18 juillet 2018

Ron Rash, Serena

serena

Quatrième de couverture: "Années 1930, Smoky Mountains. George Pemberton, riche exploitant forestier, et sa femme Serena forment un couple de prédateurs mégalos, déterminés à couper tous les arbres à portée de main pour accroître leur fortune. Mais le projet d'aménagement d'un parc national, pour lequel l'État convoite leurs terres, menace leurs ambitions. Pemberton s'emploie à soudoyer banquiers et politiciens. Sans états d'âme, Serena a d'autres arguments : le fusil, le couteau, le poison, et un homme de main dévoué… Après Un pied au paradis, Ron Rash nous propose un drame élisabéthain sur fond de Dépression et de capitalisme sans foi ni foi. La nature, hostile et menacée, s’y mesure âprement aux pires recoins de l’âme humaine."

Dernier billet express pour mes billets en retard… Avec Serena j’ai retrouvé l’écriture et l’atmosphère particulier de Ron Rash même si le sujet est tout autre. Serena, dont le roman porte le nom, est une femme forte et déterminée, qui ne recule devant rien. C’est l’image même de la femme fatale, celle qui fait tourner les têtes ou qui les fait tomber… Mon avis est assez mitigé, j’ai beaucoup aimé l’univers, l’avancée dans les terres vierges d’Amérique pour y apporter le chemin de fer. D’ailleurs le récit se déroule dans les années 30 mais on aurait plutôt l’impression d’être au 19e siècle ! Par contre, je n’ai pas du tout apprécié ce couple, que ce soit Pemberton le mari, ou Serena. Tous deux froids et calculateurs, qui ne pensent qu’à une chose : l’argent et le pouvoir.

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(titre mot unique : SERENA)

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(Objectif PAL de juillet - 2  - dans ma PAL depuis plusieurs années)// Objectif PAL 7/20

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21 février 2018

Sarah McCoy, Un parfum d'encre et de liberté

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Quatrième de couverture: "1859. Chez les Brown, la cause abolitionniste se transmet de père en fille. En pleine guerre de Sécession, la jeune Sarah suit les traces de son célèbre paternel, sacrifiant tout de sa vie de femme dans son combat pour la liberté.

2014, banlieue de Washington. En achetant cette vieille demeure sur Apple Hill, Eden pensait pouvoir guérir son désir d'enfant - que son corps lui refuse. Une nouvelle vie, de nouveaux voisins et, surtout, cette mystérieuse tête de poupée retrouvée dans la cave, lui ouvriront un autre chemin, tracé pour elle depuis plus de 150 ans. Plusieurs décennies séparent ces deux femmes et pourtant leurs destins se rejoignent sur bien des points."

Bon bon, une de mes envies pour 2018 c'était de prendre du temps pour bloguer, et bien je dois vous parler de ce roman depuis mi-janvier ... autant vous dire que pour l'instant c'est pas fort concluant du coup!!

J'ai eu du mal à entrer dans cette lecture, j'étais sûre de devoir me forcer pour le terminer, et puis finalement je me suis laissée prendre par les deux histoires parallèles, celle de Sarah, en pleine guerre de Sécessionssion et celle d'Eden à notre époque. 

Je ne suis pas d'accord avec la quatrième de couverture qui dit que le destin de ces deux femmes se rejoint sur bien des points, si vous voulez mon avis c'est plus dans le but d'accrocher un potentiel lecteur parce que ce n'est pas tout à fait vrai ... Partant du principe qu'il y'aura finalement assez peu de recoupements entre Sarah et Eden, mais plutôt en lisant leurs deux histoires en parallèle, sans chercher à savoir ce qui les unit (il y a quand même quelque chose) m'a fait plus apprécier ma lecture, avec une préférence pour les récits de Sarah, et les lettres échangées avec son ami Freddy et sa famille. Je crois même que finalement cette histoire m'aurait amplement suffit. La seconde n'étant qu'un prétexte pour évoquer la première.

Je reconnais finalement ne pas être très positive, et ce billet c'est du grand n'importe quoi mais pour faire court, si vous aimez cette période agitée de l'histoire américaine, peut-être apprécierez vous ce livre. 

challenge petit bac

(OBJET: PARFUM)

22 janvier 2018

Jean Hegland, Dans la forêt

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Quatrième de couverture: 

"Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle."

