les_hommes_cruelsQuatrième de couverture:

"- Je n’ai jamais aimé que les hommes cruels, m’avait déclaré Louise Brooks. Les hommes gentils, c’est triste, mais on ne les aime pas. On les aime beaucoup mais sans plus. Vous connaissez une femme qui a perdu la tête pour un gentil garçon ? Moi, non. Un homme cruel est léger, riche, infiniment mystérieux… Imprévisible. Il vous tient en haleine. Alors qu’on finit par en vouloir à un homme à qui on peut toujours faire confiance… Mais vous aussi vous aimez les hommes cruels, n’est-ce pas ? Vous n’aimez pas qu’ils vous approchent ?

J’avais hoché la tête.

Hélas ! les hommes cruels ne courent pas les rues. Pour être cruel, il faut être oisif. Gamberger sans fin les petites ruses qui vont égratigner puis saigner l’autre à blanc, le forcer à attendre, à supplier, à se rendre, lui instiller le poison sous la peau même et l’enchaîner à vous pour l’éternité.

Alors, mon petit papa chéri, t’as compris ? Tu vois ce qu’il te reste à faire ? Toi qui est peinard LÀ-HAUT… Tâche de repérer un type bien et de me l’envoyer fissa. Tu connais mes goûts : un peu comme toi quoi, grand brun, flegmatique et qui m’en fait voir de toutes les couleurs. Un avec qui faire la guerre. Et la paix. La guerre. Et encore la apix. Un qui ne se rende jamais…"

 

Dans ce livre nous avons deux narrateurs, ou plutôt un seul mais avec des points de vue différent. La première étant la narratrice adulte exilée à New York pour se reconstruire après une rupture et le décès de son père. Ce sont les morceaux que j'ai préféré, notammenet la rencontre avec Allan.

Et ensuite, nous faisons des incursions dans le monde de la narratrice enfant, sa relation avec son père avant et après le divorce de ses parents. J'ai trouvé cette relation vraiment bizarre, un peu malsaine, trop fusionnelle, voire parfois même à la limite de l'inceste. Tous ces moments la narratrice nous en fait part comme des souvenirs qui lui sont revenus à la mort de son père et pendant sa fin de vie quand il était malade et à l'hôpital.

Les deux récits passés éclairent le "comportement" présent de la narratrice. Elle comprend finalement qu'elle ne peut être elle-même qu'en se libérant du poids du souvenir de son père.

Je n'ai pas tellement aimé cette lecture, je l'ai trouvé dérangeante mais pas dans le bon sens du terme, plutôt inappropriée. Les récits à New York sont assez drôle, digne d'un bon roman girly mais toute la partie enfance et relation au père ne m'a pas plu. Quant au tritre, j'en cherche toujours un peu la signification...