hudson river

Quatrième de couverture:

"A Salthill-on-Hudson, on cultive les orchidées et on roule en voiture de luxe. On est beau, on est riche et on vit comme suspendu hors du temps. Mais quand Adam Berendt, le sculpteur aimé de la commune, trouve la mort dans un accident de bateau, c'est tout ce petit monde idyllique qui est précipité dans le chaos. La disparition de cet homme charismatique délie les langues et déchaîne les passions. Une même question obsédante taraude la ville entière : qui était vraiment Adam Berendt ? Dès lors, un manège de personnages et de destins se met à tourner à folle allure, entraînant le lecteur au coeur des pensées les plus intimes des protagonistes. Bâti comme une enquête à plusieurs voix, ce roman, sous prétexte de reconstruire l'histoire d'un homme insaisissable, révèle les désirs et les fantasmes d'individus rongés par le désoeuvrement.Avec Hudson River, Joyce Carol Oates réussit une farce sociale brillamment composée, une comédie noire doublée d'une ronde sociale vertigineuse, une variation magistrale sur le thème de l'apparence et de la vérité."

J'ai laissé traîner l'écriture de ce billet parce que je ne sais pas vraiment quoi vous dire sur ce roman. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais je ne peux pas totalement dire que je l'ai apprécié non plus. En fait, j'ai aimé certains aspects, mais j'ai du mal à avoir une vision globale du roman, et j'ai l'impression (mais peut-être ai-je tort) que c'est aussi la volonté de l'auteur. Je pensais que le récit tournait autour de la mort d'Adam Berendt, que ce serait un genre d'enquête autour de sa mort mystérieuse mais en fait pas du tout, sa mort n'est d'ailleurs pas mystérieuse, seul le personnage et son passé l'est. La mort d'Adam est plutôt le prétexte pour nous parler des gens qui l'ont connu, Marina la libraire, Camille et Lionel, Roger Cavanagh, Abigail, Augusta... Tous semblent perdus dans une vie qui ne leur ressemble pas, engoncé dans le qu'en dira-t-on de banlieue bourgeoise américaine. Chacun sera changé par la mort de leur ami et prendra des décisions irréversibles. Chacun s'interrogera sur qui était le véritable Adam Berendt et le lecteur peut mettre bout à bout les informations des uns et des autres, sans pour autant pouvoir mieux répondre à la question. J'ai vécu ce roman comme un puzzle où les pièces ne s'emboîtent pas pour former un tout. Bien sûr j'ai aimé cette critique acerbe de la bourgeoisie de banlieue, cette remise en question, un peu comme si le roman était une crise de la quarantaine à lui tout seul mais j'aurai aimé un peu plus de liant. Aussi ce n'était sans doute pas très malin de ma part d'enchaîner Oates après Kasischke...

mois américain

 

chez Titine

pavé

(Chez Brize , 665 pages)

objectif pal

 

(27/31)