09 avril 2015

Emile Zola, Pot-Bouille

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Quatrième de couverture:

"Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère, comme le plaisir, saute aux yeux. Chez les seconds, tout est caché. Ils clament : « Nous sommes l’honneur, la morale, la famille. » Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant « Au Bonheur des Dames », arrive de province, et loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Beau et enjoué, il séduit une femme par étage, découvrant ainsi les secrets de chaque famille. Ce dixième volume desRougon-Macquart, qui évoque la vie sous le Second Empire, montre ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies."

Avec cette lecture j'entame la pente descendante des Rougon-Macquart puisque je suis maintenant à mi-parcours, dix volumes et la plume de l'auteur ne faiblit pas, surtout pas d'ailleurs avec ce roman qui n'pargne rien à ses personnages. J'ai eu un peu de mal à m'y retrouver avec tous ces personnages mais le tableau que nous fait Zola de ces habitants de la rue de Choiseul est assez effarant. Pot-Bouille c'est Octave Mouret, ce jeune homme arrivé du sud et recueilli par des amis de la famille dans cet immeuble bourgeois au rez-de-chaussée duquel se trouvent deux magasins de tissus. Octave travaillera pour l'un (Le Bonheur des Dames", puis pour l'autre avant de revenir au Bonheur des Dames, (celui qui sera dans le tome suivant l'un des plus en vue du tout Paris). L'immeuble appartient au vieux Vabre qui loue des appartements à ses enfants, Auguste, Théophile et Clotile (épouse Duveyrier) ainsi qu'à d'autres familles, les Juzurs, les Josserand, une famille dont on ne connaît pas le nom, les Campardon, les Pichon, et Octave bien sûr. L'immeuble abrite aussi tous les domestiques de ces différentes familles. Autant de personnages c'est déjà compliqué, mais ça l'est encore plus quand on sait que dans toutes les familles ou presque, l'un trompe avec l'autre si ce n'est les deux, et nous voilà embarqués dans un fouilli absolu de relations adultères! Parce que Pot-Bouille c'est ça, les histoires adultères des uns et des autres, à demi-mots et plein de sous entendus pour certains, cachées mais découvertes pour d'autres, et au su et au vue de tout le monde pour la plupart!!

Elle est belle la petite bourgeoisie française, et les domestiques s'en donnent à coeur joie, bien qu'ils ne soient pas mal non plus... et tout ce linge sale se lave au seins même de l'immeuble, parfois à même les pavés de la petite cours sordide. L'histoire se déoule presque en huis-clos dans l'immeuble, Très peu de sorties dans Paris sont évoquées et cela donne une impression d'asphyxie à cet environnement confiné. Tout est sombre et un peu sale.Il ets difficile de trouver une touche d'optimisme dans ce roman. On est presque soulagé de le refermer! 

Zola met l'accent sur les apparences trompeuses, un immeuble bourgeois, des familles relativement aisées, certains qui préfèrent recevoir du monde, améliorer ses toilettes plutôt que de manger à leur faim. J'ai l'impression que plus on avance, plus c'est sombre, le prochain volume viendra un peu casser cette dynamique.

Challenge-classique-3

 

(classique d'avril: 10e volume des Rougon-Macquart)

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07 avril 2015

Andréa Schwam, Méthode de WC pour se débrouiller en anglais

méthode wc

Quatrième de couverture

"Aux toilettes, on vous fiche la paix : pourquoi ne pas profiter de ce temps de liberté pour vous remettre à l'anglais ? Chaque mini-leçon vous propose : . Du vocabulaire indispensable, et même un peu d'argot . Des expressions de tous les jours : au resto, au travail, en vacances, etc. . Des (petits) points de grammaire . Quelques éléments de culture anglophone et des blagues, forcément douteuses . Des tests pour vérifier vos progrès ! Grâce à cette «méthode de W.-C.», vous ne mettrez pas longtemps à vous débrouiller parfaitement en anglais. Vous êtes prêt ? Fermez bien la porte à clef et good luck !"

