06 février 2017

Harper Lee, Va et poste une sentinelle

 

va et poste une sentinelle

Quatrième de couverture:

"Jean Louise Finch, dite « Scout », l’inoubliable héroïne de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, est de retour dans sa petite ville natale de l’Alabama, Maycomb, pour rendre visite à son père, Atticus. Vingt ans ont passé. Nous sommes au milieu des années 1950, et la nation se déchire autour des questions raciales. Confrontée à la société qui l’a façonnée mais dont elle croit s’être affranchie en partant vivre à New York, Jean Louise va découvrir ses proches sous un jour inédit…"

J'ai reçu ce roman d'Harper Lee à Noël 2015 mais j'attendais de voir l'adaptation de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur pour le lire. En effet si j'avais adoré le premier roman d'Harper Lee, je ne me souvenais pas de tous les détails. J'ai vu le film en janvier et ai donc enchaîné avec la lecture de Va et poste une sentinelle, qui est paru il y a deux ans, bien après le premier opus dont il est "la suite", Scout, la narratrice de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, est maintenant adulte, elle vit à New York et revient à Maycomb pour l'été. Là elle retrouve sa famille, son père et sa tante, et Frank son prétendant. Elle revient sur des anecdotes de son enfance, elle critique un peu la léthargie de ce sud décor de ses souvenirs. J'ai été déue par la première moitié du roman, loin d'égaler le premier, celui-ci est une série d'anecdote mises bout à bout sans vraiment former de tout, on ne voit pas vraiment où veulent en venir Scout, et Harper Lee, c'est vraiment ennuyeux. La seconde partie fait un peu plus écho à l'affaire de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, et pose une véritable question pour ce sud des années cinquante en période de ségrégation et de mouvement pour les droits civiques. Peut-on accepter que les personnes qu'on aime pensent différemment de nous? Soient racistes, ou cautionnent les abominations du Ku Klux Klan, là est tout le débat posé par Harper Lee. Elle essaie de nous faire comprendre qu'un point de vue différent du notre, en faveur de la séparation des blancs et des noirs, n'est peut-être pas si foncièrement mauvais. Elle essaie de légitimer la réaction des blancs à l'égard des noirs lorsque ceux-ci ont voulu réclamer plus de droits dans le sud, dans les années cinquante. Elle essaie de nous faire adopter le point de vue d'un blanc moyen du sud. Bon clairement si j'ai trouvé l'idée intéressante je n'ai pas du tout adhéré ni au discours, ni à la manière de l'amener. Certaines questions sont donc intéressantes mais c'est vraiment très maladroit et sans finesse. En bref je ne regrette pas de l'avoir lu, mais je préfère rester avec le souvenir intact de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur qui à mon sens est nettement au-dessus de celui-ci.

objectif pal

(3/25 - Dans ma PAL depuis décembre 2015

Objectif Pal de février chez Antigone -1- )

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25 janvier 2017

Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du Roi Soleil - Le rêve d'Isabeau (tome 5)

Le-reve-d-Isabeau

Quatrième de couverture:

"Depuis que ses amies ont quitté Saint-Cyr, Isabeau rêve de réaliser, à son tour, son voeu le plus cher : devenir maîtresse dans la prestigieuse institution de Madame de Maintenon.
Elle doit, pour cela, avoir une conduite irréprochable. Or elle se retrouve, bien malgré elle, au cour d'une affaire d'empoisonnement. Isabeau voit son rêve s'éloigner..."

 

Billet express pour un court roman jeunesse... Mon avis est assez partagé. J'aime le côté historique de cette série mais dans ce tome-ci il est très peu présent. L'auteur revient sur des évènements des tomes précédents. Isabeau est peut-être un peu trop pieuse à mon goût, et naïve et dévouée, ce qui rend l'histoire un peu plus fade que les précédentes avec des personnages un peu plus fougueux. J'espère que ce n'est pas la série qui s'essouffle parce qu'il reste de nombreux tomes, je crois que j'en essaierai quelques autres mais j'éviterai de m'obstiner comme avec le journal de Geogia Nicolson! 

challenge petit bac

 

(Personne célèbre: ROI SOLEIL)

lire sous la contrainte

 

(article défini: Les dans le titre de la série, et Le dans le titre du tome)

objectif pal

 

(2/25 Dans ma PAL depuis Octobre 2016)

18 janvier 2017

Joanne Harris, Des pêches pour Monsieur le curé

des pêches

Quatrième de couverture:

 "Il est assez rare de recevoir une lettre des morts…
Lorsque Vianne Rocher reçoit une lettre d’outre-tombe, elle n’a d’autre choix que de suivre le vent qui la ramène à Lansquenet, petit village du sud-ouest de la France où elle avait ouvert une chocolaterie, huit ans plus tôt.
Vianne n’est pourtant pas préparée à ce qu’elle va découvrir :
des femmes voilées de noir, le parfum des épices et du thé à la menthe… De nouveaux arrivants ont apporté leur part de changement dans la communauté où les traditions ont toujours occupé une place importante.
Quant au père Reynaud, l’ancien adversaire de Vianne, il est aujourd’hui en disgrâce et même menacé. Se pourrait-il que Vianne soit la seule à pouvoir l’aider ? "

Quand je pense aux pêches, je ne peux m'empêcher de penser à cette fameuse scène du film Last Days of Summer dans laquelle Kate Winslet et Josh Brolin préparent une tarte aux pêchesn scène inoubliable de sensualité. Dans le roman de Joanne Harris, les pêches sont pour Monsieur le curé, alors pour ce qui est de la sensualité on repassera, surtout que ce curé là n'est pas des plus rigolos puisque Vianne a déjà eu affaire à lui dans Chocolat, et qu'il lui était des plus hostiles dans ce village paisible de Lansquenet! Pour autant, dans les romans de Joanne Harris on retrouve un peu de cette sensualité, dans la chaleur et la cuisine un peu magique de la narratrice... Narration qu'elle partage avec le curé, qui dans ce troisième volet, alors que 8 ans se sont écoulés, lui est plus favorable. Comme le laisse à penser la quatrième de couverture, il est encore question d'étrangers qui s'installent dans le petit village et chamboulent la vie de tout le monde. Cette-fois els étrangers ne sont plus Vianne et sa fille, ni les "gens de la rivière" mais une communauté de maghrébins musulmans. Et là... franchement l'écriture de Joanne Harris est plaisante à lire mais c'est pétri de stéréotypes et d'incohérences. J'ai trouvé que c'était parfois stigmatisant, pour l'une ou l'autre communauté, et j'ai vraiment eu du mal au début, jusqu'à ce que l'intrigue se mette véritablement en place. Après cela, on veut connaître le dénouement, donc les pages s'avalent à la vitesse d'un morceau de tarte aux pêches! Ce roman a quand même beaucoup de points positifs, ses personnages, les relations qu'ils ont tissées, la quiétude du petit village et la bonté. Quoi qu'il advienne, Vianne ne quitte pas son positivisme et sa foi en son prochain, en cela on prend une bonne dose de sentiments et de verre à moitié plein, de quoi se réchauffer pour ces longues soirées d'hiver!!

 

challenge feel good

(chez Soukee)

challenge petit bac

(Aliment: PECHES)

objectif pal

  

(1/ 25, je ne comptabilise pas ce titre pour l'objectif PAL de janvier chez Antigone parce qu'il n'est pas entré dans ma PAL depuis plus de six mois)

15 janvier 2017

Jenny Colgan, La petite boulangerie du bout du monde

la petite boulangerie

Quatrième de couverture:

"Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…"

Repéré et offert par Soukee, c'est tout à fait le genre de livre dont j'avais besoin ces derniers temps, une bonne louche de feel good qui fait du bien. Polly s'installe donc dans ce petit village reculé de Cornouailles et y rencontre des personnages aussi bourus qu'attachants! Forcément on n'échappe pas à quelques clichés et certaines ficelles sont prévisibles mais ça fait tellement bien de lire des bons sentiments parfois. Et puis il y a deux choses qui m'ont particulièrement plues: tout ce qui est lié à la confection du pain. En bonne gourmande que je suis j'ai salivé à l'évocation de tous ces pains arômatisés, de ces petites viennoiseries et l'odeur me châtouillait presque les narines! La seconde c'est bien évidemment la Cornouailles!! La mer, le vent et la lande sont omniprésents et j'ai beaucoup apprécié me promener avec Polly les cheveux au vent, avec ce goût de sel marin et cet air iodé!! En bref il ne m'en fallait pas plus! Je crois savoir qu'il y a une suite, je la lirai avec plaisir. Soukee avait donc vu juste en choisissant ce titre, je vous laisse découvrir son billet ici, et aussi celui de Fondantochocolat.

challenge feel good

 

(chez Soukee)

lire sous la contrainte

 

(article défini: LA)

challenge petit bac

 

(lieu: BOULANGERIE)

08 janvier 2017

Louise Rennison, Le journal intime de Georgia Nicolson, tomes 8 et 9

 

un gus

Un gus vaut mieux que deux tu l'auras:

"Patatras! Au moment tant espéré où Scooterino offre enfin son cœur à Georgia, Robbie débarque sans coup férir! N'en jetez plus, la cour est pleine! Deux gus de compagnie pour le prix d'un, c'est beaucoup pour une seule fille, fût-elle Georgia. Voici notre héroïne en proie à un dilemme auquel elle n'était pas préparée. Au terme d'une réflexion douloureuse, perturbée par la très redoutée perspective d'un départ en classe verte, jettera-t-elle son dévolu sur le bel Italien et renverra-t-elle Robbie à ses wombats?"

