14 février 2017

Isabel Alba, Baby Spot

baby spot

Quatrième de couverture:

"Tomás, un garçon de douze ans, vit dans une banlieue de Madrid. Un soir d’ août, son ami Lucas est retrouvé pendu à une poutre, sur un chantier abandonné.
Tomás se met alors à écrire. Son récit prend l’ apparence d’ un roman noir."

 Livre de la rentrée 2016, je l'ai repéré chez Moka qui avait écrit un très beau billet. Difficile d'en dire plus ou d'en dire moins... Baby Spot ne fût cependant pas le coup de poing attendu pour moi, je pense que j'avais placé pas mal d'espoir en lui mais finalement j'ai eu du mal à accrocher à l'écriture enfantine, certes qui dit l'horreur mais avec ses mots. Isabel Alba décrit pourtant la vie des quartiers de façon percutante, les enfants livrés à eux-même, des parents trop absents, du béton qui engloutit tout, de cette frontière tacite entre le centre ville et la cité, des petits et des grands trafics. J'ai été assez scotchée par le retournement de situation, et c'est à mon sens ce qui fait la force de ce court roman mais finalement, plus que le livre lui-même c'est le billet de Moka que je garderai en mémoire!

 Merci à Valérie pour la découverte!

challenge petit bac

(Famille: Baby)

objectif pal

(5/25 dans ma PAL depuis Novembre 2016)

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31 janvier 2016

Ivan Repila, Le puits

le-puits

Quatrième de couverture:

"Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. À leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il? Le Grand survivra-t-il? Comment surtout se sont-ils retrouvés là? 

Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d’espoir. Une fable sur l’amour fraternel, la survie et la vengeance, un roman «qui a mérité sa place au panthéon des Jules Verne, Alain-Fournier et autres Antoine de Saint-Exupéry, selon Zoé Valdés. Un roman indispensable, alors que beaucoup d’entre nous avions déjà annoncé la défaite de l’imagination contre la quotidienneté médiocre et étriquée.»"

Je suis tellement désolée de ne pas avoir compris la portée du roman d'Ivan Repila, tellement désolée de ne pas partager le coup de coeur ou le coup de poing des blogueurs. J'aurais aimé l'aimer ce livre mais si j'ai apprécié ma lecture je suis restée en dehors. Je n'ai pas lu avec déplaisir mais jusqu'aux dernières pages j'ai attendu quelque chose, un retournement, une révélation, quelque chose qui me fasse dire "Ouah, c'était donc ça!". J'ai bien sûr été touchée par ces deux enfants coincés dans un puits à manger des asticots, à côtoyer la folie et le désespoir, mais quelque chose m'a manqué. Je me suis imaginée une métaphore du ventre de la mère par exemple, il faut dire que la préface nous met sur cette voie. Tant de résilience et d'abnégation chez des enfants est très beau et poignant mais cela n'a pas suffit à me "retourner" comme pour certains. Valérie, je suis vraiment désolée... ;)

Sandrine avait fait un très beau billet, Jérôme n'a pas trop compris non plus, Eva l'a beaucoup aimé, pour Laure comme pour Valérie c'était un coup de coeur (Valérie je ne sais plus si tu avais publié ton billet sur ton ancien blog ou chez quelqu'un...)

objectif pal

 

(2/31)

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17 juillet 2015

Lucia Etxebarria, Je ne souffrirai plus par amour... Entre autres choses...

je ne souffrirai plus par amour

Quatrième de couverture:

"Et si l'on en finissait avec la tyrannie des sentiments ? Décidée à ne plus souffrir par amour, Lucía Extebarría vole dans les plumes de Cupidon et tord le cou, avec un enthousiasme communicatif, à la dépendance émotionnelle et au grand mythe occidental de l'Amour Éternel ! D'Anna Karénine à Carrie Bradshaw, d'?dipe aux héros de sitcoms, aucun stéréotype, aucune idée reçue ne résiste à l'humour dévastateur de cette impertinente magicienne du cœur. Bien plus qu'un essai féministe et engagé, Lucía Extebarría signe un livre-thérapie décapant où l'on apprend enfin à ne plus souffrir inutilement par amour. " 

Je sors de ma torpeur bloguesque le temps de vous parler d'un livre que je n'ai même pas lu!! Enfin si les cinquante premières pages et j'ai arrêté, je peux compter sur les doigts d'une main les livres que j'ai abandonné en cours de lectures, et Je ne souffrirai plus par amour en fait désormais partie! 

