30 août 2018

Caroline Franc, Mission Hygge

mission hygge

Quatrième de couverture: "Quand Alexandre, le rédacteur en chef de Chloé, journaliste intrépide et habituée des territoires en guerre, lui annonce qu'elle part séance tenante à Gilleleje, petit village côtier du Danemark, la jeune femme s'étrangle d'indignation. S'exiler dans un village paumé au nom imprononçable pour étudier le hygge danois et le bonheur au coin du feu ? Alors que rien ne lui file plus le bourdon que les gens heureux ? Ce qu'elle ignore, c'est que cette mission qu'elle prend comme une punition va changer sa vie pour toujours..."

Vous prendrez bien un peu de Feelgood avant la rentrée non? Ce roman je le cherche depuis sa sortie, fidèle lectrice du Blog de l'auteur, Penséebycaro, j'avais très envie de découvrir sa plume d'écrivain! C'est maintenant chose faite! Et je dois vous avouer que pendant les premières pages j'avais évidemment la blogueuse en tête, et puis, rapidement la blogueuse a laissé place à l'écrivain. Mission Hygge c'est un peu le livre doudou de mon été, je n'ai pas eu de mal à imaginer les décors Danois, la neige et le froid, le café brûlant et l'odeur des Kanelbullar, et pourtant il faisait genre 37 degrés en Alsace! 

L'écriture est plaisante, l'humour bien présent et les personnages sont attachants, même Chloé, un peu trop peste-parisienne au début mais qui se laisse gagner par la gentillesse et l'optimisme danois. Ma préférence va cependant aux personnages danois évidemment, la généreuse Birgit, la douce Inge et le mystérieux chauffeur de taxi hyper sexy! Il se dégage une douceur de vivre que je n'ai pas forcément eu le temps d'apprécier à Copenhague en une journée, mais que j'ai ressenti à Malmö en Suède. Du calme, un brin de sérénité, des gens assez ouverts et souriants. Un des principes fondamental du bien vivre au Danemark, et je me faisais cette réflexion pendant mon weekend en Suisse également c'est le respect de la loi. Le respect de la loi implique un respect de l'autre permanent... Pourquoi on n'arrive pas forcément à ça chez nous? 

Vous l'aurez compris, je vous conseille vivement cette lecture si vous avez envie d'une petite parenthèse de douceur qui sent la cannelle et le chocolat chaud! Et puis pour les jours sans je penserai à cette phrase qui est le leitmotiv d'Inge, "c'est pas parce qu'on est triste qu'on doit être malheureux"

Et sinon pour la pointe d'humour un peu piquant j'ai aimé ça " Les quoi? Les vegans? Dis-moi que j'ai mal entendu, Alexandre! Tu vas remplacer une enquête exclusive sur les combattantes kurdes par un torchon de cette bécasse d'Emilie sur les bobos qui se donnent bonne conscience en bouffant des graines pendant que des gamins chinois fabriquent leur iPhone?

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19 août 2018

Diderot, Jacques le fataliste et son maître

jacques

Quatrième de couverture: "Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel..."

Ce livre il a fini dans ma PAL parce que ma soeur l'a étudié au lycée. Je ne sais pas si elle l'a réellement lu mais une chose est certaine, si je l'avais lu à son âge je n'aurais pas bien compris. J'ai travaillé Zadig à la place, et je le trouve plus abordable. J'avais envie de profiter de l'été pour vider un peu ma PAL, il fallait donc que j'en sorte un livre "historique", mon choix s'est donc porté sur Jacques le fataliste. Comme l'annonce le résumé, on suit deux hommes en grande conversation sur les amours de l'un, les aventures de l'autre, sauf que, tel le cheminement de la pensée, l'histoire n'est pas linéaire. Pour arriver au récit final, celui que l'on attend, Jacques va passer par toutes les tergiversations possibles avant de nous livrer son récit. J'ai un peu l'impression que c'est typique de la littérature du 18e siècle et j'ai envie de dire "tout ça pour ça?" mais ça ne rendrait pas forcément justice à Diderot. Même si c'est un peu ça quand même... Pour autant on ne s'ennuie pas avec ces personnages. Drôles, souvent à leur insu, à qui il arrive des mésaventures qui pourraient bien être évitées à force de quiproquo. La voix du narrateur intervient régulièrement, soit pour recentrer le récit, ou au contraire pour nous en écarter mais ça se savoure, tant par la langue que par l'esprit et le goût des bons mots. C'est une lecture exigeante mais divertissante si l'on se laisse prendre au jeu. 

