31 mai 2014

Emile Zola, L'assommoir

l'assommoir

Quatrième de couverture:

"Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie " simple et tranquille " de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire ? L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête.
Et tant pis si, la fatalité aidant, divers " assommoirs " - un accident de travail, l'alcool, les " autres ", la faim - ont finalement raison d'elle et des siens.
Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même.
Relisons L'Assommoir, cette " passion de Gervaise ", cet étonnant chef-d'œuvre, avec des yeux neufs."

Cela faisait déjà quelques temps que je ne m'étais pas plongée dans un Rougon-Macquart, c'est donc avec le plaisir des retrouvailles que j'ai entamé le septième volume de cette grande saga familiale. L'assommoir est centré sur le personnage de Gervaise. Nous l'avions quittée à Plassans, la voici à Paris avec Etienne Lantier où elle souhaite s'établir comme blanchisseuse. Permettez-moi d'user d'un cliché facile, si nombreux sont les lycéens à avoir lu ce roman et à avoir pensé que le titre était bien choisi, ce ne fût pas mon cas ... Bon ok je ne suis plus lycéenne depuis un peu plus d'une décennie, ça joue peut-être. J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture. Bien sûr l'écriture minutieuse de Zola y est toujours pour quelque chose, ses romans se lisent et se peignet au fur et à mesure de la lecture. On s'imagine bien les scènes, les personnages, les lieux, le Paris de l'époque. Tout est fait pour que le lecteur, plus d'un siècle plus tard soit happé par ce tableau vivant. 

Le destin de Gervaise est bien triste, oui les romans de Zola ne sont pas très joyeux, même si j'ai à plusieurs reprises ris de certaines situation. Il y a toujours un moment, où par orgueil, par gourmandise, par oisiveté, voire les trois réunis ici le personnage arrivé à sa gloire, au sommet de ses espérances, chute ... Lentement mais sûrement, et nous lecteurs en sommes les témoins avertis dès le départ. 

Le personnage de Gervaise est d'abord attachant, mais plus le récit avance, moins je l'ai apprécié de ne pas la voir réagir à sa déchéance, d'avoir eu la bêtise de se laisser avoir, de mal élever sa fille, de ne pas tenir tête à son époux! Et quel époux ... Nombreux sont les fainéants alcooliques dans ce roman, d'où le titre, l'assommoir étant le lieu où les poltrons viennent s'enfiler à longueur de journée, des verres de gnôles mal distillés. Non pas joyeux du tout tout ça ... et pourtant ça se lit facilement, avec beaucoup de curiosité et de dépit, mais surtout beaucoup d'intérêt pour l'époque, pour le milieu ouvrier, pour le Paris d'avant la percée des grands boulevards, ou est-ce après? 

En bref, L'assommoir n'est pas le livre assommant que l'on vous force à lire au lycée, s'il y a bien quelques Rougon Macquart à lire absolument (bien que tous le soit sans doute) celui-ci en fait partie!

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(classique de Mai)

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26 mai 2014

Myriam Chirousse, Miel et vin

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Quatrième de couverture:

"Au château, l'enfant « maudit » cause incendies, maladies et accidents mortels autour de lui. Rien ni personne ne lui résiste. Ce bâtard finira pourtant par devenir Charles de l'Éperay, l'héritier en titre. Non loin de là, une enfant est abandonnée dans la forêt. Recueillie par une famille noble, elle grandit sous le nom de Judith de Monterlant. Les destinées de ces deux êtres vont se croiser : ils s'attirent irrésistiblement et s'égarent dans les méandres d'une passion dévorante. Pourtant Judith se marie avec un autre homme. 1789 : le monde bascule et les nobles sont aux abois. Charles, malgré son rang, épouse la cause révolutionnaire. Que va-t-il advenir des amants ?"

Cela fait un certain temps que ce roman dort dans ma bibliothèque, j'attendais vraiment le bon moment pour l'en sortir. Les billets que j'avais lus m'avaient enchantée. (celui de Syl. et d'autres que je n'ai aps réussi à retrouver..N'hésitez pas à me les signaler en commentaires!)Je regrette de n'avoir pas pris de note pendant ma lecture mais j'étais trop accrochée au récit et à ses personnages, j'ai savouré pleinement. Il est assez rare que je parle de coups de coeur, si mes souvenirs sont bons le dernier en date est Le quatrième mur de Sorj Chalandon, il y a déjà quelques mois ... Alors on va dire que c'est un petit coup de coeur. J'ai vraiment était transportée dans la France du 18e siècle, dans le bordelais puis à Paris. Je me rends compte que j'apprécie particulièrement les romans ancrés dans un contexte historique qui a une place à part entière dans le récit.