J'écris mon billet quasiment dans la foulée de ma lecture, ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps... Dans la forêt n'est pas le roman vers lequel je me serai tournée sans un peu d'aide d'autres lecteurs très convaincants, hein Violette? Il est ressorti dans plusieurs bilan de lecture de 2017 donc je me suis dit qu'il ne fallait pas que je passe à côté! D'ailleurs en cherchant une photo de la couverture j'ai vu qu'il avait été adapté avec Ellen Page dans le rôle de Nell, je ne peux qu'adhérer, et je croise les doigts pour le trouver sur Netflix!

Sachez que ce livre est très prenant, je l'ai ouvert et ne l'ai lâché qu'à deux reprises parce que je n'avais pas le choix, je l'ai terminé ce samedi matin aux alentours de 7h alors que je n'arrivais pas à me rendormir. Il fallait que je sache ce qui était arrivé aux deux soeurs, et à tous les habitants de Redwood!! Je ne vous présente pas le sujet du livre, mais sachez qu'on y apprend énormément, sur la nature et ce qu'elle a à offrir, sur la nature humaine également. Dans la forêt est presqu'un huis-clos et la forêt est le troisième personnage de ce couple de soeurs dont la survie dépend uniquement de leur adaptation à ce mode de vie forcé, sans electricité, sans supermarché, sans plus personne. Cela nous fait relativiser un peu sur notre façon de vivre et de consommer aussi. Et clairement je ne suis pas certaine de tenir plus de quelques semaines, ou soyons optimistes quelques mois à vivre ainsi.

L'écriture est très belle, la narratrice est Nelle, la soeur cadète qui compile ses pensées et leur histoire dans le dernier cahier qu'il leur reste. On sent sa force de caractère grandir au fil des pages, impressionnant pour une jeune fille de 17ans qui n'aspirait qu'à rentrer à Harvard après avoir passé toute sa scolarité à la maison, à apprendre à son rythme et découvrir la nature. Ses plans sont donc contrecarrés par ce monde en perdition. Et ce sera là mon seul bémol, comme je le disais dans les commentaires chez Violette, pour me rassurer sans doute j'ai un côté très rationaliste qui fait que j'aurais aimé savoir exactement pourquoi et qu'est ce qui arrive exactement pour que la vie s'arrête comme ça du jour au lendemain, avec aussi l'espoir de savoir quand elle reprendra son cours, si il y a bien une fin à tout ça? C'est ce qui m'avait posé problème en lisant On ne boit pas les rats-kangourous et dans En un monde parfait de Laura Kasischke, qui écrit sensiblement la même histoire, même si les personnages ne sont aps en pleine forêt mais en banlieue pavillonnaire. D'ailleurs Jean Hegland n'a rien à envier à sa collègue américaine, son roman est beaucoup plus percutant et poétique que celui de Kasischke, que j'aime pourtant beaucoup. La poésie je l'ai trouvé dans les métaphores entre la nature et la relation entre les deux soeurs, comme si les sentiments humains pouvaient se refléter dans la nature, ou peut-être est-ce l'inverse. Quoi qu'il en soit, tout le récit autour du travail dans le jardin, de la récolte, du fait de produire, chercher et conserver sa nourriture pour l'hiver était vraiment intéressant, et je l'ai trouvé très beau aussi d'un point de vue métaphorique.

Un coup de poing à côté duquel il ne faut pas passer, donc si vous l'avez loupé en 2017, mettez-le sur vos wish-list de 2018!

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(LIEU: FORET)

lire sous la contrainte

(accent circonflexe - 1)

20 janvier 2018

Jennifer Niven, Tous nos jours parfaits

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Présentation de l'éditeur: "Quand Violet Markey et Thedore Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la "bête curieuse" de l'école. L'excentrique tourmenté et impulsif dont personne ne recherche la présence, qui oscille entre les périodes d'accablement dominées par des idées morbides et les phases "d'éveil" où il déborde d'énergie vitale. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa soeur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissée submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante, l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir."

Ce roman pour ados je l'avais repéré sur un blog, acheté et oublié dans ma PAL, avec l'à priori que histoire d'amour pour ado ça risquait tout de même d'être un peu niais, sauf que du niais j'en avais besoin pour supporter cet hiver pluvieux et déprimant à souhait! Et grand bien m'en a pris: Parce que cette histoire n'est pas niaise du tout, d'ailleurs elle n'est pas forcément très joyeuse mais elle est belle, et elle fait du bien.