 

Le coup passa si près que le félidé fit un écart: 

le coup

"Le bonheur aura été de courte durée ! Certes, Georgia est la fiançée officielle de Scooterino, mais déjà les nuages s'amoncelent au-dessus de sa tête. Le beau transalpin est parti en villégiature au Pays-de-la-mozarella-et-tomates-à-la et l'autorité parentale lui refuse le droit de le rejoindre. Sans compter que le torchon brûle entre Mutti et Vati. Mais s'il n'y avait qu'eux! Rien ne va plus entre Jas et son Craquoos et Angus, chat invincible et pivot central dans la vie de Georgia, est donné pour mort par la science, victime d'un accident de la circulation!"

Premier billet lecture de l'année avec les derniers livres lus en 2016. Pour cette période pré-vacances, entre conseils de classe et réunions parents il me faut toujours du léger sans prise de tête, et pour ça Georgia rempli bien le contrat. Pas besoin de réfléchir, on sait qu'elle 'na qu'une chose en tête son petit copain, le hic c'est qu'elle en a deux à disposition et clairement on imagine bien un 3e se profiler à l'horizon. De plus en plus déjantée, de plus en plus de jeux avec la langue (l'écriture pas l'autre, quoi que!) qui ne sont pas toujours à propos, trop tordus ou décalés, ou difficilement crédibles quand il s'agit d'une ado de 15 ans. Je sais ... c'est ma dose de masochisme, il ne me reste plus qu'un tome !

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03 janvier 2017

Challenge Petit Bac!

Pour le challenge Petit bac 2016 d'Enna, j'ai réussi à faire deux lignes! 

challenge petit bac

 

*PRÉNOM  :  THERESE Raquin

*2 : DORA Bruder 


*LIEU :  L'étrangleur de CATER STREET

*2 : l'ECOLE des saveurs


*ANIMAL  :  Les COLOMBES du Roi Soleil, Le secret de Louise (tome 2)

*2 :  L'été des LUCIOLES


*OBJET : Le JOURNAL d'Anne Frank

*2 : Love LETTERS to the dead 


*COULEUR :  Les carnets de CERISE, Le dernier des cinq trésors (tome 3)

*2 : les yeux au CIEL


*VOYAGE  RETOUR en Cornouailles

*2 : PARTIR 


*SPECTACLE :  CHANSON douce

*2 : Comment devenir une ROCK STAR [ou pas]


*LETTRE ISOLÉE  Cathy'S book

*2 :  Le journal intime de Georgia Nicolson, Retour A la case égouttoir de l'amour (tome 7)


*PONCTUATIONJournal d'Aurélie Laflamme, tome 1 Extraterrestre... ou presque!

*2 : Secret, très secret 


*PHRASEDIEU ME DETESTE 

*2 : Il faut beaucoup aimer les hommes


*GROS MOT  :   Dans le jardin de l'OGRE 

*2 : MABOUL à zéro

 

Bien sûr je continue le challenge en 2017 avec la nouvelle grille:

 

PRÉNOM : 


LIEU :


ANIMAL :


OBJET : 


COULEUR : 


SPORT/LOISIR : 


PERSONNE CÉLÈBRE  : 


ALIMENT / BOISSON :


SPHÈRE FAMILIALE


MORT : 


GROS MOT (bonus facultatif) :

 

challenge petit bac

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01 janvier 2017

2017!

Je vous souhaite à tous une très belle année 2017. Profitez de chaque moment!

 

2017

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26 décembre 2016

Hélène Frappat, Lady Hunt

lady hunt

Quatrième de couverture:

"Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d’une maison qui l’obsède, l’attire autant qu’elle la terrifie. En plus d’envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu’il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l’héritage d’une malédiction familiale auquel elle n’échappera pas ?
D’autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris – plus un effet secondaire qu’une carrière. Tandis qu’elle fait visiter un appartement de l’avenue des Ternes, Laura est témoin de l’inexplicable disparition d’un enfant.
Dans le combat décisif qui l’oppose à l’irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs… Trouvera- t-elle dans son rêve la clé de l’énigme du réel ?
Sur la hantise du passé qui contamine les possibles, sur le charme des amours maudites, la morsure des liens du sang et les embuscades de la folie, Hélène Frappat trace une cartographie intime et (hyper)sensible de l’effroi et des tourments extralucides de l’âme. Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman gothique anglais, et toutes les nuances du sortilège."

