29 juillet 2016

Marie Darrieussecq, Il faut beaucoup aimer les hommes

il faut bcp aimer les hommes

Quatrième de couverture:

«Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. L'homme est noir, la femme est blanche. Et alors?»

Je n'avais pas prévu de faire de pause de blog pendant ces vacances mais la pause s'est imposée d'elle-même, j'ai été très occupée ces trois premières semaines, j'ai fait quelques lectures mais pas tant que ça. J'ai même loupé la date anniversaire du blog... 7ans déjà, ça passe si vite!

J'ai terminé l'année scolaire avec ce roman de Marie Darrieissecq, la quatrième de couverture en disait assez pour me donner envie de le lire et en même temps pas suffisamment pour savoir à quoi m'attendre. On peut difficilement faire plus court, mais c'est très représentatif du style d el'auteur dans ce roman! Au début j'ai eu du mal, puis c'est ce que j'ai préféré. L'histoire en elle-même ne m'a pas plus. Cette actrice française un peu ratée expatriée aux States qui tombent amoureuse d'un acteur noir en vogue. Cette relation m'est apparue à sens unique tout au long du récit, cet homme m'a été très antipatique, et l'actrice aussi. J'ai eu l'impression que cet amour était uniquement basé sur la couleur de peau et le statut de cet homme et ça m'a profondément agacée qu'une femme se rabaisse autant pour un homme. La seule chose que j'ai apprécié c'est le style incisif de l'auteur, du coup j'étais assez contente de passer à autre chose.

challenge petit bac

 (phrase)

 

objectif pal

(21/31)

 


09 juillet 2016

Shilpi Somaya Gowda, La fille secrète

la fille secrète

Quatrième de couverture: 

" Lorsque Kavita, pauvre paysanne indienne, enfante pour la deuxième fois une fille, c’est une catastrophe pour son mari et sa famille. Et, la mort dans l’âme, la jeune mère se résout à confier son nourrisson à un orphelinat. De l’autre côté de la terre, aux États-Unis, Somer et Krishnan, médecins tous les deux, elle américaine, lui indien, ne peuvent pas avoir d’enfant. Ils recueillent la fille de Kavita, la nomment Asha, lui offrent amour, éducation et avenir. Un jour, celle-ci, devenue grande, veut connaître ses origines. Sa quête ne sera pas facile et mettra en péril l’équilibre précaire de sa famille."

C'est un ami qui l'a prêté ce livre il y a plusieurs mois déjà mais je n'avaois pas tellement envie de le lire, à cause d'un gros à priori négatif lié au titre. Oui c'est nul mais c'est comme ça! Je me suis finalement décidée en cette fin d'année scolaire, je voulais du léger, du pas prise de tête! Et bien j'avais tout faux, pas que ce soit prise de tête mais sur le fait que ce soit léger, non au contraire, c'est une histoire sérieuse, intéressante, émouvante même et finalement très bien écrite et agréable à lire, comme quoi les à priori...

La narration est double dans ce roman, deux points de vue omniscients mais l'un se focalisant sur Kavita, indienne, mère biologique d'Asha, et l'autre sur Asha et sa famille adoptive, américaine, dont le père Krishnan est indien. Cette double narration nous permet de voir les destins croisés de ces deux familles, et leur évolution parallèle.

Plus qu'une histoire d'adoption et de quête d'identité, ce roman est un roman sur l'Inde et sur la perception qu'ont les occidentaux de l'Inde. A la fois ses côtés négatifs, et ses côtés positifs, empreints d'une certaine nostalgie, d'un goût pour l'authentique et le dépaysement. A travers Krishnan, puis Asha, l'auteur essaie de montrer la difficulté d'appartenir à deux cultures différentes, de les concilier, voire même de les réconcilier. Elle montre la difficulté pour les occidentaux à s'intégrer voire même comprendre un mode de vie tellement différent, à travers Somer, l'auteur nous montre d'abord l'idée qu'une culture est "supérieure" à l'autre, le rejet et l'étrangeté, mais, au fil des pages, et des semaines passées en Inde, ces frontières sont gommées, une culture n'est plus meilleure que l'autre, elles sont justes différenters et peuvent finalement cohabiter...

