16 novembre 2017

Robert Goddard, Par un matin d'automne

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Quatrième de couverture: "Fin des années 1990. Leonora Galloway part en France avec sa fille afin de se rendre à Thiepval, près d'Amiens, au mémorial qui honore les soldats - dont de nombreux Britanniques, comme son père - tombés durant la bataille de la Somme, lors de la Grande Guerre. Le 30 avril 1916 est la date officielle de son décès. Or Leonora est née près d'un an plus tard. Ce qui pourrait n’être qu’un banal adultère cache en fait une étrange histoire, des secrets de famille, sur lesquels plane l'ombre d'un meurtre jamais résolu et où chaque mystère en dissimule un autre… Dans ce livre envoûtant, Robert Goddard allie l'atmosphère des plus grands romans anglais à un sens du suspense et de la reconstitution historique remarquables."

 Quand j'ai croisé ce roman sur un blog (je ne sais plus lequel alors si c'est le tien n'hésite pas à me le dire ;) ) j'ai tout de suite su qu'il me plairait. Et comme je me connais plutôt bien, je ne m'étais pas trompée! J'ai adoré ce récit, et même si j'utilise peu souvent ce terme c'est un coup de coeur. Sachez que ce livre est classé dans les romans policiers en bibliothèque, je désespérais chaque fois de le voir disponible mais de ne pas le trouver... Honnêtement je ne sais pas vraiment ce qu'il fait la-bas, parce qu'un policier il y'en a bien un mais c'est un retraité rappelé au travail pour remplacer les jeunes hommes envoyés au front, et clairement il ne tient pas un rôle clé dans l'histoire, qui est loin d'être une intrigue policière. Il y a certes un meurtre, autour duquel plane beaucoup d'interrogations et de non-dits mais ce n'est pas en soi le sujet du roman. Le sujet du roman c'est la famille et ses secrets. Et vous savez que j'aime bien ça!! Alors quand en plus ça se passe en Cornouailles, au début du 20è siècle dans une grande demeure à la campagne, tous les ingrédients sont réunis!! 

Les récits sont enchassés les uns dans les autres, Léonora raconte son histoire à sa fille, qu'elle a elle-même reçu d'un "ami" de ses parents. Les personnages sont attachants ou détestables, Robert Goddard nous emmène, loin, dans cette campagne anglaise, dans les plaines des Flandres en hiver. Il sonde l'âme de ses personnages, le mystère est non résolu pendant de nombreuses pages, et de nombreuses années, mais peu à peu les éléments s'imbriquent et on devine une vérité qu'on n'ose imaginer. La frontière entre le bien et le mal est ténue, seule peut-être Olivia restera toute sa vie du mauvais côté, elle mourra d'ailleurs seule, comme une vieille sorcière qu'elle est! Ce que Robert Goddard nous apprend c'est qu'il ne faut peut-être pas juger trop rapidement, que chacun peut avoir ses raisons et que selon le point de vue d'où l'on se place, elles sont défendables. Ce qu'il dénonce également c'est la première guerre mondiale, pour qui la vie humaine n'avait que très peu de valeur. Je crois que j'ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Le charme de l'écriture anglaise, un brin désuète mais très poétique pour qui l'apprécie fonctionne presque à coup sûr avec moi.

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30 août 2017

Graham Swift, Le dimanche des mères

le dimanche des mères

Quatrième de couverture: "Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu’ils aillent rendre visite à leur mère le temps d’un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désœuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée? Jusqu’à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première – et dernière – fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie. 
Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre – les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s’est réduite… Il parvient à insuffler à ce court roman une rare intensité, et célèbre le plaisir de la lecture et l’art de l’écriture."

Je suis assez partagée quant à mon ressenti sur ce roman. Cela fait d'ailleurs plus d'un mois que je dois vous en parler mais je ne savais pas vraiment quoi vous dire.

Je suis partagée parce que je m'attendais à tout autre chose, je pensais y retrouver une touche De Downtown Abbey, mais pas tellement en fait. Hormis le début, et la fin, ainsi que quelques réminiscences de Jane, ce roman est un huis-clos, entre la femme de chambre et son amant Paul, fils d'aristocrates. Tout ou presque se déroule dans la chambre de ce dernier. Rien de choquant en soi puisqu'il s'agit comme la quatrième de couverture l'indique de leur dernière "entrevue" avant le mariage de Paul. Il est d'ailleurs intéressant de lire les passages sur la relation qui s'est nouée au fil du temps entre les deux personnages.

