18 mai 2015

John Steinbeck, En un combat douteux

en un combat douteux

Quatrième de couverture:

" - Le soleil va bientôt se coucher. A la nuit, ceux de la ville vont peut-être laisser passer nos hommes, mais nous, ils nous arrêteront. Ils veulent notre peau. Alors, je veux que tu t'en ailles, dès que la nuit tombera, et que tu retournes en ville.

- Pourquoi ? Mac le regarda de côté, puis fixa de nouveau son regard sur le sol.

- Quand je t'ai amené ici, dit-il, je croyais que j'étais très fort, et je suis persuadé maintenant que tu en vaux dix comme moi, Jim. S'il m'arrive quelque chose, on trouvera facilement vingt types qui pourront me remplacer. Mais toi, tu as du génie pour ce genre de travail. Le parti ne peut pas te sacrifier ainsi ; pour une petite grève de rien du tout. Ce ne serait pas raisonnable. "

Ca me laisse toujours un peu perplexe ces livres dont la quatrième de couverture est une citation du roman, celle-ci en plus intervient presque à la toute fin du livre et ne dévoile à priori rien sur l'intrigue. Je ne suis vraiment pas douée pour les résumés mais en quelques mots, Mac est au parti communiste, il forme Jim qui vient d'entrer au parti également. A deux ils pousseront des ouvriers (des ramasseurs de pommes) à la grève pour réclamer un salaire plus élevé. En effet, la pratique du travail saisonniers, mais surtout journalier dans les années trentes aux Etats-Unis étaient très courante. D'anciens fermiers venus d'autres états, des travailleurs, des hommes pauvres de manière générale, se faisaient employer dans des fermes pour ramasseur les fruits, le coton, le tabac etc. en fonction des saisons ... La demande étant bien plus forte que l'offre (conséquence de la crise de 29 aux Etats-Unis), ces hommes travaillaient pour une misère, étaient souvent logés sur place, on déduisait logement, parfois nourriture de leur salaire ... Ils survivaient plus qu'ils ne vivaient.

C'est le sujet très prisé de Steinbeck, sujet bien développé dans son magnifique roman Les raisins de la colère. Dans En un combat douteux, Steinbeck s'attarde peu sur les conditions de vie de ces travailleurs, mais plus sur la manière d'amener un groupe d'ouvrier à se mettre en grève pour réclamer plus... Les grèves étaient sévèrement réprimées, et souvent inutiles dans la mesure où les patrons trouvaient toujours des travailleurs encore plus démunis pour faire le travail. Je trouve que ce roman est un bon complément aux raisins de la colère, et vraiment riche en "ficelles" sur les mécanismes de rebellion, effet de groupes, et quelque part de propagande. Je trouve que les moyens employés par Mac ne sont pas toujours très honnêtes. Il se sert de ses pauvres gens pour défendre sa cause, et comme l'indique le titre ses arguments, ou ses manières d'agir sont parfois douteuses, voire complètement fumeuses et en cela, j'ai eu un peu de mal. Si j'ai vraiment beaucoup aimé l'écriture, je suis restée très en dehors de l'histoire et des personnages. Il n'était pas bon être communistre aux Etats-Unis (et je pourrais je crois conserver cette phrase au présent), du coup je me demande si Steinbeck n'a pas écrit son livre de cette manière pour ne pas s'attirer les foudres des américains influents, même si à mon avis ce n'est pas vraiment son genre ... Après je ne doute pas que c'était aussi peut-être une façon d'agir pour le parti communiste, du genre peu importe les moyens du moment qu'on arrive à nos fins ... Je ne sais pas trop .. Et vous l'avez-vous lu? Comment voyez-vous la chose?

Challenge-classique-3

 

(classique de Mai)

objectif pal

(16/32)

 


11 mai 2015

Kate O'Riordan, Le garçon dans la lune

le garçon dans la lune

Quatrième de couverture:

"Mariés depuis dix ans, Julia et Brian traversent une crise conjugale en demi-teinte.
S'ils restent ensemble, c'est peut-être à cause de Sam, leur fils de sept ans, un enfant enclin à la rêverie qui voit dans la lune un petit garçon qui pleure. Mais lors d'une visite au père de Brian en Irlande, un drame affreux survient, qui se soldera par l'échec de leur union. Julia décide d'aller vivre chez son beau-père, un homme taciturne et tyrannique qui se sert d'elle comme femme à tout faire. En lisant des carnets dérobés, rédigés par la mère de Brian depuis décédée, elle ressuscite le secret qui étouffe les membres de la famille."

