15 avril 2018

Hélène Grémillon, La garçonnière

la garçonnière

Quatrième de couverture:

"Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987. C’est l'hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout. Les êtres humains, si."

J'ai été très intriguée et surprise par ce roman. Le roman s'ouvre sur un coup de foudre, celui d'un homme, psychiatre, qui tombe amoureux d'une patiente, aterrie là un peu par erreur... Puis s'enchaînent les évènements qui amèneront au destin un peu tragique de l'héroine sans qu'on sache ce qui l'a amenée à cela. La suite du roman est l'enquête menée par une tierce personne, à priori elle aussi patiente du psychiatre. De découvertes en analyse, l'on décortique la vie de ces deux personnages principaux..

Oula que mon résumé est confus, c'est que je ne voudrais pas trop en dévoiler mais je vous rassure Hélène Grémillon est écrivain elle, et son roman est beaucoup plus clair même si tout n'est pas toujours dit très explicitement. L'auteur décortique un peu le sentiment amoureux mais de manière assez originale, on aperçoit un peu le contexte des années 1980 en Argentine, mais à peine, c'est un peu dommage. J'ai apprécié cette elcture jusqu'à la fin. La chute finale m'a semblé de trop et j'aurais vraiment préféré une autre issue. 

Le roman se lit très bien, certains passages sont émouvants mais j'ai nettement préféré Le confident que j'avais dévoré en deux jours!

Et vous qui l'avez lu, qu'avez-vous pensé de cette fin?

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21 mars 2018

Olivier Adam, Chanson de la ville silencieuse

chanson

Quatrième de couverture: "Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu’elle ressent pour savoir qu’elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d’un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l’Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d’elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre."

Dire que j'ai été déçue serait peut-être un peu fort mais il est certain que je n'ai pas retrouvé le plaisir des précédents romans, et pourtant je les ai tous lus ou presque, et tous appréciés aussi ou presque. J'ai sans doute un peu moins accroché au sujet, cette jeune fille qui cherche son père, superstar de la musique ayant disparu du jour au lendemain sans laissé de trace, fatigué sans doute de se cacher, de cette vie publique sans concession. On retrouve le thème de la famille comme dans la plupart des romans d'Olivier Adam, et cette famille sort de l'ordinaire, et change un peu des familles classiques de banlieue pavillonnaire qu'Olivier Adam aimerait réveiller, ici la famille est atypique mais le portrait qui en est fait n'est pas des plus glorieux, une mère dépressive et démissionnaire, qui n'a pas eu de scrupules à abandonner sa fille pour aller vivre son rêve américain, un père présent mais tout autant absent, difficile de se construire pour la narratrice avec de tels modèles, pourtant quand ses amis pensent avoir croisé son père à Lisbonne, celle-ci n'hésite pas et part à sa recherche. Ma déception tient peut-être à ça, j'attendais beaucoup de Lisbonne, que j'ai déjà visité, et que je verrai à nouveau en avril, j'attendais plus de déambulations, j'attendais de tâter un peu plus l'ambiance de la capitale portugaise, et je suis restée sur ma faim. Ce n'est pas mal écrit, c'est d'ailleurs plaisant à lire, mais je m'en faisais une toute autre idée, à tort visiblement.

challenge petit bac

(ART: CHANSON)

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12 mars 2018

Bénédicte Lapeyre, La repasseuse

la repasseuse

Quatrième de couverture: "De sa mère, Mone a appris les gestes minutieux du métier de repasseuse. Manipuler le linge délicat et les fers est une voie toute tracée pour cette jeune femme discrète qui n’a jamais quitté Senlis. Pourtant, Mone sait tout. Elle sait tout grâce au linge qu’on lui apporte chaque jour. Car si les gens parlent, le linge aussi, des problèmes financiers de l’aristocratie aux secrets d’alcôve, l’intimité se dévoile à travers les étoffes. L’élégante et digne repasseuse traversera les deux guerres, découvrira l’héroïsme et la collaboration, mai 68 et Rachmaninov. Elle connaîtra des amitiés cruelles et des amours éphémères. Mais c’est à l’automne de sa vie que son destin prendra des détours insoupçonnés…
 
Le portrait émouvant et tendre d’une femme en avance sur son temps, chronique subtile des bouleversements du XXe siècle."