Je crois que ce qui m'a le plus gênée dans ma lecture c'est l'écriture. Ce n'est pas mal écrit, au contraire, c'est une écriture fluide et plaisante à lire, mais je l'ai trouvée un peu en décalage avec le sujet, avec l'époque. Je l'ai trouvé peut-être un peu trop moderne. En fait, je m'attendais à lire quelque chose au charme désuet de la première moitié du 20 ème siècle mais pas tout à fait. C'est pourquoi je suis partagée, je ne peux pas dire que j'ai passé un moment désagréable, ce serait faux mais ce n'est pas ce que j'attendais de ce roman. 

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03 juillet 2017

Nick Hornby, Juliet, Naked

juliet naked

Quatrième de couverture:

"A Gooleness, petite station balnéaire surannée du nord de l'Angleterre, Annie, la quarantaine sonnante, se demande ce qu'elle a fait des quinze dernières années de sa vie… En couple avec Duncan, dont la passion obsessionnelle pour Tucker Crowe, un ex-chanteur des eighties, commence sérieusement à l'agacer, elle s'apprête à faire sa révolution. Un pèlerinage de trop sur les traces de l'idole et surtout la sortie inattendue d'un nouvel album, Juliet, Naked, mettent le feu aux poudres. Mais se réveiller en colère après quinze ans de somnambulisme n'est pas de tout repos ! Annie est loin de se douter que sa vie, plus que jamais, est liée à celle de Crowe qui, de sa retraite américaine, regarde sa vie partir à vau-l'eau… Reste plus qu'à gérer la crise avec humour et plus si affinités…"

J'ai été très agréablement surprise par cette lecture. Malgré un démarrage un peu lent on se laisse facilement prendre dans l'histoire. Démarrage lent parce qu'on a un peu envie de secouer Annie, le personnage principale. En effet elle est quelque peu embourbée dans une relation qu'elle semble subir, un conjoint ennuyeux comme la pluie, avec pour obsession un vieux chanteur has been. Difficile de prendre une décision quand la relation dure depuis plusieurs années, qu'on vit dans une petite ville perdue du nord de l'angleterre et que son travail semble prendre la poussière lui aussi. Ironiquement c'est la sortie d'un nouvel album du chanteur qui va enclancher des changements irréversibles dans la vie du couple.

Le personnage de Duncan est assez antipathique, même si à la fin il éveille un peu de compassion. C'est le personnage d'Annie qui est centrale dans le roman, elle est pétrie de doutes et d'insatisfactions mais c'est elle qui évoluera le plus au court du roman, et c'est justement ce côté roman d'apprentissage à l'âge adulte qui m'a le plus plu dans ce livre de Nick Hornby. D'ailleurs je suis toujours étonnée de voir avec quelle justesse il arrive à tirer le portrait des femmes et de tout ce qui peut bien leur passer par la tête.

Le personnage de Tucker Crowe est également intéressant, tellement aux antipodes de ce à quoi on s'attendrait, il a un côté attachant, même si, dans sa relation aux femmes, et principalement à ses ex-femmes il a un côté lâche assez déplaisant.

Le cadre de l'histoire, cette ville vieillissante de bord de mer, qui a connu un certain faste dans les années soixante et semblable à beaucoup d'autres villes moyennes et en perte de vitesse, et pourrait être transposé n'importe où ailleurs en province, ça facilite l'identification.

En bref; une lecture agréable, si on enlève le côté vieil star américaine, les questions soulevées par Annie sont facilement transposables et il est très facile de s'identifier à la situation ou de la comprendre.

