31 mars 2014

Goethe, Les souffrances du jeune Werther

les souffrances du jeune werther

Quatrième de couverture:

"«Werther. Je me souviens de l’avoir lu et relu dans ma première jeunesse pendant l’hiver, dans les âpres montagnes de mon pays, et les impressions que ces lectures ont faites sur moi ne se sont jamais ni effacées ni refroidies. La mélancolie des grandes passions s’est inoculée en moi par ce livre. J’ai touché avec lui au fond de l’abîme humain… Il faut avoir dix âmes pour s’emparer ainsi de celle de tout un siècle.» À ces lignes de Lamartine pourraient s’ajouter d’autres témoignages : très tôt, le livre entre dans la légende, jusqu’au suicide, dit-on, de certains de ses lecteurs.
Si à sa parution, en 1774, il établit d’un coup la réputation du jeune Goethe encore presque inconnu, s’il est rapidement traduit en français, c’est sans doute parce que, dans ce roman par lettres dont la forme est depuis longtemps familière au lecteur, la voix même du personnage fait retentir l’intransigeance de la passion, mais c’est surtout que Werther, le premier héros romantique, exprime de manière éclatante la sensibilité aussi bien que le malaise de son temps où l’individu se heurte à la société."

Que dire si ce n'est que ce fût vraiment une souffrance de lire ce livre? J'imagine que je ne suis pas la première a usé de ce jeu de mot. J'imagine que je n'ai pas choisi le moment opportun pour ouvrir ce grand classique de la littérature allemande, mais tant pis! Je n'ai ni accroché aux personnages, ni à l'histoire et encore moins au style. Autant je m'étais régalée avec la Princesse de Clèves le mois dernier, autant j'ai peiné avec Werther. Le style des lettres m'a paru très lourd et alambiqué, Werther est un homme de lettres, sans doute trop pour moi! La fin s'améliore parce que le rythme s'accélère un peu et un narrateur autre que Werther, son ami me semble-t-il prend le récit en main. Je crois que ce qui m'a le plus gênée finalement c'est de n'avoir pas de réponses aux lettres de Werther. J'aurais préféré un échange avec son destinataire, ou bien peut-être aurait-il été plus accrocheur d'avoir également le point de vue de la belle Charlotte. Je suis triste quand même parce que je me faisais une joie de découvrir ce roman qui dormait dans ma PAL depuis trop longtemps!

Challenge-classique-3

 

(classique de Mars)

objectif pal

 

(15/78)


23 mars 2014

Un dimanche à Yvoire

C'est à Yvoire, cité médiévale au bord du Lac Léman que j'ai rencontré ces charmants oiseaux ...

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChocoSeriaLecteur,  EstellecalimMargotte

 

Je serai absente jusqu'à la semaine prochaine, c'est parti pour 4 jours intenses en GB avec 48 petits 4e! Youhou!

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21 mars 2014

Philippe Grimbert, Un secret

un secret

Quatrième de couverture:

"Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents.
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d’émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l’exploration des secrets à l’œuvre dans nos vies."

J'ai vu l'adaptation du roman de Philippe Grimbert à sa sortie au cinéma en 2007. J'avais trouvé les personnages très bien interprétés par Patrick Bruel et Cécile de France. Des images du film me sont revenues pendant ma lecture. Le récit de ce jeune garçon est touchant. Il nous raconte l'histoire de ses parents pendant l'occupation allemande. Leur rencontre et sa naissance mais aussi leur passé avec un secret qui lui sera dévoilé, lui permettant de mieux les comprendre, de mieux se comprendre. C'est à partir du moment où il prend connaissance de ce passé que lui-même peut grandir plus sereinement et s'affirmer. 

Cette histoire en raconte une autre, celle des familles déchirées par les horreurs du nazisme et de la collaboration française et l'incompréhension des français qui se pensaient à l'abri des déportations. Philippe Grimbert fait passer beaucoup d'émotions par son narrateur, sa jeunesse et cette volonté de connaître l'Histoire à travers l'histoire de ses parents. Les mots sonnent justes, aucun parti n'est pris, et rien n'est dit directement de l'Histoire. C'est derrière le passé des adultes qu'on la devine. 

