sawgamet

Quatrième de couverture:

"Dans les immenses forêts du Grand Nord canadien, à Sawgamet, colonie de bûcherons et de chercheurs d'or, le froid est si intense, la coupe si dangereuse et les esprits si susceptibles, que survivre est déjà presque une offense à la nature. Une femme est en train de mourir. Stephen, son fils, devenu pasteur, contemple son corps fragile. A l’approche d’un nouvel hiver, les souvenirs de cette saison redoutable et superbe s’imposent à lui : la disparition de son père et de sa jeune sœur Mary, pris par la glace, alors qu’il n’avait que 10 ans ; les histoires de son grand-père Jeannot et de sa femme bien aimée Martine… Un monde perdu, sauvage et merveilleux revit, où les caribous d’or côtoient les sorcières des bois, où les hommes se révèlent dans la beauté stupéfiante de l'hiver."

Quand j'ai commencé cette lecture j'étais presque sûre de ne pas aimer, d'ailleurs, Bladelor avec qui je faisais une lecture commune a abandonné. Ce roman issu de la box Exploratology s'apparente au réalisme magique comme son titre précédent, Sainte-Caboche. Le contexte est cependant très différent, ici nous sommes dans la forêt canadienne avec une impression d'être hors du temps, celui où on cherchait de l'or dans les rivières pour vivre. Les conditions de vie sont rudimentaires, des cabanes dans les bois tout au plus, ces gens se contentent de ce que la forêt et la rivière ont à leur offrir. Ce roman m'a également beaucoup fait penser à Dernière nuit à Twisted River de mon cher John Irving puisqu'il y est aussi question des scieries et du convoi des troncs d'arbre par la rivière. Alors dans ces bois reculés de toute civilisation moderne, la nuit le monde magique reprend ses droits, et les histoires de fantômes et de fées sont transmises de génération en génération, et c'est surtout comme ça que j'ai pris ce roman. En effet cet aspect de légende et de magie aurait pu totalement me rebuter, mais je l'ai plutôt pris comme ces superstitions et cette tradition de l'oralité et de ce qui se transmet d'une génération à l'autre. Je me suis totalement laissé porter par cette famille, ses joies et surtout ces malheurs et la rudesse de son mode de vie, mais aussi la chaleur réconfortante du foyer et de la famille. Une belle découverte finalement!

 

challenge petit bac

 

(LIEU: BOIS)