21 février 2018

Sarah McCoy, Un parfum d'encre et de liberté

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Quatrième de couverture: "1859. Chez les Brown, la cause abolitionniste se transmet de père en fille. En pleine guerre de Sécession, la jeune Sarah suit les traces de son célèbre paternel, sacrifiant tout de sa vie de femme dans son combat pour la liberté.

2014, banlieue de Washington. En achetant cette vieille demeure sur Apple Hill, Eden pensait pouvoir guérir son désir d'enfant - que son corps lui refuse. Une nouvelle vie, de nouveaux voisins et, surtout, cette mystérieuse tête de poupée retrouvée dans la cave, lui ouvriront un autre chemin, tracé pour elle depuis plus de 150 ans. Plusieurs décennies séparent ces deux femmes et pourtant leurs destins se rejoignent sur bien des points."

Bon bon, une de mes envies pour 2018 c'était de prendre du temps pour bloguer, et bien je dois vous parler de ce roman depuis mi-janvier ... autant vous dire que pour l'instant c'est pas fort concluant du coup!!

J'ai eu du mal à entrer dans cette lecture, j'étais sûre de devoir me forcer pour le terminer, et puis finalement je me suis laissée prendre par les deux histoires parallèles, celle de Sarah, en pleine guerre de Sécessionssion et celle d'Eden à notre époque. 

Je ne suis pas d'accord avec la quatrième de couverture qui dit que le destin de ces deux femmes se rejoint sur bien des points, si vous voulez mon avis c'est plus dans le but d'accrocher un potentiel lecteur parce que ce n'est pas tout à fait vrai ... Partant du principe qu'il y'aura finalement assez peu de recoupements entre Sarah et Eden, mais plutôt en lisant leurs deux histoires en parallèle, sans chercher à savoir ce qui les unit (il y a quand même quelque chose) m'a fait plus apprécier ma lecture, avec une préférence pour les récits de Sarah, et les lettres échangées avec son ami Freddy et sa famille. Je crois même que finalement cette histoire m'aurait amplement suffit. La seconde n'étant qu'un prétexte pour évoquer la première.

Je reconnais finalement ne pas être très positive, et ce billet c'est du grand n'importe quoi mais pour faire court, si vous aimez cette période agitée de l'histoire américaine, peut-être apprécierez vous ce livre. 

challenge petit bac

(OBJET: PARFUM)


13 février 2018

Cauuet Paul & Lupano Wilfrid, Les vieux fourneaux (tome 1 à 4)

Présentation de l'éditeur:

"Les Vieux Fourneaux raconte les aventures de trois septuagénaires, amis depuis leur plus tendre enfance: Antoine, Emile et Pierrot. Chacun a suivi sa route, chacun a fait ses choix, chacun a fondé (ou pas) une famille. Séquelles, souvenirs, fragments de vies (presque) passées. Il reste pourtant à ces trois-là de belles choses à vivre, et une solide amitié chevillée au corps.

Les Vieux Fourneaux, à travers dʼincessants va-et-vient entre les années cinquante et les années 2010, raconte sur un mode tragi-comique notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise."

vieux fourneaux

Et la bande-dessinée dans tout ça ? J’ai un rapport assez coupable à la bande-dessinée, non pas que ça ne m’intéresse pas, au contraire, quand je lis certains billets ça me donne parfois envie de les lire mais j’ai toujours le dilemme livre ou BD, j’aime tellement les livres que je préfère ouvrir un roman plutôt qu’une bande-dessinée, et puis je trouve que la bande-dessinée requiert une certaine concentration, il n’est pas si facile pour moi de jongler entre les images et le texte, c’est Violette qui m’a prêté les quatre premiers tomes des Vieux Fourneaux, et moi qui pensait en lire un comme ça entre deux romans et bien je les ai dévorées els quatre en un weekend !!