C'est ma dernière lecture pour le mois anglais, je n'ai pas été très efficace cette année encore mais j'ai apprécié mes lectures, sauf le faux départ avec Stella Gibbons!

mois anglais 2

 

(chez Lou et Cryssilda)

objectif pal

 

(14/25 dans ma PAL depuis l'été 2016

Objectif Pal de Juillet chez Antigone -1-)

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02 juillet 2017

Jenny Colgan, Une saison à la petite boulangerie

Une-saison-a-la-petite-boulangerie

Quatrième de couverture:

"Polly Waterford coule des jours heureux sur la paisible île de Mount Polbearne, dans les Cornouailles, entre le grand phare dans lequel elle s'est installée avec Huckle, son boyfriend, et la petite boulangerie où elle prépare chaque jour, avec passion, d'irrésistibles pains dorés. Mais lorsque le nouveau propriétaire de sa boutique fait irruption sur l'île, Polly réalise que son bonheur pourrait bien être réduit en miettes... Avec une pincée de fleur de sel, des kilos de farine et une bonne dose de volonté, réussira-t-elle à surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route ?"

Le bémol avec les romans dits Feel Good c'est qu'ils remplissent bien leur mission, c'est agréable à lire, ça réchauffe le coeur, c'est une lecture agréable qui donne le sourire mais je trouve toujours que les ficelles sont un peu grosse, qu'il y a un peu trop de coïncidences défavorables, puis favorables. Donc oui on passe un très bon moment mais ça a aussi un petit côté agaçant qui fait parfois souffler! C'est assez étonnant d'ailleurs, parce que je peux affirmer que c'était une lecture sympa mais en même temps je n'ia pas cessé de relever des incohérences ou des racourcis un peu faciles, en tout cas ça n'a pas, ou en tout cas ça a moins de vraisemblance que pour le premier tome. Les histoires des personnages secondaires sont moins bien imbriqués dans l'histoire et j'ai trouvé qu'ils servaient parfois un peu de prétexte à l'histoire, le frère d'Huckle qui débarque comme ça, Huckle qui part redresser sa ferme alors que lui se la coule douce on sait où, Reuben et Kerensa sont vraiment too much, et certains personnages restent très caricaturaux, Polly elle-même est agaçante à certains moments, elle a un côté très positif et optimiste qui donne un peu la pêche, et en même temps une capacité à s'appitoyer sur elle-même qui en est tout aussi énervant! En bref mon avis est très fouilli et je ne dois certainement pas vous donner envie de le lire mais ça vaut quand même le coup, et voici au moins deux bonnes raisons: la gourmandise, et l'envie d'évasion: la Cornouailles est mon personnage préféré du livre, un dégusté avec un petit pain tout chaud sorti du four!

 

mois anglais 2

(chez Lou et Cryssilda)

 

challenge feel good

 

(Lecture commune avec Soukee )

25 juin 2017

Charles Dickens & Wilkie Collins, Voie sans issue

voie sans issus

Quatrième de couverture:

"Quand un créateur d'ambiances et de personnages génial - Dickens - croise son talent avec celui d'un formidable inventeur d'intrigues - Wilkie Collins (La Dame en blanc, Pierre de lune), cela donne Voie sans issue. Cette histoire très romanesque d'enfant abandonné retrouvé puis perdu à nouveau s'avère vite un roman d'énigmes "cavalcadant" comme on n'en fait - hélas - plus, et qu'un Dumas, pris aux sortilèges du polar, n'aurait pas désavoué. Émotions, frissons et passions sont au rendez-vous !"

Je ne suis vraiment pas assidue pour ce mois anglais mais cette fin d'année est vraiment difficile... allez plus que deux semaines... En tout cas quel plaisir le soir d'avoir pu retrouver et apprécier un classique! De Wilkie Collins je n'ai lu que La dame en blanc, que j'ai beaucoup aimé, mais Dickens est un de mes auteurs anglais fétiches. Il demande cependant une exigence de lecture qui me faisait un peu peur en cette période bien chargée! Et finalement c'est tout le contraire qui s'est produit, je me suis sentie à l'aise dès les premières pages, un peu comme si j'avais enfilée de vieilles pantoufles bien confortables, et j'en avais bien besoin pour renouer avec la lecteur tant Stella Gibbons m'avait assommée!

