29 novembre 2017

Zoyâ Pirzâd, C'est moi qui éteins les lumières

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Présentation de l'éditeur:

"Dans un quartier préservé d’Abadan, Clarisse, l’épouse et mère de famille à travers qui l’histoire se déploie, est une femme d’une profonde humanité, intelligente, d’une simplicité de cœur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d’échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armène, le fils vénéré en pleine crise d’adolescence, et la vieille mère enfin qui règne sur la mémoire familiale.

Pourtant la très modeste Clarisse, cuisinière éprouvée qui se dévoue sans compter pour les siens, va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien, au romanesque d’autant plus désarmant qu’il se montre on ne peut plus retenu. De nouveaux voisins se manifestent en effet, une famille arménienne débarquée de Téhéran qui va très vite bouleverser l’équilibre affectif de notre femme invisible.
Comme dans les romans de Jane Austen, Zoyâ Pirzâd dresse avec justesse et drôlerie le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes."

Deuxième livre prêté par Violette en provenance de la box Exploratology et deuxième belle découverte. La découverte est double puisque c'est une auteur que je ne connaissais aps du tout, et c'est un pays sur lequel j'ai très peu lu. Si la découverte de l'auteur m'a apporté une grande satisfaction, je reviendrai sur le second point à la fin de mon billet.

Zoyâ Pirzâd nous emmène donc en Iran, chez une famille d'origine arménienne, qui vit en communauté dans un quartier qui semble lui aussi arménien, les amis de la famille sont arméniens, et les enfants fréquentent une école arménienne. Le seul personnage iranien qui intervient dans l'histoire, c'est la secrétaire du mari qui est une progressiste, engagée dans une association pour faire accéder les femmes au droit de vote, elle s'intéresse de près à la communauté arménienne qui d'après elle est plus avancée sur la question. Ne vous trompez pas, la question du droit de vote des femmes n'est pas centrale dans le roman, j'en parle uniquement pour aborder le rapport entre les deux communautés dans le roman mais surtout pour essayer de dater le récit. Années soixantes ou quelque chose de plus récent? Difficile à dire, les femmes ont eu le droit de vote en Iran en 1962 donc cela pourrait être avant, mais leurs droit sont été à nouveau limités après le Révolution donc à voir...

En tout cas, on entre dans cette communauté et dans cette famille pour suivre une tranche de la vie de Clarisse, vie qui va être quelque peu bousculée par l'arrivée de nouveaux voisins. Un père et sa fille et la grand-mère. Cachun est un peu étrange à sa façon, la grand-mère, très petite et assez hautaine, Emily, très jolie mais manipulatrice, et le père qui éveillera une certaine attirance chez Clarisse tant il est différent de son époux. A travers cette vision, l'auteur nous donne à voir l'organisation de la famille, mais surtout la vie des femmes. C'est assez intéressant, d'autant plus que c'est bien écrit, et je pense très fidèle à cette vision de la famille où la femme s'efface pour le bonheur de ses enfants et de son mari.  Ce n'est pas un livre à suspense, il n'y a pas d'intrigue à proprement parlé, c'est un moment d'une vie assez ordinaire mais qui finalement aura changé sa narratrice. Est-ce que sa vie reprendra son cours, est-ce qu'elle portera ces quelques mois en elle... nous ne le saurons pas, mais c'est ça aussi qui est beau dans l'écriture, elle laisse place à l'imagination.

Ce n'est donc pas un livre sur l'Iran, c'est un livre sur une femme, c'est un livre sur la communauté arménienne en Iran mais on ne voyage pas spécialement en Iran, donc de ce point de vue je suis un peu restée sur ma faim. Mais en relisant la quatrième de couverture le livre est vraiment présenté comme "le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes" donc pas comme une plongée dans l'univers des femmes iraniennes, il n'y avait donc aps de déception à avoir! 

lire sous la contrainte

(Challenge lire sous la contrainte chez Phildes: être - 2)


26 novembre 2017

Ketil Bjornstad, La société des jeunes pianistes

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Quatrième de couverture: La Société des Jeunes Pianistes, c’est le nom que s’est donné un groupe d’adolescents passionnés, à Oslo, à la fin des années 1960. À la fois amis et rivaux, ils ont en commun l’amour de la musique; pourtant, un seul remportera le concours du « Jeune Maestro ». Tous vont subir une terrible pression de leur entourage, mais surtout d’eux-mêmes. La Société des Jeunes Pianistes est un roman initiatique, grave et subtil, qui évoque le désir, la vie, la mort.

