28 avril 2017

Lily Brett, Lola Bensky

lola bensky

Quatrième de couverture: "Londres, 1967. Lola, 19 ans, pige pour le magazine Rock-Out. Sans diplôme, trop ronde, trop sage, celle dont le seul bagage est d'être l'enfant de survivants de la Shoah plonge au coeur de la scène rock, causant bigoudis, sexe ou régime avec Hendrix, Mick Jagger, Janis Joplin. Des portraits inattendus qui révèlent son inconsciente quête identitaire... Entre guitares électriques et survie, avec humour et tendresse : un roman survolté, poignant autoportrait et savoureux hommage aux génies du rock des années 60-70. Une pépite."

J'étais vraiment très emballée par ce roman, à priori autobiographique, de Lily Brett, la quatrième de couverture est très prometteuse et me parle de sujets que j'apprie dans la littérature et en général, une quête identitaire, du rock des années 60-70 et leurs noms évocateurs, Janis, les Rolling Stones, Londres, New-York, Monterey, l'Australie, un cocktaïl explosif quoi, et puis qualifié de pépite!! Euh mais pourquoi j'ai attendu aussi longtemps pour le lire d'ailleurs?

Et bien quelle déception!!! A tel point que j'ai failli abandonner à plusieurs reprises. Ce qui aurait pu être un genre de communion littéraire avec le rock m'est apparu comme un genre de closer en pire. J'ai trouvé les quelques interviews à peine intéressantes, à part quelques discussions autour des fringues et des régimes, parce que l'auteur, visiblement en surpoids, testent les régimes à la mode de l'époque, genre manger un melon, deux bananes, une pomme, à chaque repas, il n'y a pas grand chose de substanciel. Le seul point quelque peu intéressant tourne autour des origines juives de Lola Bensky, née dans un camp de déportés, dont la famille a en partie était tuée à Auschwitz. Le roman ne suit pas de trame chronologique précises, journaliste pour un magazine de rock Australien, puis, écrivain aux Etats-Unis, Lola Bensky/ Lily Brett fait des aller-retours entre les époques et les pays, au fil de ses pensées, avec pour fil rouge, son poids, et ses orgines. La mise en abîme avec le roman que Lola Bensky est en train d'écrire m'a un peu ennuyée également, est-ce vraiment l'histoire d'un de ses autres romans?

Les trentes dernières pages sont peut-être les seules qui aient vraiment retenues mon attention, Lily Brett évoque la ségrégation avec les musiciens d'Otis Redding et où elle fait également une analyse sur la culpabilité des enfants de victimes de l'holocauste et de leurs bourreaux. 

C'est dommage parce que le thème me plaisiat bien, et celui de ses autres romans aussi, surtout parce qu'ils se passent à New York, dans le Lower East Side, mais je ne suis pas sûre de retenter l'expérience!

challenge petit bac

 

(PRENOM: LOLA)

objectif pal

 

(10/25 dans ma PAL depuis Janvier 2016

Objectif Pal d'Avril chez Antigone -1-)

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29 juin 2010

John Harwood, La séance

la_s_anceQuatrième de couverture : « Angleterre, fin de l’ère victorienne. Constance Langton reçoit la visite d’un avocat, John Montague. Celui-ci lui annonce qu’elle vient d’hériter d’un manoir de famille dans le Suffolk, Wraxford Hall, et lui conseille de vendre la propriété sans perdre une seconde. Wraxford Hall jouit en effet d’une sinistre réputation : ses précédents propriétaires y sont morts dans d’étranges circonstances et une jeune femme, Eleanor Unwin, y a mystérieusement disparu avec sa fille. Quels terribles secrets renferment Wraxfod Hall ? Au fil du journal intime d’Eleanor et des recherches de Constance, deux femmes dont le désir d’indépendance dénote en pleine époque victorienne, se lèvent peu à peu les mystères qui entourent l’étrange demeure. Pièges machiavéliques et coups de théâtre en cascade, terreurs intimes, étranges obsessions et secrètes inconvenances, tout est réuni pour faire de cet hommage très moderne au roman gothique et victorien un chef-d’œuvre du genre. »

Pour répondre à la question de Valérie je dirai que mon avis sur La Séance est assez mitigé. J’ai été très emballée par certains passages mais d’autres m’ont déplus voire ennuyés ! J’étais pourtant très enthousiaste à l’idée de commencer cette lecture, et oui moi aussi dès que je vois « Angleterre, époque victorienne » je saute à pieds joints ! Et quelle déception lors de la première partie ! Je n’ai pas accroché du tout, ces histoires de séance de spiritisme et autres communications avec les morts, très peu pour moi ! Et puis l’intrigue s’installe avec le legs du manoir qui est fait à Constance, ouf j’ai envie de dire. La narration change de main. Le récit de John Montague a enfin éveillé ma curiosité : vieux manoirs, disparitions mystérieuses, scepticisme et croyances populaires. J’ai beaucoup apprécié ! Si finalement ce n’est pas vraiment un récit sur la société victorienne en tant que telle, le décor y est bien implanté. Vielles demeures, place des femmes dans la société (qui aurait à mon sens gagné à être développé même si l’on retrouve l’opposition typique entre la fille « normale », Sophie et « l’effrontée » Eléanor), gentlemen et intrigues amoureuses. John Harwood ajoute une touche de surnaturel qui rappelle les romans gothiques mais il ne fait pas illusion longtemps. Si cette histoire de malédiction pesant sur Wraxford, avec son moine mystérieux tiens le lecteur en haleine, je doute que le dénouement soit au goût de tout le monde. En tout cas pas au mien. Je l’ai trouvé un peu trop alambiqué et finalement encore moins réaliste que si nous avions conservé une issue un peu plus fantômesque !

Ce fût finalement une lecture agréable mais en deçà de mes attentes. Je ne connaissais pas du tout cet auteur mais je vais creuser un peu de son côté pour découvrir ce qu’il a écrit.

Je remercie les éditions Le cherche midi et Blog O book pour cet envoi, et vous invite à lire l’avis de Valérie et de celui de Canel !

Posté par Cinnamonchocolat à 15:13 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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