J'ai acheté ce roman il y a quelques années chez Gibert jeune et il prenait la poussière depuis trop longtemps sur mes étagères. Comme souvent je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de le lire!! Le garçon dans la lune, c'est le petit garçon que Sam voit les soirs de pleine lune, mais c'est aussi d'autres, qui viendront ponctuer l'histoire d'incompréhension, de drame et de rancoeur. 

Deux histoires, deux chronologies se mêlent, celle, présente de Julia, qui séjourne chez son beau-père taciturne, froid et disons-le méchant, et celle de Brian son époux quand il était enfant, avec ce même père taciturne, froid et méchant ... Le personnage de Julia sera celui qui évolue le plus au fil de ces mois passés dans l'isolement de la ferme familiale. Elle m'était très antipathique au début du roman, et j'ai appris à l'apprécier au fil des pages, elle m'a vraiment beaucoup émue à la fin...

Kate O'Riordan nous livre l'histoire de ces hommes de la campagne, un peu bourru qui ne savent pas comment aimer et qui ne connaissent la vie qu'à travers le prisme du travail et de leur terre. Brian est un père qui n'a eu de modèle que le sien et qui adulte semble tellement différent de l'enfant meneur qu'il a été. Julia elle-même ne connaît rien de l'enfance de Brian et c'est en partie grâce au carnet de sa défunte belle-mère, en partie de sa propre expérience aux côtés de Jérémiah qu'elle va apprendre à aimer son mari.

C'est une histoire difficile, sur les regrets et le ressentiment, mais aussi sur le pardon. Les passages les plus émouvants sont ceux qu'on arrive à lire entre les lignes, ceux qu'on déchiffre dans l'amour de l'auteur pour l'Irlande, personnage à part entière du roman, synonyme de force mais surtout d'imprévisible. Kate O'Riordan m'a encore plus donné envie d'aller faire un tour du côté de cette île.

lire sous la contrainte

(21e session: cosmos)

objectif pal

(15/32)

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08 mai 2015

Challenge Petit Bac - Le swap! Déballage de mon colis!

Tout vient à point qui sait attendre ... J'ai enfin reçu mon colis mercredi et je vous en dévoile le contenu sans suspense, Angeselphie a bien joué le jeu puisqu'elle a réussi à trouver quelque chose pour chacune des catégories du challenge!

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PRÉNOM :  Le journal d'Anne Franck (je l'ai lu quand j'étais ado dans une vieille édition toute abîmée que je n'ai pas conservé, Nos étoiles contraires m'avait donné envie de le relire donc c'est parfait!


LIEU réel ou imaginaire : Un carnet de coloriage sur le thème de l'Afrique


ANIMAL : des oeufs en chocolat avec des poussins et des lapins sur l'emballage. (Pâque est passé par là :p )


OBJET : Une boule à thé en forme de plante, la boule à thé en elle-même est le bulbe de la plante, est le petit pot permet de reposer la boule sans mettre de l'eau partout, astucieux et mignon, j'adore!


COULEUR : du thé noir à la myrtille, par encore goûté mais ça ne saurait tarder!


PRONOM PERSONNEL SUJET :  Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq: "une femme rencontre un homme. Coup de foudre. L'homme est noir, la femme est blanche. Et alors?" On ne peut difficile faire plus concis comme quatrième de couverture non? Du coup je suis très curieuse de le découvrir!


TITRE EN UN SEUL MOT :  Partir de Tahar Ben Jelloun, livre de ma Lal que j'avais repéré sur un blog.


TAILLE : Cookies milka XL, malheureusement ils ont mal vécu le transport et étaient un peu en miette, vous vous doutez bien qu'ils ne feront pas long feu, le paquet est déjà bien entamé!


