26 avril 2017

Antoine Leiris, Vous n'aurez pas ma haine

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Quatrième de couverture: "Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.
À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.
C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant."

 Ironique de publier ce billet quelques jours après les résultats du premier tour des élections présidentielles. Le sujet est tout autre, mais le titre convient bien aux débats stériles lus ici ou là... Tout ce que je peux dire c'est que je suis très triste quand je vois que dans le village où j'ai grandi, le F-Haine remporte 45 % des suffrages, bien loin devant tous les autres candidats... Et pourtant, en ces temps difficiles, de crise économique, sociale, et internationale c'est le message de cet homme, Antoine Leiris, que l'on devrait véhiculer, transmettre, mais beaucoup s'écharpent en public... tout le contraire de ce qu'il faudrait, il est bien loin le rassemblement populaire post-Charlie hebdo! Bref je referme cette parenthèse.

Antoine Leiris a perdu sa femme lors des attentats du Bataclan en Novembre 2015, et ce livre c'est sa manière à lui de se reconstruire, ou tout au moins d'essayer de ne pas céder à la haine. Il s'accroche à la vie, à son fils, pour ne pas perdre pied, il ne comprend pas bien sûr, mais il ne cède pas à la facilité de la haine, et c'est très courageux de sa part. Très courageux aussi d'avoir publié sa douleur. J'ai été très émue par cette lecture... 

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24 avril 2017

Gaël Faye, Petit pays

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Quatrième de couverutre: 

"Au temps d'avant, avant tout ça, avant ce que je vais raconter et le reste, c'était le bonheur, la vie sans se l'expliquer. Si l'on me demandait "Comment ça va ?" je répondais toujours "Ça va !". Du tac au tac. Le bonheur, ça t'évite de réfléchir. C'est par la suite que je me suis mis à considérer la question. À esquiver, à opiner vaguement du chef. D'ailleurs, tout le pays s'y était mis. Les gens ne répondaient plus que par "Ça va un peu". Parce que la vie ne pouvait plus aller complètement bien après tout ce qui nous était arrivé."

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «petit pays», le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.

Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de coeur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais"

Je crois que je tiens là une petite pépite de la rentrée littéraire 2016, je n'ai pas lu tous les livres présentés au Goncourt des Lycéens, mais je comprends pourquoi celui-ci a eu leur faveur. Gaël Faye nous parle avec des mots simples, des mots d'enfants, de la guerre, une guerre un peu oubliée, voire complètement ignorée. Bien sûr le génocide rwandais ne m'était pas inconnu, bien que j'en ai sans doute une vision très partielle et lacunaire, mais que cela s'était propagé au Burundi, je l'ignorais totalement. D'ailleurs avant ça, si on m'avait demandé de situer le Burundi sur une carte de l'Afrique, j'aurais été bien en peine, et c'est très regrettable!! D'autant plus que tout cela s'est passé, il n'y a pas si longtemps!

Outre cette mise au point historique et géographique, j'ai appris sur la vie au Burundi, sur l'enfance, sur ce qu'est être métisse dans un pays d'Afrique. J'ai appris la douceur, la chaleur et la lenteur de vivre. Pendant quelques pages j'ai vraiment été transportée aux côtés de Gabriel. Le début du roman est plus léger, et au fur et à mesure que Gabriel grandit avec la guerre, les interrogations s'amoncellent, les atrocités lointaines au début sont maintenant à sa porte, et oblige les uns et les autres à prendre parti, même ceux qui ne le voulaient pas. A travers les yeux d'enfants du narrateur on entrevoit comment une certaine logique, une certaine idéologie se met en place, comment des enfants qui aimaient jouer sur un terrain vague dans un vieux combi défoncé prennent les armes. C'est à la fois émouvant, et effrayant. 

J'arrive après tout le monde, mais si vous ne l'avez pas encore découvert, je vous le conseille chaudement!

