10 janvier 2012

Andreï Kourkov, Surprises de Noël

surprises_de_NoelQuatrième de couverture:

"Y a-t-il plus chouette cadeau de Noël qu'une nuit dans une isba au milieu des bois enneigés, ou bien un tour en ville sur un tank immaculé ? Cela semble parfait, féérique, tout à fait charmant. Mais dans l'Ukraine un peu folle d'Andreï Kourkov, les choses peuvent vite dégénérer, votre promise se retrouver nue sur scène, votre tour opérateur s'avérer un adepte du tourisme extrême et la Révolution orange contrecarrer vos projets pour les fêtes... Avec ces nouvelles inédites, Kourkov se joue du genre avec brio pour offrir trois fables de Noël empreintes de bizarrerie et d'optimisme."

 

Voici un recueil de trois nouvelles qui semblent toutes trois se passer en Ukraine où vit l'auteur. La première nouvelle, Surprise de Noël, est queque peu inattendue et un peu glauque d'une certaine manière mais c'est celle que j'ai préférée. J'ai beaucoup apprécié le personnage masculin mais aussi les personnes qui viennent ponctuer la soirée de Noël, leur simplicité et leur capacité à être joyeux alors qu'ils n'ont rien ou pas grand chose. La chute de la nouvelle permet de nous rappeler le dénuement dans lequel vivent certaines populations dont le traumastisme d'une catastrophe (nucléaire en loccurence) a marqué pronfondément la vie et qui au final finissent oubliés de tous.

 

La seconde nouvelle, Ma différence préférée m'a moins plue. Elle suit un peu le schéma d'un conte de fée moderne à la je t'aime moi non plus et est donc sans réelle surprise.

 

La troisième et dernière nouvelle, Les champignons de la liberté, montre l'absurdité du raisonnement que peuvent avoir les régimes totalitaires ou gouvernements censeurs de l'opposition. Je l'ai trouvé assez drôle en ce sens car elle amène au final une critique du gouvernement en place en Ukraine l'air de rien.

 

Deux sur trois ce n'est donc pas si mal pour un recueil, je n'ai par contre pas tellement compris le lien avec Noël si ce n'est pour la première nouvelle. En tout cas ce format était parfait pour accompagner mon voyage puisqu'à peine après une demi-heure de lecture je sombrais dans un coma profond :p (je précise aux mauvaises langues que ce n'était pas un coma ethylique!)

 

objectif_pal(1/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 08:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,


28 octobre 2010

Objectif PAL, le livre d'Octobre : M Aguéev, Roman avec cocaïne

roman_avec_coca_nePour le résumé je vous invite à lire l'article de L'express que je trouve vraiment complet et intéressant.

Il me reste assez peu de choses de cette lecture si ce n’est que j’ai trouvé les deux premières parties intéressantes. Le narrateur nous fait part de son enfance et de ses voire sa première expérience amoureuse. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve que les mémoires d’enfance d’auteur russe ont une saveur particulière, qu’on ne retrouve pas spécialement chez d’autres auteurs. Nous avons également droit à des réflexions et des descriptions très colorées de la Russie. L’auteur nous donne vraiment envie de découvrir ce pays et pourtant Aguéev a quitté son pays relativement tôt. Peut-être nous fait-il part d’une certaine nostalgie. La 3e partie tombe donc un peu comme un couperet sur notre personnage. On se prend une grosse claque dans la figure comme si nous même faisions un bad trip après une accoutumance à la cocaïne, bin oui il fallait bien qu’il en soit question puisque c’est le titre du livre ! Nous suivons la déchéance du narrateur, de ses pensées souvent difficiles à suivre et plus encore à comprendre. Cette partie m’a profondément ennuyée. La fin semble à l’image de ce que le narrateur, (l’auteur ?) est devenu. J’ai ressenti beaucoup de pitié pour la mère du narrateur, vraiment.

Ce fût donc une lecture en demi-teinte, un début fidèle au roman russe qui m’a plu, et ce périple cocaïné qui m’a fortement déplu.

J’avais noté un extrait dans mon carnet, je vous en fais part : «  Et il en résultait encore que  la division entre le charnel et le spirituel chez un homme était un indice de virilité et que la séparation entre le spirituel et le sensuel chez la femme était signe de prostitution. […] et il suffirait que toutes les femmes, ensemble, se virilisent pour que le monde entier se transforme en bordel. »

abc_challenge   objectif_pal

 

                                                              ( 14/ 26)                                (17/46)

Posté par Cinnamonchocolat à 18:10 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 juillet 2009

Léon Tolstoï, Anna Karenine

anna_karenineRésumé d'Amazon : "La quête d'absolu s'accorde mal aux convenances hypocrites en vigueur dans la haute société pétersbourgeoise de cette fin du XIXe siècle. Anna Karénine en fera la douloureuse expérience. Elle qui ne sait ni mentir ni tricher - l'antithèse d'une Bovary - ne peut ressentir qu'un profond mépris pour ceux qui condamnent au nom de la morale sa passion adultère. Et en premier lieu son mari, l'incarnation parfaite du monde auquel il appartient, lui plus soucieux des apparences que véritablement peiné par la trahison d'Anna. Le drame de cette femme intelligente, sensible et séduisante n'est pas d'avoir succombé à la passion dévorante que lui inspire le comte Vronski, mais de lui avoir tout sacrifié, elle, sa vie de femme, sa vie de mère. Vronski, finalement lassé, retrouvera les plaisirs de la vie mondaine. Dans son insondable solitude, Anna, qui ne peut paraître à ses côtés, aura pour seule arme l'humiliante jalousie pour faire vivre les derniers souffles d'un amour en perdition. Mais sa quête est vaine, c'est une "femme perdue". --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot"


Mes impressions: J'ai apprécié le tableau que nous peint Tolstoï sur l'aristocratie russe du XIXème siècle et sur les différents thèmes qu'il aborde au cours de l'histoire : la place des femmes dans la société russe, la passion, l'adultère, mais aussi l'agriculture, un peu d'économie (on sent parfois les prémices du collectivisme), l'éducation des enfants, le dévouement, la religion et plus globalement le sens de la vie.

J'ai trouvé que l'histoire d'Anna s'efface au fil des pages pour laisser place à celle de Levine, et donc que malgré le fait qu'elle soit personnage éponyme son personnage n'est pas creusé comme j'aurai voulu qu'il le soit. A ce titre j'ai été un peu déçue par la fin qui au final aurait gagné à se faire à la fin de la septième partie. A mon sens la 8ème partie était inutile, ou bien je l'aurais préférée plus tôt. Peut-être Tolstoï a-t-il préféré terminé son histoire sur une note plus positive..

Ce livre s'inscrit tout de même parmi mes préférés parce qu'il reprend des thèmes qui me sont chers: les actions guidées par la passion, les femmes "perdues", les rapports de classes, et parce qu'il s'inscrit dans une période que j'apprécie particulièrement.

Posté par Cinnamonchocolat à 19:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,