le_mec_de_la_tombe_d___c_t_Présentation de l'éditeur

« Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures. »

 

J’avais trois bonnes raisons de lire Le mec de la tombe d’à côté. D’abord, la couverture, j’aime beaucoup, ce petit cœur rouge dans la main m’accrochait l’œil chaque fois que je passais devant, ensuite le titre que je trouvais assez intriguant et enfant les nombreux billets que j’ai rencontré sur la blogo ! Et Will, mon gâteur professionnel attitré m’a donné une 4e raison de le lire puisqu’il me l’a offert ! Et il a bien fait de choisir ce titre parce que je me suis régalée ! L’histoire est simple, les personnages sont simples (voire même simplets quand même), l’écriture est simple elle aussi, de quoi donc passer un agréable moment sans trop se prendre la tête, sourire et même parfois être émue. Merci Will ;)

Bon par contre j’avoue que le personnage de Benny m’a quand même beaucoup exaspérée, je trouve que son point de vue sur els femmes est tout à fait réducteur : «J’aime les femmes dont l’apparence clame : » Regardez-moi, voyez ce que j’ai à offrir ! » Je me sens presque flatté. Elles doivent avoir du rouge à lèvres brillant et de petites chaussures pointues, avec de fines lanières, et remonter de préférence leurs seins sous votre nez. Rien à foutre si le rouge à lèvre s’étale, si la robe est trop serrée sur les bourrelets si de fausses perles géantes se bousculent au tour du cou. – tout le monde ne peut pas avoir bon goût, c’est l’effort  qui compte. » C’est Virginie Despentes qui serait contente ! Non mais honnêtement il se prend pour qui le Benny ? parce qu’en matière de look il a pas l’air au top et  honnêtement j’ai eu l’impression parfois qu’il sortait tout droit du Moyen-Age !  J’avais envie de le baffer et de lui dire ouvre les yeux mecs on est au 21 siècle !

L’histoire soulève une question centrale dans le couple : doit-on faire des concessions ? Jusqu’à quel point ? Qui les fait ? Est-ce qu’il doit y avoir un souci d’équité, genre donnant-donnant ? Ou au final est-ce qu’une seule personne fait des sacrifices et l’autre tire toujours un peu plus sur la corde ? N’est ce pas au final se renier soi-même ?

Les modes de vie très différents des personnages soulèvent également l’éternel débat entre la raison et la passion. Mieux vaut trouver quelqu’un avec qui l’on s’entend bien et qui correspond à nos attentes même s’il n’y a pas la petite flamme de passion, le truc en plus ? Ou mieux vaut écouter simplement son cœur et se lancer dans une histoire abracadabrante même si au fond on a dès le départ conscience qu’elle ne peut fonctionner qu’un temps et ne mènera finalement nulle part ?

Qu’en pensez-vous ?