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18 janvier 2017

Joanne Harris, Des pêches pour Monsieur le curé

des pêches

Quatrième de couverture:

 "Il est assez rare de recevoir une lettre des morts…
Lorsque Vianne Rocher reçoit une lettre d’outre-tombe, elle n’a d’autre choix que de suivre le vent qui la ramène à Lansquenet, petit village du sud-ouest de la France où elle avait ouvert une chocolaterie, huit ans plus tôt.
Vianne n’est pourtant pas préparée à ce qu’elle va découvrir :
des femmes voilées de noir, le parfum des épices et du thé à la menthe… De nouveaux arrivants ont apporté leur part de changement dans la communauté où les traditions ont toujours occupé une place importante.
Quant au père Reynaud, l’ancien adversaire de Vianne, il est aujourd’hui en disgrâce et même menacé. Se pourrait-il que Vianne soit la seule à pouvoir l’aider ? "

Quand je pense aux pêches, je ne peux m'empêcher de penser à cette fameuse scène du film Last Days of Summer dans laquelle Kate Winslet et Josh Brolin préparent une tarte aux pêchesn scène inoubliable de sensualité. Dans le roman de Joanne Harris, les pêches sont pour Monsieur le curé, alors pour ce qui est de la sensualité on repassera, surtout que ce curé là n'est pas des plus rigolos puisque Vianne a déjà eu affaire à lui dans Chocolat, et qu'il lui était des plus hostiles dans ce village paisible de Lansquenet! Pour autant, dans les romans de Joanne Harris on retrouve un peu de cette sensualité, dans la chaleur et la cuisine un peu magique de la narratrice... Narration qu'elle partage avec le curé, qui dans ce troisième volet, alors que 8 ans se sont écoulés, lui est plus favorable. Comme le laisse à penser la quatrième de couverture, il est encore question d'étrangers qui s'installent dans le petit village et chamboulent la vie de tout le monde. Cette-fois els étrangers ne sont plus Vianne et sa fille, ni les "gens de la rivière" mais une communauté de maghrébins musulmans. Et là... franchement l'écriture de Joanne Harris est plaisante à lire mais c'est pétri de stéréotypes et d'incohérences. J'ai trouvé que c'était parfois stigmatisant, pour l'une ou l'autre communauté, et j'ai vraiment eu du mal au début, jusqu'à ce que l'intrigue se mette véritablement en place. Après cela, on veut connaître le dénouement, donc les pages s'avalent à la vitesse d'un morceau de tarte aux pêches! Ce roman a quand même beaucoup de points positifs, ses personnages, les relations qu'ils ont tissées, la quiétude du petit village et la bonté. Quoi qu'il advienne, Vianne ne quitte pas son positivisme et sa foi en son prochain, en cela on prend une bonne dose de sentiments et de verre à moitié plein, de quoi se réchauffer pour ces longues soirées d'hiver!!

 

challenge feel good

(chez Soukee)

challenge petit bac

(Aliment: PECHES)

objectif pal

  

(1/ 25, je ne comptabilise pas ce titre pour l'objectif PAL de janvier chez Antigone parce qu'il n'est pas entré dans ma PAL depuis plus de six mois)

26 décembre 2016

Hélène Frappat, Lady Hunt

lady hunt

Quatrième de couverture:

"Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d’une maison qui l’obsède, l’attire autant qu’elle la terrifie. En plus d’envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu’il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l’héritage d’une malédiction familiale auquel elle n’échappera pas ?
D’autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris – plus un effet secondaire qu’une carrière. Tandis qu’elle fait visiter un appartement de l’avenue des Ternes, Laura est témoin de l’inexplicable disparition d’un enfant.
Dans le combat décisif qui l’oppose à l’irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs… Trouvera- t-elle dans son rêve la clé de l’énigme du réel ?
Sur la hantise du passé qui contamine les possibles, sur le charme des amours maudites, la morsure des liens du sang et les embuscades de la folie, Hélène Frappat trace une cartographie intime et (hyper)sensible de l’effroi et des tourments extralucides de l’âme. Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman gothique anglais, et toutes les nuances du sortilège."

