24 septembre 2014

Kathryn Stockett, The Help

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Quatrième de couverture:

"Enter a vanished and unjust world: Jackson, Mississippi, 1962. Where black maids raise white children, but aren't trusted not to steal the silver...

There's Aibileen, raising her seventeenth white child and nursing the hurt caused by her own son's tragic death; Minny, whose cooking is nearly as sassy as her tongue; and white Miss Skeeter, home from College, who wants to know why her beloved maid has disappeared.

Skeeter, Aibileen and Minny. No one would believe they'd be friends; fewer still would tolerate it. But as each woman finds the courage to cross boundaries, they come to depend and rely upon one another. Each is in a search of a truth. And together they have an extraordinary story to tell..."

Encore une fois je vais me demander, "mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps avant de lire ce livre??" Gros gros coup de coeur pour The Help! Si le début de ma lecture m'a paru un peu difficile, le temps de m'habituer à l'argot d'Aibileen, la suite s'est avérée très prenante. Je me suis retrouvée à Jackson, Mississippi en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire! 

J'ai apprécié l'histoire de ces femmes, celle d'Aibileen d'abord, puis celle de Skeeter et de toutes les autres femmes de ménage noires et leurs maîtresses. Le gros atout de ce roman étant bien sûr les trois points de vue narratifs. Chacune ayant sa façon d'appréhender la vie, et de l'analyser, la sage Aibileen, la naïve Skeeter et la fougueuse Minni. Chacune a sa façon nous montre comme sont traitées les femmes noires qui sont employées dans la bourgeoise locale d'une petite ville du sud des Etats-Unis au temps de la ségrégation raciale. Nous sommes loin de tomber dans les clichés, loin également d'une dénonciation ou de revendication, mais à mi-chemin entre la haine (pleinement représenté par le personnage de Miss Hilly) et l'amour (celui qu'Aibileen porte à Mae Mobley). Kathryn Stockett fait l'état des lieux de cette vie de proximité, "together but seperated".

Les récits qui se concentrent sur les femmes blanches sont tout aussi intéressants, et permettent finalement de comprendre la hiérarchie que s'impose ces femmes avec une Hilly qui dirige un peu tout ce petit monde en tyran, Elizabeth et les autres qui suivent sans protester, Skeeter mise à l'écart parce qu'elle s'affirme ou Celia carrément rejeté parce qu'elle vient d'ailleurs, qu'elle est un peu excentrique. On comprend mieux le carcan dans lequel elles évoluent, et du coup la lenteur qu'aura mis la déségrégation quand on voit soit l'étroitesse d'esprit de certains, soit la peur de penser différemment pour d'autres.

Je regarderai certainement le dvd ce weekend, j'ai aussi noté quelques extraits pour les travailler avec mes élèves de 3e!

le mois américain

 

 Le mois américain chez Titine

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(3/13)

 

 

 

 

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18 septembre 2014

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

Septembre voit ma PAL grimper avec quelques achats, quelques livres empruntés et un service presse.

Les achats:

sula

Sula de Toni Morrison que j'ai acheté pour un futur club de lecture sur le thème des auteurs "non blanches".

"Dans l'Ohio des années 20, deux petites filles noires s'inventent ensemble une vie meilleure. Mais l'âge venant, tandis que Nel se plie à son rôle de mère et d'épouse, Sula choisit de conquérir ailleurs sa liberté. Pour tous, elle devient la scandaleuse, la dévoyée. Et doit se défendre, quarante ans plus tard, contre une société soumise à la vérité des autres..."

 

 

 

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L'Homme de la montagne de Joyce Maynard: ce roman de la rentrée me faisait de l'oeil depuis les quelques billets positifs que j'ai pu lire. Je n'ai pas résisté à me le faire dédicacer par l'auteur au Festival America!

