28 avril 2011

Jean-Philippe Blondel, Le baby sitter

le_baby_sitterQuatrième de couverture:

"Dix-neuf ans. Étudiant. Pas d'argent. Pour pouvoir remplir son frigo et s'amuser un peu, il n'y a guère de solutions. Travailler dans un fast-food. Surveiller les activités périscolaires. Ou opter pour le baby-sitting. C'est ce que choisit Alex, finalement. Mais lorsqu'il dépose son annonce à la boulangerie du coin, il est loin d'imaginer la série de personnages qu'il va rencontrer, et à quel point cet emploi va modifier sa perception du monde. Il ne peut surtout pas se douter combien sa présence va influer sur la vie de ses nouveaux employeurs. Parce que, au fond, ce que l'on confie à un baby-sitter, pour quelques heures, c'est ce que l'on a de plus précieux - ses enfants, sa maison, le coeur même de son existence.

Un roman sur les liens que l'on tisse et sur ceux que l'on tranche - et sur cette humanité qui tente, bon an mal an, de tenir et d'avancer, en rêvant de courir et de dévaler les pentes."

 

Le baby-sitter nous permet de faire une incursion dans la vie des gens que l’on croise tous les jours sans forcément leur prêter attention, de nos voisins de palier ou de la boulangère du quartier, ce livre parle des « vrais gens » j’ai envie de dire.

Les personnages de Jean-Philippe Blondel sont soignés, je n’ai à aucun moment eu l’impression d’avoir affaire à des clichés, la femme divorcée, l’étudiant fauché, le père débordé. Non, chacun a sa propre personnalité, intervient à sa façon dans l’histoire. Alex va changer quelque chose dans la vie de tous ses employés et chacun de ses employés va lui apporter quelque chose également.

Ce roman nous parle des liens étroits qui se tissent entre les gens, de l’amitié qui naît là où on ne s’y attendrait pas, et surtout de l’avenir, des différents chemins que l’on prend et de leurs conséquences, des regrets ou remords causés par les choix que nous faisons. Vous ne vous êtes jamais demandé vous «  qu’est ce que je serais devenu(e) si j’avais pris telle ou telle direction étant jeune ? »

Au final Alex nous montre qu’il faut savoir prendre ce que l’on nous donne, sans toujours essayer de comprendre pourquoi.

Quelques extraits :

« Alex voit scintiller devant lui, dans cette rue ensoleillée, toutes les vies possibles qui s’offrent encore à lui et auxquelles, année après année, il faudra qu’il renonce- souvent sans y penser, souvent avec soulagement, parfois avec regret. Il pense à Mélanie, à Marc, à Irina. A tous ces vieux qui l’entourent et qui referment les portes des existences qu’ils auraient pu mener. A ce moment-là, Alex veut rester jeune. Rester jeune à tout prix. »

«  Ce qui m’attire ce sont les films qui racontent els vies que j’aurais pu mener si j’avais pris une voie différente. »

« Et maintenant, ce sont eux qui proposent. Mes employeurs. Mes aînés. Des gens avec lesquels je ne suis pas sûr qu’on puisse parler d’amitié. Est-ce qu’on peut vraiment être amis avec vingt ans de différence ? Est-ce que l’expérience accumulée et le temps qui creuse et amplifie tout ne sont pas un obstacle rédhibitoire ? D’ailleurs, est-ce que c’est si important que ça de mettre un nom sur les sentiments, l’amitié, l’amour, tout se mélange tout le temps non ? »

 

Le billet de Will.

Posté par Cinnamonchocolat à 08:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,