29 septembre 2016

James Salter, Un bonheur parfait

un bonheur parfait

Quatrième de couverture:

"Viri pose les yeux sur sa femme, Nedra. Une mèche de cheveux lui balaie délicatement la nuque, elle s’affaire en cuisine dans sa jolie robe rouge. Leurs deux adorables petites filles dînent devant le feu de cheminée. Sont-ils réellement heureux ? Ils forment un couple envié de tous, elle si belle, lui si élégant. Leur bonheur semble parfait… Mais la perfection est-elle vraiment de ce monde ?"

Je termine le mois américain avec une lecture mi-figue mi-raisin. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette lecture. Les chapitres sont un peu décousus, de nouveaux personnages apparaissent sans qu'on sache qui ils sont... James Salter dresse le portrait d'un couple qui selon toute vraisemblance est très heureux, et correspond à l'image que l'on se fait de la famille américaine parfaite. Elle est jolie, il est séducteur, ils ont une belle maison, un chien et deux jolies petites filles. Sauf qu'ils sont l'un et l'autre infidèles, semblent mener plusieurs vies. Des personnages apparaissent au grè des pages et des diners ou de courts séjours au grand air. Je ne me suis pas attachée aux personnages qui m'ont parus très superficiels et vaniteux. Je ne sais pas exactement à quelle époque est sensée se dérouler l'histoire mais je l'ai trouvée un peu hors du temps, cela aurait aussi bien pu être les années cinquante, les années quatre-vingts ou plus récemment. Même si l'atmosphère et l'aura qui émane des lieux, des personnages, et des conversations me fait deavantage pencher pour les années quatre-vingts. J'ai apprécié cette ambiance un peu feutrée de moquette, de cigarette et de glaçons qui tintent dans les verres, et c'est malhreusement la seule chose qui m'ai plue dans ce roman!

Ah et coïncidence l'un des personnages se prénomme comme l'un des personnages de Joyce Carol Oates dans Hudson River! D'ailleurs ces deux lectures m'ont laissé la même impression d'inachevé.

mois américain

 

chez Titine

objectif pal

 

(28/31)

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26 septembre 2016

Joyce Carol Oates, Hudson River

hudson river

Quatrième de couverture:

"A Salthill-on-Hudson, on cultive les orchidées et on roule en voiture de luxe. On est beau, on est riche et on vit comme suspendu hors du temps. Mais quand Adam Berendt, le sculpteur aimé de la commune, trouve la mort dans un accident de bateau, c'est tout ce petit monde idyllique qui est précipité dans le chaos. La disparition de cet homme charismatique délie les langues et déchaîne les passions. Une même question obsédante taraude la ville entière : qui était vraiment Adam Berendt ? Dès lors, un manège de personnages et de destins se met à tourner à folle allure, entraînant le lecteur au coeur des pensées les plus intimes des protagonistes. Bâti comme une enquête à plusieurs voix, ce roman, sous prétexte de reconstruire l'histoire d'un homme insaisissable, révèle les désirs et les fantasmes d'individus rongés par le désoeuvrement.Avec Hudson River, Joyce Carol Oates réussit une farce sociale brillamment composée, une comédie noire doublée d'une ronde sociale vertigineuse, une variation magistrale sur le thème de l'apparence et de la vérité."

J'ai laissé traîner l'écriture de ce billet parce que je ne sais pas vraiment quoi vous dire sur ce roman. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais je ne peux pas totalement dire que je l'ai apprécié non plus. En fait, j'ai aimé certains aspects, mais j'ai du mal à avoir une vision globale du roman, et j'ai l'impression (mais peut-être ai-je tort) que c'est aussi la volonté de l'auteur. Je pensais que le récit tournait autour de la mort d'Adam Berendt, que ce serait un genre d'enquête autour de sa mort mystérieuse mais en fait pas du tout, sa mort n'est d'ailleurs pas mystérieuse, seul le personnage et son passé l'est. La mort d'Adam est plutôt le prétexte pour nous parler des gens qui l'ont connu, Marina la libraire, Camille et Lionel, Roger Cavanagh, Abigail, Augusta... Tous semblent perdus dans une vie qui ne leur ressemble pas, engoncé dans le qu'en dira-t-on de banlieue bourgeoise américaine. Chacun sera changé par la mort de leur ami et prendra des décisions irréversibles. Chacun s'interrogera sur qui était le véritable Adam Berendt et le lecteur peut mettre bout à bout les informations des uns et des autres, sans pour autant pouvoir mieux répondre à la question. J'ai vécu ce roman comme un puzzle où les pièces ne s'emboîtent pas pour former un tout. Bien sûr j'ai aimé cette critique acerbe de la bourgeoisie de banlieue, cette remise en question, un peu comme si le roman était une crise de la quarantaine à lui tout seul mais j'aurai aimé un peu plus de liant. Aussi ce n'était sans doute pas très malin de ma part d'enchaîner Oates après Kasischke...