Mon collègue d'anglais m'a offert ce petit guide et j'ai suivi le conseil, à raison de quelques pages par séjour au wc, beaucoup de gens lisent aux commodités, ça n'est pas mon cas, et bien voilà je l'ai fait, et du coup je me suis parfois éternisée, en me disant "encore une page". Ce guide est qui plus est divisé en "chasses d'eau" (so glamourous!) chacune abordant un point précis de la langue anglaise: vocabulaire, culture, conjugaison ou "small talks" sont abordés. Je ne saurais vous dire si le pari lancé par Andréa Schwam est concluant puisque je parle déjà l'anglais, mais j'ai trouvé les chapitrés globalement intéressants. Ceux qui m'ont le plus intéressés sont ceux sur le slang, les faux amis qu'il est toujours bon de se rappeler et les phrasal verbs. Pour ce qui est des small talks c'est un peu basique, mais ça peut justement convenir à quelqu'un qui ne maîtrise pas la langue. Les rappels sur les temps sont assez clairs, et ne s'encombrent pas de grammaire inutile. Je pense que c'est une bonne lecture pour se rafraîchir la mémoire, mais il faut à mon avis quelques bases en anglais, ce guide n'est pas fait pour les débutants. 

En bref, voilà une façon assez agréable et ludique de passer cinq minutes de plus dans les lieux d'aisance :p

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03 avril 2015

Cathy Cassidy, Les filles au Chocolat, Coeur salé (tome 3.5)

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Quatrième de couverture:

"Shay Fletcher est le petit ami de Cherry. Musicien hors pair, il est ravi lorsqu'un agent artistique le repère et lui propose un contrat. Mais comment convaincre son père de le signer, lui pour qui la reprise de l'entreprise familiale compte plus que tout, et qui n'accorde que mépris à sa passion pour la musique ? Voilà qu'en plus Honey, son ex-petite amie, demi-sœur de Cherry a soudain besoin de son aide. Comment la secourir sans risquer de susciter la jalousie de Cherry ? Entre rêve déçu et déception amoureuse, la vie de Shay est soudain devenue très compliquée..."

Je reconnais que cette histoire de demi tome me laisse perplexe, si ça c'est pas un bon coup de marketing qu'est ce que c'est? Bon ok ce genre de série est de toute façon une histoire de marketing, et je suis faible j'ai cédé, même au demi-tome...

Coeur salé vient donc s'intercaler entre Coeur Mandarine dont la narratrice est Summer, la jumelle danseuse, et Coeur Coco, la cadette un peu casse-cou. Ici ce n'est pas une des soeurs Tanberry qui nous conte la petite vie pas si tranquille de Kitnor mais Shay Fletcher, boyfriend d'une des soeurs ... Cette narration amène donc un nouveau souffle à la série, d'autant plus que j'ai été moyennement convaincue par l'histoire de Summer, ici Shay est repéré par un producteur Londonien qui veut en faire la nouvelle égérie pour ado, bien sûr, Monsieur Fletcher, déjà rencontré dans un tome précédent, un peu bourru ne voit pas les choses du même oeil. On n'abandonne pas pour autant les aventures de Tanglewood et Honey est toujours la peste de service...

Lecture globalement sympathique même si assez peu réaliste finalement, j'ai lu ce court roman en une soirée, comme une parenthèse entre deux lectures plus "sérieuses".  

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30 mars 2015

P.D James, La mort s'invite à Pemberley

La-mort-sinvite-à-Pemberley

Quatrième de couverture:

"Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle."

J'ai laissé passé un peu de temps avant d'ouvrir ce roman de P.D James parce que je voulais oublier un peu les billets que j'avais lu à son sujet. J'ai globalement apprécié ma lecture même si un aspect du roman m'a un peu ennuyée.

En fait, ce que j'ai particulièrement aimé c'est de voir revivre Elizabeth et Darcy, alors même si ce n'edt pas sous la plume de Jane Austen, même si P.D James n'égale en rien l'auteur des personnages originaux, il faut s'en contenter, puisque c'est un fait, Jane Austen n'écrira pas d'autres romans... Les personnages renaissent donc avec P.D James, et elle a su en garder la saveur, même si le mariage a quand même bien restraint la fougue de notre chère Lizzie, le couple qu'elle forme avec Darcy n'en reste pas moins complice et enviable. Darcy a l'air d'accorder une grande importance à l'avis d'Elizabeth ce qui est somme toute assez rare pour l'époque, bon après c'est avec le regard de la romancière du 20è siècle, peut-être que Jane Austen aurait imaginé le couple tout autrement.