Il n'est ici pas question des castes, mais on sent bien la grande différence du niveau de vie entre paysans, ouvriers qui peuplent les bidonvilles et ce que j'appellerai la bourgeoisie dont fait partie la famille adoptive d'Asha. Le récit est peuplé d'odeurs, de couleurs, d'épices et d'un parfum de sel mais il ne nous épargne pas la crasse, l'injustice et l'arbitraire. C'est aussi l'occasion de rappeler la statut des femmes et des filles dans une culture très patriarcale.

A lire donc pour voyager, s'indigner et tout simplement ressentir.

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06 juillet 2016

Marie Desplechin, La belle Adèle

la belle adèle

Quatrième de couverture:

"Adèle en a assez. Pourquoi devrait-elle se donner du mal pour se maquiller et s'habiller, comme les filles de sa classe? Est-ce le plus sûr moyen de ne pas se faire remarquer? D'être normale ? Et Frédéric... Il est gentil, il est même tragiquement gentil. N'est- ce pas le pire des défauts pour un garçon ? Adèle et Frédéric doivent trouver d'urgence une stratégie de survie. Ils ont alors une idée lumineuse..."

Lecture agréable pour ce court roman jeunesse de Marie Desplechin. Je l'ai trouvé plein de bon sens sur l'intégration des ados en milieu hostile (comprenez le collège/lycée). Les personnages sont très sympa, sauf peut-être la tente un peu trop stéréotypée. L'intrigue en soi n'est pas très réaliste, j'aurai préféré que l'auteur s'étende un peu plus sur le problème de la fin mais le sujet du roman aurait été tout autre, sans doute plus sérieux et difficile à aborder. Ca reste néanmoins un roman intéressant, à mettre entre les mains de tous les jeunes ados, notamment ceux qui ont du mal à s'accepter, ou qui se sentent un peu rejetés, leur montrer qu'en conservant sa personnalité, on peut toutefois finir par se faire accepter.

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03 juillet 2016

Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du Roi Soleil, La promesse d'Hortense (Tome 4)

colombesT4

Quatrième de couverture:

"Hortense a fait une promesse à son amie Isabeau : rester avec elle à Saint-Cyr jusqu'à leurs vingt ans... Mais Simon, l'homme qu'elle aime, ne supporte plus de vivre loin d'elle. Hortense accepte de s'enfuir avec lui. Même si elle sait qu'elle risque de provoquer le courroux du Roi..."

Décidément, de Saint-Cyr on ne connaît pas grand-chose puisqu'à part dans le premier tome qui pose un peu le décor des Colombes du Roi Soleil, les pensionnaires dont on suit le destin quittent l'école, souvenez-vous, Louise a rejoint la Reine d'Angleterre exilée en France, Charlotte a voulu fait son entrée à la cours, et cette fois, c'est Hortense, pourtant la plus sage et la plus pieuse qui décide de s'enfuir avec Simon, son amoureux, frère de Charlotte, ancien Huguenot converti de force au catholicisme. Hortense ne tient donc pas la promesse faite à son amie Isabeau, mais peut-être arrivera-t-elle à tenir la promesse faite à Simon et sa famille ...

J'ai apprécié cette lecture, le personnage d'Hortense est assez sympathique et très tenace. Celle qui apparaissait comme fragile est plutôt forte et déterminée. Il y a du suspense, un soupçon de roman et un bel ancrage historique. En effet on en apprend un peu plus sur le sort réservé aux protestants. J'ai ainsi appris que la Suisse était majoritairement protestante, contrairement à la France, et que, même si je le savais en partie, les protestants calvinistes étaient très austères, jusqu'à faire porter de grandes capes noires aux femmes et à leur couvrir une partie du visage. La famille Lestrange amène à s'interroger sur la religion, ses préceptes et traditions. Je trouve ça intéressant pour ouvrir une discussionn sur le sujet avec un enfant, je persiste à croire que cette série est vraiment très riche et intéressante pour les enfants d'une dizaine d'années mais qu'il faut les lire/en discuter avec eux pour qu'ils comprennent véritablement la portée des enjeux de l'époque. Il va maintenant falloir que je me procure les tomes suivants.

objectif pal

(20/31)