 

objectif pal

(Objectif PAL de l'été - 6 - dans ma PAL depuis le lycée de ma soeur, ça date!!)// Objectif PAL 11/20

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09 août 2018

Jean-Philippe Blondel, La mise à nu

la mise à nu

Quatrième de couverture: 

"Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très différentes de ce qu’il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C’est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu’il se rend au vernissage d’une exposition de peintures d’Alexandre Laudin - un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célébrité dans le monde artistique. Il ne se figure pas un seul instant à quel point ces retrouvailles avec Laudin vont bouleverser sa vie.

 

La Mise à nu parle de ce qu’on laisse derrière soi, au bout du compte. Des enfants. Des amis. Des livres ou des tableaux...

Jean-Philippe Blondel, dans une veine très personnelle, évoque avec finesse ce moment délicat où l’on commence à dresser le bilan de son existence tout en s’évertuant à poursuivre son chemin, avec un sourire bravache."

 

Cet homme là sait me toucher, tous les romans de Jean-Philippe Blondel, qu'ils soient pour les adultes ou pour les ados ont touché une corde sensible chez moi, rarement la même, mais j'ai à chaque fois été émue. La mise à nu ne fait pas exception, forcément on est proche de mon univers puisque ce récit s'attarde sur un enseignant de ville de province qui va renouer avec un ancien élève de façon assez inattendue (alors oui je suis plus jeune, et je n'ai pas assez d'années d'enseignements derrière moi pour recroiser des élèves 30 ans après, 10 c'est déjà pas mal) mais il évoque des choses qui me parlent sur la relation à l'élève, et à l'élève qui "revient" après avoir quitté l'établissement. Mais ce roman ce n'est pas que ça. C'est aussi la renaissance d'un homme qui semblait s'être perdu dans la solitude et les habitudes. Les mots choisis sont justes, les sentiments sont vrais et c'est encore une belle tranche de vie réaliste que nous livre l'auteur. Un condensé d'humanité en quelques pages, une vie ordinaire mise en lumière à pas feutrés et avec tendresse. On sent beacuoup de bienveillance de l'auteur vis à vis de ses personnages, c'est souvent ce qui me bouleverse dans ses romans.  

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12 juillet 2018

Simone Veil, Une vie

Une-vie

Quatrième de couverture: "Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps.
Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine."

 

Je rattrape encore mon retard avec un billet express pour une lecture faite en avril dans le cadre du café-lecture de mon village qui avait pour thème les femmes d'exception. Mon choix s'est naturellement porté sur Simone Veil et je n'étais pas la seule puisque nous étions trois à parler de son autobiographie. 

De Simone Veil je savais deux choses, elle était revenue des camps de concentration et elle avait défendu et fait voter la loi autorisant l'IVG. De son éngagement politique, en faveur de l'Europe notamment je ne savais quasiment rien. Cette lecture a donc été très enrichissante parce que j'y ai beaucoup appris. Bien sûr j'ai préféré les passages plus personnels sur la vie de Simone Veil, les plus durs aussi sans doute parce que le récit des engagements politiques sont plus exigeants et demandent plus de concentration et aussi de connaissance mais cette lecture a confirmé mon choix, Simone Veil était une femme d'exception, et pas seulement parce que c'est une survivante de la Shoah, pas seulement parce qu'elle a permis aux femmes d'interrompre une grossesse non désirée. C'est une femme d'exception parce que c'était une femme engagée, qui avait la force de ses convictions et qui menaient jusqu'au bout les combats qu'elle trouvait justes. Je n'ai pas toujours été d'accord avec ce que j'ai lu mais j'ai admiré la femme tenace qu'elle était. 

challenge petit bac

(Passage du temps: VIE)

 

lire sous la contrainte

(Titre féminin)

15 avril 2018

Hélène Grémillon, La garçonnière

la garçonnière

Quatrième de couverture:

"Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987. C’est l'hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout. Les êtres humains, si."

J'ai été très intriguée et surprise par ce roman. Le roman s'ouvre sur un coup de foudre, celui d'un homme, psychiatre, qui tombe amoureux d'une patiente, aterrie là un peu par erreur... Puis s'enchaînent les évènements qui amèneront au destin un peu tragique de l'héroine sans qu'on sache ce qui l'a amenée à cela. La suite du roman est l'enquête menée par une tierce personne, à priori elle aussi patiente du psychiatre. De découvertes en analyse, l'on décortique la vie de ces deux personnages principaux..