L'enquête et le retour de Wickam sont là pour pimenter un peu le récit, sinon en effet qu'y aurait-il eu à raconter? Sauf que voilà, pour moi cette enquête, qui est quand même le coeur du récit ne m'a pasd du tout convaincue, un epu tirée par les cheveux, un peu facile aussi mais surtout avec des ficelles un peu trop grosses. Mais ce n'est pas ce qui m'a le plus ennuyée, là où j'ai parfois trouvé le récit un peu lent c'est qu'on a à plusieurs reprises et par plusieurs personnages le même récit des évènements. Je sais que c'est pour coller au procédé de l'enquête, qu'on est au coeur des témoignages etc, mais lire au moins une dizaine de fois que Wickam a quitté le cabriolet au milieu de la forêt pour rejoindre le capitaine Denny, au secours!!! 

C'est donc un avis partagé, même si la nostaligie d'Orgueil et Préjugés fait plutôt pencher la balance favorablement, l'enquête "policière" n'est en soi pas une grande réussite.

 

challenge petit bac

 

(la Mort: MORT)

lire sous la contrainte

 

(lire sous la contrainte session avec un titre qui évoque la mort)

objectif pal

 

(10/32)

25 mars 2015

Olivier Adam, Peine perdue

peine perdue

Quatrième de couverture:

"Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur : la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte."

J'ai attendu le bon moment pour ouvrir le dernier roman d'Olivier Adam. Ce dernier n'a pas fait l'unanimité sur les blogs et du coup j'avais quelques craintes. Et mes craintes se sont confirmées quand j'ai commencé ma lecture! Le premier chapitre, point de départ de l'histoire, consacré à Antoine, un trentenaire qui vogue de petits boulots en petits boulots, qui s'est fait jeté par sa copine et qui ne sait pas vraiment comment aimer son fils ... Le genre d'histoire qui me déplaît de plus en plus ... C'est aussi le point de départ de la tempête le long de cette côte méditerranéenne, et ce sera le fil rouge de tous les chapitres, les éléments étants imbriqués les uns dans les autres, chaque personnage jouera un rôle même mineur dans l'histoire du personnage suivant. Heureusement je ne me suis pas arrêtée à ce premier chapitre, parce que les personnages suivants m'ont un peu plus accrochée. Pourtant à eux aussi la vie n'a pourtant pas souri, la plupart ont du mal à joindre les des bouts, ne sont pas en bons termes avec leur famille, ont des regrets, s'ennuient dans leur petite vie étriquée ... C'est jamais très réjouissant de lire Olivier Adam! Mais je trouve que de manière générale il trouve les mots justes, sans tomber dans l'appitoiement (ce que je lui reproche finalement pour le premier chapitre).

J'ai préféré les chapitres féminins aux chapitres masculins, les sujets y sont tout aussi déprimants, mais l'écriture est plus légère, un peu moins glauque. Ces femmes sont plus attachantes, et presque toutes donnent l'image de femmes fortes, qui se battent avec la vie, qui essaient de faire au mieux avec ce qu'elles ont. 

Est-ce que je recommanderai ce livre? Je ne sais pas... c'est un peu sombre, c'est une écriture qui arrive à me toucher, pour autant, ce dernier roman est peut-être un peu trop dans l'aire du temps, la crise, l'enfermement dans un milieu social ... Puisqu'Olivier Adam a pris le parti de faire intervenir autant de personnages, j'aurais aimé y voir une plus grande diversité, même si finalement, je crois que dans la vraie vie, les différentes couches sociales se croisent assez peu, et en ce sens son roman est très fidèle à la réalité.

En bref vous aurez compris le débat intérieur qui m'habite, mes avis sont partagés, et surtout contradictoires, une bonne quinzaine de jours après ma lecture, je n'ai toujours pas tranché!!

objectif pal

(9/32)

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19 mars 2015

Cathy Cassidy, Les filles au chocolat - Coeur mandarine - tome 3

les-filles-au-chocolat-tome-3-coeur-mandarine

Quatrième de couverture:

"Avec la perfectionniste Summer, 12 ans passés, un zeste d'acidité jaillit au coeur du fondant chocolaté... Elle rêve si fort de devenir danseuse que son échec à l'audition du Royal Ballet lui a ôté toute illusion. Même son beau boyfriend ne lui fait pas ressentir d'étincelle. Pour la refaire briller, il faudrait une nouvelle chance d'accomplir son rêve, un autre garçon... 
Un tome 3 plus grave, qui soulève avec finesse les difficultés de l'adolescence."