Ce livre mérite d'être lu et ce n'est pas étonnant qu'il ait pu séduire le lectorat lycéen lors du Prix Goncourt des lycéens en 2004. D'ailleurs, France 3 diffusera l'adaptation de 2007 Jeudi prochain.

objectif pal

(14/78)

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17 mars 2014

Tracy Chevalier, Le récital des Anges

Le récital des anges

Quatrième de couverture:

"Londres, janvier 1901 : la reine Victoria vient de mourir. Comme la coutume l'impose, les familles se rendent au cimetière. Leurs tombes étaient mitoyennes, les Waterhouse et les Coleman font connaissance et leurs petites filles se lient immédiatement d'amitié. Pourtant, les familles n'ont pas grand chose en commun. L'une incarne les valeurs traditionnelles de l'ère victorienne et l'autre aspire à plus de liberté. Dans le cimetière, véritable cœur du roman, Lavinia et Maude se retrouvent souvent et partagent leurs jeux et leurs secrets avec Simon, le fils du fossoyeur, au grand dam de leurs parents. Lavinia est élevée dans le respect des principes alors que Maude est livrée à elle-même : sa mère, Kitty Coleman, vit dans ses propres chimères. Ni la lecture, ni le jardinage, ni même une liaison ne suffisent à lui donner goût à la vie. Jusqu'au jour où elle découvre la cause des suffragettes. La vie des deux familles en sera bouleversée à jamais."

Mmon avis sur ce roman est assez mitigé. J'ai apprécié certains aspects du roman mais d'autres m'ont profondément agacée, à commencer par les personnages. Je les ai presque tous trouvé antipathique, je crois qu'il n'y a que Simon, le fils du fossoyeur, qui m'ait plu et la petite Ivy May. Lavinia et Maude sont fatigantes, chacune à leur manière, et leurs mères n'en parlons pas!! Je crois que c'est ce qui m'a refroidie pendant ma lecture!

J'ai néanmoins apprécié l'alternance dans les points de vue, d'ailleurs heureusement parce que je n'aurais pas supporté une seule narratrice tout au long du roman!! Par le prisme des visites familiales au cimetière, Tracy Chevalier nous donne un aperçu d'une Angleterre en mutation après la mort de la Reine Victoria. Un parallèle est établie entre la poigne de fer avec laquelle cette monarque tenait son pays, et le laisser aller qui suit son décès, notamment en ce qui concerne les moeurs. Le couple Coleman semble un peu volage, même si le récit nous montrera une toute autre réalité. Ce roman est avant tout un roman de femme, sur le statut des femmes. L'engagement de Kitty auprès des suffragettes évoquent le droit de vote certes, mais aussi la représentation de la femme dans la famille, sa place, son rôle. En cela les deux familles sont foncièrement différentes, les mères mais aussi les filles. Maude, à l'image de sa mère ambitionne de faire des études, contrairement à Lavinia qui à l'instar de sa mère souhaite un bon mariage. Elles représentent donc chacune l'avenir des femmes, et le conservatisme de l'époque. Leur vision de la place de la femme, mais aussi de l'attachement à la famille et à ses morts marquent cette vision qui les oppose. De ce point de vue c'est un roman intéressant et riche en information sur les revendications des suffragettes. 

La fin est assez surprenante même si elle est bien préparée et quelque peu inévitable. Je pense même que Tracy Chevalier aurait pu se passer de l'ultime chapitre, le livre n'en aurait été que plus fort.