"Été 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa sœur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d'habitude. Échappant à la surveillance d'une mère aimante mais neurasthénique depuis son divorce, et d'un père amoureux de toutes les femmes, le flamboyant inspecteur de police Torricelli, elles se cachent dans les arrière-cours pour regarder la télé par la fenêtre des voisins, inventent blagues et jeux à n'en plus finir, rêvant de l'inattendu qui pimenterait leur existence.

Et l'inattendu arrive. Horrible, cauchemardesque, une succession de meurtres dont les victimes sont des jeunes femmes, tuées dans la montagne... Des drames aux rebondissements ahurissants, qui vaudront au séduisant inspecteur, chargé de l'enquête, et à ses gamines à l'imagination fervente, un humiliant échec.

Cet échec, Rachel, devenue trente ans plus tard une romancière célèbre, le raconte ainsi que l'été qui a bouleversé leurs vies. Elle s'est donné pour mission de retrouver le tueur et la parution de son récit précipitera le dénouement de ce captivant roman. Superbement écrit, riche en passions de multiples sortes, L'homme de la montagne est un hymne magnifique à l'adolescence, à ses outrances et à ses rêves..."

 

coeur cerise

Pour mon achat trimestriel chez France Loisirs j'ai craqué pour le premier tome d'une série jeunesse: Les filles au chocolat, Coeur cerise de Cathy Cassidy:

"Pour Cherry, 13 ans, brunette sensible élevée seule par son papa, la vie semble enfin sourire : une nouvelle maman, une maison de conte de fées, 4 sœurs blondes ravissantes, le rêve ! 
Quand elle craque pour le petit ami de la plus jolie de ses demi-sœurs, c’est la cerise déconfite sur le gâteau… Mais si le bonheur avait ce goût piquant ? Trop bon ! Entre chocolat tendre et sucre qui glace, ce bouquin nous fond le cœur !"

 

 

l'oeil du prince

Reçu en SP grâce aux éditions J'ai lu:

L'oeil du prince de Frédérique Deghelt, lecture commune avec Enna et  Sylire pour le 22 octobre.

"Années 1980 : Mélodie, une jeune Cannoise, commence son journal intime. 1964 : Yann, un Français habitant New York, semble avoir laissé sa vie derrière lui. Vingt ans plus tard à San Francisco, Benoît voit son couple se déliter alors même que sa carrière de pianiste connaît une envolée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux résistants, Alceste et Agnès se découvrent amoureux grâce à leur correspondance. Celle-ci sera ouverte, un demi-siècle plus tard, par une vieille dame aux pensées habitées par les hommes qu?elle a aimés. Cinq voix s?élèvent à travers le temps et l?espace pour tenter de saisir leur chance, de comprendre leur vie, de mettre des mots sur le sentiment amoureux. Destin, hasard ou fatalité, un seul être peut savoir ce qui les lie : le lecteur."

 

Prêtés par un ami:

les gens heureux

Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin Lugand. Le titre m'a toujours intriguée et j'aime beaucoup la couverture.

« Ils étaient partis en chahutant. J'avais appris qu'ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m'étais dit qu'ils étaient morts en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux. »

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. Afin d'échapper à son entourage qui l'enjoint à reprendre pied, elle décide de s'exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper..."

 

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L'instant d'après de Sarah Rayner, il ne me semble pas avoir déjà croisé ce roman sur les blogs, j'ai été intrigué par la couverture et la première phrase de la quatrième de couverture a suffit pour me convaincre:

"7h44 : départ du train de Brighton pour Londres. Une femme passe son temps à observer les personnes qui l'entourent. En face d'elle, une jeune fille se maquille. De l'autre côté du couloir, un mari caresse la main de son épouse. Plus loin, une autre passagère feuillette un magazine. Soudain, dans le wagon, tout bascule : un homme s'effondre, le train s'arrête, une ambulance arrive. Ce matin-là, trois existences seront bouleversées et liées pour toujours."