 Après le Comte de Monte Cristo, il me fallait quelque chose de plus frivole ... J'ai opté pour Les filles au chocolat, c'était ça ou Giorgia Nicolson ... Bon finalement j'ai eu de la légèreté de par l'écriture destinée au public adolescent mais ce 3e tome est un peu moins frivole que les autres. Cathy Cassidy évoque ici l'anorexie chez les adolescentes. Si c'est un thème à traiter sérieusement pour les jeunes filles, je trouve qu'il est assez mal amené dans le roman. Il est en accord avec l'envie de réussir de Skye, cette audition de danse classique etc. mais j'ai trouvé que les ficelles étaient trop grosses, peut-être qu'un peu de subtilité aurait permis d'aborder le thème plus en profondeur. Bien sûr la danse est omniprésente dans ce tome consacré à Skye, et c'est sans doute aussi ce qui m'a moins plu, ce n'est pas le personnage que je préfère dans la famille Tanberry-Costello. J'ai tout de même passé un moment sympathique, et j'espère que la série n'est pas en train de s'essouffler!

 

challenge petit bac

 

(COULEUR: MANDARINE)

objectif pal

(8/32)

 

15 mars 2015

Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo (tomes 1 et 2)

comte de monte cristo tome 1

Quatrième de couverture (tome 1):

"1815. Louis XVIII rétabli sur le trône se heurte à une opposition dont l'Empereur, relégué à l'île d'Elbe, songe déjà à profiter. Dans Marseille livrée à la discorde civile, le moment est propice aux règlements de comptes politiques ou privés. C'est ainsi que le marin Edmond Dantès, à la veille de son mariage, se retrouve, sans savoir pourquoi, arrêté et conduit au château d'If... "

 A chaque fois je me dis qu'il faut que je prenne des notes sur mes lectures, et à chaque fois je ne m'y tiens pas, et mes billets sont un gros bordel à peine organisé!! J'ai vécu la seconde moité de février au rythme d'Alexandre Dumas et de son Comte de Monte Cristo, et je ne regrette pas l'avoir enfin déterré de ma PAL! J'ai passé deux belles semaines en compagnie d'Edmond Dantes, l'histoire je ne la raconte pas, je crois qu'elle est connue de tous, une histoire de jalousie, d'emprisonnement, et de vengeance! 

Bien qu'ayant apprécié le roman dans son intégralité (deux tomes de presque 800 pages) ma préférence va à la période Château d'If, quand Monte Cristo n'est encore qu'Edmond Dantès. Et pourtant il ne s'y passe pas grand chose dans cette cellule, mais c'est là que le personnage d'Edmond m'a le plus plu. Qaund il devient le Comte, il n'a plus qu'une idée se venger, et cela peut se comprendre mais le personnage est trop glacial pour qu'on s'y attache. La bonté d'Edmond est toujours sous-jacente, on la sent à travers la famille Morrel, et plus particulièrement par l'affection que le Comte porte à Maximilien. Mais la froideur, la détermination et la précision avec laquelle il exécute ses plans n'en font plus vraiment un homme. Pour autant, plus on avance dans le récit, plus le filet se ressèrent autour des trois personnes qui ont causé la perte de Dantès. Le lecteur se demande jusqu'aux derniers chapitres jusqu'où cela ira, de quelle manière les histoires sont reliées et comment la vengeance frappera, et honnêtement nous ne sommes pas déçus! Les personnages foisonnent mais n'interviennent jamais par hasard, chacun étant le rouage du destin que Monte Cristo met en place pour ses trois ennemis.

Ce n'est pas le plus beau côté de la société du 19e siècle que nous montre Dumas, la vanité,

comte de monte cristo tome 2

l'argent, et le pouvoir sont poussés à leurs extrémités et incarnés par les persoinnages de De Villefort, Morcerf et Danglard qui sont tous trois des parvenus, prêts à tout pour conserver leur fortune et leur renommée, par forcément légitimement gagnée d'ailleurs. La déchéance sociale plus que la perte de la forturne les poussera à des extrêmités. La société du 19e siècle étant basé sur le qu'en dira-t-on et ça Monte Cristo l'a bien compris et en abusera. 