C'est Violette qui m'a donné envie de lire ce roman qu'elle a reçu dans une box littéraire, Exploratology pour ne pas la nommer. Du coup elle a eu la gentillesse de me le prêter, mais exploratology compte une abonnée de plus parce que je suis conquise, par les deux romans que j'ai lus et par le concept de manière générale. Peut-être que je vous montrerai la première box que j'ai reçue en novembre.

L'objectif d'Exploratology c'est de faire découvrir des auteurs peu connus, le pari est rempli avec cet auteur norvégien. Ketil Bjonstad est écrivain et également auteur compositeur, il sait donc de quoi il parle puisqu'il a lui-même passé ce concours dont il est question dans son roman. De jeunes musiciens préparent ce concours et décident de former un groupe afin de se soutenir. Si chacun s'entraîne de son côté, l'amitié née de cette passion commune va se consolider au fil des semaines, bien que rivaux finalement, cette rivalité n'entachera pas la complicité qui se crée entre certains protagonistes. Néanmoins, Anja restera plus ou moins en dehors de ce groupe tout au long du roman, ce qui accentuera son aura mystérieuse. Anja c'est la jeune fille dont est amoureux Aksel, le narrateur. On pressent quelque chose d'un peu glauque dans l'histoire de cette jeune fille. D'ailleurs le roman a un côté très noir, Aksel perd sa mère dès le début du roman dans des circonstances assez atroces quand on y pense. Ce groupe d'amis vit un peu en reclus, chacun s'adonnant à sa passion. Il n'y a guère que Rebecca Frost qui semble mener une vie normale. Ce roman est un peu intemporel, on sait qu'il se déroule à la fin des années soixantes, mais cela pourrait aussi bien être au début du XXE siècle comme à notre époque tant les considérations de ces jeunes sont en dehors de la vie. La vie pour eux c'est le piano. 

C'est une lecture exigente, il peut être assez difficile d'y entrer, mais passées quelques pages je n'ai plus eu envie de lâcher ce roman tant je voulais savoir ce qui allait arriver à ses personnages. Ma culture musicale est très éloignée de la musique classique mais j'ai vraiment eu envie de connaître et d'apprécier tous ces morceaux. Certes les noms des compositeurs ne me sont pas inconnus mais leurs oeuvres finalement si! Je lirai la suite avec beaucoup de curioisité parce qu'on sent quelque chose d'assez malsain au travers de ces pages qui ne s'est pour l'instant pas exprimé clairement donc je veux en savoir plus, lever des doutes et bien sûr savoir comment l'auteur a fait évoluer ses personnages dans leur vie de jeunes adultes puisqu'on els quitte à la majorité. Une belle découverte en somme, merci Violette

challenge petit bac

 

(SPORT/LOISIR: PIANISTES)

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19 novembre 2017

Karine Reysset, Je ne suis pas une fille facile

 

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Quatrième de couverture: "Justine a beau sortir, s'enivrer et embrasser le premier venu à pleine bouche, elle se retrouve toujours seule le lendemain ou au bout de quelques jours. il y a toujours quelque chose qui cloche. les garçons la trouvent ou trop folle ou trop sage, ou trop bourgeoise ou pas assez riche ou trop ceci et pas assez cela. souvent, il faut bien le dire, ils la trouvent un peu bizarre. chaque fois qu'elle se fait jeter comme une vieille chaussette, justine a mal un bon coup, elle a envie de mourir, et puis ça passe en quelques heures. mais ces derniers temps le chagrin dure. serait-ce lié au départ d'audrey ? la grande soeur de justine quitte la maison, s'installe avec son fiancé. justine est bouleversée. alors elle se console à sa manière, elle sort de plus belle, elle va et butine à gauche à droite, comme une fille facile, une fille facile plus compliquée qu'il n'y paraît."

 Bon, bon, que dire? Honnêtement je ne suis pas du tout emballée par ce roman jeunesse, je sais que je ne suis pas la cible mais j'apprécie la littérature jeunesse et ado. Là je n'ai pas trouvé grand intérêt. Certes on découvre une tranche de vie, un personnage, celui de Justine, mal dans sa peau qui sort avec plein de garçons, à qui l'on colle l'étiquette de fille facile mais qui pourtant "ne saute jamais le pas". En opposition, sa soeur Audrey c'est Mère Thérésa, même pas 20 ans, déjà très mature, prête à vivre en couple avec son copain depuis toujours. L'attitude de Justine cache un mal-être évident, et tout ça est peut-être pour l'adulte que je suis, trop évident, sans profondeur. Peut-être que ce roman touchera plus une adolescente dans la même situation. Mais ce que je regrette c'est qu'il n'y a pas vraiment de fin, pas de solution au mal-être de Justine, et c'est dommage de ne pas apporter une once de positivisme à l'adolescente mal dans sa peau qui lira ce court roman. Ce n'est pas mal écrit, au contraire, mais ce n'est, à mon sens, pas abouti.