C'est donc malgré tout une belle déocuverte même si certains passages m'ont ennuyée.

objectif pal

(13/78)

lire sous la contrainte

(GN + GN: 5/5)

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10 mars 2014

Laurie Viera Riegler, Confessions of a Jane Austen addict

confessions of a Jane Austen addict

Quatrième de couverture:

"After nursing a broken engagement with Jane Austen novels and Absolut, Courtney Stone wakes up and finds herself not in her Los Angeles bedroom or even in her own body, but inside the bedchamber of a woman in Regency England. Who but an Austen addict like herself could concoct such a fantasy? Not only is Courtney stuck in another woman’s life, she is forced to pretend she actually is that woman; and despite knowing nothing about her, she manages to fool even the most astute observer. But not even her level of Austen mania has prepared Courtney for the chamber pots and filthy coaching inns of nineteenth-century England, let alone the realities of being a single woman who must fend off suffocating chaperones, condom-less seducers, and marriages of convenience. This looking-glass Austen world is not without its charms, however. There are journeys to Bath and London, balls in the Assembly Rooms, and the enigmatic Mr. Edgeworth, who may not be a familiar species of philanderer after all. But when Courtney’s borrowed brain serves up memories that are not her own, the ultimate identity crisis ensues. Will she ever get her real life back, and does she even want to?"

Cette lecture fût parfaite pour terminer mes vacances (et dire que j'ai déjà repris depuis une semaine...) Laurie Viera Riegler nous plonge dans le monde de Jane Austen avec délice. Courtney se réveille un beau matin dans le corps de Jane Mansfield, trentenaire célibataire au début du XIXe siècle. Autant vous dire qu'à l'époque, être célibataire à trente ans c'est dramatique! AUtant dire que Courtney/Jane n'en a que faire de ces sornettes, elle qui à Lors Angeles vient d'annuler son mariage... Autant, dans cette vie se marier avec quelqu'un qu'elle aimera... Et c'est tout le d"bat de l'époque, et si vous vous souvenez bien de ma dernière lecture, ça l'était déjà au XVIIe siècle! Et si vous aussi vous êtes Jane Austen addict ça vous évoquera forcément quelqu'un ... Notre Lizzie Benett nationale!

Laurie Viera Riegler a donc suivi le schéma de ses romans préférés pour construire son récit, et tout y est: les préjugés, la campagne bucolique, la mère casse-pieds et exhubérante, le père taciturne mais aimant, les à prioris, les faux semblants, les bals, les personnages donneurs de leçons, les robes empires et surtout l'expression de l'époque, le fameux "wit" so British, mêlé aux réflexions du XXIè siècle. C'est vraiment plaisant à lire. Je me suis prise au jeu très rapidement et je n'ai plus quitté les personnages!

L'unique bémol que j'émettrai concerne le monologue intérieur de Courtney sur le pourquoi du comment elle est coincée à cette époque. Elles sont certes nécessaires mais parfois un peu trop longues. Bon en fait 'jai un second bémol: la fin! On s'y attend c'est sûr mais elle est un peu trop brutale, un peu trop convenue. Il ne me reste plus qu'à lire la suite, et si vous n'êtes toujours pas convaincu(e)s lisez ces extraits:

"I would self-medicate with fat, carbohydrates, and Jane Austen, my number one drug of choice, my constant companion through every break up, every disappointment, every crisis. Men might come and go but Jane Austen was always there. In sickness and in health, for richer, for poorer, till death do us apart."

"Trying to figure out this conversation it's like trying to do the New York Times crossword puzzle with half the words in Swahili. But I don't have to undestand, I just have to sound like I do."

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(PAL VO 1/13)

Laurie Viera Rriegler est américaine donc hop hop pour le challenge US et le challenge romancières américaines

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challenge romancières américaines

 

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lire sous la contrainte

(GN + GN : 4/5)

03 mars 2014

Les films de Févier

Ce mois-ci je suis allée trois fois au cinéma, j'ai vu:

MINUSCULE LA VALLEE DES FOURMIS PERDUES

Minuscule - La Vallée des fourmies perdues de Thomas Szabo et Hélène Giraud.