Le titre et la couverture font honneur à l'histoire, tous les sens sont évoqués, et on imagine bien Judith avec une peau laiteuse et des cheveux flamboyants, enfant puis femme de caractère qui ne s'en laissera pas conter, aimante et loyale mais surtout dévouée, à sa famille, à son époux, à son fils et à son amant ... Outre Judith j'ai beaucoup apprécié le personnages de Guillaume et celui du vieux libraire, chacun fantasque à sa manière. Charles ne m'a pas laissée indiférente, tantôt charmée, tantôt agacée. Il ne sait pas quoi faire de lui-même finalement, il ne trouve sa place nullepart, sauf peut-être dans les affres de la révolution. C'est ce qui le perdra, mais c'est aussi ce qui le ramènera à Judith.

Cette belle histoire ne pouvait donc pas être sans quelques secrets, le tout est de savoir lesquels seront gardés, lesquels seront dévoilés ... J'ai pour ma part découvert assez tôt dans le récit ce qui se tramait, je pense que c'est une volonté de l'euteur de donner à son lecteur une longueur d'avance, pour appréhender l'histoire d'une manière différente... Je ne sais pas ce que je pourrai vous dire de plus, si ce n'est de vous faire votre propre avis en le lisant ...

lire sous la contrainte

(conjonction de coordination: ET)

 

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(22/78)

 

 

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25 mai 2014

Un dimanche à Berlin, la East Side Gallery (1)

La East Side Gallery est un reste du mur de Berlin d'un peu plus d'un kilomètre de long. Pour les 20 ans de la chute du mur un centaine d'artiste est venu y déposer sa marque et c'est devenu une galerie de Street Art à ciel ouvert. Dommage que les oeuvre de ces artistes soient un peu dénaturées par les gens qui viennent tagguer par dessus ... J'ai quand même beaucoup apprécié la balade, ne regrettant qu'une chose, ne pas avoir pris mon object 18-55mm parce que je n'avais pas suffisament de recul avec le 55-200mn...

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChocoSeriaLecteur,  Estellecalim

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21 mai 2014

Thomas H Cook, Les feuilles mortes

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Quatrième de couverture

"Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un adolescent de quinze ans. Cet équilibre parfait va pourtant voler en éclats à jamais… Un soir comme les autres, ses voisins demandent à Keith de garder Amy, leur fille de huit ans. Au petit matin, Amy est introuvable. Très vite, l'attention de la police se porte sur Keith et ce dernier, pataud et mal dans sa peau, se défend maladroitement. Du jour au lendemain, Eric devient l'un de ces parents qu'il a vus, à la télévision, proclamer leur foi dans l'innocence de leur enfant. Alors que l'enquête de la police se recentre autour de Keith, Eric doit lui trouver un avocat et le protéger contre les soupçons croissants de la communauté. Mais est-il tout à fait sûr de l'innocence de son fils ? Si Keith était coupable, et s'il était prêt à répéter son geste... Quelle devrait être alors la responsabilité d'un père ? Les feuilles mortes est le récit d'une confiance brisée et celui des efforts héroïques d'un homme pour retenir coûte que coûte les liens qui l'unissent à tous ceux qu'il aime."
Vous savez sûrement déjà que je suis une peureuse donc pour moi les polars/thrillers c'est à petite dose (pour la petite anecdote le soir je posais le livre en cachant la première de couverture, je ne voulais pas tomber sur ce regard inquiétant au beau milieu de la nuit!, oui je ne suis pas nette!)
Trève de bavardages, j'ai beaucoup apprécié cette lecture, j'ai d'ailleurs dévoré cette histoire somme toute assez courte et basique. Une enfant disparaît alors que ses parents sont sortis, le babysitter est accusé, tout porte à croire que c'est lui le responsable, et le fait qu'il ne soit pas un adolescent très sociable ne jour pas en sa faveur... J'ai surtout apprécié le point de vue utilisé pour la narration, celui du père qui à cause de cette histoire se met à douter, de son fils, de son mariage, mais aussi d'un passé douloureux qu'il a tu pendant des années... 
Je n'ai cependant ressenti aucune empathie pour la mère, qui dès le départ m'a parue désagréable, sans doute parce qu'elle est vue du point de vue à postériori du mari. J'ai longtemps eu de forts soupçons sur l'un des personnages...
J'ai par contre trouvé dommage que le dénouement soit amené si rapidement et de façon si abrupte, comme j'aime à le dire: "comme un cheveu sur la soupe"!
En bref c'est un bon petit thriller qui vous tiendra en haleine mais sans véritable surprise.