MUSIQUE : Des marques pages magnétiques sur le thème de la musique


MORT : Acquittée "Je l'ai tué pour ne pas mourir" d'Alexandra Lange, je fais rarement ce genre de lecture mais j'aurais aimé voir le téléfilm de TF1 donc ça peut être une lecture inétressante.


GROS MOT : des bonbons têtes brûlées.

 

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Merci beaucoup Angeselphie pour ce très beau colis!!

 

et merci aussi aux participantes Sandrine SD49Manika , Cap!ôCapesDoc et particulièrement à Enna qui a accepté que je reprenne son idée du Petit bac! 

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05 mai 2015

Joris Chamblain & Aurélie Neyret, Les Carnets de Cerise, Le zoo pétrifié (tome 1) / Le Livre d'Hector (tome 2)

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Résumé:

"Il était une fois.... Quand j'étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j'avaisun journal intime, il commencerait comme ça.

Il était une fois... ben moi, Cerise!
J'ai dix ans et demi et mon rêve, c'est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c'est d'observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets.
On a tous un secret enfoui que l'on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes... En ce moment, avec les copines, on observe quelqu'un de vraiment mystérieux..."

 J'avais offert ces deux bandes-dessinées à ma nièce cet hiver, il fallait aussi que je les lise! Je ne me souviens pas avoir lu de bandes-dessinées, je n'ai jamais tellement aimé ça, à part les Tom-Tom et Nana quand j'étais enfant! C'est un tort parce que quand je rencontre certaines images de BD sur vos blogs je me dis qu'il y a plein de belles choses à découvrir de ce côté là aussi! Trêve de blabla, Les Carnets de Cerise, mi album mi bande dessinée, Cerise veut devenir écrivain et tient des petits carnets dans lesquels elle note des informations à propos de "personnages mystérieux". Dans le premier tome il s'agit de Michel, un homme âgé qui traîne dans la forêt avec des pots de peinture ... Dans le second tome il s'agit encore d'une personne âgée, mais cette fois c'est une femme qui se rend toutes les semaines à la bibliothèque à la même heure, avec le même livre. Si j'ai beaucoup aimé l'atmosphère des deux livres, ma préférence va quand même au second tome, contrairement à ma nièce qui a préféré le premier. Pas étonnant, elle adore les animaux, et moi les livres ... Les dessins sont beaux, la petite touche personnelle apportée par Cerise, la narratrice est sympathique. L'écriture cursive et les dessins "faits-main" sont un plus à mon avis. Les planches de BD s'intercalent pour rapporter les scènes de dialogues ou d'action. C'est une chouette idée. CCT02-C1

Ces deux tomes installent également les personnages récurrents, la mère de Cerise avec qui les relations ne semblent pas simples, elles ont du mal à se parler, et la mère de Cerise ne voit pas d'un bon oeil la relation qu'elle entretient avec Madame Desjardins, leur voisine, écrivaine d'un certain âge.On fait également la connaissance des deux meilleures amies de Cerise, Line et Erica. Je recommande ces BD et j'ai bien envie de découvrir la suite, surtout pour voir l'évolution de la relation entre Cerise et sa mère, et peut-être éventuellement avoir des informations sur son père qui est totalement absent de ces deux titres.

challenge petit bac

 

(OBJET: CARNET) 

 

03 mai 2015

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

 

Comme à chaque vacances, j'ai fait quelques achats livresques:

9782021084399

A moi seul bien des personnages de John Irving: "Adolescent ardent et confus, Billy rêve de devenir écrivain. Des béguins secrets pour son beau-père ou ses camarades de classe le bouleversent. Comment lutter contre ces « erreurs d’aiguillage amoureux » ? Il tait aussi son attirance pour Miss Frost, bibliothécaire aux seins juvéniles qui l’initie au plaisir et à la littérature. Quand Billy renoncera-t-il à l’art de la dissimulation ?"

