homeQuatrième de couverture :
"Toni Morrison nous plonge dans l'Amérique des années 1950.

« Home est un roman tout en retenue. Magistral. [...] Écrit dans un style percutant, il est d'une simplicité trompeuse. Ce conte au calme terrifiant regroupe tous les thèmes les plus explosifs que Morrison a déjà explorés. Elle n'a jamais fait preuve d'autant de concision. C'est pourtant dans cette concision qu'elle démontre toute l'étendue et la force de son écriture. » 
The Washington Post

« Ce petit roman envoûtant est une sorte de pierre de Rosette de l'œuvre de Toni Morrison. Il contient en essence tous les thèmes qui ont toujours alimenté son écriture. [...] Home est empreint d'une petite musique feutrée semblable à celle d'un quatuor, l'accord parfait entre pur naturalisme et fable. [...] Mme Morrison adopte un style tranchant qui lui permet de mettre en mots la vie quotidienne de ses personnages avec une précision poétique. » 
The New York Times"

 


J'entame mon challenge du 1% de la rentrée littéraire avec un grand roman ... Et comme nous sommes nombreuses à avoir reçu notre exemplaire pour les matchs de la rentrée littéraire nous avons décidé d'en faire une lecture commune.

Je me suis plongée avec plaisir dans ce livre, j'ai retrouvé les thèmes que j'ai appréciés dans les précédents romans de Toni Morrison, la condition des noirs aux Etats-Unis, ici dans le contexte particulier de la ségrégation raciale puisque l'histoire se situe dans les années 1950. Franck, ancien combattant pour l'armée des Etats-Unis s'enfuit d'un asile d'aliénés au tout début du roman. On ne sait pas trop ce qu'il y faisait ni pourquoi mais on sait comment il a été traité et dans quelles conditions il s'est retrouvé dehors. Le récit avant très vite, 150 pages c'est très très court, surtout pour du Toni Morrison.

Ce qui m'a marquée le plus dans ce roman c'est l'humanisatiion de Franck à mesure que l'histoire avance, d'abord il se trouve comme une bête, puis est humanisé parce que des gens généreux l'accueillent et le vêtissent, il s'achète des chaussures et peut se payer le bus pour se déplacer. Et c'est en venant en aide à un proche qu'il réacquiert son statut d'homme libre (si l'on peut considèrer un homme noir comme étant libre dans les années 1950...) Je pousse peut-être un peu loin mais pour moi l'humanisation du personnage passe par le fait qu'il apporte son aide...

Si j'ai beacuoup apprécié cette lecture, j'ai tout de même un regret quant à la fin, beaucoup trop rapide déjà, mais surtout qui n'apporte pas vraiment d'élément de réponse. Elle nous renvoie au début du roman mais nous laisse avec nos interrogations, ou alors peut être faudrait-il justement relire le roman avec ce nouvel éclairage...

Valérie a également apprécié sa lecture tout en l'ayant trouvé trop courte et qu'en on pensé les autres blogueuse: Enna, avec SaxaoulMidolaMrs B ...

 

Je remercie Oliver de Priceminister pour cette lecture, rdv avant le 30 pour une place à prendre...

 

1___2012

(1/7)