Lecture en demi-teinte, l'histoire n'est pas désagréable mais elle n'est pas non plus transcendante. J'ai apprécié ce que j'ai lu mais j'en aurais voulu un peu plus, un peu plus de vie, un peu plus d'anecdotes. Le roman c'est l'histoire de la vie de Mone, jeune fille dont la mère repasseuse lui transmettra son métier. D'une condition modeste, Mone aime pourtant le joli linge et les bijoux. Elle sait cependant rester à sa place dans une société qui n'est pas encore prête pour le changement. Et c'est à mon sens ce qui caractérise le récit, son côté un peu statique, un peu figé, certes la vie de Mone prendra un tournant innatendu à sa retraite, mais est-ce si innattendu que cela? Je n'en suis pas certaine.

En bref, je trouve que c'est un roman qui se lit facilement, qui laisse entrevoir une époque mais qui manque un peu de profondeur. Merci à Fleur qui m'avait offert ce livre pour que je me fasse mon propre avis, qui finalement rejoint assez le sien puisqu'elle l'a trouvé fade. 

objectif pal

(Objectif PAL de Mars- 2 - dans ma PAL depuis janvier 2017)// Objectif PAL 4/20

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08 mars 2018

Anna Gavalda, Fendre l'armure

fendre l'armure

Présentation de l'éditeur:

"Et de sourire enfin me permettait de pleurer enfin. Pas de la petite larmichette amère comme à l'instant d'avant ou au café le matin même, mais de bonnes grosses larmes bien rondes, bien grasses et bien chaudes. Du corps qui lâche. De la dureté qui cède. Du chagrin qui fond."

Parfois j'ai des débats intérieurs qui me font longuement hésiter avant de faire quelque chose, Fendre l'armure en a suscité un... J'aime beaucoup ce qu'écrit Anna Gavalda, donc je voulais lire ce livre (sachant que j'ai renoncé à Billie à cause de sa couverture, oui oui, les à priori sur les animaux en couverture c'est un autre débat!) mais d'un autre côté je n'aime pas les nouvelles; c'est un format qui ne me convient pas, malgré plusieurs tentatives, je trouve ça toujours trop court, avec une fin amenée trop abruptement! Rassurez-vous je ne converse quand même pas avec moi-même à voix haute sur ces sujets!! Bref j'ai sauté le pas, et en définitive, j'aurai peut-être dû écouté l'autre moi qui me rappelait que je n'aime pas les nouvelles... Bon pour être honnête Happy Meal m'a bien plu, j'ai toruvé l'histoire assez jolie et touchante mais els autres nouvelles m'ont laissée de marbre, j'en ai d'ailleurs oublié quasiment la totalité tant j'ai lu en mode automatique; pourquoi je les ai toutes lues me direz-vous? Je vous répondrez... le sempiternel débat intérieur ... Je vous dirai simplement que chaque nouvelle a pour point commun le titre du recueil, chaque personnage présententant un petite faiblesse, une faille qui lui fait progressivement craquer l'armure dans laquelle il ou elle se protège. Une belle idée de départ, mais j'aurais préféré un joli roman, et la prochaine fois qu'un recueil se présentera je renoncerai!