Je ne m'attendais pas du tout à lire un livre de développement personnel mais le ton est donné dès le début du livre, l'auteur s'adresse direcement au lecteur et lui fait faire un petit test pour savoir si oui ou non nous avons besoin de lire son livre. Peut-être qu'en d'autres temps j'aurai accroché, mais là non, j'ai poussé jusqu'à 50 pages pour voir si ça allait un peu plus me plaire ensuite mais non donc autant lire autre chose ...

Sauf que ça fait déjà deux semaines et que je n'ai lu qu'une cinquantaine de pages d'un autre livre ... Panne de lecture? Pas tout à fait ... Travaux dans l'appart pendant une semaine à raison de 8 heures par jour ... Puis quelques jours en Haute-Savoie chez ma soeur pour aller voir Muse à Musilac,et maintenant le déménagement à préparer (J-1) ... Je me couche tous le ssoirs, avec une seule idée en tête dormir!! J'espère pouvoir lire un peu plus à partir de la semaine prochaine, revenir sur vos blogs, revenir sur le mien .. Enfin, tout çà ce sera si on reçoit rapidement notre nouvelle box/ Connexion internet et autre ligne téléphonique ... Ah oui et sinon lundi on se pacse, wouhou! et demain c'est l'anniversaire de mon blog qui soufflera ses six bougies!

 

objectif pal

 

(22/32)

challenge petit bac

 

(pronom personnel sujet: JE)

05 novembre 2014

Carlos Ruiz Zafon, Le Prisonnier du Ciel

le prisonnier du ciel

Quatrième de couverture:

"Barcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l'offre à Fermín, accompagné d'une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats. Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu'il a toujours caché. 
La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d'hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l'enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l'auteur de La Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé...
Dix-huit ans plus tard, quelqu'un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent"

J'ai vraiment apprécié retrouver les personnages de L'ombre du vent. Ce roman fait partie du cycle du Cimetière des livres oubliés et si je devais donner un ordre de préférence je dirai que je l'ai préféré au Jeu de l'Ange mais qu'il est en dessous de l'Ombre du vent. Le narrateur de ce roman est Daniel, il est à présent adulte et travaille à la librairie Sempere et fils avec son père et leur vieil ami Fermin Romero de Torres, et c'est sur Fermin qu'est centrée cette histoire. Il livre à Daniel les secrets de son passé, secrets qui ressurgissent ici pour deux raisons, la venue d'un homme mystérieux à la librarie et son mariage. En effet Fermin, comme nous le savions déjà porte un nom d'emprunt, celui d'un grand torrero ... Daniel va l'aider à démêler les fils de son passé pour lui permettre de se marier en toute légalité. Cette histoire nous conduira au fin fond de l'espagne et des ruelles sombres de Barcelonne à l'époque de la guerre civile et dans les années qui la suivirent. C'est un contexte historique sur lequel j'aime lire parce qu'à part mes souvenirs de cours d'espagnol au lycée, il ne m'en reste pas grand chose. Carlos Ruiz Zafon est ausis un auteur que j'aime lire parce que ses textes sont beaux, toujours empreints de mystère et d'un peu de magie, et ses personnages, Daniel et Fermin sont vraiment attachants. C'est une belle amitié qui les unit malgré leur différence d'âge. Fermin, malgré les erreurs de son apssé est un homme loyal. 

L'automne est une saison propice pour découvrir ce roman, bien au chaud, sous la couette avec un thé fumant, embarquez-vous dans le froid de l'hiver 1957!