 

 

 

 

9782253161462-T

Serena de Ron Rash: "Années 1930, Smoky Mountains. George Pemberton, riche exploitant forestier, et sa femme Serena forment un couple de prédateurs mégalos, déterminés à couper tous les arbres à portée de main pour accroître leur fortune. Mais le projet d'aménagement d'un parc national, pour lequel l'État convoite leurs terres, menace leurs ambitions. Pemberton s'emploie à soudoyer banquiers et politiciens. Sans états d'âme, Serena a d'autres arguments : le fusil, le couteau, le poison, et un homme de main dévoué… Après Un pied au paradis, Ron Rash nous propose un drame élisabéthain sur fond de Dépression et de capitalisme sans foi ni foi."

 

9782749913025

Le journal d'Aurélie Laflamme (tome 1 - Extraterrestre ou presque!) d'India Desjardins: "Lorsqu'on a quatorze ans, des neurones d'écureuil, une meilleure amie obsédée par les garçons et qu'on enchaîne les gaffes, la vie n'est pas facile. Depuis le décès de son père, Aurélie Laflamme se demande d'où elle vient. Aurait-elle été oubliée sur Terre par des extraterrestres ? Pour couronner le tout, sa mère semble sous le charme du directeur de son collège. Pas question pour Aurélie de
se laisser elle aussi ramollir le cerveau ! Mais personne n'est à l'abri du coup de foudre... Au milieu de ce tourbillon, Aurélie ne désire qu'une chose : trouver sa place dans l'univers."

 

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Les filles au Chocolat, Coeur Vanille (tome 5) de Cathy Cassidy: "Honey, 15 ans, est l'aînée des soeurs Tanberry. Lunatique, égoïste, souvent triste, elle adore les drames, mais elle sait aussi se montrer charmante et douce. Vivant très mal la séparation de ses parents et la nouvelle relation de sa mère, Honey est allée rejoindre son père qui habite désormais en Australie. Là, elle découvre que la vie n'est pas si rose. Son père, qu'elle idéalisait tant, a une nouvelle compagne et le lycée qu'elle fréquente est particulièrement strict... Et quand des photos compromettantes apparaissent mystérieusement sur sa page perso du réseau social SpiderWeb, rien ne va plus..."

 

 

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L'été des Lucioles de Gilles Paris: "Avec l'Autobiographie d'une courgette, Gilles Paris a fait découvrir à ses lecteurs le monde vu à hauteur d'enfant, avec tendresse et humour.
Dans ce roman, véritable rayon de soleil plein d'énergie, il donne vie au petit Victor, un petit bout d'homme de 9 ans, qui va passer avec vous un été magique et surprenant..."

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28 avril 2015

Challenge Petit Bac - Le Swap! Le déballage!

Nous sommes six à avoir participé à ce swap en lien avec le challenge Petit Bac d'Enna! En attendant de recevoir mon colis, je vous montre ce que les participantes ont reçu, et je pense qu'elles ont été bien gâtées!

challenge petit bac le swap

 

Les billets:

Enna  - Sandrine SD49

Manika - Cap!ôCapesDoc

Angelselphie - Tiphanie

 

J'éditerai mon billet quand j'aurai reçu tous les liens!

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26 avril 2015

Laura Kasischke, Les Revenants

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Quatrième de couverture:

"Une nuit de pleine lune, Shelly est l’unique témoin d’un accident de voiture dont sont victimes deux jeunes gens. Nicole, projetée par le choc, baigne dans son sang, et Craig, blessé et en état de choc, est retrouvé errant dans la campagne. C’est du moins ce qu’on peut lire dans les journaux mais c’est une version que conteste Shelly. Un an après, Craig ne se remet toujours pas. Il ne cesse de voir Nicole partout… Serait-il possible que, trop jeune pour mourir, elle soit revenue ?"