Voilà un titre qui a beaucoup fait parler de lui à sa sortie, j'ai pour ma part préféré attendre pour le découvrir. Je me souviens des débats suscités entre celui-ci et le livre de Laura Kasischke, Esprit d'hiver, et il est vrai que certains aspects sont assez similaires, le côté un peu fantasmagorique à travers le rêve de Laura, la lettre K qui est symbolique, la phrase lancinante et la narration elliptique. 

Le récit est entrecoupé de souvenirs de la narratrice, de rêves et surtout du très beau poème de Tennyson, The Lady of Shallot, saupoudré le tout d'une demeure normande un brin mystérieuse, d'une jeune femme qui a des visions, d'appartement "habités" et d'un lourd héritage paternel et vous aurez à peu de chose près la trame de Lady Hunt. Je ne pensais pas vraiment aimer ce roman, le fantastique me rebute facilement, mais nous sommes toujours à la mùarge entre réalité et surréalisme, où s'arrête le réel, où commence l'imaginaire, les frontiaires sont très floues entre les deux. On y croit ou on n'y croit pas, on veut y croire ou on ne veut y croire... difficile de trancher. 

Au-delà de ce côté un peu irréel, Lady Hunt c'est aussi l'histoire d'une famille déchirée par la maladie d'un père. Hélène Frappat soulève des questions sur l'héritage génétique et les conséquences de la maladie sur la famille, sur le fait qu'on est prêt à assumer ou non, à savoir ou non, cet aspect a pris une dimanesion particulière dans ma lecture a bien des égards. Si vous avez envie d'un peu de mystère je vous le conseille, et je vous conseil aussi la lecture du poème de Tennyson.

Et encore merci à Valérie pour la découverte, je n'ai pas été déçue!

objectif pal

(34/31)

Objectif PAL de Décembre chez Antigone : 2  (dans ma PAL depuis novembre 2015)

Je termine donc mon objectif PAL personnel qui consistait à lire au moins la moitié de ma pal (62 livres) c'est chose faite puisque j'en ai même lu trois de plus, challenge remis pour l'an prochain :)

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25 décembre 2016

Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël.

Profitez!

Lisez!

Rêvez!

 

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22 décembre 2016

Leïla Slimani, Chanson douce

chanson douce

Quatrième de couverture:

"Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. 
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant."

Il est toujours délicat de parler d'un roman encensé par presque tout le monde. Il est vrai que je l'ai aussi beaucoup apprécié mais je n'en fait pas un incontrounable pour autant. J'ai apprécié l'écriture, très incisive qui m'avait déjà plue dans Dans Le jardin de l'ogre. J'ai bien sûre été happée par l'histoire, un peu comme ce qui nous pousse parfois à lire une page du Nouveau détective, une espèce de curiosité morbide. Celle-là même qui pousse à savoir pourquoi une femme bien sous tout rapport tue deux enfants qu'elle a chéri. Et si finalement il n'y avait pas d'explication?

Ici Leïla Slimani décortique justement la relation de Louise avec ceux qui l'ont engagée et les enfants qui lui sont confiés. On perçoit en effet un mélange de gratitude et de mépris entre les adultes. L'amour porté aux enfants et quant à lui très malsain, un amour/haine étouffant, sournois qui plusieurs fois amène de la compassion pour ces enfants. Pourtant la petite fille est un personnage plutôt antipathique. 

Finalement, aucun des personnages ne m'a permis une certaine empathie, le père est assez égoïste, je ne me suis pas du tout reconnue dans la mère, les enfants ne sont pas les adorables chérubins qu'on voudrait nous faire avaler quand on parle de la maternité, et bien sûr, connaissant les faits dès le départ on ne peut pas apprécier la nounou, on peut ressentir de la pitié tout au plus. J'ai lu ce roman presque d'une seule traite, avec l'impression de retenir mon souffle tout au long, et ce besoin de savoir, de connaître le dénouement. Une lecture palpitante donc mais épuisante. Une lecture que j'ai appréciée mais il ne m'en faudrait pas tous les jours, sous peine d'asphyxie. 

Merci à Valérie pour la découverte, ce titre de la rentrée me faisait très envie.

challenge petit bac

(Spectacle: CHANSON)

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