06 mars 2016

Rosamunde Pilcher, Retour en Cornouailles

retour-en-cornouaillesQuatrième de couverture:

 "1935. A quatorze ans, Judith Dunbar est seule. Ses parents sont à l'autre bout du monde, entre Colombo et Singapour. En Angleterre, son horizon se limite à son austère tante Louise chez qui elle passe ses vacances entre les longs mois de Pensionnat. Heureusement, elle se lie d'amitié avec Loveday Carey-Lewis, une petite fille fantasque qui l'entraîne à Nancherrow, le beau domaine que possède sa famille en Cornouailles. Adoptée par les Carey- Lewis, Judith connaîtra là les plus belles heures de son adolescence..."

Par où commencer? J'ai adoré ce roman, je n'utilise que rarement l'expression, mais on peut dire que c'est mon premier coup de coeur 2016. Retour en Cornouailles réunit une grande partie des ingrédients qui me tiennent en haleine: des personnages variés, qu'on suit sur plusieurs années, voire décénies, des amitiés solides, des paysages à couper le souffle, quelques intrigues familiales, un ancrage historique et une bonne dose de Britisherie! Alors que mon rythme de lecture est fortement ralenti depuis quelques mois, j'ai avalé les 950 pages en une semaine de vacances, certes les 7 heures de train n'y sont pas pour rien, mais je ne pouvais plus lâcher Judith. Judith c'est le point d'ancrage de ce roman, c'est elle qu'on va suivre, qu'on verra grandir et traverser les épreuves et époques avec détermination et discernement. Parce que comme l'indique la quatrième de couverture c'est à l'adolescence qu'on fait sa connaissance, mais nous ne la quitterons qu'après la guerre, alors qu'elle est devenue une jeune femme responsable. Vivre seule et devoir se prendre en charge à 14 ans donnent au personnage une très grande maturité et force de caractère, pour autant Judith n'en reste pas moins une adolescente avec ses insouciantes et ses rêves. Elle s'attache à la famille Carey-Lewis qui s'entiche aussi d'elle. Une famille pour le moins excentrique et détonnante dans la campagne Cornouaillaise! Pour autant elle n'oublie pas ses anciennes amies à Penzance, ni sa tante à qui elle est très attachée.

Ce que l'auteur met en avant c'est avant tout son attachement à la terre, au pays mais surtout à la Cornouailles! Les paysages sont des personnages à part entière qui s'invitent de temps à autre dans le fil du récit, et comme ça fait rêver!! Les personnages masculins font aussi un peu rêver, ils ont quelque chose d'un peu Austenien, droits dans leurs bottes, protecteurs et séducteurs malgré eux. Bien sûr je n'ai pu m'empêcher de penser à Daphné du Maurier, à laquelle Rosamunde Pilcher fait référence à plusieurs reprises, il y a du Rebecca et de l'Auberge de la Jamaïque quelque part dans le récit, ou dans l'un ou l'autre personnage.

Le traitement de la seconde guerre mondiale est intéressant, si on en a un aperçu en Grande-Bretagne c'est surtout de l'autre côté du globe que l'auteur a choisi de s'attarder et c'est assez réussi, je ne m'étais jamais demandé comment cela avait été vécu dans les anciennes colonies, ni même n'avais jamais pensé qu'ils étaient directement impliqués, voire en première ligne. Ce traitement de la seconde guerre mondiale est assez nouveau pour moi et n'en a donc été que plus intéressant.

Je suis toujours un peu maladroite pour parler des romans qui m'ont beaucoup plus... Je crois que c'est Fondant qui m'avait donné envie de lire ce livre, voici son billet.

 

challenge petit bac

 

(Voyage: RETOUR)

objectif pal

 

(6/31)


05 janvier 2016

Margaret Powell, Les tribulations d'une cuisinière anglaise

les tribulations d'une cuisinière anglaise

Quatrième de couverture:

Dans l'Angleterre du début des années 1920, la jeune Margaret rêve d'être institutrice, mais elle est issue d'un milieu modeste et doit "entrer en condition". De fille de cuisine, elle devient rapidement cuisinière, un titre envié parmi les gens de maison. Confinée au sous-sol de l'aube à la nuit, elle n'en est pas moins au service de ceux qu'on appelle "Eux", des patrons qui ne supporteraient pas de se voir remettre une lettre par un domestique autrement que sur un plateau d'argent.

