05 juin 2013

Ngaio Marsh, La mort en embuscade

MortEmbuscadeQuatrième de couverture :
« Réunir, dans le huis-clos de son vieux manoir enneigé, sept personnes qui se détestent cordialement, tisser une subtile toile de rancœurs inexprimées et de secrets morbides, Jonathan Royal trouve l'idée amusante. Mais lorsque sa mise en scène tourne au drame, il n'a de cesse que de faire arrêter le coupable. Il sait exactement lequel de ses invités a commis l'ignoble crime. Arrivé sur place, l'inspecteur Alleyn procède pourtant à la redistribution des rôles... ».

Ngaio Marsh est néo-zélandaise et pourtant son écriture fait penser aux romans d'Agatha Christie. D'ailleurs, l'intrigue a très certainement été inspirée par Les dix petits nègres: sept invités se retrouvent chez Jonathan Royal. Ce dernier les a réunis pour des riasons bien spécifiques: chacun à un différent avec l'un ou même plusieurs des autres invités. Quelle folle idée a donc eu notre hôte. Il souhaitait faire ressortir craintes et frustrations lorsque les personnes présentes sont en situation de tension. C'est réussi puisque l'un d'entre eux meurt, et, étant bloqué au manoir pour causes d'intempéries, cela ne peut être que l'un d'entre eux.

Rapidement mes soupçons se sont portés sur le véritable coupable mais cela ne m'a pas pour autant gâché le plaisir de la lecture. J'ai apprécié le mode de raisonnement de Mandrake d'abord puis d'Alleyn pour aboutir à une conclusion. Les portraits des personnages sont savoureux, rien ne leur est épargné et leurs petits défauts sont exacerbés par le huis-clos. Le fait qu'ils soient contraints par les intempéries à rester au manoir ajoute au côté oppressant de se faire manipuler, sans savoir bien évidemment qui tire les ficelles. Le récit est ancré dans la seconde guerre mondiale me semble-t-il mais il a un côté intemporelle (hormis la présence de voitures et de la TSF) on se croirait presque dans un manoir victorien perdu dans la lande, ce côté m'a beaucoup plu. De plus, Ngaio Marsh se débrouille plutôt bien avec les dialogues et "l'esprit" (le wit en anglais) de ses personnages. 

J'émets deux bémols, et ceux-ci concernent Mandrake, le premier étant la relation qui naît entre lui et Chloris Wynne, beaucoup trop rapide selon moi, le second concerne son passé. Le narrateur laisse entendre qu'il cache quelque chose, mais ne dévoile rien ou presque à ce sujet.

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge un mot des titres organisé par Calypso, le mot de cette session était mort. Toutes mes excuses pour le retard!

Un_mot_des_titres

 

objectif_pal

(16/97)