"Dans une paisible forêt, les reliefs d’un pique-nique déclenchent une guerre sans merci entre deux bandes rivales de fourmis convoitant le même butin: une boîte de sucres! C’est dans cette tourmente qu’une jeune coccinelle va se lier d’amitié avec une fourmi noire et l’aider à sauver son peuple des terribles fourmis rouges..."

Les + : Les images sont vraiment belles, l'histoire est sympathique et les "personnages" sont attachants, oui des fourmis ça peut être attachant, mais attention, les noires hein pas les rouges!

Les - : il n'y a pas de paroles, donc certains passages sont un peu longs, mais finalement 1h30 c'est supportable, il n'en aurait pas fallu plus.

 

 

mea-culpa

Méa Culpa de Fred Cavayé avec Gilles Lellouche, Vincent Lindon:

"Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d'une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé . Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d'une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d'un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l'objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l'occasion de revenir sur les zones d'ombre de leur passé commun."

les +: Vincent Lindon et Gilles Lellouche sont deux acteurs que j'aime beaucoup et dans ce film Nadine Labaki et le jeune Max n'ont rien à leur envier! J'ai apprécié le scénario, plein de rebondissements mais surtout cette histoire d'amitié et les questions qu'elle soulève, jusqu'où est-on prêt à aller par amitié? Par amour? Pour protéger les siens?

les -: comme tout film d'action qui se respecte, certaines scènes de bagarre sont parfois un peu too much, je pense notamment à celle qui se rédoule dans la boîte de nuit.

12 years a slave

12 years a slave de Steve McQueen avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Brad Pitt:

"Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession.  Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…"

Les +: c'est un fil chargé en émotions, avec une histoire basée sur des faits réels, les acteurs habitent leur rôle (sauf peut-être Brad Pitt). Je l'avoue j'ai pleuré, surtout lors de la scène de chant lorsqu'ils enterrent un des esclaves. Jusque là Solomon ne chantait pas, et d'un coup il se joint aux autres esclaves et chante de tout son coeur, comme s'il se résignait à sa condition d'esclave.

Les -: certaines scènes sont dérangeantes forcément, mais encore plus parce qu'elles sont longues et donnent une impression de voyeurisme mal placé. 

 

En DVD:

le-journal-d’un-degonfle-rodrick-fait-sa-loi

Avec ma nièce j'ai regardé les trois films du Journal d'un dégonflé, le premier, Rodrik fait sa loi, et ça fait suer de de Thor Freudenthal avec Zachary Gordon, Steve Zahn, Rachael Harris.  Tous trois adaptés du Journal d'un dégonflé de Jeff Kinney.

"Pour Greg Heffley, 12 ans, le collège est la chose la plus stupide jamais inventée, un endroit rempli de pièges, de débiles et de délinquants, et où toutes les chaises de la cafétéria sont réservées, ce qui l’oblige à manger par terre.
Pour survivre à cette épreuve sans fin et connaître enfin la gloire qu’il estime mériter, Greg imagine des plans infaillibles qui ne donnent jamais le résultat escompté. Dans son journal, qu’il rebaptise « carnet de bord » pour bien montrer que ce n’est pas un journal intime de fillette, Greg consigne toutes ses mésaventures et nous dévoile ses pensées, ses problèmes familiaux, ses tribulations et ses (futurs) grands succès de cour d’école. "

Les +: c'est drôle, un humour qui vise un public (pré) ados mais qui m'a quand même bien fait rire, des aventures originales, j'ai vu les trois et les histoires ne se répètent pas. La relation entre Greg et son frère et leurs parents est typique,avec un petit frère qui n'arrange rien aux affaires de Greg. Ce que j'ai le plus apprécié bien sûr c'est de partager ces moments avec ma nièce.

Les -: toutes ces histoires qui arrivent à un seul enfant c'est quand même invraisemblable :p

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02 mars 2014

Un dimanche au Lac de La Gruyère

Allez zou je reprends les dimanches en photo laissées en friche depuis trop longtemps. Et pour commencer l'année une petite pause au lac de La Gruyère sur la route des vacances. Enjoy!

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