liberté. Pour tous, elle devient la scandaleuse, la dévoyée. Et doit se défendre, quarante ans plus tard, contre une société soumise à la vérité des autres...

Voici le livre que j'ai présenté cet après-midi au club de lecture sur les auteures non-blanches". Et pour un premier rendez-vous je crois que j'avais mal choisi mon livre, pourtant en tablant sur Toni Morrison j'étais à peu près sûre d'aimer: Cette lecture n'aura cependant pas réussi à me toucher. Les thèmes et l'écriture de Toni Morrison sont toujours très forts mais peut-être que ce récit est trop court pour que je puisse y adhérer totalement. 

Sula et Nel sont deux jeunes filles qui grandissent au Fond, trou perdu dans la montagne où vit la communauté noire de Médiallion. Elles viennent de deux familles complètement différentes. L'une est calme est posée, l'autre est impulsive et mystérieuse. Sula est élevée par des femmes, sa mère et sa grand-mère, chacune excentrique à leur manière. Nel deviendra mère, Sula quittera Médaillion pour mieux y revenir quelques années plus tard. Les deux femmes aprtagent un secret, que seul Shadrack, le reclus du village semble connaître. Et c'est à peu près tout ... Il n'y a pas réellement d'intrigue, Toni Morrison décortique le mythe qui s'est construit autour de Sula. La singularité de son personnage fait figure de sorcière en ces temps et ces lieux reculés, mais contrairement à Beloved, l'auteur ne bascule à aucun moment dans le fantastique. L'écriture est belle, elle se tisse autour du personnage éponyme. La condition des noires est abordée en filigrane seulement. 

Il m'a donc manqué quelque chose pour vraiment apprécié et retenir ce roman, sans doute un peu plsu d'engagement. 

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