Elle saura leur tenir tête et rendra souvent son tablier pour améliorer ses conditions de travail, jusqu'à ce qu'elle trouve enfin, sinon le prince charmant, du moins le mari qui l'emmènera loin des cuisines des maîtres."

 

Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette lecture, d'un côté j'ai passé un bon moment de lecture, c'est assez intéressant et plaisant à lire, de l'autre c'est assez répétitif et je n'ai rien appris que je ne savais déjà sur la condition des domestiques au début du 20e siècle. Peut-être que pour un peu plus d'originalité l'auteur aurait dû s'attarder sur certaines anecdotes, de même qu'il m'aurait plu de connaître finalement la manière, outre le fait qu'elle se sooit mariée, dont elle a véritablement quitté la condition de cuisinière. D'un autre côté, à sa parution en 1968 je ne doute pas que ce roman ait remporté un franc succès, ça devait être assez nouveau. Aujourd'hui, ceux qui s'intéressent au sujet ont très probablement déjà un penchant pour la série Downton Abbey et donc n'apprendront rien de nouveau.

 

 

lire sous la contrainte

 

(Voyelles: 3/3)

29 juin 2015

Louise Rennison, Le journal de Georgia Nicolson, tomes 2 et 3

Georgia nicolson tome 2

Le bonheur est au bout de l'élastique: "Georgia Nicolson a retrouvé le sourire. Plus question de rejoindre son père en Nouvelle-Zélande. Plus question de quitter ses copines, son chat Angus et surtout Robbie, le garçon de ses rêves. La vie est de nouveau pleine de promesses… qu'elle ne tient pas : Robbie suggère à Georgia de sortir avec un autre garçon parce qu'il la trouve trop jeune pour lui! L'humiliation est atroce mais Georgia est bien décidée à reconquérir l'homme de sa vie. Pour ça, elle met sur pied un plan imparable qui exige un élastique, des glaçons et une chèvre!"

Georgia nicolson tome 3

Entre mes nunga-nungas mon coeur balance: "Georgia doit faire face à toutes sortes de problèmes. Freiner l'expansion de ses seins, surnommés nunga-nungas par le frère de sa copine. Échapper absolument aux vacances en famille au fin fond de l'Écosse. Quant à Angus, son chat psychotique, ses ardeurs risquent bien d'être «écourtées» par une visite chez le vétérinaire. La vie est consternante! Mais bon, être amoureuse d'une future-méga-star-du-rock vaut bien quelques souffrances, enfin… seulement si Super-Canon l'appelle cinq cents fois par jour!"

 

En cet avant-dernier jour du mois Anglais, je vous parle de littérature jeunesse avec les tomes 2 et 2 du Journal de Georgia Nicolson, cette ado British complètement déjantée... Alors je vous le dis tout de suite, qu'est ce qu'elle m'agace!!! mais aussi qu'est ce qu'elle me fait rire!!! Elle m'agace parce que la Georgia, elle est assez monomaniaque, à part les garçons (et plus particulièrement Super Canon) elle ne pense pas à grand chose d'autre. Loin de l'ado que j'ai été, loin des ados tout court je l'espère quoi qu'à mon avis certaines doivent bien être comme ça, sa vie tourne autour des garçons, des bécots, de son chat complètement barjot, qui n'a d'égal que sa petite soeur Libby. Ses parents sont loin d'avoir l'air d'adultes responsables, et l'école ne semble être qu'une caricature de l'institution ... Pourquoi je les lis me diez-vous? Bin parce que quand même, Georgia a le don de me faire rire, outre ses expressions complètement folledingues, son sens de la répartie, son usage du français, et ses petites mésaventures me font quand même bien marrer! Parfait pour les petits coups de mou!

challenge petit bac

 

(Objet: élastique)

mois anglais

 

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

26 juin 2015

Lecture commune autour de Charles Dickens, Temps difficiles

temps-difficiles_couv

Quatrième de couverture:

"Le roman le plus engagé de Dickens. Les Temps difficiles, ce sont les débuts de la révolution industrielle qui transforme l'aimable campagne anglaise en un pandémonium d'usines, de canaux, d'installations minières, de fabriques, d'entrepôts, de banlieues misérables où vit à la limite de la survie le prolétariat le plus exploité qui sans doute fût jamais. Sous un ciel de suie, Coketown, la ville du charbon (Manchester en réalité), est d'autant plus l'image de l'enfer que la classe ouvrière n'y est pas encore organisée et qu'elle apparaît ainsi comme la victime toute désignée de politiciens sans scrupules et d'une bourgeoisie, parfois compatissante et troublée dans son confort moral, mais toujours persuadée de la divinité de ses droits. Le roman de Dickens correspond point pour point à l'analyse qu'en ces mêmes années et dans cette même Angleterre, Fr. Engels entreprenait de la naissance du capitalisme moderne."