Oula que mon résumé est confus, c'est que je ne voudrais pas trop en dévoiler mais je vous rassure Hélène Grémillon est écrivain elle, et son roman est beaucoup plus clair même si tout n'est pas toujours dit très explicitement. L'auteur décortique un peu le sentiment amoureux mais de manière assez originale, on aperçoit un peu le contexte des années 1980 en Argentine, mais à peine, c'est un peu dommage. J'ai apprécié cette elcture jusqu'à la fin. La chute finale m'a semblé de trop et j'aurais vraiment préféré une autre issue. 

Le roman se lit très bien, certains passages sont émouvants mais j'ai nettement préféré Le confident que j'avais dévoré en deux jours!

Et vous qui l'avez lu, qu'avez-vous pensé de cette fin?

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21 mars 2018

Olivier Adam, Chanson de la ville silencieuse

chanson

Quatrième de couverture: "Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu’elle ressent pour savoir qu’elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d’un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l’Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d’elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre."

Dire que j'ai été déçue serait peut-être un peu fort mais il est certain que je n'ai pas retrouvé le plaisir des précédents romans, et pourtant je les ai tous lus ou presque, et tous appréciés aussi ou presque. J'ai sans doute un peu moins accroché au sujet, cette jeune fille qui cherche son père, superstar de la musique ayant disparu du jour au lendemain sans laissé de trace, fatigué sans doute de se cacher, de cette vie publique sans concession. On retrouve le thème de la famille comme dans la plupart des romans d'Olivier Adam, et cette famille sort de l'ordinaire, et change un peu des familles classiques de banlieue pavillonnaire qu'Olivier Adam aimerait réveiller, ici la famille est atypique mais le portrait qui en est fait n'est pas des plus glorieux, une mère dépressive et démissionnaire, qui n'a pas eu de scrupules à abandonner sa fille pour aller vivre son rêve américain, un père présent mais tout autant absent, difficile de se construire pour la narratrice avec de tels modèles, pourtant quand ses amis pensent avoir croisé son père à Lisbonne, celle-ci n'hésite pas et part à sa recherche. Ma déception tient peut-être à ça, j'attendais beaucoup de Lisbonne, que j'ai déjà visité, et que je verrai à nouveau en avril, j'attendais plus de déambulations, j'attendais de tâter un peu plus l'ambiance de la capitale portugaise, et je suis restée sur ma faim. Ce n'est pas mal écrit, c'est d'ailleurs plaisant à lire, mais je m'en faisais une toute autre idée, à tort visiblement.

challenge petit bac

(ART: CHANSON)

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12 mars 2018

Bénédicte Lapeyre, La repasseuse

la repasseuse

Quatrième de couverture: "De sa mère, Mone a appris les gestes minutieux du métier de repasseuse. Manipuler le linge délicat et les fers est une voie toute tracée pour cette jeune femme discrète qui n’a jamais quitté Senlis. Pourtant, Mone sait tout. Elle sait tout grâce au linge qu’on lui apporte chaque jour. Car si les gens parlent, le linge aussi, des problèmes financiers de l’aristocratie aux secrets d’alcôve, l’intimité se dévoile à travers les étoffes. L’élégante et digne repasseuse traversera les deux guerres, découvrira l’héroïsme et la collaboration, mai 68 et Rachmaninov. Elle connaîtra des amitiés cruelles et des amours éphémères. Mais c’est à l’automne de sa vie que son destin prendra des détours insoupçonnés…
 
Le portrait émouvant et tendre d’une femme en avance sur son temps, chronique subtile des bouleversements du XXe siècle."

Lecture en demi-teinte, l'histoire n'est pas désagréable mais elle n'est pas non plus transcendante. J'ai apprécié ce que j'ai lu mais j'en aurais voulu un peu plus, un peu plus de vie, un peu plus d'anecdotes. Le roman c'est l'histoire de la vie de Mone, jeune fille dont la mère repasseuse lui transmettra son métier. D'une condition modeste, Mone aime pourtant le joli linge et les bijoux. Elle sait cependant rester à sa place dans une société qui n'est pas encore prête pour le changement. Et c'est à mon sens ce qui caractérise le récit, son côté un peu statique, un peu figé, certes la vie de Mone prendra un tournant innatendu à sa retraite, mais est-ce si innattendu que cela? Je n'en suis pas certaine.