Voilà un titre qui a beaucoup fait parler de lui à sa sortie, j'ai pour ma part préféré attendre pour le découvrir. Je me souviens des débats suscités entre celui-ci et le livre de Laura Kasischke, Esprit d'hiver, et il est vrai que certains aspects sont assez similaires, le côté un peu fantasmagorique à travers le rêve de Laura, la lettre K qui est symbolique, la phrase lancinante et la narration elliptique. 

Le récit est entrecoupé de souvenirs de la narratrice, de rêves et surtout du très beau poème de Tennyson, The Lady of Shallot, saupoudré le tout d'une demeure normande un brin mystérieuse, d'une jeune femme qui a des visions, d'appartement "habités" et d'un lourd héritage paternel et vous aurez à peu de chose près la trame de Lady Hunt. Je ne pensais pas vraiment aimer ce roman, le fantastique me rebute facilement, mais nous sommes toujours à la mùarge entre réalité et surréalisme, où s'arrête le réel, où commence l'imaginaire, les frontiaires sont très floues entre les deux. On y croit ou on n'y croit pas, on veut y croire ou on ne veut y croire... difficile de trancher. 

Au-delà de ce côté un peu irréel, Lady Hunt c'est aussi l'histoire d'une famille déchirée par la maladie d'un père. Hélène Frappat soulève des questions sur l'héritage génétique et les conséquences de la maladie sur la famille, sur le fait qu'on est prêt à assumer ou non, à savoir ou non, cet aspect a pris une dimanesion particulière dans ma lecture a bien des égards. Si vous avez envie d'un peu de mystère je vous le conseille, et je vous conseil aussi la lecture du poème de Tennyson.

Et encore merci à Valérie pour la découverte, je n'ai pas été déçue!

objectif pal

(34/31)

Objectif PAL de Décembre chez Antigone : 2  (dans ma PAL depuis novembre 2015)

Je termine donc mon objectif PAL personnel qui consistait à lire au moins la moitié de ma pal (62 livres) c'est chose faite puisque j'en ai même lu trois de plus, challenge remis pour l'an prochain :)

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22 décembre 2016

Leïla Slimani, Chanson douce

chanson douce

Quatrième de couverture:

"Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. 
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant."

Il est toujours délicat de parler d'un roman encensé par presque tout le monde. Il est vrai que je l'ai aussi beaucoup apprécié mais je n'en fait pas un incontrounable pour autant. J'ai apprécié l'écriture, très incisive qui m'avait déjà plue dans Dans Le jardin de l'ogre. J'ai bien sûre été happée par l'histoire, un peu comme ce qui nous pousse parfois à lire une page du Nouveau détective, une espèce de curiosité morbide. Celle-là même qui pousse à savoir pourquoi une femme bien sous tout rapport tue deux enfants qu'elle a chéri. Et si finalement il n'y avait pas d'explication?

Ici Leïla Slimani décortique justement la relation de Louise avec ceux qui l'ont engagée et les enfants qui lui sont confiés. On perçoit en effet un mélange de gratitude et de mépris entre les adultes. L'amour porté aux enfants et quant à lui très malsain, un amour/haine étouffant, sournois qui plusieurs fois amène de la compassion pour ces enfants. Pourtant la petite fille est un personnage plutôt antipathique. 

Finalement, aucun des personnages ne m'a permis une certaine empathie, le père est assez égoïste, je ne me suis pas du tout reconnue dans la mère, les enfants ne sont pas les adorables chérubins qu'on voudrait nous faire avaler quand on parle de la maternité, et bien sûr, connaissant les faits dès le départ on ne peut pas apprécier la nounou, on peut ressentir de la pitié tout au plus. J'ai lu ce roman presque d'une seule traite, avec l'impression de retenir mon souffle tout au long, et ce besoin de savoir, de connaître le dénouement. Une lecture palpitante donc mais épuisante. Une lecture que j'ai appréciée mais il ne m'en faudrait pas tous les jours, sous peine d'asphyxie. 