Je vais quand même vous parler du livre... Walter Wilding, un jeune Londonien, vient de reprendre une affaire de spiritueux, il cherche pour l'épauler dans ses tâches quotidiennes une gouvernante. L'une des personnes qui postule s'avère être quelqu'un qui a connu le jeune Walter enfant... Les révélations qu'elle lui fait sur son enfance l'amèneront à s'interroger sur sa légitimité en tant que fils et héritier. Je ne vous en dis pas plus, il faut vraiment le lire!

Bien sûr la plume des deux auteurs est agréable à lire, et le suspense est à son comble. On retrouve bien là la patte des deux auteurs, le décor Londonien, le côté un peu sombre et la vie sans concession, une bonne dose de mystère et d'évènements qui mis bout à bout s'imbriquent les uns dans les autres pour révéler un puzzle final des plus innattendus. S'il y a bien une chose à regretter c'est que ce soit finalement si court! Dickens m'avait habitué à plus long!!

mois anglais 2

 

(chez Lou et Cryssilda)

objectif pal

 

(13/25 dans ma PAL depuis septembre 2016

Objectif Pal de Juin chez Antigone -2-)


05 juin 2017

Stella Gibbons, La ferme de cousine Judith

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Présentation de l'éditeur:

"Ruinée à la mort de ses parents, la jeune et malicieuse Flora est accueillie dans la ferme de sa cousine Judith. Mais cette étrange famille tombée du ciel manque totalement de la distinction à laquelle la jeune Londonienne est habituée. Heureusement, grâce à elle, leur vie va changer !
Un vent de modernité souffle sur la ferme…"

Non seulement je n'ai pas eu le temps de faire un billet de lancement pour ce Mois anglais, mais en plus j'ai failli ne pas participer à ma première LC autour de la campagne anglaise!!

Pourquoi? Et bien pour la simple raison que j'ai mis presque trois semaines à lire ce livre! Trois semaines!!! Vous vous rendez compte? Les aléas du calendrier + un livre ennuyeux au possible ne font absolument pas bon ménage. Bon heureusement je me suis rattrapée cette semaine et j'ai réussi à terminer les aventures de cette jeune Flora à la campagne.

Pourquoi je n'ai pas vraiment accroché à ce livre?

- le personnage de Flora, assez antipathique. Elle s'est mis en tête d'aller change rla vie de ses proches, quoi de mieux que ses cousins un peu arriérés qui vivent au fond de la brousse? (une ferme délabrée du Sussex), je force le trait, mais à peine! 

- l'écriture: trop alambiquée. Ce roman a été écrit dans les années 30 mais j'ai trouvé l'écriture très vieillotte.

- les clichés: les personnages sont quasiment tous des caricatures de personnes vivant à la campagne, le fermier bourru, l'idiot du village, l'extrémiste religieux, l'écrivain raseur, la jeune vierge sublime, et bien sûr la tante complètement gâteuse. Personne n'est épargné!

Je reconnais toutefois avoir trouvé certaines situations cocasses, et un rythme un peu plus soutenu dans la seconde moitié du roman m'ont aidé à aller jusqu'au bout. Je ne conseillerai donc pas spécialement cette lecture, même en terme de plongée dans la vie campagnarde j'ai été déçue!

mois anglais 2

 

(chez Lou et Cryssilda - Lecture commune: campagne anglaise

Cryssilda a lu La couleur du lait, Eva a lu Ma vie (pas si) parfaite, Fondant et Anne ont aussi lu Stella Gibbons avec respectivement  Le célibataire  et Le bois du Rossignol)

objectif pal

(12/25 dans ma PAL depuis septembre 2016

Objectif Pal de Juin chez Antigone -1-)

09 mai 2017

Kerry Hudson, Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman

 

tony hogan

Quatrième de couverture:

"Accueillie dans ce monde par une flopée d'injures, la petite Janie Ryan est vite projetée au milieu de cris, de fumées de cigarettes, de vapeurs d'alcool, mais aussi de beaucoup d'amour.

Dans une langue saisissante et originale, elle remonte à ses premiers jours pour nous raconter sa jeunesse écossaise, de centres d"accueil en HLM minables et autres bed and breakfasts douteux… Alcool, drogue, fins de mois difficiles et beaux-pères de passage : rien ne lui est épargné. Mais, toujours prête à en découdre, Janie se débat, portée par un humour féroce et la rage de se construire une vie correspondant à ses attentes.