Violet et Finch sont deux lycéens que rien n'aurait à priori réuni si ce n'est cette envie de mettre fin à leurs jours au même moment. Je ne dévoile rien, c'est l'ouverture du roman, et puisque c'est l'ouverture du roman vous vous doutez bien qu'ils ne vont finalement pas le faire! Naîtra de cette étrange complicité une relation tendre et complice entre deux jeunes qui ne savent pas encore ce que c'est que l'amour. 

Le plus du roman c'est l'alternance de chapitres entre le point de vue de Finch et celui de Violet et c'est un projet pour les cours qui sera le fil conducteur du récit. Travaillant en binôme, ils doivent explorer les points d'intérêt de leurs état, l'Indiana qui apparaît un peu comme LE trou paumé des Etats-Unis!! Cette recherche est un peu une métaphore de la découverte de l'autre qui s'avère pleine de surprises. 

Les deux personnages sont intéressants, Finch et son côté associal, un brin cyclotimique et Violet, endeuillée par la mort de sa soeur dont elle se sent responsable. Si le roman éfleure à peine la maladie mentale, il traite néanmoins assez bien du suicide chez les jeunes. Pour autant la fin est surprenante, je ne voulais pas que cela se termine comme ça!!

Pour conclure je dirai que c'est plutôt bien écrit, et ça se lit vraiment très bien, même un lecteur adulte peut y trouver son compte. Je ne sais pas cependant ce que peut en retirer un lecteur adolescent. 

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(PASSAGE DU TEMPS: JOURS)

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(Objectif PAL de Janvier - 1 dans ma PAL depuis fin 2016)// Objectif PAL 1/20

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07 novembre 2017

Molly Prentiss, New-York, esquisses nocturnes

new ork esquisses noctures

Quatrième de couverture:

"Au début des années 80, le downtown de New York est le centre de l’univers, un terrain de jeu revêche, encore hermétique à la menace de l’embourgeoisement. Artistes et écrivains s’y mêlent dans des squats  insalubres où leurs rêves de reconnaissance prennent des formes multiples. Parmi eux, Raul Engales, un peintre argentin en exil, fuyant son passé et la « guerre sale » qui a enflammé son pays. S’affamant pour payer son matériel, il peint le jour d’immenses toiles mettant en scène les spectres qu’il croise la nuit. Un soir, il attire l’attention de James Bennett, critique d’art en vogue du New York Times, proche de Basquiat, Warhol et Keith Haring. Tandis que l’ascension fulgurante de l’un entraîne l’autre sous les projecteurs, une double tragédie les frappe. Dans ce chaos, Lucy, l’amante enjouée de Raul, échappée d’une obscure banlieue de l’Idaho, tente de les extraire de leur détresse. Entre peintre, critique et muse se dessine alors un triptyque amoureux étourdissant."

Forcément cette lecture ne peut qu'être mise en parallèle avec City on fire que j'ai lu cet été, même cadre, même époque, en partie les mêmes sujets. Et je reconnais qu'au début j'ai été un peu déçue, avec un sentiment de pâle copie, mais très vite cette impression s'est estompées, je me suis accrochée aux personnages et j'avais vraiment envie de savoir ce qui allait leur arriver. Molly Prentiss raconte l'ascension d'un peintre désargenté qui a fui son pays. C'est également un clin d'oeil à ma lecture de Mazarine Pingeot puisque Raul est argentin. Il a laissé derrière lui une soeur. Dans le New York des années 80 où les artistes ne sont pas ce qui manque, Raul avec l'appui d'une riche propriétaire de galerie attirera l'attention d'un critique d'art, James Bennett. Redoutable dans ses critiques, il nous apparaît un peu comme un loser dans sa vie de couple, plus collectionneur d'art que critique d'ailleurs, il dilapide l'argent de ménage pour acheter des toiles. 

C'est la seconde moitié du roman que j'ai particulière appréciée après ce que la quatrième de couverture appelle la tragédie, mais je ne vous en révèle rien. On quitte un peu le domaine de l'art pour sintéresser à la famille, à la difficulté de vivre dans le New York des années 80 quand on débarque de nulle-part mais aussi au côté aléatoire du succès dans le milieu artistique. Pour donner du rythme au récit, la narration se fait du point de vue de Raul, de James et de Lucy.