En bref, je trouve que c'est un roman qui se lit facilement, qui laisse entrevoir une époque mais qui manque un peu de profondeur. Merci à Fleur qui m'avait offert ce livre pour que je me fasse mon propre avis, qui finalement rejoint assez le sien puisqu'elle l'a trouvé fade. 

objectif pal

(Objectif PAL de Mars- 2 - dans ma PAL depuis janvier 2017)// Objectif PAL 4/20

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08 mars 2018

Anna Gavalda, Fendre l'armure

fendre l'armure

Présentation de l'éditeur:

"Et de sourire enfin me permettait de pleurer enfin. Pas de la petite larmichette amère comme à l'instant d'avant ou au café le matin même, mais de bonnes grosses larmes bien rondes, bien grasses et bien chaudes. Du corps qui lâche. De la dureté qui cède. Du chagrin qui fond."

Parfois j'ai des débats intérieurs qui me font longuement hésiter avant de faire quelque chose, Fendre l'armure en a suscité un... J'aime beaucoup ce qu'écrit Anna Gavalda, donc je voulais lire ce livre (sachant que j'ai renoncé à Billie à cause de sa couverture, oui oui, les à priori sur les animaux en couverture c'est un autre débat!) mais d'un autre côté je n'aime pas les nouvelles; c'est un format qui ne me convient pas, malgré plusieurs tentatives, je trouve ça toujours trop court, avec une fin amenée trop abruptement! Rassurez-vous je ne converse quand même pas avec moi-même à voix haute sur ces sujets!! Bref j'ai sauté le pas, et en définitive, j'aurai peut-être dû écouté l'autre moi qui me rappelait que je n'aime pas les nouvelles... Bon pour être honnête Happy Meal m'a bien plu, j'ai toruvé l'histoire assez jolie et touchante mais els autres nouvelles m'ont laissée de marbre, j'en ai d'ailleurs oublié quasiment la totalité tant j'ai lu en mode automatique; pourquoi je les ai toutes lues me direz-vous? Je vous répondrez... le sempiternel débat intérieur ... Je vous dirai simplement que chaque nouvelle a pour point commun le titre du recueil, chaque personnage présententant un petite faiblesse, une faille qui lui fait progressivement craquer l'armure dans laquelle il ou elle se protège. Une belle idée de départ, mais j'aurais préféré un joli roman, et la prochaine fois qu'un recueil se présentera je renoncerai!

Décidément je ne vous vends pas du rêve en ce moment... Rassurez-vous ce ne sera pas le cas de ma prochaine lecture ;)

challenge petit bac

 

(OBJET: ARMURE)

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06 mars 2018

Olivier Frébourg, Gaston et Gustave

gaston_et_gustave

Quatrième de couverture:"Gaston est un très grand prématuré. A sa naissance, il a été séparé de son jumeau. Dans le service néonatal de l'hôpital de Rouen dont l'entrée est gardée par la statue de Gustave Flaubert, il lutte pour respirer. Gaston, c'est mon fils. Gustave est le "patron" des écrivains. Il refusa d'être père pour écrire Madame Bovary ou L'Education sentimentale. Il y a des moments où l'on aimerait se débarrasser de la littérature parce qu'elle ne console jamais des catastrophes. Et pourtant, à la naissance de Gaston, la statue de Flaubert s'est avancée vers moi. Gaston et Gustave se sont retrouvés unis dans la tempête et le naufrage, peau contre peau. Je n'ai pas eu d'autre choix que d'écrire ce livre. J'avais quitté le monde des vivants pour celui des limbes où je réchauffais mes deux fils."

L'idée de départ est originale mi-roman biographique sur Gustave Flaubert, mi récit autobiographique sur la naissance du fils de l'auteur. Ce récit semble être une lettre ouverte de l'auteur à sa femme, et à leur enfant mort-né, une ode à la vie pour celui qui a vécu et une déclaration à Gustave Flaubert, l'admiration d'un écrivain-journaliste pour un autre écrivain. Honnêtement je suis restée très en dehors de cette lecture, j'ai été touchée par l'histoire personnelle d'Olivier Frébourg mais il n'a pas réussi à garder mon intérêt pour l'histoire de Flaubert, qui pourtant était celle qui m'intéressait de prime abord. 