Décidément je ne vous vends pas du rêve en ce moment... Rassurez-vous ce ne sera pas le cas de ma prochaine lecture ;)

challenge petit bac

 

(OBJET: ARMURE)

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06 mars 2018

Olivier Frébourg, Gaston et Gustave

gaston_et_gustave

Quatrième de couverture:"Gaston est un très grand prématuré. A sa naissance, il a été séparé de son jumeau. Dans le service néonatal de l'hôpital de Rouen dont l'entrée est gardée par la statue de Gustave Flaubert, il lutte pour respirer. Gaston, c'est mon fils. Gustave est le "patron" des écrivains. Il refusa d'être père pour écrire Madame Bovary ou L'Education sentimentale. Il y a des moments où l'on aimerait se débarrasser de la littérature parce qu'elle ne console jamais des catastrophes. Et pourtant, à la naissance de Gaston, la statue de Flaubert s'est avancée vers moi. Gaston et Gustave se sont retrouvés unis dans la tempête et le naufrage, peau contre peau. Je n'ai pas eu d'autre choix que d'écrire ce livre. J'avais quitté le monde des vivants pour celui des limbes où je réchauffais mes deux fils."

L'idée de départ est originale mi-roman biographique sur Gustave Flaubert, mi récit autobiographique sur la naissance du fils de l'auteur. Ce récit semble être une lettre ouverte de l'auteur à sa femme, et à leur enfant mort-né, une ode à la vie pour celui qui a vécu et une déclaration à Gustave Flaubert, l'admiration d'un écrivain-journaliste pour un autre écrivain. Honnêtement je suis restée très en dehors de cette lecture, j'ai été touchée par l'histoire personnelle d'Olivier Frébourg mais il n'a pas réussi à garder mon intérêt pour l'histoire de Flaubert, qui pourtant était celle qui m'intéressait de prime abord. 

 

 

challenge petit bac

(PRENOM: GASTON GUSTAVE )

 

lire sous la contrainte

 

(lire sous la contrainte: le son "é": ET)

objectif pal

(Objectif PAL de Mars- 1 - dans ma PAL depuis mars 2017)// Objectif PAL 3/20


09 janvier 2018

Nicolas Mathieu, Aux animaux la guerre

aux animaux la guerre

Quatrième de couverture:" Une usine qui ferme dans les Vosges, tout le monde s’en fout. Une centaine de types qui se retrouvent sur le carreau, chômage, RSA, le petit dernier qui n’ira pas en colo cet été, un ou deux reportages au 19/20 régional et puis basta.
Sauf que les usines sont pleines de types dangereux qui n’ont plus rien à perdre. Comme Martel, le syndicaliste qui planque ses tatouages, ou Bruce, le bodybuilder sous stéroïdes. Des types qui ont du temps et la mauvaise idée de kidnapper une fille sur les trottoirs de Strasbourg pour la revendre à deux caïds qui font la pluie et le beau temps entre Épinal et Nancy. Une fille, un Colt .45, la neige, à partir de là, tout s’enchaîne.
Aux animaux la guerre, c’est le roman noir du déclassement, des petits Blancs qui savent désormais que leurs mômes ne feront pas mieux et qui vomissent d’un même mouvement les patrons, les Arabes, les riches, les assistés, la terre entière. C’est l’histoire d’un monde qui finit. Avec une fille, un Colt .45, la neige."

On change complètement de registre avec un roman de la collection Babel Noir, pas tellement dans mes habitudes mais c'est bien aussi de se bousculer un peu parfois. D'autant plus que la bousculade est plutôt réussie. Nicolas Mathieu sait créer une atmosphère. Ses personnages sont tous plus réalistes les uns que les autres et le décor feutré des Vosges et de la misère liée à la fermeture des usines n'est pas sans me rappeler mon Nord natal. Ces petites frappes qui tentent de survivre et qui par effet boule de neige se retrouvent mêlées à des affaires qui les dépassent sont pathétiques mais éveillent quand même un sentiment de compassion. Rita, inspectrice du travail qui se démène pour que ces hommes ne perdent pas leur emploi, ou y perdent le moins possible est touchante de détermination. D'autres comme Lydie ou Bruce mériteraient d'être un peu secoués pour les réveiller, leur dire qu'il y a un espoir ailleurs, autrement. Une chose est certaine, on ne lit pas Aux animaux la guerre pour son optimisme, c'est sombre, il n'y a pas de véritable issue, mais c'est aussi le quotidien de certaines personnes en France ou ailleurs. Les deux personnages qui m'ont véritablement émues sont Jordan et son père, qui vivotent après le décès de l'épouse, et mère. Alors que son travail à l'usine est compromis, le père essaie malgré tout de faire face pour élever son adolescent de fils. 