 

objectif pal

(34/78)

challenge à contre courant

 

(1ère lecture avec ce roman publié en Novembre 2012)

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15 juillet 2013

Carlos Ruiz Zafon, Les lumières de septembre

les_lumi_res_de_septembreQuatrième de couverture:

"1937, à Cravenmoore, une demeure normande pleine de mystère et de marionnettes étonnantes. Le propriétaire, Lazarus Jann, est un inventeur de jouets. Simone Sauvelle y entre pour occuper un emploi de secrétaire particulière, avec ses deux enfants. Alors que l'harmonie, la joie et même l'amour veulent régner à Cravenmoore, une force incroyable s'y oppose... 

Un suspense spectaculaire, tissé autour du thème de prédilection du maître du roman espagnol : la maison envoûtée."

 

Les lumières de septembre fonctionne sur le même schémas que Le Palais de Minuit et Le Prince de Minuit: des enfants sont menacés par une présence maléfique liée au passé qui surgit sous la forme d'une ombre noire et se matérialise sous différentes formes, ici elle habite les automates crées par Lazarus Jann. Cette ombre noire vient se venger du passé et se "nourrir" pour continuer à exister. A chaque fois, l'un des personnages ou un de ses ancêtres a fait un pacte avec cette ombre... Ce pacte lui aura valu de perdre sa propre ombre et de devoir sacrifier quelque chose au cours de sa vie... Pour Lazarus Jann, le sacrifice fût la personne qui lui était la plus chère... son épouse Alma.

Chaque fois, des enfants liés par une amitié forte sont confrontés à l'ombre et cherchent à lui échapper et à la combattre pour sauver les siens... Dans ce roman, aussi noir que les précédents, l'ombre enlèvera la vie de l'un d'entre eux ... 

Comme à chaque fois, ce n'est pas le côté surnaturel qui me plaît mais les personnages et les liens qui les unissent. Ici le décor m'a moins plu que dans les précédents romans, excepté le manoir et la mer, je n'ai aps du tout adhéré aux automates et pantins parce que c'est un univers qui ne me plaît pas du tout, c'est d'ailleurs ce qui m'avait déplu dans Marina. Je me suis tout de même attachée à Irène et son nouvel ami. De plus, l'écriture de Zafon m'emporte toujours un peu, un peu à la manière d'un conte, et chargée de mystère, elle me captive jusqu'à ce que l'intrigue soit résolue, et pourtant je ne suis pas fan du fantastique, mais ça se lit bien... 

J'ai lu ce roman dans le cadre du challenge un mot des titres de Calypso, pour cette session le mot était lumière.


14 mai 2013

Carlos Ruiz Zafon, Le Palais de Minuit

le_palais_de_minuit_Quatrième de couverture:

"Calcutta, 1916. Dès leur naissance, les jumeaux Ben et Sheere sont séparés par un terrible drame. Sheere est confiée à sa grand-mère tandis que Ben est mis à l'abri dans un orphelinat. Il s'y fait six fidèles amis, avec lesquels il fonde la Chowdar Society. Cette fraternité secrète se retrouve dans les ruines de l'étrange Palais de Minuit. Le jour de leurs seize ans, les jumeaux sont réunis. Une ombre maléfique se déchaîne alors. Quelle est cette force qui s'attaque à eux ? Quel secret cache cette haine féroce ? C'est au cœur de l'ancienne gare de Calcutta que les membres de la Chowdar Society doivent découvrir la vérité. Dans ce lieu maudit, ravagé le jour même de son inauguration par un incendie qui a fait plus de cent morts, Ben et Sheere vont affronter les vérités de leur passé."

Encore un "page turner" pour Zafon!
J'ai commencé ce roman et n'ai pratiquement pû le lâcher qu'une fois l'intrigue résolue. Bien qu'un peu déçue par les précédents romans, je ne voulais pas en rester là et Le Palais de Minuit m'a beaucoup plu. Bon ok, ça ne vaut pas L'Ombre du Vent mais quand même j'ai accroché à l'intrigue et aux personnages et surtout au décor, l'Inde des années 30.

A la manière du club des cinq, des orphelins forment à eux sept une "société secrète", la Chowbar Society, celle-ci scelle leur amitié. C'est donc tout naturellement qu'ils vont se soutenir et aider leur ami Ben quand celui-ci sera confronté au passé de sa famille.

