deux__t_sPrésentation de l'éditeur:
"Une île au large de la Bretagne. Des étés charmeurs qui s'éternisent devant la vaste étendue bleue saupoudrée de rochers roses. Et puis un jour, dans ce paradis, l'arrivée d'un jeune homme, Gilles, qui a accepté une mission impossible : traduire en français Ada ou l'Ardeur, le chef-d'œuvre intraduisible de Vladimir Nabokov. Impatience de l'éditeur, pressions d'un écrivain génial et insupportable... Ce sont finalement les voisins, les amis de passage, qui, sous l'impulsion d'une dame attendrie, vont entreprendre de venir en aide au malheureux traducteur. S'ensuivront deux étés d'aventure au coeur des mots.
Deux étés où la musique d'un texte va naître de la douceur de vivre, de l'harmonie environnante. De cet épisode étonnant et réel, Erik Orsenna, vingt et quelques années plus tard, a tiré un récit tout de poésie et d'humour, un apprentissage de l'enchantement".

J'avais envie de lire ce livre depuis que je l'avais envoyé lors d'un swap, et c'est donc également lors d'un swap que je l'ai reçu. La boucle est bouclée ^^.
J'ai tout de suite été emballée par l'ouverture du livre :

« Heureux les enfants élevés dans l’amour d’une île. Ils y apprennent au plus vite certaines pratiques utiles pour la suite de l’existence : l’imagination, la solitude, la liberté, voire une certaine insolence vis-à-vis de la terre ferme ; et guetter l’horizon, naviguer à voile, apprendre à partir...

 

Notre île.

 

De septembre à fin juin, dans la grisaille scolaire de Paris, nous ne rêvions que d’elle . Nous l’avions collée partout, dans nos chambres, derrière le rabat de nos pupitres, sans doute aussi à l’envers de nos paupières. Vers elle convergeaient nos projets d’amour ou d’aventure. En elle nous avions domicilié les héros de nos lectures, Robinson, bien sûr, mais aussi les Trois Mousquetaires, la Sanseverina, sans doute étonnée de se retrouver là, sur ces deux morceaux de granit exigus rongés par les courants.

 

L’île nous consolait de tout en même temps qu’elle nous faisait honte de nos faiblesses. Qui aurait pu nous éduquer mieux ?

 

Et l’île était notre seul patrimoine commun avec les adultes. Eux aussi avaient sa carte encadrée dans les bureaux d’assureurs, de médecins ou d’industriels du jouet. Eux aussi lui confiaient tous leurs songes un peu vastes, leurs besoins de rivages.

 

C’est dire la joie générale quand sonnait l’heure de partir pour elle. Je me souviens : la voiture s’appelait Frégate, une grosse Renault blanche. Dès la porte de Saint-Cloud, nous prenions la mer.

Nous aurions sautillé d’été en été comme de pierre en pierre d’un gué. Le reste de nos vies peut s’oublier sans regret. »

Je me suis pas mal interrogée sur le livre, est-ce une histoire vraie? de Quelle île s'agit-il? Mais au final le style de l'auteur ne m'a pas particulièrement plu. J'ai aimé les descriptions de l'île (mais trop peu nombreuses à mon goût, j'avais envie de voyager plus). J'ai aussi aimé les descriptions des gens qui sont classés en trois catégories hiérarchisées: les autochtones, puis les estivants et enfin les touristes.
L'histoire est louable en elle-même mais elle me paraît bien invraisemblable. Certaines digressions m'ont vraiment déplu, celles sur George Luis Borges notamment, mais que vient-il faire là?
Le personnage du livre de Nabokov habite vraiment l'histoire, les habitants de l'île font rvriment vivre Ada avec eux. J'ai donc vérifier pour m'éclairer un peu et oui le personnage principal qui traduit Ada est prénommé Gilles et c'est effectivement un Gilles qui a traduit ce livre, donc histoire vraie ou pas? Si quelqu'un pouvait m'éclairer je lui serai reconnaissante :)


En bref, la mayonnaise n'a pas vraiment pris, c'est dommage!

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