J'ai été très agréablement surprise par cette lecture, non pas parce que c'était Dickens, j'ai lu et apprécié les romans de l'auteur que j'ai lus quand j'étais étudiante mais parce que la quatrième de couverture m'en faisait attendre tout autre chose. J'imaginais un roman sur la dureté du milieu ouvrier, le travail à la mine, la vie dans les cités minières, etc, mais finalement ceci ne sert que de contexte à l'histoire que nous livre l'auteur. Ce n'est pas véritablement un roman sur le prolétariat naissant, mais plus une histoire de manipulation de la bourgeoisie locale. 

Jj'ai quand même eu besoin de plusieurs chapitres pour ma familiariser avec la plume de Dickens, et ses personnages, mais au tiers du roman j'ai vraiment été accrochée grâce à l'intrigue "amoureuse", même si ce n'est pas tout à fait le cas. Le sort de Stephen Blackpool, ouvrier congédié pour "agitation" m'a intéressée, il est l'une des clés du récit. J'ai détesté Mrs Sparsit, rien n'est fait pour nous la faire apprécier, au contraire de Rachael, ou Cécilia. Mr Bounderby est pétri de suffisance,

son personnage est contrebalancée par celui de Louisa, chacun ayant son pendant, positif et négatif. 

Les titres des différentes parties du livre son révélateurs (Les semailles, la moisson, l'engrangement) de la manière dont le récit est construit, ce sur quoi repose le dénouement et les véritables rôles des personnages dans l'histoire. C'est aussi assez métaphorique par rapport au contexte historique et aux rapports entre prolétariat et bourgeoisie. J'ai vraiment apprécié me replonger dans un bon classique anglais.

objectif pal

 

(20/32)

 

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin n°2)

mois anglais

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

 

19 juin 2015

Lecture thématique: romancière du XXé siècle: Daphné du Maurier, La maison sur le rivage

la maison sur le rivage

Quatrième de couverture: "En Cornouailles, dans une très ancienne demeure, un homme cède à la tentation de vérifier les effets d'une nouvelle drogue mise au point par un savant réputé. C'est le début d'un long voyage, au cours duquel il va se retrouver plongé dans un passé vieux de plus de six siècles. Mais les troublantes scènes dont il va être le témoin invisible sont-elles pure illusion ? Les personnages qu'il croise ne sont-ils que des fantômes nés de son imagination ? Maniant avec une habileté diabolique la tension psychologique et le suspense, Daphné Du Maurier trame une incroyable histoire hantée où hallucination et réalité, passé et présent finissent par se recouper étrangement. Dans ce roman, un des classiques de Daphné Du Maurier, le lecteur retrouvera avec bonheur le mystère de Rebecca, le climat angoissant de Ma cousine Rachel, l'aventure de L' Auberge de la Jamaïque..."

 Je n'avais pas lu de roman de Daphné du Maurier depuis l'an dernier au moins, et c'est toujours avec plaisir que j'ouvre un de ses romans. Certains des ingrédients habituels sont présents: la Cornouailles, la mer, la lande, une admosphère un peu brumeuse, mais changement non négligeable, l'action se situe au XXé siècle, sans doute dans la seconde moitié, et le personnage principal est régulièrement plongé au Moyen-Age.

J'ai bien sûr lu avec délectation et savouré la plume de Du Maurier, ses personnages sont toujours intéressants et bien développés, la description des paysages est soignée, les dialogues eux aussi, par contre, l'intrigue m'a un peu moins convaincue, et cela uniquement à cause de mon côté terre à terre. Oui parce que bon excusez-moi mais une drogue qui nous plonge au Moyen-Age, ça ne tient déjà pas très bien la route, mais quand en plus, des perosnnes différentes se retrouvent à la même époque, entourés des mêmes personnages, c'est un peu trop surréaliste pour moi, et j'ai peine à croire que Daphné du Maurier se soit lancé dans la dyspotie ou que sais-je encore (je suis une quiche en la matière). L'histoire actuelle n'est qu'un prétexte à l'histoire du Moyen-Age, mais celle-ci reste assez descriptive, on aimerait en savoir plus sur les personnages, sur ce qu'ils deviennent une fois l'effet de la drogue dissipée, sur le pourquoi du comment Magnus arrive au beau milieu de cette époque et de ces personnages, voire même sur le pourquoi du comment de Daphné du Maurier dans ce roman!!