Si parfois Zafon a oscillé entre réalité et monde fantastique, ici on est clairement dans l'imaginaire avec un esprit maléfique du passé qui brûle et détruit ce qui l'empêche d'arriver à ses fins. L'histoire se nourrit donc des rêves et superstitions renforcés par la présence noire et labyrinthesque de Calcutta, jusqu'à vous faire frissonner d'angoisse. Je me suis attachée aux personnages, j'ai été touchée par leur amitié et leur relations avec les adultes de l'orphelinat. Seuls adultes de l'histoire hormis Aryani Bosé, la grand_mère de Ben et Sheere. Le suspense est insoutenable jusqu'à la résolution ... Je pense ne pas attendre longtemps avant de me plonger dans Les Lumières de Septembre.

 

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(13/97)

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05 mai 2012

Carlos Ruiz Zafon, Le prince de la brume

le_prince_de_la_brumeQuatrième de couverture:

"1943, Angleterre. Fuyant la guerre, Max, sa sœur Alicia et leurs parents emménagent dans un village du bord de mer. Mais des évènements inquiétants se succèdent. Leur nouveau foyer semble hanté. Une présence maléfique rôde entre ses murs. Que veut-elle ? Et pourquoi s'acharne-t-elle contre Roland, le nouvel ami de Max et Alicia ? En enquêtant sur ces mystères, les trois adolescents exhument d'effroyables secrets. Un être diabolique, le Prince de la Brume, réclame une dette venue du passé. Une dette dont Roland est le prix. Pour sauver leur ami, Max et Alicia doivent affronter le Prince de la Brume sur son territoire : un cargo ténébreux, effrayant, echoué dans les fonds marins. "

 

C'es, il me semble, le premier roman de Zafon. On retrouve dans Le Prince de la brume les mêmes ficelles que dans ses autres romans: des enfants, un mystère un peu surnaturel, une histoire de vengeance ancrée dans le passé mais qui a toujours cours, des gens qui ne sont pas réellement qui ils sont et une écriture imagée (avec toujours l'image de l'araignée ... brrr). Mon avis est donc assez mitigé, certes je lis du Zafon pour retrouver l'atmosphère propre à Zafon mais j'ai ressenti parfois une certaine lassitude car il n'y au final pas vraiment ou alors très peu de surprise. Les personnages sont n"anmoins toujours très attachants et la narration bien maîtrisée. Je continuerai donc sans doute la trilogie mais j'attends d'être un peu surprise.

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05 juillet 2011

Le premier mardi c'est permis : Lucia Etxebarria, Amour, prozac et autres curiosités.

 

amour_prozac_et_autres_curiosit_sQuatrième de couverture :

« Trois soeurs - sortes de Brontë d'Almodovar - carburent aux antidépresseurs. Cristina, la nympho "affamée de tendresse", croque les hommes et avale de l'ecstasy avec la boulimie du désespoir. Rosa, la directrice financière, ressemble aux personnages de Bret Easton Ellis : bardée de marques de luxe, le vice et la folie en moins. Ana, enfin, la mère de famille rangée, ne supporte son existence naphtalinée qu'en somnambule de la vie, droguée aux somnifères. Pas de quoi se tordre de rire. Et pourtant. Dans un style où l'humour se déguste comme un sushi, cru et épicé, la signora Etxebarría, encensée par la critique hispanique, réalise une radioscopie sardoniquement pessimiste mais émouvante de la société de l'après-movida. On s'amuse comme dans un Dorothy Parker, on s'enthousiasme toujours de suivre les aventures de ce trio "brétéchien". Ça vous touche avec la justesse de banderilles plantées là où ça fait mal. »

« En Espagne, Cristina, Rosa et Ana, les trois soeurs du roman de Lucía Etxebarría, sont aussi célèbres que les héroïnes d'Almodovar. Leur histoire est drôle, déjantée, cinglante. À lire. Vite.
»

Une fois n’est pas coutume, pour ce second « Mardi c’est permis » de Stéphie, j’ai encore tapé dans la chick-litt et je ressors de cette lecture avec un avis assez mitigé.