objectif pal

 

(19/25 dans ma PAL depuis novembre 2016

Objectif Pal de novembre chez Antigone -2-)

lire sous la contrainte

(Challenge lire sous la contrainte chez Phildes: être - 1)

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16 novembre 2017

Robert Goddard, Par un matin d'automne

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Quatrième de couverture: "Fin des années 1990. Leonora Galloway part en France avec sa fille afin de se rendre à Thiepval, près d'Amiens, au mémorial qui honore les soldats - dont de nombreux Britanniques, comme son père - tombés durant la bataille de la Somme, lors de la Grande Guerre. Le 30 avril 1916 est la date officielle de son décès. Or Leonora est née près d'un an plus tard. Ce qui pourrait n’être qu’un banal adultère cache en fait une étrange histoire, des secrets de famille, sur lesquels plane l'ombre d'un meurtre jamais résolu et où chaque mystère en dissimule un autre… Dans ce livre envoûtant, Robert Goddard allie l'atmosphère des plus grands romans anglais à un sens du suspense et de la reconstitution historique remarquables."

 Quand j'ai croisé ce roman sur un blog (je ne sais plus lequel alors si c'est le tien n'hésite pas à me le dire ;) ) j'ai tout de suite su qu'il me plairait. Et comme je me connais plutôt bien, je ne m'étais pas trompée! J'ai adoré ce récit, et même si j'utilise peu souvent ce terme c'est un coup de coeur. Sachez que ce livre est classé dans les romans policiers en bibliothèque, je désespérais chaque fois de le voir disponible mais de ne pas le trouver... Honnêtement je ne sais pas vraiment ce qu'il fait la-bas, parce qu'un policier il y'en a bien un mais c'est un retraité rappelé au travail pour remplacer les jeunes hommes envoyés au front, et clairement il ne tient pas un rôle clé dans l'histoire, qui est loin d'être une intrigue policière. Il y a certes un meurtre, autour duquel plane beaucoup d'interrogations et de non-dits mais ce n'est pas en soi le sujet du roman. Le sujet du roman c'est la famille et ses secrets. Et vous savez que j'aime bien ça!! Alors quand en plus ça se passe en Cornouailles, au début du 20è siècle dans une grande demeure à la campagne, tous les ingrédients sont réunis!! 

Les récits sont enchassés les uns dans les autres, Léonora raconte son histoire à sa fille, qu'elle a elle-même reçu d'un "ami" de ses parents. Les personnages sont attachants ou détestables, Robert Goddard nous emmène, loin, dans cette campagne anglaise, dans les plaines des Flandres en hiver. Il sonde l'âme de ses personnages, le mystère est non résolu pendant de nombreuses pages, et de nombreuses années, mais peu à peu les éléments s'imbriquent et on devine une vérité qu'on n'ose imaginer. La frontière entre le bien et le mal est ténue, seule peut-être Olivia restera toute sa vie du mauvais côté, elle mourra d'ailleurs seule, comme une vieille sorcière qu'elle est! Ce que Robert Goddard nous apprend c'est qu'il ne faut peut-être pas juger trop rapidement, que chacun peut avoir ses raisons et que selon le point de vue d'où l'on se place, elles sont défendables. Ce qu'il dénonce également c'est la première guerre mondiale, pour qui la vie humaine n'avait que très peu de valeur. Je crois que j'ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Le charme de l'écriture anglaise, un brin désuète mais très poétique pour qui l'apprécie fonctionne presque à coup sûr avec moi.

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10 novembre 2017

Antoine Dole, Je reviens de mourir

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Quatrième de couverture: "Marion aime Nicolas à ce point : jusqu'aux coups, jusqu'aux " clients " qu'il la force à voir. Elle s'emploie à le contenter, il s'emploie à l'anéantir.Autre histoire, autre " conte défait ", Ève dévore les hommes, usant du sexe pour tuer l'amour dans l'œuf... jusqu'au jour où David tente de gagner sa confiance. Du destin de l'une dépendra la survie de l'autre."