Donc même si j'ai apprécié l'atmosphère, les personnages, l'écriture, cela n'a pas suffit à me faire adhérer totalement à l'histoire.

 

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin)

mois anglais

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 


15 juin 2015

Lecture thématique: un auteur anglais d'origine étrangère: Salman Rushdie, Furie

furie

Quatrième de couverture: 

"La furie s'est emparée du monde, de New York, du professeur Malik Solanka. Ce dernier a fui l'Angleterre, laissant derrière lui une femme et un enfant, et s'est établi à Manhattan pour «se déprendre et se refaire». Mais recommencer de zéro est tout un art quand on est poursuivi par des spectres, des furies, des souvenirs. Délaissant l'histoire des idées qu'il enseignait dans le Vieux Monde pour la fabrication d'étranges poupées pensantes aussitôt médiatisées, Solanka découvre que d'autres poupées, de sang et de chair celles-ci, subissent la colère d'un mystérieux assassin, le Tueur au panama. Gravitant autour du Professeur, des femmes aussi ingénieuses que belles vont tenter de sauver Solanka de cette furie qui le dévore de l'intérieur : la mystérieuse Mila et ses jeux érotiques à la limite du pervers, et la somptueuse Neela, la plus belle femme du monde, qui se sacrifiera au bout de la planète pour que Solanka puisse retourner chez lui, dans l'espoir de revoir son fils... "

Mon avis va être très bref, je n'ai absolument rien aimé dans ce roman, j'ai peiné tout au long de ma lecture, ne comprenant pas des pans entiers, lisant machinalement et me forçant! Pourquoi l'avoir lu jusqu'au bout? Un haut potentiel au masochisme c'est certain et insoupçonné jusqu'alors! Bon la vraie raison c'est que je n'avais que ça à lire dans le train alors j'ai persisté, et après avoir lu 200 pages je ne pouvais décemment pas arrêter il fallait que j'en vienne à bout, toujours bien sûr avec le mince espoir d'accrocher à quelque chose, un bout d'histoire, un personnage, mais non rien, que dalle, à aucun moment!! Je suis bien incapable de vous résumer l'histoire, j'ai espéré un sembalnt de palpitation quand il était question des meurtres de jeunes femmes, mais ça n'a pour moi pas décollé, ni au récit de science-fiction enchassé dans els élucubrations du professeur Solanka (si vous me connaissez vous savez que la science-fiction et moi ça fait 15) bref un ratage total!! Je ne suis pas prête de remettre le couvert avec Salman Rushdie, pourtant j'avais adoré Haroun and the sea of stories!

objectif pal

 

(19/32)

challenge petit bac

 

(titre en un seul mot)

mois anglais

 

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

Lecture thématique autour d'un auteur anglais d'origine étrangère

06 juin 2015

Paul Doherty, Le calice des esprits

le calice des esprits

Quatrième de couverture:

Le roi Philipe le Bel décide d'anéantir l'ordre du Temple. Rien ne prédestine alors Mathilde à servir les intérêts d'Isabelle de France, dite « la louve ». Nièce d'un érudit templier qui l'a initiée à l'art des potions, elle devient pourtant sa demoiselle de chambre et découvre très vite les dangers de la Cour... Entre les pourparlers du mariage d'Isabelle avec Édouard II et l'exil vers Londres, l'oeil vigilant de Mathilde sera vital au destin de la future reine»

Ce roman historique de Paul Doherty se déoule moitié en France, moitié en Angleterre et a pour trame le mariage d'Isabelle de France (fille de Philippe le Bel) au roi Edouard d'Angleterre. Rien de romantique à ce mariage, Philippe le Bel se sert de sa fille pour servir ses intérêts en Angleterre, et Edouard II accepte uniquement pour adoucir son peuple qui voit d'une très mauvais oeil sa relation avec son conseiller Lord Gaveston, qui n'a visiblement de Lord que le nom ... le tout sur fond de chasse aux Templiers, et trahisons ... Le Moyen-Age quoi...