 

 

challenge petit bac

(PRENOM: GASTON GUSTAVE )

 

lire sous la contrainte

 

(lire sous la contrainte: le son "é": ET)

objectif pal

(Objectif PAL de Mars- 1 - dans ma PAL depuis mars 2017)// Objectif PAL 3/20

09 janvier 2018

Nicolas Mathieu, Aux animaux la guerre

aux animaux la guerre

Quatrième de couverture:" Une usine qui ferme dans les Vosges, tout le monde s’en fout. Une centaine de types qui se retrouvent sur le carreau, chômage, RSA, le petit dernier qui n’ira pas en colo cet été, un ou deux reportages au 19/20 régional et puis basta.
Sauf que les usines sont pleines de types dangereux qui n’ont plus rien à perdre. Comme Martel, le syndicaliste qui planque ses tatouages, ou Bruce, le bodybuilder sous stéroïdes. Des types qui ont du temps et la mauvaise idée de kidnapper une fille sur les trottoirs de Strasbourg pour la revendre à deux caïds qui font la pluie et le beau temps entre Épinal et Nancy. Une fille, un Colt .45, la neige, à partir de là, tout s’enchaîne.
Aux animaux la guerre, c’est le roman noir du déclassement, des petits Blancs qui savent désormais que leurs mômes ne feront pas mieux et qui vomissent d’un même mouvement les patrons, les Arabes, les riches, les assistés, la terre entière. C’est l’histoire d’un monde qui finit. Avec une fille, un Colt .45, la neige."

On change complètement de registre avec un roman de la collection Babel Noir, pas tellement dans mes habitudes mais c'est bien aussi de se bousculer un peu parfois. D'autant plus que la bousculade est plutôt réussie. Nicolas Mathieu sait créer une atmosphère. Ses personnages sont tous plus réalistes les uns que les autres et le décor feutré des Vosges et de la misère liée à la fermeture des usines n'est pas sans me rappeler mon Nord natal. Ces petites frappes qui tentent de survivre et qui par effet boule de neige se retrouvent mêlées à des affaires qui les dépassent sont pathétiques mais éveillent quand même un sentiment de compassion. Rita, inspectrice du travail qui se démène pour que ces hommes ne perdent pas leur emploi, ou y perdent le moins possible est touchante de détermination. D'autres comme Lydie ou Bruce mériteraient d'être un peu secoués pour les réveiller, leur dire qu'il y a un espoir ailleurs, autrement. Une chose est certaine, on ne lit pas Aux animaux la guerre pour son optimisme, c'est sombre, il n'y a pas de véritable issue, mais c'est aussi le quotidien de certaines personnes en France ou ailleurs. Les deux personnages qui m'ont véritablement émues sont Jordan et son père, qui vivotent après le décès de l'épouse, et mère. Alors que son travail à l'usine est compromis, le père essaie malgré tout de faire face pour élever son adolescent de fils. 

J'émets cependant une réserve concernant certains points, et notamment le début du roman. Je n'ai pas tellement compris pourquoi on découvre d'abord certains personnages en Algérie, à l'époque de la guerre. Certes cela nous montre les personnages sous un jour peu reluisant, mais j'ai trouvé que cela ne leur apportait rien de plus par la suite. De même que certaines questions restent sans réponse. Je vous le recommande tout de même parce qu'il est assez prenant. 

Un petit extrait qui m'a marquée: "C'était ça l'usine, un monde de peine et de réconfort, un monde qui n'avait cessé de rapetisser d'ailleurs, passant de plus de deux cent cinquante bonshommes à trois fois rien. Quarante qu'ils étaient désormais. Patrick aimait mieux ne pas penser à ce qu'il adviendrait si l'usine devait fermer. Les gars se connaissaient tous depuis l'enfance ou quasiment. Certains ouvriers avaient vu leur père travailler là avant eux, d'autres passaient la main à leur fils. Par le apssé, les patrons venaient vous cueillir à la sortie du collège, après le certif' et il arrivait qu'on s'engouffre là-dedans jusqu'à la retraite. L'usine avait dévoré des générations complètes, survivant aux grèves, nourrissant les familles, défaisant les coupes, esquintant les corps et les volontés, engloutissant les rêves des jeunes, les colères des anciens, l'énergie de tout un peuple qui ne voulait plus d'autre sort finalement.

challenge petit bac

(ANIMAUX: ANIMAUX)

Je termine ma 2e ligne avec ce dernier titre pour l'édition 2017 du Challenge petit Bac d'Enna, je vous poste un recap de mes deux lignes demain, et bien sûr je renouvelle ma participation avec les nouvelles catégories pour 2018!

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