Merci à Valérie pour la découverte, ce titre de la rentrée me faisait très envie.

challenge petit bac

(Spectacle: CHANSON)

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26 novembre 2016

Alexandra Lange, Acquittée

acquittée

Quatrième de couverture:

"Sans doute Alexandra est-elle restée au début par amour.Il y a eu les promesses, également.Puis les coups, les insultes, les humiliations, les viols, les strangulations, la peur.C'est cette peur qui l'empêche de partir.Peur de se retrouver à la rue avec ses enfants, peur des représailles sur ses proches, peur des menaces de son mari : "Si tu fais ça, je te tuerai." Le soir du drame, Alexandra lui annonce qu'elle va partir.L'ultime tentative d'étranglement la terrifie au point qu'elle commet le geste fatal.En reconnaissant ici la légitime défense, la justice française a braqué les projecteurs sur les victimes de violences conjugales.Un témoignage adressé à nous tous, un appel à l'aide pour ces femmes en danger"

Autant le dire tout de suite je n'aime pas ce genre de livre, il est entré dans ma PAL à l'issue d'un swap et le challenge lire sous la contrainte m'a motivé à l'en sortir. Evidemment je ne porte aucun jugement sur ce qu'a vécu Alexandra Langue, ni sur la mort de son mari, ni sur le procès et son acquittement. Sa vie a été affreuse et qui peut dire comment il réagirait dans une situation similaire? J'aime lire pour plusieurs raisons, m'échapper, voyager, me divertir, pour la beauté de l'écriture, de l'histoire, des personnages, pour m'informer parfois aussi, mais ce témoignage n'a pas pour but de divertir forcément, et n'a , et cela n'engage que moi, aucune qualité littéraire, en tout cas rien qui ne m'ait vraiment plu. J'imagine que l'auteur a eu besoin d'écrire pour se libérer, que l'écriture a été sa catharsis et que peut-être son témoignage pourra donner la force à certaines femmes battues, et je l'espère, de parler ou de quitter leur mari. En ce sens le témoignage d'Alexandra Lange n'aura pas été vain. Quant à moi, ça remet un peu en question ma façon de lire... Un peu comme si j'avais eu le devoir de le faire, alors que finalement rien ne m'y obligeait, je me rends compte à quel point c'est stupide!

objectif pal

 

(33/31)

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne: 5  (dans ma PAL depuis mai 2015)

lire sous la contrainte

(titre qui commence par une voyelle)

 

 

 

 

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23 novembre 2016

Honoré de Balzac, Le Lys dans la Vallée

le lys dans la vallée

Quatrième de couverture:

"Félix de Vandenesse tombe éperdument amoureux de la comtesse de Mortsauf, jeune femme vertueuse mariée à un vieil homme insupportable. Fidèle à ses valeurs, elle lutte contre le désir qui l'envahit peu à peu."

(il s'agit de la quatrième de couverture de l'édition Flammarion)