J'émets cependant une réserve concernant certains points, et notamment le début du roman. Je n'ai pas tellement compris pourquoi on découvre d'abord certains personnages en Algérie, à l'époque de la guerre. Certes cela nous montre les personnages sous un jour peu reluisant, mais j'ai trouvé que cela ne leur apportait rien de plus par la suite. De même que certaines questions restent sans réponse. Je vous le recommande tout de même parce qu'il est assez prenant. 

Un petit extrait qui m'a marquée: "C'était ça l'usine, un monde de peine et de réconfort, un monde qui n'avait cessé de rapetisser d'ailleurs, passant de plus de deux cent cinquante bonshommes à trois fois rien. Quarante qu'ils étaient désormais. Patrick aimait mieux ne pas penser à ce qu'il adviendrait si l'usine devait fermer. Les gars se connaissaient tous depuis l'enfance ou quasiment. Certains ouvriers avaient vu leur père travailler là avant eux, d'autres passaient la main à leur fils. Par le apssé, les patrons venaient vous cueillir à la sortie du collège, après le certif' et il arrivait qu'on s'engouffre là-dedans jusqu'à la retraite. L'usine avait dévoré des générations complètes, survivant aux grèves, nourrissant les familles, défaisant les coupes, esquintant les corps et les volontés, engloutissant les rêves des jeunes, les colères des anciens, l'énergie de tout un peuple qui ne voulait plus d'autre sort finalement.

challenge petit bac

(ANIMAUX: ANIMAUX)

Je termine ma 2e ligne avec ce dernier titre pour l'édition 2017 du Challenge petit Bac d'Enna, je vous poste un recap de mes deux lignes demain, et bien sûr je renouvelle ma participation avec les nouvelles catégories pour 2018!

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05 janvier 2018

Laetitia Colombani, La tresse

la tresse

Quatrième de couverture:

"Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
  
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
  
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
  
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
  
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité."

 

C'est en écrivant mon billet que je découvre que l'auteur est française, dans mon esprit elle était italienne... Bon ça ne change rien à ma lecture ou à mon ressenti mais c'est drôle.

J'ai apprécié cette lecture. Les décors et personnages sont vite plantés. Leurs histoires et leurs destins sont intéressants. Ma préférence allant aux personnages indiens, tant je trouve révoltantes ces histoires de castes. J'ai apprécié le personnage de Gigulia mais surtout le décor dans lequel elle évolue, ainsi que son travail peu commun finalement. Sarah m'a un peu moins plu, le côté cariériste qui délaisse sa famille m'a semblé un peu trop stéréotypé. Chacune de ces femmes est indirectement liée, mais, c'est tout. Et c'est clairement ce que j'ai trouvé dommage dans ce roman, il se referme trop vite, on aimerait en savoir plus sur ces trois femmes. Que va devenir Smita, va-t-elle réussir à accomplir le rêve que sa mère a imaginé pour elle? Giulia va-t-elle assumer ses choix? Sarah va-t-elle accepté sa maladie?

Laetita Colombani laisse toutes ces questions en suspens. Une blogueuse (je ne sais plus qui, mea culpa) que l'histoire était un peu cousue de fil blanc, ce n'est pas faux, mais cette impression aurait sans doute été plus diffuse si l'histoire avait continué? En tout cas moi j'en aurai bien lu un peu plus, pas vous?

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29 décembre 2017

Jean-Philippe Blondel, Au rebond

au rebond

Présentation de l'éditeur: "Un « vrai pote » – celui avec qui on partage la passion du basket et le même sentiment de n’être pas né au bon endroit –, on ne le laisse jamais tomber. Alors, quand il disparaît soudain, on est prêt à forcer le destin, à entrer – même par effraction –, dans sa maison, dans sa vie."