 Je pressentais que j'aurai un peu les chocottes en lisant ce roman de Laura Kasischke donc j'ai attendu les vacances pour l'ouvrir. Pas mal de train devant moi et dix jours chez ma soeur, c'était donc parfait! Et j'ai bien fait parce que l'atmosphère du récit est pesante. J'avais peur que la quatrième de couverture ne dévoile trop d'informations mais non, c'est le point de départ du roman, qui est assez dense. Chaque chapitre se focalise sur un personnage, qui de près ou de loin est lié à l'accident de Craig et Nicole. La chronologie n'est absolument pas respecté, on oscille entre présent, passé immédiat, passé lointain sans prévenir, mais Kasischke est suffisamment clair dans ses propos pour que le lecteur ne se perde pas ni ne s'enmêle. J'ai beaucoup apprécié ces allers et venues dans le temps et dans les personnages. Chaque récit faisant écho au suivant, comme dans une caisse de résonnance. Plus le récit avance, plus le mystère s'épaissit, le fil est ténu entre réalité et fantastique, sans jamais en faire trop (je n'aime pas trop le fantastique), on s'interroge, on est perplexe, on devine à demi-mots, jusqu'aux cents dernières pages ou l'intrigue se dénoue fil par fil. Plus j'approchais de la fin, plus je voulais savoir! Je ne m'étonne pas que Kasischke ait reçu le prix des lecteurs pour son roman, le suspense est rondement mené, les personnages sont intéressants et sont à mon avis bien représentatifs des jeunes américains qui accèdent à l'enseignement supérieur. Kasischke soulève des questions sur le système universitaire américain mais surtout sur ces organisations un peu obscures que sont les sororités, qui ne font pas de cadeaux aux étudiants qui n'entrent pas dans le moule.

Je sais que Kasischke a quelques détracteurs sur la blogo, surtout depuis Esprit d'Hiver mais peut-être que ce titre-là pourrait en réconcilier certaines?

challenge petit bac

 

(la mort: REVENANTS)

objectif pal

 

(14/32)

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24 avril 2015

Colum McCann, La rivière de l'exil

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Quatrième de couverture:

" Les douze histoires que raconte Colum McCann ne sont pas franchement faites pour se tenir les côtes. Mais elles font qu'on se tient le cœur qui, à les lire, bat plus vite et fond de tendresse. Dans chacune d'elles, il y a des gens qui sont loin de chez eux. Des Irlandais pour la plupart. Ils n'ont pas la vie qu'ils aimeraient. Ils se réfugient dans le rêve, la folie, la violence, le passé. [...] Accrochez-vous, c'est merveilleux ! Il y a, dans toutes ces nouvelles, une justesse de ton, un doigté, une élégance de sentiments, une grâce d'une douceur qui serre la gorge. Dans ces ciels tourmentés et lourds, ces destins minables et tragiques, passe une lumière qui fait lever le regard. Colum McCann, qui avait étonné et conquis tout le monde avec Les Saisons de la nuit, vient à nouveau de frapper. Et à douze reprises, encore ! Laissant le lecteur K.O., la tête pleine d'étoiles. " Stéphane Hoffmann, Le Figaro Magazine

 J'ai souvent du mal avec les recueils de nouvelles et celui-ci ne déroge pas à la règle. Colum McCann a choisi de nous parler des émigré irlandais aux Etats-Unis, si les histoires sont pour la plupart un peu sombres, l'écriture n'en reste pas moins plaisante à lire. Ce qui me gêne dans le format nouvelle c'est la brièveté du propos. Je n'ai pas le temps de m'attacher aux personnages, la fin arrive de manière trop abrupte et je ressens quasiment à tous les coups un sentiment de frustration. Ce ne fût pas le cas avec la nouvelle Je peux placer un mot? qui est un monologue intérieure d'une femme à sa soeur défunte qu'elle est en train de "préparer" pour l'enterrement. J'ai vraiment apprécié ce texte parce qu'il montre l'attachement des deux soeurs. Le récit à la première personne facilité l'identification, ce qui est un + à mon avis. Pour les autres nouvelles je crois qu'il ne me restera pas grand chose de ma lecture et c'est dommage.

 

objectif pal

(13/32)

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21 avril 2015

Mark Watson, Eleven

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Quatrième de couverture:

"La nuit, Xavier Ireland anime avec passion une émission de radio pour les Londoniens, à l'écoute de leurs espoirs, leurs peurs, leur doutes.
Le jour, c'est un solitaire, un homme volontairement coupé du monde. Jusqu'à sa rencontre avec une femme de ménage peu ordinaire qui va l'obliger à se confronter aux fantômes de son passé. Qu'il le veuille ou non, le destin de Xavier est lié à celui des autres, et le plus infimes de ses actes peut déclencher une série d'événements susceptibles d'affecter inéluctablement la vie de onze de ses concitoyens."