Le sous-titre étant Le drame d'un impossible amour, le ton est donné avant même d'ouvrir ce roman. Comme tout classique il faut d'abord s'habituer à l'écriture pour entrer complètement dans l'histoire, mais une fois qu'on a pris son aise, quel plaisir! Je conçois qu'il soit difficile d'yn entrer mais comment peut-on dire que c'est ennuyeux, c'est tellement beau! Cet amour platonique entre le narrateur et la comtesse de Mortsauf, la description de cette vie dans la vallée de l'Indre, cette époque, les convenances, tout est intéressant à lire, à découvrir ou redécouvrir sous l'oeil un peu naïf de Maxime. Et tout au long de leur histoire ce suspense intense (ok j'exagère) cèdera-t-elle? ne cèdera-t-elle pas? Cela peut-il durer? Comment cela peut-il finir? J'ai volontairement tronqué la quatrième de couverture de Flammarion pour ne pas dévioler trop d'informations sur l'issue de cet amour. Le roman s'ouvre sur une lettre adressée à une femme, la fin permet de mieux comprendre cette première lettre et le déroulé de l'histoire, et, cette histoire du 19e siècle peut finalement trouver écho dans les réactions d'une femme du 21è siècle. En effet, Balzac s'interroge sur le passé amoureux et ses conséquences dans les prochaines relations, je pense que c'est tout le débat interne qu'on peut aussi avoir aujourd'hui. Veut-on connaître les histoires précédentes de la personne qu'on aime, ou préfère-t-on ne rien savoir... Je suis vraiment contente d'avoir sorti ce roman de ma PAL, il y est depuis très longtemps et je me demande pourquoi je ne l'avais pas lu avant (bon sans doute que la taille de la police, très petite, y est pour quelque chose.

objectif pal

 

(32/31)

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne: 4  (dans ma PAL depuis que j'ai une PAL)

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16 novembre 2016

Orianne Charpentier, Après la vague

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Quatrième de couverture: "Ce jour-là, tout a basculé. En quelques minutes la mer turquoise est devenue un monstre qui a tout balayé, hommes, femmes, enfants et villages entiers... Ce jour de tsunami, en 2004, Max, 16 ans, a perdu sa jumelle Jade. Il a aussi perdu le goût de vivre. Ce roman raconte son parcours et de sa quête pour la vie."

Ce roman se lit très facilement, les pages se tournent toute seule, Orianne Charpentier se met dans la peau d'un adolescent de 16 ans en vacances en Indonésie avec ses parents, son grand frère et sa soeur jumelle au moment du tsunami qui a ravagé l'océan indien en 2004. Elle imagine l'avent, le pendant, et l'après. Une vie à reconstruite, dévastée par une vague monstrueuse. Il y a de l'émotion forcément mais dès le départ le personnage de Max m'a paru antipathique, et même s'il fait amende honorable quand il tente de se reconstruire, je suis restée sur ma première idée négative, j'ai donc eu du mal à ressentir de l'empathie pour ce narrateur. Sa fuite en avant m'a semblée un peu superficielle, le tout sonnait un peu faux. Je ne garderai donc pas un souvenir imperissable de cette lecture. 

lire sous la contrainte 

(titre qui commence par une voyelle)

 

objectif pal

( 31/31 youhouuuuuuuu mon objectif de l'année est atteint!!!) 

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne: 3  (dans ma PAL depuis octobre 2015)

11 novembre 2016

Fred Vargas, L'armée furieuse

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Quatrième de couverture:"Avec sa petite blouse à fleurs et son air timide, Valentine Vendermot et son histoire de fantômes ne sont pas de taille à mobiliser une brigade parisienne. Pourtant, le commissaire Adamsberg a très envie de s'intéresser à cette chevauchée nocturne dans le bocage normand. Il délègue l'enquête en cours et se rend sur les lieux : Ordebec, son église, son bistrot, son chemin de Bonneval, ses crimes atroces."

J'avais noté ce titre à sa sortie mais j'ai attenu un petit moment avant de l'ouvrir, j'aime généralement ce que fait Fred Vargas mais c'est parfois assez pointu et ça requiert un peu de concentration. Dans ce roman c'est assez clair, les rebondissements sont étonnants mais restent vraisemblables, même si tout le monde tend à croire qu'une armée de morts, vieille de plusieurs siècles a décidé de s'en prendre à quatre villageois d'Ordebec. Le doute plane, il y a les sceptiques, ce qui y croient, et ceux que ça arrangent bien qu'on y croit. Et c'est ce que j'aime avec Fred Vargas, la frontière entre le fantastique et le réel est souvent bien mince mais elle n'est pas franchie, rappelons que c'est un policier, pas un roman fantastique.