On sent que Molly Prentiss est une fervente amatrice de peinture et elle la rend accessible à ceux qui le sont moins. Ainsi si j'ai reconnu certains artistes, elle m'a donné envie d'en découvrir d'autres et pour terminer j'ajouterai que la place qu'elle donne à la ville est tout aussi importante que dans City on fire et qu'on s'y croirait presque, en tout cas j'ai toujours autant envie d'y retourner!!

 

 

 

challenge petit bac

(Objet: ESQUISSES)

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30 septembre 2017

Jim Fergus, La vengeance des mères

la vengeance

Quatrième de couverture:

"1875. Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.
Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie."

La vengeance des mères est la suite de Mille femmes blanches que j'ai lu il y a trois ou quatre ans. Cela avait d'ailleurs été un coup de coeur tant j'avais été transportée par cette histoire. Dans cette suite, on retrouve la tribu de Little Wolf mais tous les personnages ne sont pas présents et cette fois la narration se fait par le biais d'autres carnets, ceux des jumelles Kelly, déjà présente lors du premier échange, et ceux de Molly McGill, nouvelle recrue. L'écriture est assez inégale, en effet les jumelles sont d'origine très modeste et donc Jim Fergus l'a laissé transparaître dans leur manière d'écrire, mais les histoires sont tout aussi palpitantes. Nous sommes dans les grandes plaines, avec la tribu, toujours aux abois car l'armée entend bien les chasser/tuer. Les jeunes femmes blanches nouvellement arrivées doivent s'adapter, apprendre les codes et les règles de vie des indiens, mais aussi elles doivent apprendre à se battre elles-aussi. Les différents personnages sont intéressants, chacun ayant son caractère et son vécu. Il y a ici ou là des touches d'humour qui permettent de réduire la tension omniprésente du récit. S'il y a un bémol à émettre, c'est le procédé narratif du début du récit et de la fin, des carnets sont amenés à un homme, descendant de May Dodd par une jemme femme indienne, il se plonge alors dans la lecture qui nous est ainsi transmise. J'ai trouvé ça un peu trop artificiel. J'attends cependant la suite avec impatience.

 

le mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

objectif pal

 

(17/25 dans ma PAL depuis septembre 2016

Objectif Pal de septembre chez Antigone -2-)

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24 septembre 2017

Laura Kasischke, En un monde parfait

en un monde parfait

Quatrième de couverture:

"Jiselle, trentenaire et toujours célibataire. croit vivre un véritable conte de fées lorsque Mark Dorn, un superbe pilote veuf et père de trois enfants, la demande en mariage. Sa proposition paraît tellement idyllique qu'elle accepte aussitôt, quittant les tracasseries de sa vie d'hôtesse de l'air pour celle, a priori plus apaisante, de femme au foyer. C'est compter sans les absences répétées de Mark, les perpétuelles récriminations des enfants et la mystérieuse épidémie qui frappe les Etats-Unis. lui donnant des allures de pays en état de guerre. Tandis que les événements s'accélèrent autour d'elle, l'existence de Jiselle prend un tour dramatique. l'obligeant à puiser dans ses ressources pour affronter cette situation inédite.."

J'ai rarement connu une lecture aussi frustrante... Mais commençons par le début. Laura Kasischke sait créer une atmosphère c'est indéniable. Mi-roman réaliste sur la vie d'une famille américaine lambda, mi-roman post-apocalyptique, En un monde parfait brouille les pistes. Le destin de cette jeune trentenaire, très enviable en apparence; elle épouse un commandant de bord hyper sexy et emménage dans une banlieue chic à la Wistéria Lane; n'est finalement pas si rose que ce que l'on pourrait penser. De plus, les Etats-Unis semblent souffrir d'un mal à l'origine pours le moins inconnue. Je ne peux pas en réveler plus sous peine de spoiler le récit. Laura Kasischke met à jour le sentiment d'insécurité, dans la famille mais également dans son propre pays, quand quelqu'un d'autre tire les ficelles de notre destin, ou plutôt quelque chose d'autre. Cette lecture m'a cependant laissé un goût d'inachevé qui m'a vraiment frustrée. Si certains l'ont déjà lu je serai assez curieuse de connaître votre ressenti soit avec le lien vers votre billet, soit par mail pour ne pas gâcher la lecture à ceux qui seraient intéressés de le lire!

 

le mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

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10 septembre 2017

Garth Risk Hallberg, City on fire

City-on-fire

Quatrième de couverture:

"31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie attend Samantha pour assister à un concert punk. À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d'invitation. Et s'il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette soeur que William, son amant, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'en apprendre plus sur lui, l'ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ? Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s'écroule dans la neige.