J'ai tout d'abord eu beaucoup de mal à entrer dans l'intrigue, je trouvais l'écriture un peu trop historique, un peu comme si Paul Doherty voulait faire étalage de ses connaissances sur l'ordre des Templiers, mais finalement, à partir du moment où Mathilde entre à la cours de France je me suis faite à l'écriture, et le sujet m'a un peu plus intéressée. Mathilde et Isabelle sont très jeunes mais font toutes deux preuve d'un caractère fort, elles ne reculent pas devant leurs ambitions. 

Ce livre nous montre qu'à la cours, de France ou d'Angleterre, tout n'est que complot, les morts s'accumulent, et seules Mathilde et Isabelle semblent véritablement s'en préoccuper. La soif de pouvoir des deux rois ne semblent pas avoir de limite et Isabelle sera une carte majeure dans leur course au pouvoir. C'est un monde d'hommes où les femmes sont malmenées, et où la vie des hommes eux-même n'a que peu de valeur. Je me demande si tous les faits sont vrais, ou si Paul Doherty a pris certaines libertés, notamment en ce qui concerne les abus des frères d'Isabelle (futurs rois de France quand même) sur leur soeur!

Je lisais il y a quelques temps que notre époque était finalement la plus sûre, parce que la vie humaine a plus de poids qu'il y a quelques siècles, cette histoire en est effectivement la preuve ...

Choupynette a fait un billet sur ce roman il y a quelques jours...

 

mois anglais

 

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

 

lecture thématique: un roman historique

challenge petit bac

 

(Objet: CALICE)

objectif pal

 

(18/32)

21 avril 2015

Mark Watson, Eleven

eleven

Quatrième de couverture:

"La nuit, Xavier Ireland anime avec passion une émission de radio pour les Londoniens, à l'écoute de leurs espoirs, leurs peurs, leur doutes.
Le jour, c'est un solitaire, un homme volontairement coupé du monde. Jusqu'à sa rencontre avec une femme de ménage peu ordinaire qui va l'obliger à se confronter aux fantômes de son passé. Qu'il le veuille ou non, le destin de Xavier est lié à celui des autres, et le plus infimes de ses actes peut déclencher une série d'événements susceptibles d'affecter inéluctablement la vie de onze de ses concitoyens."

Voilà un livre raffraîchissant et prenant, lu en à peine un weekend, Mark Watson a su me tenir en haleine!

Xavier Ireland a débarqué en Grande-Bretagne quelques années plus tôt pour fuir un évènement douloureux survenu chez lui, en Australie. Il anime tous les soirs une émission de radio avec son acolyte un peu pataud, Murray. Des gens appellent pour parler de leurs problèmes, et Mark leur prête une oreille attentive tout en leur prodiguant des conseils ... Vous connaissez le proverbe, ce sont toujours les cordonniers les plus mal chaussés, Xavier s'il est investi à la radio ne l'est pas du tout dans la vie de tous les jours et prône un non-interventionisme en totale contradiction avec l'animateur radio qu'il est la nuit. C'est ce non-interventionisme qui va entraîner une suite d'évènements dont chaque conséquence aura une répercusion sur la vie d'une autre personne, et ainsi de suite touchant onze personnes ... L'histoire de ces onze perosnnes est abordée selon le prisme de l'évènement de départ. En parallèle, les souvenirs de Xaviern encore Chris à l'époque se mêlent à l'histoire, et nous font comprendre ce qui a amené l'animateur en Grande-Bretagne et pourquoi il est devenu soupe au lait.

J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, le personnage de Xavier est touchant, son rapport aux autres, à Murray, à sa femme de ménage sont intéressants. Le développement des personnages et histoires annexes sont faits avec suffisamment de finesse pour que les ficelles du destin qui les lie ne paraissent pas trop évidentes. L'humour British est bien présent sans en faire trop.

J'émets un seul bémol, sur la fin, qui à mon sens aurait été meilleure si différente parce que là elle est beaucoup trop frustrante!!!

 

objectif pal

 

(12/32)

challenge petit bac

 

(Titre un seul mot: ELEVEN)

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30 mars 2015

P.D James, La mort s'invite à Pemberley

La-mort-sinvite-à-Pemberley

Quatrième de couverture:

"Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle."

J'ai laissé passé un peu de temps avant d'ouvrir ce roman de P.D James parce que je voulais oublier un peu les billets que j'avais lu à son sujet. J'ai globalement apprécié ma lecture même si un aspect du roman m'a un peu ennuyée.