Kerry Hudson réussit ici l’exploit d’être à la fois drôle et triste, tendre mais jamais larmoyante. 

Un premier roman ébouriffant, comme son héroïne."

 

Lecture assez mitigée, j'avais repéré ce roman sur les blogs au moment de sa sortie et je l'avais noté d'abord pour son titre, puis sa couverture, et enfin parce que de souvenir les avis étaient plutôt positif. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans d'abord à cause de la narration faite par Janie alors même qu'elle est encore bébé, c'est un peu étrange. Ensuite parce que d'emblée la mère m'a énervée et que j'ai eu envie de la secouer. Je crois que je supporte de moins en moins ces histoires de femmes qui ne font que reproduire un schéma qui les enferme dans un cercle vicieux, je nuancerai mon propros à la fin mais ... La mère de Janie vient d'un milieu très défavorisé, mère alcoolique, père qui s'est barré, frère dealer. Clairement elle ne part pas avec toutes les chances dans la vie, mais elle-même boit, se maque avec une petite frappe du quartier et ne s'occupe pas correctement de sa gosse...elle en perd la garde un temps, vire son mec, se retrouve un peu de stabilité, et rebelotte, et c'est quasiment comme ça tout au long du roman. Je nuance parce qu'elle semble refaire surface, avoir appris de ses erreurs, mais finalement c'est Janie qui prend le relais. Rien donc de bien enthousiasmant ... la vie me direz-vous... 

 

challenge petit bac

(Aliment / Boisson: ICE-CREAM SODA)

25 mars 2017

Robert Louis Stevenson, Le Maître de Ballantrae

le maître de ballantrae

Quatrième de couverture:

"Le Maître de Ballantrae (1889) est le chef-d'œuvre de Stevenson. Ce roman d'aventures, qui commence en Écosse en 1745, entraîne le lecteur sur les champs de bataille, sur les mers avec les pirates, vers les Indes orientales et enfin en Amérique du Nord avec sa terrible forêt sauvage, hantée par des trafiquants, des aventuriers patibulaires et des Indiens sur le sentier de la guerre.
On retrouve l'inspiration de L'Île au trésor (1883), enrichie de celle du Cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde (1886), car Stevenson poursuit son exploration obsessionnelle du mystère et des ambiguïtés du mal. Le héros, James Durie, Maître de Ballantrae, livre à Henry, son frère cadet, un combat sans merci. Stevenson décrit la fascination romantique que ce protagoniste diabolique, séduisant, raffiné, intelligent, implacable et sans scrupules, est capable d'exercer sur ses proches et jusque sur les narrateurs chargés de relater ses aventures prodigieuses."

C'est le mois Kiltissime en Mars chez Cryssilda, c'était donc le moment choisi pour déterrer Stevenson de ma PAL, histoire de renouer un peu avec la littérature classique, laissée de côté depuis l'été! J'appréhendais un peu, sachant que ma lecture, en anglais et en français du Dr Jekyll et Mr Hyde m'avait laissée de marbre (oui!!!) mais que j'avais adoré L'île au Trésor il y a quelques années, et bien le Maître de Ballantrae m'a un peu réconciliée avec l'auteur même si j'ai trouvé quelques longueurs à son récit, qui ont peut-être à voir avec mon état de fatigue au moment de la lecture. 

J'ai vraiment aimé cette langue du 19e siècle, celle qui me pousse à lire un classique de temps en temps, pour renouer avec les belles tournures, le choix du mot juste, de la phrase alambiquée mais pas lourde mais aussi pour les convenances de l'époque. Ici Stevenson situe son récit au 18e, et nous dresse le portrait de deux hommes, deux frères rivaux sur plusieurs décennies et continents. Et c'est cet aspect qui m'a le plus plu, les relations familiales compliquées, les années qui passent, et les décors qui changent, ce lien infime qui fait basculer de l'amour à la haine, de la réflexion à la folie.