Antoine Dole écrit de façon percutante mais cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable. Certes le thème de ce livre est important puisqu'il y raconte le calvaire d'une jeune femme battue par son compagnon qui est également son mac, puisque rapidement il va profiter du fait qu'elle est jolie, qu'il travaille dans une boîte de nuit pour lui présenter des clients. Marion se prostitue par amour, de la même façon qu'elle supporte les coups. Eve quant à elle enchaîne les coups d'un soir, jusqu'à ce qu'elle rencontre peut-être celui qui la fera changer.

L'écriture est crue et sans concession, comme son sujet. Les points de vue sont alternés, et permettent une lecture très rapide mais finalement le dénouement est sans grande surprise. Cette elcture m'a laissé un goût d'inachevé, je me suis dit à la fin "et après?"

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(Mort: MOURIR)

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07 novembre 2017

Molly Prentiss, New-York, esquisses nocturnes

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Quatrième de couverture:

"Au début des années 80, le downtown de New York est le centre de l’univers, un terrain de jeu revêche, encore hermétique à la menace de l’embourgeoisement. Artistes et écrivains s’y mêlent dans des squats  insalubres où leurs rêves de reconnaissance prennent des formes multiples. Parmi eux, Raul Engales, un peintre argentin en exil, fuyant son passé et la « guerre sale » qui a enflammé son pays. S’affamant pour payer son matériel, il peint le jour d’immenses toiles mettant en scène les spectres qu’il croise la nuit. Un soir, il attire l’attention de James Bennett, critique d’art en vogue du New York Times, proche de Basquiat, Warhol et Keith Haring. Tandis que l’ascension fulgurante de l’un entraîne l’autre sous les projecteurs, une double tragédie les frappe. Dans ce chaos, Lucy, l’amante enjouée de Raul, échappée d’une obscure banlieue de l’Idaho, tente de les extraire de leur détresse. Entre peintre, critique et muse se dessine alors un triptyque amoureux étourdissant."

Forcément cette lecture ne peut qu'être mise en parallèle avec City on fire que j'ai lu cet été, même cadre, même époque, en partie les mêmes sujets. Et je reconnais qu'au début j'ai été un peu déçue, avec un sentiment de pâle copie, mais très vite cette impression s'est estompées, je me suis accrochée aux personnages et j'avais vraiment envie de savoir ce qui allait leur arriver. Molly Prentiss raconte l'ascension d'un peintre désargenté qui a fui son pays. C'est également un clin d'oeil à ma lecture de Mazarine Pingeot puisque Raul est argentin. Il a laissé derrière lui une soeur. Dans le New York des années 80 où les artistes ne sont pas ce qui manque, Raul avec l'appui d'une riche propriétaire de galerie attirera l'attention d'un critique d'art, James Bennett. Redoutable dans ses critiques, il nous apparaît un peu comme un loser dans sa vie de couple, plus collectionneur d'art que critique d'ailleurs, il dilapide l'argent de ménage pour acheter des toiles. 

C'est la seconde moitié du roman que j'ai particulière appréciée après ce que la quatrième de couverture appelle la tragédie, mais je ne vous en révèle rien. On quitte un peu le domaine de l'art pour sintéresser à la famille, à la difficulté de vivre dans le New York des années 80 quand on débarque de nulle-part mais aussi au côté aléatoire du succès dans le milieu artistique. Pour donner du rythme au récit, la narration se fait du point de vue de Raul, de James et de Lucy.

On sent que Molly Prentiss est une fervente amatrice de peinture et elle la rend accessible à ceux qui le sont moins. Ainsi si j'ai reconnu certains artistes, elle m'a donné envie d'en découvrir d'autres et pour terminer j'ajouterai que la place qu'elle donne à la ville est tout aussi importante que dans City on fire et qu'on s'y croirait presque, en tout cas j'ai toujours autant envie d'y retourner!!

 

 

 

challenge petit bac

(Objet: ESQUISSES)

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03 novembre 2017

Julien Blanc-Gras, Briser la glace

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Quatrième de couverture:

"Une immersion polaire tout en finesse par un écrivain-voyageur au ton unique.
Ni aventurier, ni ethnologue, ni sportif, ce « Touriste » faussement candide relate un périple au Groenland où l’on croise des chasseurs de baleine et des aurores boréales, des pêcheurs énervés et des dealers fanfarons, des doux rêveurs et surtout des icebergs. Beaucoup d’icebergs."