J'ai lu ce roman ado pratiquement d'une traite début décembre. Vous le savez peut-être déjà j'aime beaucoup Jean-Philippe Blondel et cette collection d'Actes Sud. Ce sont des livres destinés à un public adolescent et qui traitent généralement de problèmes de société rencontrés par des adolescents, et quand en plus ceux-ci sont racontés par Jean-Philippe Blondel et bien ça "matche" forcément.

Ici l'auteur met l'accent sur l'importance de l'amitié, la vraie, celle qui se développe dans les coups durs, celle qui montre qu'on a une béquille sur laquelle se reposer quand la vie est trop compliquée à porter tout seul. Les deux ados ne sont pas du genre à s'épencher sur leurs sentiments, comme à mon avis la plupart des garçons de cet âge.  Alex est là pour son ami Christian qui traverse une épreuve difficile et dont la mère n'est pas suffisamment forte pour les maintenir à flot tous les deux. Christian endosse le rôle de l'adulte, alors qu'à l'inverse dans le duo qu'Alex forme avec sa mère c'est cette dernière qui reprendra toute sa place de parent, avec une force qu'Alex ne soupçonnait même pas. Les deux ados se construisent, mais leurs mères évoluent aussi, et dans un équilibre qui est un peu bousculé, chacun arrivera à mieux communiquer avec l'autre.

J'ai apprécié cette lecture, mais ça ne sera pas mon préféré de l'auteur. J'ai trouvé parfois que c'était peut-être un peu trop simple ou un peu trop rapide par rapport à ce qui peut se passer dans la réalité. 

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26 décembre 2017

Christophe Ono-dit-Biot, Croire au merveilleux

croire au merveilleux

Quatrième de couverture:

"César a décidé de mourir. Mais une jeune femme sonne à sa porte et contrarie ses plans. Étudiante en architecture, grecque, elle se prétend sa voisine, alors qu'il ne l'a jamais vue. En est-il si sûr? Pourquoi se montre-t-elle si prévenante envers lui, quadragénaire en deuil de Paz, la femme aimée, persuadé qu'il n'arrivera pas à rendre heureux l'enfant qu'ils ont eu ensemble, et qui lui ressemble tant? Pourquoi est-elle si intéressée par sa bibliothèque d'auteurs antiques? 
D'un Paris meurtri aux rivages solaires de l'Italie en passant par quelques îles proches et lointaines, Croire au merveilleux, en dialogue intime avec Plonger, est l'histoire d'un homme sauvé par son enfance et le pouvoir des mythes. Un homme qui va comprendre qu'il est peut-être temps, enfin, de devenir un père. Et de transmettre ce qu'il a de plus cher."

Je délaissé tellement mon blog ces derniers temps que je ne vous ai ni souhaité un bon réveillon, ni un joyeux Noël alors puisque ce billet s'y prête bien par son titre, parce que croire à la magie de Noël c'est aussi croire un peu au merveilleux, j'espère que vous avez passé un bon Noël avec vos proches, que vous aussi vous avez trop mangé, que vous avez fait plaisir et que vous vous êtes fait plaisir.

Maintenant revenons à nos moutons, j'ai lu Croire au merveilleux au début du mois de décembre, je crois que qu'avant de le commencer je n'avais même pas capté que c'était la suite de Plonger, ou peut-être que j'avais oublié cette information, parce que j'oublie tout aussi ces derniers temps. J'ai apprécié retrouver la plume d'Ono-dit-Biot et ses personnages. J'avais été un peu déçue par la fin de Plonger donc finalement je trouve ça bien que l'auteur n'en soit pas resté là, il fallait une autre fin pour César, ou un autre commencement. Bien sûr ce roman est à nouveau une ôde à cet amour que César porte à sa femme défunte, mais aussi à son fils. Il se débat avec la vie pour reprendre sa place de père et cela passe à nouveau par les souvenirs mais surtout par l'art et par la culture, et c'est beau à lire. Je me suis laissée emporter, j'ai moi aussi surfé sur la limite du merveilleux. 