Là où j'émets quelques réserves, c'est sur le choix du procédé narratif, l'histoire racontée par un tiers qui travaillait pour l'un des frères, la préface crie aux génies, sans doute c'est d'ailleurs la réception qui a été faite à ce livre, mais moi ça m'a parfois ennuyée, peut-être que 'jaurais préféré un narrateur omniscient, ou le point de vue d'un des freures, voire les deux à différents intervalles mais ce Mackellar un peu donneur de leçon m'a parfois ennuyée, voire un peu perdue, surtout sur le passage en Inde. 

En bref, j'ai globalement apprécié cette lecture mais j'aurais encore plus accroché si le narrateur avait été un peu différent, il y a de l'aventure, des rebondissements, et des décors qu'on s'imagine très bien donc tout était réuni pour me plaire.

 

kiltissime

(chez Cryssilda)

objectif pal

 

(9/25 dans ma PAL depuis très longtemps

Objectif Pal de Mars chez Antigone -2-)

27 février 2017

John Tiffany & Jack Thorne, Harry Potter and the cursed child

harry potter

Présentation de l'éditeur:

"It was always difficult being Harry Potter and it isn’t much easier now that he is an overworked employee of the Ministry of Magic, a husband and father of three school-age children.

While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places."

J'attendais le bon moment pour me replonger dans l'univers Harry Potter, c'était donc avec un mélange d'enthousiasme et d'appréhension que j'ai ouvert ce dernier opus de la série. J'ai au début été un peu gênée par la forme, je n'ai pas lu de théâtre depuis bien longtemps et en anglais encore plus! Mais j'ai vite renoué avec l'univers et les personnages!

J'ai un avis très partagé, d'un côté j'ai vraiment aimé retrouver Harry Potter, ses amis, Hogwarts et tout l'univers de la magie. D'un autre côté même si c'est bien écrit et assez rythmé de par la forme, c'est aussi un peu frustrant que ce soit si court, qu'on ne retrouve pas toute la mise en place habituelle de l'univers de J.K Rowling. Il est bien présent, l'intrigue, les situations, les personnages, tout est là, mais c'est tellement rapide à cause de la forme. Il manque toutes les descriptions, tout l'imaginaire, et ça c'est uniquement lié à la forme. 

J'ai un second bémol, c'est Ron, parce que clairement je n'aime pas le Ron adulte, c'était mon personnage préféré et je n'aime pas ce qu'ils en ont fait!!

J'ai malgré tout passé un très bon moment, ça vaut la peine d'être lu, mais bien évidemment ça ne vaut pas les "vrais" Harry Potter. J'aimerais néanmoins beaucoup voir la pièce, je suis curieuse de voir comment ils ont pu reconstituer tous ces décors sur une scène de théâtre! Et puis j'ai profité des vacances pour regarder le premier film avec mes nièces, ça m'a donné envie de revoir les autres.

 

challenge petit bac

(Sphère familiale:CHILD)

 

15 janvier 2017

Jenny Colgan, La petite boulangerie du bout du monde

la petite boulangerie

Quatrième de couverture:

"Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…"

Repéré et offert par Soukee, c'est tout à fait le genre de livre dont j'avais besoin ces derniers temps, une bonne louche de feel good qui fait du bien. Polly s'installe donc dans ce petit village reculé de Cornouailles et y rencontre des personnages aussi bourus qu'attachants! Forcément on n'échappe pas à quelques clichés et certaines ficelles sont prévisibles mais ça fait tellement bien de lire des bons sentiments parfois. Et puis il y a deux choses qui m'ont particulièrement plues: tout ce qui est lié à la confection du pain. En bonne gourmande que je suis j'ai salivé à l'évocation de tous ces pains arômatisés, de ces petites viennoiseries et l'odeur me châtouillait presque les narines! La seconde c'est bien évidemment la Cornouailles!! La mer, le vent et la lande sont omniprésents et j'ai beaucoup apprécié me promener avec Polly les cheveux au vent, avec ce goût de sel marin et cet air iodé!! En bref il ne m'en fallait pas plus! Je crois savoir qu'il y a une suite, je la lirai avec plaisir. Soukee avait donc vu juste en choisissant ce titre, je vous laisse découvrir son billet ici, et aussi celui de Fondantochocolat.

challenge feel good

 

(chez Soukee)

lire sous la contrainte

 

(article défini: LA)

challenge petit bac

 

(lieu: BOULANGERIE)