 

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15 septembre 2014

John Green, Nos étoiles contraires

nos étoiles contraires

Quatrième de couverture:

"Hazel est malade. Gravement. Augustus est en rémission. Elle a 16 ans, lui 17. Dès leur rencontre, en groupe de soutien, il est charmé par son originalité, elle est séduite tout court. Ils ont le même humour, le même regard sans concession et leur complicité est immédiate. C’est le début d’une magnifique histoire d’amour et d’amitié."

J'ai été touchée par cette lecture. Comment ne pas l'être? Ce n'est pourtant pas un coup de coeur, certains passages m'ont déplus, particulièrement ceux de la rencontre avec l'écrivain. Cela n'en reste pas moins, à mon avis, un très bon roman jeunesse. Les personnages sont attachants. Ce sont des adolescents que la maladie a fait grandir trop vite. Ils portent donc un regard plus adulte sur le monde qui les entoure et sur la mort inéluctable qui les attend. Cela donne parfois un ton légèrement acide à leur humour, et je crois que c'est ce que j'ai le plus apprécié dans ce roman. Pour autant, ils gardent également des préoccupations d'adolescens: avoir un(e) petit(e) ami(e), dégommer des gens dans des jeux vidéos, etc. La relation entre Hazel et ses parents est vraiment émouvante et aborde avec tendresse l'après perte d'un enfant, Hazel s'interroge sur l'avenir de ses parents en tant que couple, sa mère sur le fait qu'elle ne sera sans doute plus une maman après la mort de son unique fille. Ce roman apporte des pistes de réflexion sur la réaction de l'entourage face à la maladie, et à la mort, sur le traitement des enfants malades, et les liens qui peuvent se tisser dans les épreuves q'uils traversent.

 

J'ai aimé ce passage à propos du roman préféré d'Hazel qui traite aussi du cancer: "C'est aussi ce que j'aime dans ce livre. Il décrit la mort sans mentir. On meurt au milieu de la vie, au milieu d'une phrase."

le mois américain

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08 septembre 2014

Rona Jaffe, Rien n'est trop beau

rien n'est trop beau

Quatrième de couverture:

"Lorsqu'il fut publié en 1958, Rien n’est trop beau provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines. Elles s'identifièrent à ces jeunes secrétaires venues d'horizons différents, employées dans une grande maison d'édition new-yorkaise, dont les rêves et les doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes. Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune – l’ambitieuse, la naïve, la divorcée…- doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes."

Voilà un livre qui a été remis au goût du jour avec la série Mad Men et ça tombe bien puisque Will m'a offert les deux, j'avais d'ailleurs repéré ce roman sur son blog. Voici son billet. Rona Jaffe dresse le portrait de femmes dans les années cinquante-soixante. Tour à tour nous suivrons l'une d'entre elle. Elles se connaissent toutes, travaillent dans la même entreprise, à des postes différents, et chacune ambitionne quelque chose, gravir les échelons pour devenir lectrice, se marier, devenir actrice ... Je n'ai pu m'epêcher bien sûr d'avoir en tête les personnages de Mad Men, que ce soit les femmes, secrétaires, ou les hommes qui occupent un poste important dans l'entreprise, et sortent avec ces secrétaires, pour boire un verre ou plus. 

J'ai de loin préféré le personnage de Caroline qui m'a semblé plus mis en avant que les autres, Elle apparaît comme une jeune femme indépendante, qui s'est affranchie de ses parents et qui n'a pas pour unique ambition de trouver un mari... Oui parce qu'à l'image des romans de Jane Austen, le mariage est toujours dans les années cinquante LE sujet d'actualité chez les jeunes filles. Notons que la libération sexuelle de la femme en France n'interviendra que bien des années plus tard. Les femmes cherchent un mari gentil, une jolie maison et un certain confort matériel. La plus représentative de ces femmes étant Mary Agnès. Il n'est d'ailleurs question à son sujet que des préparatifs de mariage et du mariage en question. 