Qu'est-ce qui peut bien relier ces personnages à ce drame ? Alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer, leurs histoires ne vont cesser de se croiser et de s'entremêler jusqu'au blackout du 13 juillet 1977. Une immense coupure de courant plonge alors New York dans le noir. Leurs vies en seront bouleversées à jamais..."

Ce livre c'est un peu mon roman du mois d'août ... 970 pages et des poussières, le poids d'un gros gigot qui m'aura valu quelques crampes aux poignets (non c'est pas vrai mais presque, il fallait que je le pose sur un coussin), il m'a accompagné à Lyon, en Provence, a prolongé son séjour sur mon canapé, pour être finalement vite terminé avant la rentrée! Bon tout ça on s'en fiche, qu'est ce que j'en ai pensé?

Et bien ... J'ai globalement beaucoup apprécié cette lecture. C'est un roman très riche, bien documenté et assez prenant, en même temps, quand on frôle les 1000 pages y a plutôt intérêt à ce que l'histoire soit faite de rebondissements et révélations si on ne veut pas perdre son lecteur!!

Sauf que pour pouvoir l'apprécier il faut quand même se farcir quelques chapitres un peu longuets et pas très palpitants, donc il faut faire preuve d'un peu de tenacité malgré tout! Heureusement des "interludes" viennent donner un nouveau souffle à l'écriture, ils sont composés de journaux, lettres et autres photos. D'ailleurs, la narration est elle-même assez vivante, bien qu'un peu dense. On fait des bonds en arrière pour mieux revenir au présent, les quelques mois qui ont suivi ce réveillon de 1976. On suit plusieurs personnages, tous intimement liés à l'intrigue principale, d'une manière plus ou mois explicite. Chaque chapitre vient dénouer l'intrigue, jusqu'au coup final... qui s'avère assez compliqué, fort de la machination d'une ou plusieurs personnes. Les manipulés sont manipulateurs et inversement. C'est assez déroutant et il faut parfois s'accrocher pour bien tout comprendre. Ce n'est d'ailleurs pas ce que j'ai préféré dans le roman.

Ce que j'ai préféré c'est New York, personnage à part entière, le New York de 1976, loin de celui que j'ai vu ce printemps donc, mais en même temps tellement semblable, en tout cas pour ce qui est de l'East Village. J'ai vraiment apprécié retrouver les divers endroits que j'ai pu voir de mes propres yeux, et je pense que si j'avais lu ce livre avant mon séjour je ne l'aurais pas autant apprécié. Chaque quartier a son ambiance bien particulière, et tout ça se mélange peu, ou en tout cas, les mélanges ne sont pas des plus heureux. 

Les personnages sont parfois caricaturaux mais sont finalement intéressants, surtout Regan, Mercer et Charlie. Pour les autres je suis un peu moins enthousiastes, ils m'ont agacée. C'est mon petit côté intolérante à l'auto-appitoiement. Je reconnais en avoir confondu certains d'ailleurs. Si vraiment je devais qualifier ce roman d'un seul adjectif ce serait nébuleux! Beaucoup de personnes, de lieux, de faits, d'histoires, de souvenirs, qui concourent tous en un même point. Je me rends compte que je ne dois pas tellement donner envie de le lire, mais si vous aimez les histoires longues, les secrets de famille et le New-York des années 1970 vous ne bouderez pas votre plaisir.

le mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

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(challenge pavé de l'été chez Brize - 970 pages)

objectif pal

 

(16/25 dans ma PAL depuis décembre 2016

Objectif Pal de septembre chez Antigone -1-)

01 septembre 2017

Joyce Maynard, Long week-end

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Quatrième de couverture:

"Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s'améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles. Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l'est pas. Encore jeune et jolie, Adele vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu'en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial. Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s'impose à Henry : Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre... Pendant quatre jours, le trio va vivre un surprenant huis-clos, chacun se révélant un peu plus au fil des heures. Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir... "

La rentrée des classes c'est aussi l'occasion de se plonger dans le mois américain! Youhou et qui mieux que Joyce Maynard pour nous ammener sur les chemins d'une petite ville du Nord des Etats-Unis? Je voulais participer à la lecture commune d'aujourd'hui et c'était le seul titre disponible à la bibliothèque, j'appréhendais un peu parce que j'ai vu l'adaptation avec Kate Winslet et Josh Brölin mais finalement mes craintes ont vite laissé la place au plaisir de retrouver ces personnages.

