manderley for ever

Quatrième de couverture:

« J’ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley. » C’est par cette phrase que commence Rebecca, le roman de Daphné du Maurier porté à l’écran par Alfred Hitchcock.

Depuis l’âge de douze ans, Tatiana de Rosnay, passionnée par la célèbre romancière anglaise, fait de Daphné du Maurier un véritable personnage de roman. Loin d’avoir la vie lisse d’une mère de famille, qu’elle adorait pourtant, elle fut une femme secrète dont l’œuvre torturée reflétait les tourments.

Retrouvant l’écriture ardente qui fit le succès d’Elle s’appelait Sarah, vendu à plus de neuf millions d’exemplaires à travers le monde, Tatiana de Rosnay met ses pas dans ceux de Daphné du Maurier le long des côtes escarpées de Cornouailles, s’aventure dans ses vieux manoirs chargés d’histoire qu’elle aimait tant, partage ses moments de tristesse, ses coups de cœur, ses amours secrètes.

Le livre refermé, le lecteur reste ébloui par le portrait de cette femme libre, bien certaine que le bonheur n’est pas un objet à posséder mais un état d’âme."

On ne peut pas dire que mes lectures du mois anglais aient été inoubliables, heureusement j'ai terminé avec le titre de Tatiana de Rosnay, je ne doutais pas terminer sur une note positive avec cette biographie de Daphné du Maurier, et j'avais raison puisque, et c'est rare que je le dise, c'est un coup de coeur!! 

J'étais acquis à la cause de l'auteure puisque j'aime beaucoup les romans de Daphné du Maurier, mais le côté biographique n'était pas gagné d'avance. Et bien on oublie le genre et on se plonge dans ce livre comme dans un roman, tant la vie de l'auteure anglaise est intéressante. Née au début du vingtième siècle, on l'imagine presque évoluer dans les dernières saisons de Downtown Abbey, même si le milieu est différent, sa famille n'en reste pas moins atypique. Ce sont les jeunes années de Daphné que j'ai préféré, celles de son enfance, puis celles étant jeune adulte, en France et en Cornouailles, ses débuts en tant qu'écrivain, sa rencontre avec celui qui deviendra son époux.

Le récit est riche de tous les liens tissés avec les membres de sa famille, avec ses amis proches, avec la France puis la Cornouailles. Cela nous montre des relations entre soeurs assez saines, et un attachement au père très présent. Daphné était une passionnée, elle ne vivait pas les évènements à moitié, et cela se ressent dans ses écrits. 

J'ai été contente de voir que La chaîne d'amour / L'amour dans l'âme, mon roman préféré de l'auteure est en fait son premier roman, celui qu'elle a écrit d'une traite, enfermée à Ferryside, entourée par les vents, la mer et les bateaux à perte de vue. C'est drôle parce que c'est comme ça que je l'ai ressenti lors de ma lecture il y a quelques années, avalé d'une traîte, sans prêter attention aux éléments qui m'entouraient. Bien sûr j'aime Rebecca, mais c'est différent, j'ai préféré l'atmosphère de son premier, ou de l'Auberge de la Jamaïque, pour ce côté un peu Stevensonnien. Daphné du Maurier aurait finalement pu être l"héroîne d'une de ses propres histoires, elle s'est contenté d'écrire sur sa famille, son grand-père, son arrière-grand-mère, ses ancêtres. Cette lecture apporte un nouvel éclairage sur certains des titres déjà lus, je trouve que c'est inétressant, j'aurais peut-être porté un regard différent sur La maison sur le rivage si je l'avais lu après cette lecture par exemple.

La fin de sa vie est un peu triste, on sent la perte d'engouement,la déception de devoir quitter Menabilly, l'abattement, ça m'a fait de la peine de la savoir si diminuée à la fin ... j'aime garder l'image d'une Daphné qui vit encore à travers tous ses écrits. Il me reste encore un certain nombre de romans à découvrir, et je me pencherai à nouveau sur ses nouvelles et autres adaptations. Quoiqu'il en soit, si vous hésitiez parce que la biographie vous fait un peu peur, n'hésitez plus et lisez le, Tatiana de Rosnay a su rendre son récit très vivant, on ne s'ennuie pas un seul instant!

mois anglais 2

(chez Lou et Cryssilda)