L'histoire qui m'a le moins intéressée est celle de Gregg. Gregg est venue à New York dans l'espoir de devenir actrice, je ne me suis pas sentie proche de son personnage, mais elle m'a laissée quelque peu indifférente, un peu à l'image de son destin dans le roman ... 

Le personnage d'April m'a quant à lui agacée, mais comment peut-on être aussi naïve??? J'avais parfois envie de la secouer, et ça m'étonne que Caroline ne l'ait pas fait elle-même!!!

J'ai cependant apprécié suivre ces jeunes femmes, leur évolution au travail et dans leur vie personnelle. J'aurais cependant apprécié une toute autre fin, mais n'oublions pas que ce roman date de 1958. C'est une époque que j'aime toujours autant, mais purée, qu'est ce qu'ils buvaient/fumaient/mangeaient au resto à l'époque!!!

Aifelle l'a lu récemment aussi.

le mois américain

 

 Le mois américain chez Titine

Challenge-classique-3

((classique de septembre)

challenge pavé de l'été

(3)

objectif pal

 

(30/78)

03 septembre 2014

Mois américain and co ...

C'est la rentrée, je crois que ça n'a échappé à personne ... et la rentrée sur els blogs c'est surtout des livres à gogo publié en quelques semaines! Et bien cette année sous le signe du vidage de PAL je ne vais pas aprticiper au challenge du 1 % de Hérisson, je ne le finis jamais ... Mais le challenge de Stéphie tombe un point nommé! Les anciens sont de sortie, c'est assez explicite, il faut ressortir les livres des rentrées littéraires précédentes (depuis 2010) et qu'on n'a pas encore eu le temps de lire!

challenge à contre courant

 

 

Septembre c'est aussi Le mois américain chez Titine, comme son nom l'indique il s'agit de lire des auteurs américain pendant le mois de septembre. Ce challenge fait écho au Festival American qui se déroulera à Vincennes le weekend prochain. Il y a des chances que je puisse y aller cette année youhou!!

le mois américain

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01 septembre 2014

Carole Martinez, Le coeur cousu

LeCoeurCousu

Quatrième de couverture:

"Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie."

J'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé ce roman, et puisque le titre en parle, c'est un coup de coeur (que je distribue avec parcimonie j'ai l'impression) pour ce beau roman de Carole Martinez. Souvenez-vous j'avais déjà beaucoup aimé Du domaine des murmures, et j'ai donc encore plus apprécié Le coeur cousu.

L'auteur nous transporte dans un univers éloigné du notre, dans l'Andalousie des légendes et des superstitions, difficile d'ailleurs de situer l'époque du roman, cela pourrait aussi bien être dans la première moitié du 20e siècle qu'au Moyen-Âge. Le point de vue adopté est celui d'une des filles de Frasquita, elle nous raconte le récit qu'elle a entendu de sa soeur ainée, elles se transmettent l'histoire de cette mère courage qui avait le don de la broderie, de la couture ... Celle des étoffes mais aussi celle des âmes. Bien entendu Fasquita sera crainte, mais aussi respectée, et ses filles aussi. Tantôt rejetées par superstitions, tantôt prises en pitié. C'est dans cet univers de légende que chacune développera un don particulier, celui de conter, celui de dessiner (pour le seul garçon de la fratrie), celui d'éclairer etc...

Ce roman est en fait un conte qui lie la magie et la superstition a une histoire familiale difficile. Le talent de conteuse de Carole Martinez n'est,je crois, plus à prouver! Chaque personnage a son rôle a joué et apporte quelque chose au déroulement de l'histoire. C'est un récit chargé en émotion et comme chaque fois que j'ai vraiment apprécié j'ai du mal à en parler ... donc je vous laisse le loisirs de découvrir vous-même ce roman, ou de lire le billet très complet de MademoiselleChristelle qui saura, si ce n'est pas encore le cas, vous convaincre je l'expère.

 

 

objectif pal

 

(29/78)

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