J'ai un avis assez nuancé sur ce livre, pour autant j'ai quand même apprécié cette lecture. J'ai apprécié parce que ce n'est pas souvent qu'on nous ammène au Groenland, le Groenland pour moi c'est cet énorme pays recouvert de glace et qui était autrefois une colonie danoise, et c'est à peu près tout!! J'ai donc appris des choses intéressantes sur le pays, sur ses habitants, sur ses relations avec le Danemark, sur la vie rude mais simple qu'on y mène. En cela c'est une belle découverte. Des paysages époustouflants, des villes préservés, des gens chaleureux mais pas que... Si le Groenland a un côté très "dans son jus" il n'en est pas moins un pays modernisé, on est loin du cliché des eskimos qui vivent dans leur igloo, et c'est tant mieux! Même si on se prend ce mode de vie en pleine face quand l'auteur nous explique que l'interdiction de chasser le phoque a été très problématique puisqu'il est l'une des principales source de revenus pour certaines familles qui se nourrissent de sa chair et commercent avec sa peau et que les phoques sont de plus en plus envahissants dans certains endroits.

L'auteur a un humour un peu pince-sans-rire qui me plait bien et est adepte de la dérision, par contre je lui ai parfois trouvé un petit côté donneur de leçon qui étale sa culture et c'est pour ça que je nuance un peu mon avis, il est parfois un brin antipathique. Ca n'en reste pas moins une belle découverte, qui donne envie d'en savoir plus sur le Groenland et ses habitants.

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01 novembre 2017

Joanne Harris, Les cinq quartiers de l'orange

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Quatrième de couverture:

"Lorsque Framboise Simon revient dans le village de son enfance sur les rives de la Loire, personne ne reconnaît la fille de la scandaleuse Mirabelle Dartigen, tenue pour responsable de l'exécution de onze villageois pendant l'occupation allemande, cinquante ans auparavant. Framboise ouvre une auberge qui, grâce aux délicieuses recettes de sa mère, retient l'attention des critiques, mais suscite les jalousies de sa famille. Le carnet de recettes de Mirabelle recèle des secrets qui donneront à Framboise la clé de ces années sombres. Peu à peu, elle découvrira la véritable personnalité de sa mère, parfois si tendre, maternelle et sensuelle, subitement cruelle et tourmentée. En temps de guerre, les jeux d'enfants et les histoires d'amour ne sont pas toujours innocents. Leurs conséquences peuvent même être tragiques."

 Ce fût un véritable plaisir de me plonger dans ce roman de Joanne Harris. Bien sûr j'avais à l'esprit Chocolat et le Rocher de Montmartre, l'auteur a une écriture très gourmande, associé au charme de villages d'antan c'est un vrai plaisir, un peu comme un plaid tout chaud un matin d'automne! Quand en plus le récit s'ancre dans un contexte historique bien marqué, ici l'occupation allemand pendant le seconde guerre mondiale, et que les secrets de famille sont au coeur de l'histoire, je ne boude pas mon plaisir! 

La narratrice est Framboise Simon, elle fait des allers-retours dans le passé pour mieux comprendre son présent, un classique mais bien écrit et qui tient en haleine. Framboise a été élevée par une mère veuve et un peu revêche. Elle a manqué de l'affection de sa mère dans son enfance et s'est réfugié dans ses longues promenades à travers la campagne, ses parties de pêche avec son frère et sa soeur. Les trois enfants se lieront d'amitié avec un officier allemand. Une amitié bien peu commune en cette période qui entraînera des rebondissements inattendus.

A présent grand-mère et veuve, Framboise est revenue dans la maison de son enfance, a ouvert un petit restaurant et mène une vie paisible. Les habitants de ce village de la Loire ne savent pas qu'enfant, elle vivait déjà là et qu'elle est la fille de Mirabelle Dartigen. La menace de révéler sa véritable identité l'amènera à découvrir les secrets de sa mère. 

J'ai bien sûr préféré la narration du passé, cette enfance un peu à part de la jeune fille. La mère m'a beaucoup fait penser à une autre mère acariâtre, Folcoche. L'amitié entre Framboise et Paul est particulièrement touchante. Framboise l'intrépide, un brin garçon-manqué et ce jeune issu d'une famille modeste, très timide. La mère est antipathique à souhait, les allemands également, sauf Tomas Leibniz, le fameux... Et bien sûr, Joanne Harris fait la part-belle à la nourriture, comme d'habitude elle sait mettre 'leau à la bouche. J'ai donc beaucoup apprécié cette lecture, au charme désuet d'une époque révolue.

lire sous la contrainte

(Challenge lire sous la contrainte chez Phildes: apostrophe - 2)

objectif pal

(18/25 dans ma PAL depuis septembre 2016

Objectif Pal de novembre chez Antigone -1-)

challenge petit bac

(Couleur:ORANGE)