septieme_vagueQuatrième de couverture:

" Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit à Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas desexe, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où les caresses sont interdites ? «Pourquoi veux-tu me rencontrer ?» demande Leo, inquiet. «Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir», répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit, jusqu’au dernier mail…

La Septième Vague est comme une série télé : on en devient vite accro. Bruno Corty, Le Figaro littéraire."

 

Je l'ai commencé et je ne l'ai plus lâché, je l'ai terminé en une matinée! On retrouve bien sûr nos deux accolytes, Léo et Emmi et leur correspondance par emails. Neufs mois ont passé avant qu'ils ne s'écrivent à nouveau à coups de je t'aime moi non plus à peine dissmulés.

C'est cocasse parce que j'ai vécu cette situation du "je t'aime moi non plus, il faut qu'on arrête de se parler mais c'est trop dur and so on" après une rupture et que l'extrait que je cite à la fin du billet est tellement "drôle" quand on y pense parce que si vrai et si ridicule quand on y pense... Même si effectivement sur le moment c'est douloureux.

Léo et Emmi tournent autour du pot pendant des mois encore, on ne peut pas lâcher ce roman parce qu'on attend impatiemment qu'ils prennent enfin une décision! On trépigne, on a envie de leur souffler ce qu'il faut dire ou faire, mais qu'on en finisse!

Daniel Glattauer sait rester léger et c'est ce qui fait le charme de son livre. Je recommande évidemment la suite à ceux qui ont aimùé Quand souffle le vent du nord, et si vous ne le connaissez pas non plus, n'hésitez pas si vous avez besoin d'une dose d'amourette. A lire donc si vous avez envie de palpitations et de baume au coeur. Attention cependant, Emmi est parfois bien agaçant, par contre je suis conquise par Léo!

 

Un extrait:

"Je n’aurais pas dû te répondre, chère Emmi. Je t’ai blessée (une fois de plus), ce n’était pas mon intention.TU NE M’INCOMMODES JAMAIS. Tu le sais. Sinon, je m’incommoderais moi-même, car tu fais partie de moi. Je te traîne avec moi partout, à travers tous les continents et dans tous les paysages de mes émotions, comme un idéal, une illusion de perfection, le concept d’amour le plus pur. Tu étais avec moi pendant presque dix mois à Boston, et tu es revenue avec moi.
Mais, Emmi, entre-temps ma vie physique a continué, il le fallait bien. Je suis en train de construire quelque chose. J’ai rencontré quelqu’un à Boston. Il est encore trop tôt pour parler de tu sais quoi. Mais nous avons envie d’essayer. Elle a un emploi en vue ici, elle va peut-être s’installer chez moi. Pendant cette nuit atroce où notre « premier et dernier rendez-vous » a échoué si lamentablement, j’ai mis fin de façon brutale à notre relation virtuelle. Même si, jusqu’au dernier moment, tu n’as pas voulu l’accepter, tu avais pris une décision, et je t’ai aidée à la mener à bien. Je ne sais pas où tu en es avec Bernhard, avec ta famille. Je ne veux pas le savoir, car cela n’a rien à voir avec nous deux. Pour moi, cette longue pause était nécessaire. (Je n’aurais probablement jamais dû y mettre fin.) Elle était nécessaire pour préserver une expérience unique, pour que cette non-rencontre personnelle, familière, intime, subsiste toute une vie. Nous étions parvenus au sommet. Cela ne pouvait pas aller plus loin. Il n’y a pas de suite possible, même pas, et surtout pas neuf mois plus tard. J’aimerais que tu voies les choses comme cela, Emmi ! Préservons ce qui a été. Et restons-en là pour ne pas tout détruire."