En fait, ce que j'ai particulièrement aimé c'est de voir revivre Elizabeth et Darcy, alors même si ce n'edt pas sous la plume de Jane Austen, même si P.D James n'égale en rien l'auteur des personnages originaux, il faut s'en contenter, puisque c'est un fait, Jane Austen n'écrira pas d'autres romans... Les personnages renaissent donc avec P.D James, et elle a su en garder la saveur, même si le mariage a quand même bien restraint la fougue de notre chère Lizzie, le couple qu'elle forme avec Darcy n'en reste pas moins complice et enviable. Darcy a l'air d'accorder une grande importance à l'avis d'Elizabeth ce qui est somme toute assez rare pour l'époque, bon après c'est avec le regard de la romancière du 20è siècle, peut-être que Jane Austen aurait imaginé le couple tout autrement.

L'enquête et le retour de Wickam sont là pour pimenter un peu le récit, sinon en effet qu'y aurait-il eu à raconter? Sauf que voilà, pour moi cette enquête, qui est quand même le coeur du récit ne m'a pasd du tout convaincue, un epu tirée par les cheveux, un peu facile aussi mais surtout avec des ficelles un peu trop grosses. Mais ce n'est pas ce qui m'a le plus ennuyée, là où j'ai parfois trouvé le récit un peu lent c'est qu'on a à plusieurs reprises et par plusieurs personnages le même récit des évènements. Je sais que c'est pour coller au procédé de l'enquête, qu'on est au coeur des témoignages etc, mais lire au moins une dizaine de fois que Wickam a quitté le cabriolet au milieu de la forêt pour rejoindre le capitaine Denny, au secours!!! 

C'est donc un avis partagé, même si la nostaligie d'Orgueil et Préjugés fait plutôt pencher la balance favorablement, l'enquête "policière" n'est en soi pas une grande réussite.

 

challenge petit bac

 

(la Mort: MORT)

lire sous la contrainte

 

(lire sous la contrainte session avec un titre qui évoque la mort)

objectif pal

 

(10/32)

10 février 2015

Sarah Rayner, Linstant d'après

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Quatrième de couverture:

"7h44 : départ du train de Brighton pour Londres. Une femme passe son temps à observer les personnes qui l'entourent. En face d'elle, une jeune fille se maquille. De l'autre côté du couloir, un mari caresse la main de son épouse. Plus loin, une autre passagère feuillette un magazine. Soudain, dans le wagon, tout bascule : un homme s'effondre, le train s'arrête, une ambulance arrive. Ce matin-là, trois existences seront bouleversées et liées pour toujours."

Mon avis est assez partagé sur cette lecture ... J'ai apprécié l'histoire et ses personnages, j'ai aimé l'alternance des points de vue mais je n'ai pas été convaincue par l'écriture, ou peut-être est-ce par la traduction ... Deux détails m'ont particulièrement chiffonnée. A deux reprises dans le roman, un personnage demande à l'autre s'ils peuvent se tutoyer, sauf qu'en anglais le you tu et le you vous, sont les mêmes donc finalement la notion de tutoiement n'existe pas , que pouvaient donc être les phrases de départ en anglais? La seconde faute de traduction à mon goût est d'avoir traduit le nom de cette Premier Ministre célèbre pour sa poigne de fer, en Marguerite, non mais Marguerite, WTF j'ai envie de dire???

Bon outre ces duex détails, qui m'ont quand même chagrinée, l'histoire est émouvante. Alternativement nous avons le point de vue de trois personnes, présentes dans un train lors d'un évènement soudain et désastreux, une femme mariée, son amie dont le couple bat de l'aile, et une jeune psychologue. Leur destin est scellé ce jour là, et va les rapprocher d'une certaine manière, mais chacune va réfléchir sur sa vie, prendre des décisions, se débarasser de quelque chose qui les entrave, ou tout simplement essayer de continuer à vivre. Le personnage de Lou est à mon sens le plus touchant, sans doute parce que c'est finalement la plus "neutre" dans l'histoire,parce qu'elle s'implique, parce qu'elle vit et ressent les choses. Bien sûr l'histoire de Karen est émouvante, et j'ai eu peine à retenir quelques larmes dans le train mais disons que c'est presque "normal", et il reste Anna, qui est finalement assez étonnante parce que contradictoire. Je ne peux aps en dire plus sans réveler les noeuds de l'intrigue donc je ne vais aps épiloguer. J'ai été sensibles aux personnages, touchée par l'histoire mais insatisfaite de l'écriture. Peut-être que c'est un livre que j'aurais dû lire en VO. 

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