Voilà un livre raffraîchissant et prenant, lu en à peine un weekend, Mark Watson a su me tenir en haleine!

Xavier Ireland a débarqué en Grande-Bretagne quelques années plus tôt pour fuir un évènement douloureux survenu chez lui, en Australie. Il anime tous les soirs une émission de radio avec son acolyte un peu pataud, Murray. Des gens appellent pour parler de leurs problèmes, et Mark leur prête une oreille attentive tout en leur prodiguant des conseils ... Vous connaissez le proverbe, ce sont toujours les cordonniers les plus mal chaussés, Xavier s'il est investi à la radio ne l'est pas du tout dans la vie de tous les jours et prône un non-interventionisme en totale contradiction avec l'animateur radio qu'il est la nuit. C'est ce non-interventionisme qui va entraîner une suite d'évènements dont chaque conséquence aura une répercusion sur la vie d'une autre personne, et ainsi de suite touchant onze personnes ... L'histoire de ces onze perosnnes est abordée selon le prisme de l'évènement de départ. En parallèle, les souvenirs de Xaviern encore Chris à l'époque se mêlent à l'histoire, et nous font comprendre ce qui a amené l'animateur en Grande-Bretagne et pourquoi il est devenu soupe au lait.

J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, le personnage de Xavier est touchant, son rapport aux autres, à Murray, à sa femme de ménage sont intéressants. Le développement des personnages et histoires annexes sont faits avec suffisamment de finesse pour que les ficelles du destin qui les lie ne paraissent pas trop évidentes. L'humour British est bien présent sans en faire trop.

J'émets un seul bémol, sur la fin, qui à mon sens aurait été meilleure si différente parce que là elle est beaucoup trop frustrante!!!

 

objectif pal

 

(12/32)

challenge petit bac

 

(Titre un seul mot: ELEVEN)

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17 avril 2015

Grégoire Delacourt, On ne voyait que le bonheur (Billet de Valérie)

Je suis sur le chemin du retour avec mes 48 élèves (enfin j'espère, billet programmé) et mes 3 collègues mais j'ai laissé les clés du blog à Valérie qui voulait vous parler d'une de ses lectures audio dans le cadre du Prix Audiolib:

on ne voyait que le bonheur

Antoine est expert en assurance et il remonte le fil de sa vie en la saupoudrant des remboursements qu’il a eu à traiter dans sa carrière.

Soyons honnête, j’ai mis les oreilles dans ce livre de mauvaise grâce. Je n’avais pas du tout envie de retrouver cet auteur dont je n’avais pas aimé La liste de nos envies. Mais comme le roman est dans la sélection du Prix Audiolib, je l’ai écouté, ou plutôt j’en ai écouté la moitié. Comme je ne suis pas masochiste, je me suis dit que j’avais assez souffert comme ça et il m’a semblé qu’en écouter plus de la moitié était une limite que je ne pouvais pas franchir. J’ai détesté le ton de ce roman ainsi que la lecture qui en est faite (je ne parle que du lecteur car je n’ai pas entendu la lectrice que la première moitié) , même si je conviens que le ton du lecteur sied à la noirceur de ce roman. D’abord, j’ai été agacée par les chiffres qui jalonnent ce roman et qui correspondent aux remboursements des clients de l’assurance. En plus, je n’ai pas trouvé certaines situations crédibles. D’autre part, je n’ai pas aimé du tout le poids que le narrateur fait porter à sa famille. Tout est noir dans ce roman, et cela ne m’effraie pas d’ordinaire, s’il y a un style. Mais ici, c’est noir sans parvenir à être dramatique et ce roman n’a aucun style propre. Ce n’est pas seulement que je me suis ennuyée, c’est vraiment que j’ai été agacé par ce quadra qui se lamente ; tout ce que je n’aime pas.

Voilà, c’est dit, entre Delacourt et moi, c’est définitivement fini.

 

Date de parution : 15 Octobre 2014 Durée : 6h53  coeur

prix audiolib