J'ai beaucoup aimé retrouvé le commissaire Adamsberg, toujours aussi lunaire, Danglard, toujours aussi savant et les autres. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, entre un vieux comte amoureux, une famille de parias et un flic dont l'ancêtre était dans l'armée Napoléonienne... C'est juste dommage qu'on en sache pas un peu plus sur l'origine de cette légende de la Mesnie Hellequin, ça m'aurait intéressé d'en savoir plus.

Parallèlement, Adamsberg mène une autre enquête sur la mort d'un vieux riche entrepreneur. Ses fils sont soupçonnés mais le coupable est vite trouvé, Momo pyromane bien connu des services de police. Quand je dis qu'Adamsberg mène l'enquête j'exagère, l'enquête se mène un peu toute seule, ou d'autres la mène pour lui. Ce que ce roman met en lumière c'est surtout les passe-droit de la haute bourgeoise, la connivence entre un compte riche propriétaire terrien et un juge. Et je suis persuadée que ce n'est pas loin de ce qui se pratique.

Je me demande parfois comment les enquêtes d'Adamsberg peuvent bien se résoudre vu comme il est parfois à côté de ses pompes. Je regrette de n'avoir pas croisé Camille ou Mathilde ici ou là, mais on fait la connaissance de Zerk. J'ai bien apprécié cette lecture, un bon pager turner, je ne l'ai pas laché des vacances.

 

 

objectif pal

( 30/31) 

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne: 2  (dans ma PAL depuis Juin 2015)

 

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08 novembre 2016

Catherine Poulain, Le grand marin

le grand marin

Quatrième de couverture: "Une femme rêvait de partir. De prendre le large. Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d’un de ces bateaux qui s’en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures… C’est la découverte d’une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. Traîne dans les bars. En attendant de rembarquer. C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin. "

Cette lecture m'enthousiasmait beaucoup, j'aime parfois ces romans à la Into the wild où il est question de soi, de nature et de dépasser ses limites. Pour moi Le grand marin entre dans cette catégorie. Lili est un petit bout de femme qui a laissé sa vie en France pour aller pêcher en Alaska. On ne sait rien d'elle, tout comme on sait peu de choses de tous ces pêcheurs qui n'ont de vie que sur leur bateau ou dans les bars du port. J'ai beaucoup aimé la première partie, celle qui donne à voir cette petite bourgade de Kodiak, une île au sud de l'Alaska, au sud certes mais ça reste le grand nord. Les conditions climatiques sont difficiles, il ne semble y avoir que le froid et l'océan. Les conditions de pêche sont rudes, fatigue, froid, mauvaise météo, nuit, manque de nourriture variée sont le lot de ses pêcheurs au large. Et pourtant ça donne presque envie, la nature, les codes, le fait de se surpasser. 

Mais, parcequ'il y a un mais, j'ai été déçue par la seconde partie, celle justement sur ce grand marin. Lili s'éloigne de son objectif premier, elle qui voulait justement aller au delà de ses limites se perd un peu. Disons que j'ai trouvé ça un peu stéréotypé quant aux femmes. Je pourrai développer plus mais j'ai peur d'en dire trop.

Ah et aussi au bout d'un moment tout cet alcool ça m'a saoulée (bon ok elle était facile), je pense en effet que c'est omniprésent dans la vie de ces pêcheurs, "repeindre la ville en rouge" comme c'est souvent évoqué dans le livre est la première chose à faire quand on rentre au port mais j'ai été agacée par cet immobilisme. Se saouler, repartir en mer, rentrer, se saouler and so on... 

En bref donc c'est une lecture mitigée, l'Alsaka et le grand large m'ont fait rêver mais la promiscuité du port et les choix de Lili n'ont pas répondu à mes attentes de grand air.

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