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20 mai 2014

Do you American swap?

Dans le cadre de son challenge US, Noctembule a organisé un swap sur la littérature américaine, comme je n'avais pas swappé depuis l'an dernier c'est avec plaisir que j'ai rejoint la toupe!

C'était un swap en binôme, et ma swappeuse/swappée était Laféeelit, petit challenge donc puisque c'était une blogueuse que je ne connaissais pas! Ca met toujours une petite pression en plus, j'espère donc que mon colis lui aura plu autant que celui que j'ai reçu de sa part!

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J'ai reçu deux livres, l'un sur ma wish list: La fille du fossoyeur de Joyce Carol Oates que j'avais envie de lire depuis un moment, l'autre qui sera une découverte puisque je n'en ai jamais entendu parler (lauteur si quand même), San Miguel de T C Boyle, et pourtant c'est typiquement le genre de roman qui m'attire, une saga familiale qui s'étale de la seconde moitié du 19e au 20e siècle!

D'autres surprises m'attendaient, un coffret cuisine de New York avec recettes et petits moules, certaines recettes vont à mon avis être rapidement testées et approuvées!, un pot avec une préparation de cookies (ne manquent plus que les oeufs et le beurre), de l'infusion pour le soir et un plateau Kellog's pour servir tout ça! Manque sur la photo un bocal à bonbons qui a malheureusement été explosé par Mondial Relay ...

Je remerci donc Noctembule pour l'organisation du swap mais surtout Lafeelit qui en quelques questions a su cerner mes goûts et mes attentes, bravo!!

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18 mai 2014

Un dimanche à Berlin: La coupole du Reichstag

Le Reichstag a été en partie détruit par un incendie en 1933. En rénovation depuis les années 1960 c'est l'architecte Norman Foster qui a imaginé cette coupole moderne en verre. La visite de la coupole est gratuite mais il faut se montrer patient ... A l'intérieur de la coupole un audioguide intéressant donne des infos sur le bâtiment et sur les bâtiments que l'on aperçoit.

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13 mai 2014

Concours et Mois Anglais!

Comme je vous le disais la semaine dernière, j'ai reçu de la part de Sarah un roman de Jane Austen, Emma, l'ayant déjà je le remets en jeu pour toutes (ou tous) les blogueuses (blogueurs) qui lisent en VO. La seule condition, oui quand même, c'est d'avoir déjà commenté sur le blog, c'est à mon avis le minimum quand on participe à un concours ... Il vous suffit donc de me laisser un p'tit mot en commentaire en me signalant que vous souhaitez participer au tirage au sort! 

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Je vous laisse jusqu'au 20 Mai inclus pour participer, cela me laissera une dizaine de jours pour envoyer le livre vers son nouveau propriétaire, qui pourra d'ailleurs le lire pour le mois anglais!

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Et oui, parce que Le mois anglais  organisé par TitineLou et Cryssilda revient en Juin, et cette année je ne passerai pas à côté! J'ai d'ailleurs trois lectures de prévues:

Le 19: Wilkie Collins

Le 20: The Hand that first Held mine de Maggie O'Farrel avec Enna (l'auteur n'est pas anglaise mais l'action se situe en angleterre)

Le 26: Vita-Sackville West

 

 

Seule Valérie a tenté sa chance pour remporter Emma, donc forcément Jane Austen prendra ses appartements chez elles d'ici la semaine prochaine!

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12 mai 2014

Carole Martinez, Du domaine des murmures

du domaine des murmures

Quatrième de couverture:

"En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux…"

Quel beau roman! Non seulement l'histoire est très belle mais l'écriture aussi est pleine de poésie. Les livres dont l'histoire est ancrée dans le Moyen-Age se comptent sur les doigts d'une main mais j'ai chaque fois beaucoup aimé! Pourtant c'est une période que je connais assez peu si ce 'nest grâce à mes souvenirs d'école primaire! 

