28 septembre 2015

Louise Erdrich, La chorale des maîtres bouchers

la chorale des maîtres bouchers

Quatrième de couverture:

"1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique. Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s’arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d’ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celle des maîtres bouchers où chantait son père. Des années 1920 aux années 1950, entre l’Europe et l’Amérique, ce roman à la fois épique et intime retrace le destin d’une famille confrontée au tumulte du monde."

Bilan catastrophique pour ce mois américain, alors que c'est un peu ma littérature de prédilection, je n'ai lu qu'un seul titre!! oui un seul, la faute à qui? La faute à cet emploi du temps surchargé, à mes six niveaux différents, dont trois entièrement nouveaux ... Je n'ai plus le temps de lire!!! Et le soir je tombe comme une mouche au bout de trois pages ... Vous n'avez pas fini de l'entendre, mais ça me peine vous n'imaginez même pas!

Bref revenons à nos moutons, ou à nos bouchers, enfin notre boucher je devrai dire, parce que dans la chorale, un boucher il n'y en a qu'un (bon ok parfois un second) mais la plupart du temps c'est juste Fidélis et ses potes du coin. D'ailleurs la chorale n'est qu'un prétexte, elle n'occupe pas vraiment une place centrale dans l'histoire mais ce n'est pas gênant... L'histoire c'est celle de Fidélis et sa famille, mais aussi celle de Delphine, jeune femme d'Argus "épouse" d'un saltimbanque à moitié indien, et fille d'un alcoolique notoire, sa mère, Minnie est présente en filigrane mais a quitté la famille quand Delphine étaient encore enfant, jusqu'aux dernières pages en tout cas.

J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le roman, rapport à mon petit laïus ci-dessus mais pas que ... j'ai trouvé que l'arrivée de Fidélis en Amérique, son installation à Argus, les débuts de sa vie commune avec sa femme Eva étaient assez monotones, sans vraiment de saveur, contrairement à ses saucisses (oui je suis en verbe ce soir!). Parallèlement, l'histoire de Delphine partie sur les routes avec une troupe de saltimbanques pour fuir son père m'ont laissé assez froide, je n'aime pas l'univers du cirque. Là où ça commence à devenir intéressant c'est justement quand ces deux vies se croisent, quand Delphine entre dans la vie des Waldvogel et vice-versa.

C'est un roman touchant, qui rend bien l'atmosphère d'une petite bourgade made in USA dans les années 30, d'ailleurs le contexte historique aura son importance dans l'avenir des enfants Waldvogel. J'ai cru à un moment que Louise Erdrich tomberait dans le destin vraiment tragique quant aux frères et à l'entrée des Etats-Unis dans la seconde guerre mondiale mais elle s'en est abstenu et c'est tant mieux, cela donne plus de force au roman, car plus de vraisemblance. C'est un roman sur l'amitié, sur le dévouement, sur les liens familliaux, le tout sans grandes envolées, avec beaucoup de pudeur et de justesse. Ce n'est pas un coup de coeur mais ce fût néanmoins une très bonne lecture, un peu gâchée par le fait qu'elle ait traînée en longueur mais je vous la recommande.

mois américain

 

chez Titine

challenge petit bac

 

(Musique: CHORALE)

objectif pal

(26/32)

 


22 septembre 2015

TAG PAL

J'avais trouvé ce tag sur les livres de nos PAL chez Saléanndre il y a plusieurs semaines et ça me tentait bien, j'ai donc repris la version initiale trouvé sur  La bibliothèque de Bénédicte (dont je découvre le blog par la même occasion), par flemmardise je ne fais pas le décompte de points prévus par le tag, ni ne tague personne mais si vous le reprenez faites moi signe que je vienne lire vos réponses!!

Avez-vous dans votre « Pile à lire » :

un livre dont vous ne savez pas de quoi il parle ?

l'école des saveurs

Oui, et j’en ai même plusieurs, parce que … je ne m’en souviens plus !! Shame on me, pour ne citer que le début de ma PAL, De beaux lendemains de Russel Banks, L'école des saveurs d'Erica Baumeister …

 

un livre depuis plus d’un an ?

Je pourrai citer les mêmes, j’en ai beaucoup qui dorment depuis un temps indéfini mais je vais choisir Belle du Seigneur d’Albert Cohen, reçu lors d’un swap anniversaire, j’attends le bon moment pour le savourer d’une traîte, plus de 1000 pages …

 

un tome 2 ?