Joyce Maynard y décrit parfaitement le côté figé d'une petite ville en pleine canicule. Ce long weekend c'est d'ailleurs ce weekend-ci qu'il a lieu à l'occasion du Labour Day. Chacun s'apprête à passer un weekend en famille, chez soi au bord de la piscine ou à s'éloigner vers la mer ou la montagne pour prendre le frais. Ce n'est pas le cas d'Henry et sa mère Adele. Adele est ce qu'on pourrait appeler une originale... C'est peut-être ce qui a poussé Frank à venir vers elle et Henry pour se cacher à la suite de son évasion de prison.

C'est presque un huis-clos qui va se dérouler dans la maison d'Adele, quelques personnes extérieures interviendront mais la famille ne quittera pas la maison et le jardin. Le lecteur est submergé par cette parenthèse hors du temps, où tout est ralenti, écrasé par la chaleur. Mais ce qui est encore plus présent c'est la sensualité qui se dégage des deux personnages, sensualité très bien retranscrie dans le film, notamment dans la fameuse scène de la tarte à la pêche. Henry, le narrateur se retrouve au milieu de ce couple incongru, il parle de sa mère avec un oeil assez fin, nous raconte l'histoire de Frank et se pose aussi les questions d'un adolescent de son âge. Il peine à trouver sa place, dans sa vie, mais aussi finalement dans ce nouveau trio qu'ils vont former le temps d'un weekend. J'ai vraiment apprécié cette lecture, sans doute celui que je préfère pour l'instant de l'auteur.

le mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

Titine a lu L'homme de la montagne et Sylire Un jour tu raconteras cette histoire.

 

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29 mai 2017

Russel Banks, De beaux lendemains

de beaux lendemains

Présentation de l'éditeur:

"L’existence d’une bourgade au nord de l’état de New York a été bouleversée par l’accident d’un bus de ramassage scolaire, dans lequel ont péri de nombreux enfants du lieu.
Les réactions de la petite communauté sont rapportées par les récits de quatre acteurs principaux. Il y a d’abord Dolorès Driscoll, la conductrice du bus scolaire accidenté, femme solide et généreuse, sûre de ses compétences et de sa prudence, choquée par cette catastrophe qui ne pouvait pas lui arriver, à elle. Vient Billy Ansel, le père inconsolable de deux des enfants morts. Ensuite, Mitchell Stephens, un avocat new-yorkais qui se venge des douleurs de la vie en poursuivant avec une hargne passionnée les éventuels responsables de l’accident. Et enfin Nicole Burnell, la plus jolie (et la plus gentille) fille de la bourgade, adolescente promise à tous les succès, qui a perdu l’usage de ses jambes et découvre ses parents grâce à une lucidité chèrement payée.
Ces quatre voix font connaître les habitants du village, leur douleur, et ressassent la question lancinante — qui est responsable ? — avec cette étonnante capacité qu’a Russell Banks de se mettre intimement dans la peau de ses personnages."

Ce livre traîne dans ma PAL depuis un certain temps déjà! L'intrigue principale est liée à un accident de bus scolaire survenu un matin d'hiver et qui a coûté la vie à plusieurs enfants. Les différents narrateurs vont raconter la même histoire de leur point de vue afin de trouver le responsable de cet accident. Est-ce la conductrice? L'état? Le temps? La faute à pas de chance?

Ce livre est construit à la manière d'un procès, comme si chaque narrateur venait témoigner à la barre pour étayer les faits, connus de tous, le bus qui a dérapé et est tombé dans un ravin, un matin d'hiver.

Par le biais de ces témognages, on découvre les différentes personnes touchées par cette catastrophe, on fouille leur vie, leurs petits secrets. C'est une lecture assez monotone, puisqu'elle parle d'un même évènement, mais à la fois très riche dans le portrait de ses personnages. J'ai apprécié ce roman, même si la fin me laisse un goût d'inachevé voire une ou deux incompréhensions. Si vous l'avez lu je serai ravie de pouvoir en discuter par mail avec vous via le formulaire de contact pour ne pas spoiler les autres :)

 

objectif pal

(11/25 dans ma PAL depuis plusieurs années

Objectif Pal de Mai chez Antigone -1-)

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