J’ai beaucoup aimé ces trois personnages principaux, trois vieux bonshommes plein d’idéaux de leurs jeunesses. Les sujets traités sont bien ancrés dans notre époque, et à travers ces trois vieux c’est une critique acerbe de notre société actuelle, mais leur génération à eux n’est pas en reste non plus, et pour ça je citerai la quatrième de couverture du premier tome « Vous êtes inconséquents, rétrogrades, bigots, vous avez sacrifié la planète, affamé le Tiers-Monde ! En quatre-vingts ans, vous avez fait disparaître la quasi-totalité des espèces vivantes, vous avez épuisé les ressources, bouffé tous les poissons ! Il y a cinquante milliards de poulets élevés en batterie chaque année dans le monde, et les gens crèvent de faim ! Historiquement, vous… vous êtes la pire génération de l’histoire de l’humanité ! » Voilà le ton est donné ! Et c’est en même temps drôle et touchant avec des personnages tout sauf caricaturaux. Les dessins aussi sont très jolis, très réalistes et sans concession, ils apportent un plus aux personnages.

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10 février 2018

Socorro Acioli, Sainte Caboche

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Quatrième de couverture: "Après avoir parcouru pendant des jours et des nuits les paysages hostiles du Nordeste brésilien, Samuel trouve refuge dans une grotte à l'étrange forme de tête. L'endroit parfait pour s'installer paisiblement à l'abri des regards ! Mais Samuel se rend vite compte que, depuis son nouveau repaire, il entend les prières d'amour que les villageoises adressent à saint Antoine. Voilà l'occasion de s'occuper un peu... Les prédictions de Samuel à travers la voix du saint deviennent rapidement célèbres dans toute la région. Il a, paraît-il, apporté l'amour à de nombreuses femmes désespérées. Mais bien souvent gloire rime avec déboires. Samuel se retrouve bientôt au coeur d'histoires bien plus compliquées que ces simples prières ne le laissaient prévoir."

Cette lecture fût une petite parenthèse enchanteresse dans un quotidien assez morose. J’ai lu cette histoire comme un conte, il me semble que c’en est un en quelque sorte. En tout cas l’écriture sud-américaine est très surprenante, très imagée et poétique, il me semble que c’est ce que j’avais aussi pensé en lisant Chocolat amer de Laura Esquivel. Ce roman m’a également fait penser au Cœur Cousu de Carole Martinez.

Le personnage de Samuel est très touchant, anti-héros parfait Samuel tente de donner un sens à sa vie après la mort de sa mère en retrouvant son père, or les choses ne vont bien évidemment pas se passer comme prévu. Les personnages sont haut en couleurs et les intrigues saupoudrées d’un brin de magie sont à la fois drôles et touchantes. Tout s’imbrique pour donner du sens à cette histoire, pour se souvenir d’où chacun vient et pour rappeler qu’il a un destin à accomplir. Le côté magique ne m’a finalement pas dérangée, pourtant ce n’est clairement pas mon genre de prédilection, mais je me suis laissée emporter. Ce roman pose en effet la question de la destinée, et du poids que les ancêtres font peser sur les générations futures, en effet, les enfants sont-ils coupables de ce qui a été fait par leurs parents, le tout tinté de poésie et d’un peu de loufoquerie, avoir un personnage qui s’appelle Madeinusa (made in usa) ça ne s’invente pas !

C’est le premier livre de mon abonnement Exploratology que je lis, et j’ai partagé cette lecture avec Bladelor qui est aussi abonnée, nous avions décidé de commencer notre lecture le 30 janvier et nous avons échangé au fil de notre lecture avant de se mettre d’accord sur la date d’aujourd’hui pour écrire notre billet, c’était vraiment intéressant de pouvoir échanger sur le sujet. Du coup on remet ça à la fin du mois pour le livre de janvier.

objectif pal

(2/20, il ne rentre pas dans le cadre de l'objectif PAL chez Antigone parce qu'il est dans ma PAL depuis décembre seulement)