le_caveau_de_famillePrésentation de l’éditeur :

« Elle c’est Désirée, la bibliothécaire, et lui c’est Benny, le paysan. Elle dévore avec autant d’ardeur livres et produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pur toujours. Et si ça marche… »

Ce deuxième tome est un peu décevant par la tournure que prennent les choses mais l’écriture est toujours aussi fluide et agréable et j’aime beaucoup l’humour de Katarina Mazetti c’était donc tout de même un moment agréable même si ça m’a parfois mise hors de moi !

J’vais sûrement paraître un peu égoïste mais dans ce deuxième volet, Désirée est l’archétype de la femme que je n’aimerais pas devenir. Celle qui sacrifie sa vie pour l’autre, pour l’autre ou même simplement pour avoir un enfant. Le mec de la tombe d’à côté posait la question des concessions à faire ou non dans un couple mais là il est question de beaucoup plus que ça. Il est selon moi, carrément question d’un abandon de soi, de ce qui fait la personnalité au départ de Désirée qu’elle renie totalement.

Benny quant à lui est l’archétype de l’homme que je ne voudrais pas épouser (un peu à l’image de mon père d’ailleurs). L’homme des cavernes  par excellence. Celui qui ne se remet jamais en question, à qui tout est dû et qui n’est jamais reconnaissant des efforts et des sacrifices des autres. Parce qu’honnêtement, lui quels sacrifices il fait dans l’histoire ? AUCUN !! Il m’a énervée plus d’une fois, voire même horrifiée, son étroitesse d’esprit, sa vision de la femme, j’avais envie de lui botter les fesses !

C’est en relisant mes notes que je me rends compte qu’au final la couverture du livre prend tout son sens ! Si c’est ça construire une famille moi je dis non merci ! (et même pas merci d’ailleurs !)

Deux extraits du début du livre, quand Benny et Désirée ne sont pas encore à nouveau officiellement un couple, et qui m’ont fait penser à une situation vécue :

« J’aurais dû comprendre ce que je risquais. Subitement j’avais réactualisé un passé douloureux, j’en avais fait un présent.  […] Comment allais-je pouvoir le restituer après l’avoir utilisé juste un tout petit peu et le rendre à la femme qui avait davantage de droit sur lui, puisqu’elle lui donnait exactement ce qu’il voulait. »

«  C’était comme si nous nous appliquions à nous duper nous-mêmes, à grappiller trois nuits de rab avant de ficher la paix à notre histoire embrouillée et impossible. Jamais je n’ai autant joui du sexe, jamais je ne me suis sentie aussi près de quelqu’un - mais c’était peut-être parce que j’avais conscience qu’il n’y aurait pas de suite ? Que c’était un adieu infiniment triste, un adieu que notre relation aurait mérité de ne jamais connaître. »