Carole Martinez nous conte l'histoire de la belle Esclarmonde, murée de son vivant par amour pour Dieu. Les recluses, ces femmes emmurées vivantes semblent  assez répandues à l'époque. Ces pratiques se nourrissent de la supersition des gens, de leur croyance au Malin, de leur foi en un Dieu tout puissant et de leur crainte de l'Eglise! La place qui lui est dévolue est donc omniprésente dans la vie de tous au Moyen-Age, Tellement que cela pousse les nobles à se lancer dans des geurres saintes pour reconquérir Jérusalem des mains de Saladin. Cela constitue le second récit enchassé dans le premier récit grâce aux visions d'Esclarmonde. J'ai moins apprécié cette partie même si la langue est pleine de métaphores et d'images. Les cinq sens entrent en exergue, tous ont leur place dans le roman et permettent à Esclarmonde d'encore goûter à la vie surtout par la vue et l'odorat. 

Je ne dis pas grand chose de l'histoire pour ne pas vous gâcher la lecture mais Carole Martinez est une auteure à découvrir et bien sûr je vous conseille ce roman. Et ça tombe bien il me reste encore Le coeur cousu dans ma PAL. 

objectif pal

(20/78)

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11 mai 2014

Un dimanche à Berlin: le Reichstag

Nous voulions visiter le Reichstag mais en fait il faut réserver des semaines à l'avance!! Nous n'avons pu visiter que sa coupole ... mais il a fallut s'armer de patience!!

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Coucou c'est moi! Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour l'intérieur de la coupole!

 

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07 mai 2014

Hanif Kureishi, Quelque chose à te dire

quelque chose à te dire

Quatrième de couverture:

"Jamal, brillant psychiatre d'origine pakistanaise, mène une vie tranquille, auréolée de succès, dans la banlieue de Londres. Une façade de réussite qui ne laisse rien transparaître des troubles profonds qui le hantent. Jusqu'au jour où un ancien compagnon de route ravive la mémoire d'un amour perdu, brisé par le crime et la honte. Brillant, profond et drôle, Hanif Kureishi radiographie comme personne la société anglaise des années 1970 à nos jours et fait preuve d'une acuité hors du commun pour décrire les tourments d'une génération en conflit perpétuel avec ses origines et son passé, ses désirs et ses regrets."

Voilà un livre bien dense! Jamal vit à Londres, non loin de son ex-femme et son fils Rafi. Il est psychiatre, écrit des essais et bénéficie d'une certaine renommée. Gravitent autour de lui Henry, metteur enscène/réalisateur, sa soeur Miriam, mère célibataire haute en couleur, Bushy, chauffeur de taxi et d'autres personnages tout aussi extravagants. Jamal revient sur sa famille, son passé d'étudiant issu de l'imigration. Il est rongé par la culpabilité, aimerait revoir celle qui fût son premier amour mais cela ne se fera pas sans concessions et l'obligera à affronter ce qu'il tente d'oublier depuis vingt ans. Ce roman traite donc du sentiment de culpabilité, du pardon, de la responsabilité mais pas seulement...

La trame de fond m'a beaucoup plue. J'ai apprécié la manière dont Jamal règle ses comptes avec le passé et le regard qu'il porte sur celle qu'il a aimée. J'ai également apprécié les descriptions des différents quartiers de Londres souvent oubliés des guides touristiques mais qui contribuent à l'identité cosmopolite de la capitale britannique. Se plonger dans les familles pakistannaises et indiennes en Angleterre ou au pays était intéressant.

Ce qui m'a un peu moins plu et qui m'a même parfois ennuyée ce sont les histoires périphériques des perosnnages secondaires, celle d'Henry, de sa fille Lisa, de Karen, de Miriam même. Toutes finalement ne font qu'accentuer le côté pathétique du gratin londonien dopé à l'alcool, au sexe et à la coke.  Mais ce qui m'a le plus dérangée dans ce roman c'est la relation de Jamal avec son fils. Rafi insulte, malmène son père et celui-ci le raconte comme si c'était normal, il ne s'insurge pas et l'accepte comme le apssage obligatoire de 'ladolescence! Moi ça m'a choquée!

C'est donc une lecture en demi-teinte, si j'ai apprécié l'histoire principale j'ai été gênée par le côté foisonnant du roman qui nous perd parfois. Hanif Kureishi est un auteur à découvrir mais sans doute pas avec ce roman.

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 ( 10e session: Violet)

objectif pal

 

(19/78)