A ceux qui ont aimé Plonger vous pouvez prolonger un peu de cet émerveillement avec Croire au merveilleux, et si tel n'est pas le cas peut-être pourriez-vous laisser une deuxième chance à Christophe Ono-dit-Biot?

xmas

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12 décembre 2017

Estelle Nollet, On ne boit pas les rats-kangourous

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Quatrième de couverture:

"Un hameau perdu en plein désert, deux boutiques, l'épicerie de Monsieur Den et le café de Dan où tous les soirs les paumés qui y végètent se retrouvent et éclusent au comptoir. De ce pays, personne ne peut sortir. Willie, qui y est né et ne connaît rien d'autre, le sait mieux que personne. Mais vient le jour où le garçon de 25 ans se pose la question, et rien ne sera plus comme avant.Ce premier roman au climat étrange, proche de l'imaginaire du Caldwell de la Grande Dépression, ou du Mc Carthy de la Route frappe l'imagination par son évocation de personnages déchus, au bout du rouleau, ou d'innocents magnifiques dans un nulle part aride, implacable et ordinaire."

Avec un titre pareil on peut s'attendre à lire une histoire un peu OVNI, et c'est le cas en quelque sorte. Si je suis honnête, je reconnais avoir pris ce livre à la bibliothèque uniquement par ce qu'il me fallait un titre avec un animal pour le challenge petit bac de Enna, sinon je ne me serait certainement pas attardée sur ce titre et ce n'est pas la quatrième de couverture qui m'aurait donné envie de le lire, sauf peut-être la référence à La route de McCarthy qui pour moi est une petite pépite de la littérature américaine, bien que je n'aime pas tellement ce genre de récit de fin du monde. Donc les rats-kangourous ce n'est pas une invention de l'auteur, c'est un animal qui existe, un rongeur pour être plus précise! Par contre je n'ai toujours pas compris le titre, certes les rats-kangourous sont évoqués, mais sur le fait de les boire j'avoue que je suis encore perplexe!

Je n'ai pas lu ce livre avec déplaisir, j'ai même tourné les pages assez rapidement pour en connaître le dénouement. Estelle Nollet sait créer une atmosphère, les personnages bien qu'un peu caricaturaux ne laissent pas de marbre, soit on les aime, à l'instar de Willie et Dan, soit on les déteste. Difficile de savoir où ils se trouvent exactement, le titre laisserait à penser que c'est en Australie, mais en fait ça peut être n'importe quel endroit un peu isolé au climat chaud et aride, où les gens vivent en vase clos et n'ont que pour objectif de se pochtronner dès le soir venu (ou à tout moment de la journée ça passe aussi!) Ils sont coincés dans cet endroit. Un camion vient de temps en temps approvisionner Den l'épicier, ou se débarrasser d'objets à la décharche. Dans le passé certains des personnes ont également été "déposés" dans cet endroit. En tout cas aujourd'hui tout ce petit monde est coincé dans cet espace sans époir de pouvoir l'en quitter, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. La frontière de l'endroit ramène inlassablement ceux qui s'y essaient à l'autre bout du village.

ATTENTION RISQUE DE SPOILERS!!

Sauf que... on ne sait pas vraiment ce qu'ils font là, pourquoi? Comment c'est possible que certains puissent juste passer, et que les personnages eux ne peuvent sortir? Comment ils sont arrivés là (à part pour les quelques uns qui ont été déposés), de quoi ils vivent, etc etc. Cette elcture m'a pas certains aspects beaucoup fait penser au dernier livre de Laura Kasischke que j'ai lu et la frustration qui va avec. La fin n'apporte pas non plus de réponse et épaissit peut-être encore un peu plus le mystère.

challenge petit bac

(ANIMAUX: RATS-KANGOUROUS)