Si je dois apporter un bémol, ce serait peut-être d'avoir parfois passé trop de temps sur des personnages secondaire, je pense notamment à Luigi Vampa, les récits qui se déroulent en Italie m'ont globalement moins tenue en haleine que le reste. Ca n'en reste pas moins un chef d'oeuvre de la littérature française, et maintenant je comprends pourquoi. Il ne me reste plus qu'à voir le film avec Depardieu, je n'arrive pas du tout à me le figurer en Comte de Monte Cristo!!

 

 

challenge petit bac

 

(LIEU: MONTE-CRISTO, grille n°2)

Challenge-classique-3

 

(classique de Mars)

objectif pal

(7/32)

 

 

09 mars 2015

Challenge Petit Bac - Le Swap!

Je vous rappelle que vous pouvez toujours vous inscrire pour Le Challenge Petit Bac - Le swap! Pour l'instant nous sommes 6. Pour plus d'infos cliquez ici.

challenge petit bac le swap

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08 mars 2015

Clara Dupont-Monod, Le roi disait que j'étais diable

le roi disait que j'étais diable

Quatrième de couverture:

"Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai…
Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII.
Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d’une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d’un amour impossible.
Des noces royales à la seconde croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Age lumineux, qui prépare sa mue."

Pour cette journée de la femme et le rendez vous de Sophie, je me suis gardée cette lecture du mois dernier qui est plus qu'appropriée. Clara Dupont-Monod nous plonge au Moyen-Age, dans les pensées et la vie tumulteuse d'Aliénor d'Aquitaine. Mariée très jeune au roi Louis, tout aussi jeune, ils ont tous les deux moins de 15ans au moment des noces, Aliénor n'en est pas moins une femme au caractère fort et ambitieux. Elle entend bien gouverner le royaume de France comme elle a mené celui d'Aquitaine, avec beaucoup de fermeté ... Louis est pris entre deux feux, les attentes de son épouse qui veut de lui une poigne de fer, et celles de son conseiller l'Abbé Suger (qu'Alienor déteste). Il est prêt à tout pour un regard de son épouse qui le dédaigne. L'alternance des chapitres, tantôt du point de vue d'Aliénor, tantôt de celui de Louis montre bien cette dualité chez le roi et renforce l'inflexibilité et la froideur d'Aliénor.

J'ai beaucoup apprécié cette plongée au temps des croisades et des "guerres d'influence", Aliénor n'espère qu'une chose, accroître le pouvoir de son époux, et donc le sien, alors que Louis ne rêve que d'une chose, être considéré par son épouse. Bien sûr l'auteur romance cette partie de l'histoire, mais est-elle si éloignée de la réalité? En tout cas j'ai appris beaucoup de choses, j'ai démêlé quelques fils de la généalogie royale de l'époque, et je suis maintenant prête à plonger dans els livres de Doherty que j'ai reçus pour mon anniversaire puisqu'ils mettent en scène la reine Mathilde, fille d'Aliénor si je ne dis pas de bêtises!

De plus, l'écriture de Clara Dupont-Monod est très agréable à lire, le risque avec ces romans historiques c'est de se perdre en détails ou avec une langue un peu désu-te, là ce n'est pas le cas, le texte est fluide tout en étant emrepint d'une certaine poésie, cela se lit très facilement.

 

Les avis de LilibaEvaMicmelo, Fleur ...

 

 

journc3a9edelafemme2014

(rendez-vous pour la journée de la Femme chez Sophie)

 

challenge petit bac

( gros mot: DIABLE, ligne n°2)

 

 

 

06 mars 2015

Mise à jour Challenge les anciens sont de sortie

Depuis l'an dernier je participe au challenge un peu à contre courant de Stéphie: Challenge les anciens sont de sortie. Elle nous propose de sortir de nos PAL les livres des dernières rentrées littéraires.

 

challenge à contre courant

 

 

2010: Hélène Grémillon, Le confident

2011: Ruta Sepetys, Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

2012: Olivier Bouillère, Le poivre

         Carlos Ruiz Zafon, Le prisonnier du Ciel

2013: Yasmina Khadra, Les anges meurent de nos blessures

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