Même si on ne peut pas vraiment parler de tome j’ai la suite de Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin

la-vie-est-facile-ne-t-inquiete-pas-ebook

Lugand, La vie est facile ne t’inquiète pas, prêté par un ami. 

plusieurs livres d’une même série ?

J’ai les six premiers tomes du Journal de Georgia Nicolson, j’ai déjà lu les trois premiers.

un classique ?

Plusieurs même, le premier de la pile étant Le Lys dans la Vallée de Balzac.

un livre qui vous fait très très envie ?

vous-parler-de-ca

Plusieurs forcément s’ils ont atterris là ce n’est pas un hasard ! Je vais citer le dernier entré dans ma PAL : Vous parlez de ça de Laurie Halse Anderson.

 

  un livre que vous gardez pour une période précise (vacances, Noël) ?

Tous les gros pavés en fait, Le Prince des marées de Pat Conroy par exemple.

un livre que vous avez prêté sans l’avoir lu ?

Sans l’avoir lu non, je préfère les lire avant.

un poche ?

Il n’y a presque que des poches dans ma PAL.

un livre dont vous aviez complètement oublié l’existence ?

Non, je sais lesquels sont là, même s’ils sont là depuis un bout de temps.

votre prochaine lecture ?

 Ma prochaine lecture ce sera sans doute Petites recettes du bonheur pour les temps difficiles, qui me permettrait de participer à la lecture sous la

petites-recettes-de-bonheur-pour-les-temps-difficiles

contrainte sur le blog de Philippe, et au club de lecture Vendredi Lecture. 

un Pocket Jeunesse ?

J’ai des livres jeunesse mais pas de chez Pocket.

un livre que personne n’a aimé, du coup, vous avez moins hâte de le lire ?

Aucune idée.

un livre que tout le monde a aimé, du coup, vous avez peur d’être déçu(e) ?

Non plus. 

un livre qui va être adapté au cinéma et que vous voulez absolument lire avant ?

Euh là comme ça je ne vois pas, j’ai bien de slivres qui ont été adaptés, mais rien que je veuille lire avant de voir le film pour le moment.

un livre avec une tranche rouge ?

Petites recettes du bonheur a une tranche rouge, Belle du Seigneur elle est rouge orangé.

l'argent

un livre de votre auteur préféré ?

Un de mes auteurs préférés donc, Emile Zola, presque tous les Rougon Macquart, j’en ai lu la moitié pour l’instant.

une suite de série mais avouez-le, vous ne vous souvenez plus de l’histoire des tomes précédents ?

Non ça va j’en lis assez peu donc pour l’instant j’arrive à m’en souvenir :p

un thriller ?

J’en ai plusieurs même si ce n’est pas mon genre de prédilection, je vais citer L.A Confidential de James Ellroy

un roman fantastique ?

Non, je n’aime pas trop ça

une dystopie ?

Non plus donc forcément…

une romance ?

Au Délice des Anges de Cathy Cassidy, il y a un cupidon sur la tranche donc j’imagine que c’est une romance !!

aux délices des anges

  un livre d’un auteur dont le nom de famille commence par C (oui, c’est très précis) ?

Minuit dans une vie parfaite de Michael Collins.

un livre qu’on vous a conseillé ?

Qu’on m’a directement conseillé je ne sais pas, mais je repère souvent les livres que j’achète sur les blogs, après est-ce qu’un livre qu’on ‘ma offert peut être considéré comme un livre qu’on m’a conseillé j’imagine que oui, donc Le journal d’Anne Franck par exemple que j’ai déjà lu mais relirai avec plaisir dans cette nouvelle édition.

plusieurs livres d’un même auteur ? 

De Joyce Carol Oates.

un livre avec le mot « secret » dans le titre ?

Non

le dernier livre que vous avez acheté ?

Vous parlez de ça cité plus tôt.

un autre livre Pocket Jeunesse ?

Non.

un livre que vous avez acheté pour sa couverture ?

Ça m’arrive parfois, mais je les ai déjà lus.

plus de livres que vous n’en lisez en un an ?