Le livre se termine sur une touche d’optimisme mais c’est quand même un regard sacrément déprimant sur ces trois jeunes femmes. Ces trois sœurs complètement différentes dans leur caractère ont pour point commun la fuite dans la drogue ou les médocs.

La plus jeune à la sexualité débridée  carbure aux amphet, à la coke et à l’ecstasy. L’aînée s’ennuie dans un mariage qui semble idéal et s’abrutit de médicaments pour dormir, pour se tenir éveillée. Et la cadette dont la drogue est le travail tourne finalement au prozac !

Le trait est grossi, mais cela dénonce tout de même un fait de société, l’accès aux antidépresseurs, anxiolytiques et drogues se fait de plus en plus facilement et est banalisé.

Les récits de Christina m’ont ennuyée, j’ai préféré la narration de Rosa qui était plus concise et dans laquelle je me suis parfois un peu retrouvée.

Je crois que le style de Lucia Etxebarria ne me convient pas vraiment. J’avais aussi eu un peu de mal avec Cosmofobia il y a quelques années. Je trouve que ses tournures de phrases sont parfois alambiquées, on ne sait pas toujours où elle veut en venir, où elle veut nous emmener.

le_mardi_c_est_permis

 

objectif_pal

(19/56)

07 avril 2011

Carlos Ruiz Zafon, Marina

marinaQuatrième de couverture :
"Pour une raison bizarre, sans qu'on sache se l'expliquer, on se sent parfois plus proche d'un de ses enfants. De tous les livres que j'ai écrits, Marina est l'un de mes favoris. Au fur et à mesure que j'avançais dans l'écriture, tout dans cette histoire prenait peu à peu le goût des adieux, et quand je l'eus terminée, j'eus l'impression que quelque chose était resté au fond de moi, quelque chose qu'aujourd'hui encore je ne peux définir mais qui me manque chaque jour."
Carlos Ruiz Zafón

Dans la Barcelone des années 1980, Oscar, quinze ans, a l'habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Au cours de l'une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina. Fascinée par l'énigme d'une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans un cimetière oublié de tous. Qui est la femme venant s'y recueillir ? Et que signifie le papillon noir qui surplombe la pierre tombale ? S'égarant dans les entrailles d'une terrifiante cité souterraine, s'enfonçant dans les coulisses d'un inquiétant théâtre désaffecté, Oscar et Marina réveillent les protagonistes d'une tragédie vieille de plusieurs décennies."

 

Tout d'abord, je remercie Mélo d'avoir fait de ce livre un livre voyage, ça m'a permis de le découvrir plus rapidement que si j'avais attendu sa sortie en poche, c'est vraiment gentil de sa part :)

J'avoue qu'il m'est encore une fois difficile de parler d'un livre de Carlos Ruiz Zafon, je ne sais pas vraiment par quoi commencer. Si ce n'est que bien sûr j'ai beaucoup aimé (contre toute attente quand même parce que là on touche bien plus au fantastique que dans l'ombre du vent et c'est justement ce qui m'avait déplu dans Le jeu de l'Ange.) Je ne comprends d'ailleurs pas vraiment que ce livre ait été initialement destiné à la littérature jeunesse parce que j'ai trouvé ça quand même bien glauque parfois! J'en ai fait des cauchemars la nuit où je l'ai terminé!! (oui vous avez le droit de dire que je suis une chochotte!)

J'ai beaucoup aimé l'ouverture du livre : " Nous avons tous un secret enfermé à double tour dans le tréfond de notre âme. Voici le mien" Les personnages et l'histoire initiale qui suivent sont assez classiques et typique des contes, d'abord celle d'Oscar, orphelin (?) qui grandit dans un pensionnat, un meilleur ami duquel il s'éloigne lorsqu'il rencontre une charmante jeune fille d'un milieu social supérieur au sien et à qui il va bientôt consacrer tout son temps, puis celle de German et de sa fille, Marina: le fils rejeté par le père car il est différent, il part faire sa vie loin de sa famille pour se réaliser seul, rencontre une belle jeune femme, tombe éperduement amoureux, l'épouse mais la maladie l'emporte. Il est inconsolable, sa fibre créatrice se tarrit et il ne vit que par/pour sa fille bien aimée qui lui rappelle tant sa femme. Ces trois là était donc faits pour se rencontrer!