mois américain

 

chez Titine

pavé

(Chez Brize , 665 pages)

objectif pal

 

(27/31)

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21 septembre 2016

The Americans

the americans

Aujourd'hui j'ai choisi de vous parler d'une série. Pourquoi celle-ci et pas les autres? Parce que je viens de terminer la saison 1, que j'ai beaucoup aimé, et qu'elle colle parfaitement au thème du mois!

Elizabeth et Philip Jennings forment LE couple idéal, deux enfants, une jolie maison dans un quartier résidentiel de Washington, agents de voyage et pour ne rien leur enlever... tout aussi séduisant l'un que l'autre. Sauf que... nous sommes dans les années 80, en pleine guerre froide et qu'ils sont espions pour le KGB. 

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de la série, les années 80 mais aussi ce climat de suspicion et rivalité entre les Etats-Unis et la Russie. Le gouvernement américain n'apparaît aps comme le gentil contre les méchants russes, a contraire, la série montre la complexité de la période à travers les différentes missions qu'elles soient russes ou américaines. Les intrigues sont intéressantes et vraisemblables. Les acteurs jouent bien leurs rôles. Ils sont attachants. Le fait qu'ils soient un "faux couple" mais à la tête d'une "vraie famille" ajoute à la complexité de leurs relations.

Je ne connaissais pas du tout Keri Russell, l'actrice qui incarne Elizabeth mais je l'aime beaucoup, et ma cause était toute acquise à Matthew Rhys que j'ai adoré dans la série Brothers and Sisters

mois américain

chez Titine

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15 septembre 2016

Jennifer Brown, Hate List

hate list

Quatrième de couverture:

"C'est moi qui ai eu l'idée de la liste. Je n'ai jamais voulu que quelqu'un meure. Est-ce qu'un jour on me pardonnera ?"

C'est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu'ils ont écrite pour s'amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l'établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s'est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu'au matin où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée."

En achetant ce livre je me suis un peu mélangée avec le titre La liste qui lui aussi se passe dans un lycée mais dont le sujet diffère un peu. Bon c'est sans mal, ce titre-là me tentait aussi, c'est un sujet intéressant de manière général, d'autant plus quand on est enseignant et qu'on aborde le sujet des armes à feu aux Etats-Unis. Certes c'est une fiction mais pourquoi pas en étudier un extrait en classe (on me dit dans l'oreillette que les cours au lycée c'est terminé, youhou!

C'est donc avec quelques attentes que j'ai entamé ma lecture, j'ai beaucoup apprécié les différents points de vue narratifs, tantôt celui de Valérie, tantôt des extraits de journaux sur le drame, des témoignages ou un narrateur omniscient sur les autres "acteurs" de la tragédie. Ce livre soulève quelques questions, celle de la responsabilité d'abord, des coupables, des victimes qui n'en étaient pas à priori, des personnels enseignants, du système éducatif aussi. 

Pourtant, l'histoire est malheureusement assez banal, le personnage de Valérie agaçant, et les réactions des autres élèves m'ont parues assez erronées. J'ai eu une impression de faux, de trop beau et trop lisse tout au long de ma lecture. Le seul personnage ayant eu grâce à mes yeux est sans doute le psy. Lecture assez mitigée en somme.

 

mois américain

chez Titine

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11 septembre 2016

Laura Kasischke, La vie devant ses yeux

La-Vie-devant-ses-yeux

Quatrième de couverture:

"Diana vient d'atteindre la quarantaine.
Elle a apparemment tout pour être heureuse : un mari professeur de philosophie, une jolie petite fille et une belle maison. Elle est cette mère de famille américaine typique qui accompagne les sorties scolaires de sa fille, qui cuisine admirablement et enseigne le dessin à mi-temps. Pourtant le passé - et l'événement traumatisant qui en est au coeur - ne cesse de la hanter, par bouffées, et ces flashes sont autant de ruptures dans la narration du présent de Diana.
Par un effet d'éclatement chronologique, Laura Kasischke crée ainsi une sorte de science-fiction " domestique ", et nous livre une critique cruelle de l'Amérique petite-bourgeoise."