Oui c’est certain, mais je continue à en acheter  ou en recevoir … on ne sait jamais …

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12 septembre 2015

Sorj Chalandon, Profession du père

Profession-du-pere

Quatrième de couverture:

"Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider.Je n’avais pas le choix.C’était un ordre.J’étais fier.Mais j’avais peur aussi.À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. "

C'est avec un peu d'émotion et les mains moites que j'ai entamé ma lecture, après le coup de coeur pour Le quatrième mur et les claques assenés par Mon traitre et Retour à Killybegs ... de l'émotion il y en a aussi dans ce livre, mais ce n'est pas pareil. L'écriture est belle et touchante, mais elle n'a pas la saveur des autres, ce côté instrospection ou réflexion sur le monde qui donne envie de corner chaque page, de citer, de relire, de faire résonner les mots. Cette histoire est plus simple mais elle a elle aussi sa part de tragédie, la tragédie d'un enfant sous le joug de son père, cautionné par sa mère. Ce roman a la force de nous faire ressentir beaucoup de peine pour son narrateur, un peu d'empathie, beaucoup de colère face à ce père abusif, à cette mère qui ne réagit pas, jamais. Et finalement le narrateur adulte revient à peine sur ce passé, ne tente pas de l'expliquer, c'est par le biais de son épouse que l'on sait toute la colère, mais aussi à quel point l'homme a été et est encore affecté par cette enfance en vase clos. La force de ce roman réside sans doute dans tous ces non-dits, jamais la maladie n'est mentionée, elle est à peine effleurée à la toute fin du roman, mais là encore elle n'est pas nommée. Pendant ma lecture je me suis souvent demandée comment il était possible de vivre en vase clos comme ça, sans que personne (je pense notamment à l'environnement scolaire) ne puisse s'apercevoir de la souffrance de cet enfant, même si j'imagine qu'à cette époque le bien-être de l'élève n'était pas autant une priorité qu'à l'heure actuelle ... Et c'est en me faisant ces interrogations que j'ai réalisé que Sorj Chalandon était très efficace quand il s'agit de gommer la frontière entre personnages de fiction et réalité... Et pour cela, pour le fait de lire ces romans comme des témoignages de la vie, je lui tire mon chapeau. Alors non ce n'est pas un coup de coeur pour les raisons que j'ai mentionnées au départ, mais cela n'en reste pas moins un roman touchant, qui résonnera en moi pendant quelques temps ... 

V'était une lecture commune avec Enna et  Saxaoul, un coup de coeur pour toutes les deux. 

 

Posté par Cinnamonchocolat à 20:46 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
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06 septembre 2015

Audur Ava Olafsdottir, Rosa Candida

rosa candida

Quatrième de couverture: "Dans le monde d'Arnljotur, vingt-deux ans, il est question de boutures, de graminées et surtout de sa fierté, les roses à huit pétales, les Rosa Candida. Sa passion dans la vie : le jardin et les fleurs.
Une nuit, dans une serre, Arnljotur et Anna s'aiment. Ils se connaissent à peine, pourtant leurs existences en seront chamboulées à jamais car, en Islande, les filles naissent bien dans les roses..."

Lire Audur Ava Olafsdottir c'est savoir prendre son temps, savourer les choses simples du quotidien, une recette de soupe, des boulettes de poisson, comment prendre soin de plantes ou tout simplement profiter du soleil sur les pavés d'une rue calme... Comme dans l'Embellie, l'intrigue n'est pas la pour tenir le lecteur en haleine, elle est même presque secondaire, le plaisir de la lecture réside dans les personnages, ou presque uniquement dans le personnage principal, qui prend la route pour se trouver, se construire une vie à lui. La narratrice de L'embellie parcourt les routes d'Islande, ici Arnljotur s'envole pour le continent, la France supposément, même si son point de chute, ce vieux couvent où l'on parle le latin n'est pas nommé, en France, peut-être en Italie, difficile à dire mais c'est une ambiance lente de méditerranée qui nous est contée. La vie semble être arrêtée dans ces ruelles que les jeunes ont désertées. 

Je me suis un peu ennuyée au début, et puis au fil des pages, j'ai été touchée par le narrateur, son histoire, sa relation avec sa mère, celle qu'il essaie de nouer avec sa fille, l'accueil des frères...C'est une histoire pleine de douceur où la paternité est mise à l'honneur de manière un peu particulière...

A lire si vous avez besoin de vous poser, de prendre votre temps et de vous laisser porter pendant quelques jours. 

challenge petit bac

 

(Prénom: ROSA)

objectif pal

(25/32)