Marina et Oscar deviennent donc vite des compagnons inséprables, leur amitié est renforcée par l'enquête qu'ils mènent sur Mihaïl Kolvenik, la dame en noir qui vient au cimetierre de Sarria une fois par mois, l'étrange insigne Papillon, et tous ces mannequins qui ont l'air plus que vivants qu'ils ont découvert dans un jardin d'hiver ... Et cette intrigue pour être tirée par els cheveux ça elle l'est!! Mais bon j'ai quand même été mi-fascinée, mi-répugnée, par les personnages, leurs infâmes créations et tout l'atmosphère qui se dégage autour de l'enquête. J'ai en même temps appris que glauque était une couleur, et j'ai découvert ce qu'étaient les yeux pers.

Quand on y regarde de plus près en plus, l'histoire d'amour de Mihaïl Kolvenik et d'Eva Irinova est très similaire à celle de Garman et son épouse, et à celle d'Oscar et Marina. Carlos Ruiz Zafon excelle dans ce domaine, toutes ces histoires qui se répondent les unes aux autres. La toute fin par contre ne m'a pas plus surprise que ça, j'avais compris assez rapidement au final, le dénouement par contre de Mihaïl Kolvenik est un peu trop grandiloquent pour moi.

En bref ce fût une très bonne lecture, à quand le prochain Carlos Ruiz Zafon?

Le billet de Mélo.

 

 

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11 septembre 2009

Carlos Ruiz Zafon, Le jeu de l'ange

challenge_du_1_litteraire_2009Je déclare ma participation au challenge du 1% littéraire, officiellement ouverte avec cette première lecture.

 

J'avais relu l'Ombre du vent pensant que c'était la suite mais en fait pas du tout! La chronologie du Jeu de l'ange est antérieure à celle de l'Ombre du vent. L'histoire se déroule dans la Barcelone des années vingt.  David, le personnage principal est bien client à la librairie Sempere et fils qui sont le grand-père et le père de Daniel Sempere.
David Martin qui voit son père mourir survit tant bien que mal en travaillant à la Voz de la Industria, journal barcelonais. Il écrira ensuite pour deux éditeurs peu scrupuleux sous le pseudonyme d'Ignatus B. Samson, jusqu'au jour où un homme mystérieux lui proposera d'écrire un livre d'un nouveau genre : "une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués." Il lui propose, pour cent mille francs, d'inventer une nouvelle religion. David accepte finalement cet argent et se lance dans les recherches et l'écriture. D'étranges coïncidences le pousseront à mener l'enquête sur l'ancien propriétaire de la maison qu'il habite et le conduisent à de macabres découvertes.

 

le_jeu_de_l_angeCarlos Ruiz Zafon revisite le mythe de Faust. Tout y est : mystères, personnages imbriqués et histoires entremêlées, le côté un peu noir déjà présent dans l'ombre du vent... mais, la magie n'a pas vraiment pris avec moi. Je ne me suis pas laissées entraîner par l'histoire que j'ai trouvé parfois un peu farfelue... Je n'ai pas spécialement éprouvé de sympathie pour les personnages comme ça avait été le cas pour Daniel et Fermin. Peut-être n'aurais-je pas du relire l'ombre du vent avant de me lancer dans celui-ci. Cest donc avec une petite déception que je commence la rentrée littéraire.

 

Et puis il y'a une chose qui a horripilé l'arachnophobe que je suis, ce sont les nombreuses métaphores avec ces sales bestioles. Beaucoup trop selon moi, il va falloir autre chose pour parler de quelque chose de noir, d'angoissant et de malsain!

 

Vous trouverez d'autres billets du Jeu de l'ange sur Blog-O-Book  logobob01

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