Comme à chaque fois que j'ouvre un roman de Kasischke, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, c'est toujours un peu flou au début et il me faut un petit temps d'adaptation à sa manière d'écrire, et ensuite je suis happée, je veux savoir et je le lâche à peine. La vie devant ses yeux n'a pas dérogé à cette règle, si ce n'est que j'ai été frustrée tout au long de ma lecture à cause d'un spolier dans le résumé qui se trouve à la première page, ne le lisez pas, ça en révèle beaucoup trop!!! Ca révèle le twist final presque dans son intégralité et ça c'est clairement nul!!

Il n'empêche que l'auteur est douée pour décrire une époque, un milieu et l'errance des gens qui ne se reconnaissent plus dans ce qu'ils sont devenus. Qui aurait cru qu'un jour, l'adolescente frivole et superficielle soit devenu cette épouse et mère de famille parfaite? Diana s'interroge, perd pied... La narration qui alterne entre passé et présent donne un rythme soutenu au récit qui permet de ne pas s'ennuyer parce qu'il y a très peu d'action, il s'agit presque uniquement du cheminement de pensée de Diana. 

J'ai enchaîné avec un Joyce Carol Oates, deux auteurs donc que l'on compare très souvent, si je ne devais n'en retenir qu'une ce serait Kasischke, beaucoup ne seront pas d'accord mais je vous dirai pourquoi dans mon prochain billet :)

mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

objectif pal

(26/31)

 

 

04 septembre 2016

Sean Stewart, Jordan Weisman & Cathy Brigg, Cathy's book, Cathy's key, Cathy's ring

cathy's book

Quatrième de couverture:  

« Ça ne va pas fort dans la vie de Cathy depuis quelques temps : son père est décédé brutalement, la laissant, seule avec sa mère, et dans un profond désarroi. Ses résultats au lycée s’en ressentent, elle a complètement décroché, au grand dam de sa meilleure amie Emma, qui ne cesse de l’encourager, en vain. Et puis elle vient de se faire plaquer par son petit ami Victor, un Chinois d’une vingtaine d’années auréolé d’un certain mystère ; elle décide de raconter leur brève idylle dans son journal intime. Cette rupture ne serait pas la fin du monde, si elle n’avait retrouvé, au lendemain de sa dernière soirée avec Victor, une trace de piqûre au creux de son coude… Victor a-t-il quelque chose à voir avec ça ? »

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Cathy's ring

L'été dernier j'avais acheté d'occasion les tome 2 et 3 de cette trilogie coécrite par deux auteurs américains et illustrée par Cathy Brigg sous forme de journal intime, la jeune Cathy 18 ans vit des aventures rebondissantes à cause de son ex petit ami. J'avais pourtant émis de gros doutes à ma lecture en VO du premier tome, trop irréaliste ... J'avais tout de même envie de tester la version française en broché avec laquelle sont fournis dessins, lettres et autres objets venant ajouter foi au témoignage de Cathy. Plus tentée donc par le concept que par l'histoire en elle-même ... Oui j'ai cédé au marketting... Finalement j'ai apprécié ma relecture du premier tome, partant du principe que c'est une lecture jeunesse fantastique, et non pas un journal intime. Les personnages sont sympathiques, ma préférence allant à Emma, la meilleure amie de Cathy, les dessins sont assez drôles, le ton de ces trois romans aussi de manière général, c'est assez vif, parfois piquant. Bon l'intrigue est ce qu'elle est, intéressante, sans être révolutionnaire, un peu tiré par les cheveux. J'ai une préférence pour le second tome Cathy's key que j'ai trouvé le plus abouti. Le suspense est mieux distillé et ça verse moins dans le sentimentaslisme que dans le dernier tome Cathy's ring, dans lequel la fin est un peu bateau.

Je me rends bien compte que ce n'est pas mon billet qui va vous donner envie de le lire mais je pense que ça peut plaire à des ados, surtout le format mais il ne faut pas les lire pour l'histoire.

trilogie

(challenge trilogie de l'été chez Phildes)

challenge petit bac

(Une seule lettre: S)

mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

objectif pal

(24 & 25 /31)

 

01 septembre 2016

C'est la rentrée!!

Mais pour qu'elle soit plus douce c'est aussi le retour du Mois Américain chez Titine!

mois américain

Pour l'instant je me suis laissée tentée par la lecture commune du 9 septembre autour de Laura Kasischke, je vous parlerai de romans jeunesses, et peut-être aussi d'un auteur de la beat generation à la fin du mois (si l'auteur auquel je pense fait bien parti de la beat generation!!) Sinon je ne m'impose rien, ce sera selon mes envies, les livres d'auteurs américains ce n'est pas ce qui manque dans ma PAL!

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